10/07/2014

Alexandre del Valle Le complexe occidental

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Emprunté ce livre à la bibliothèque ; j'ai été étonné de le voir dans celle-ci d'ailleurs. Le sujet m’intéresse mais il s'adresse à un convaincu ; je n'ai pas ce complexe occidental. L'intérêt de ce livre est d'y trouver des citations pertinentes, j'en avais déjà relevé que j'ai mentionné sur mon Facebook comme cette citation de Jean-François Revel de son livre " Fin du siècle des ombres"qui dès le printemps 1992 se demandait souvent quelle idéologie aller remplacer le socialisme :

 

"elle est déjà là sous nos yeux c'est l'antiracisme" répondait-il. " l'antiracisme dont je parle n'a pas pour but réel de servir de lutte contre le racisme, pas plus que le socialisme n'avait pour du trait de lutter contre la pauvreté et l'inégalité[...] il se propose nom de servir ce qu'il prétend délivrer, mais d'asservir ceux qu'il vise à enrôler [...] Agissant par la terreur et non par la raison ,cette anti-racisme fabrique plus de racistes qu'il n'en guérit. Telle les autres idéologies, celle-ci est à la fois confuse et péremptoire dans la théorie, terroriste et contradictoire dans la pratique.L'antiracisme idéologique, qu' il faut soigneusement distinguer de l'antiracisme effectif et sincère, attise les divisions entre humains au nom de leur fraternité proclamée."

 

 

 

C'est un des thèmes de son livre ; inutile d'en rajouter...les journalistes, le pouvoir vont tellement loin dans l'antiracisme que plus personne n'adhère à leurs arguments qui se retournent contre eux. Ce pouvoir médiatique et culturelle a du mépris pour notre passé. Il faut renier nos racines spirituelles , religieuses, culturelles.

 

Cette citation de Paul Ricoeur me semble aussi pertinente de « Civilisation universelle et cultures nationales » « Qu'arrive-t-il à mes valeurs quand je comprends celle des autres peuples ? La compréhension et une aventure redoutable où tous les héritages culturels risquent de sombrer dans un syncrétisme vague [...] Seule une culture vivante à la fois fidèle à ses origines et en état de créativité sur le plan de la littérature, de la philosophie, de la spiritualité est capable de supporter la rencontre des autres cultures,non seulement de la supporter mais donner un sens à cette rencontre . »

 

 

 

Cette Tabula rasa, cette haine de soi entraîne une véritable anxiété collective, le géopolitologue Dominique Moisi a défini l'Europe comme le « continent de la peur » ; ainsi d'après le Rapport mondial des Nations unies sur le bonheur, la France en fait Alexandre Del Valle a écrit « un pays assez proche de la France comme l'Italie » serait derrière des pays menacées par des fléaux et problèmes plus graves, comme Israël, le Panama ou même le Mexique.

 

 

 

L'Occident s'accuse de tous les crimes du passé alors que d'autres cultures ont commis autant sinon plus de crimes, même Jacques Derrida avait critiqué cette repentance.

 

On occulte l'esclavagisme islamique qui sévit toujours. L'esclavagisme européen fut bien moins mortel que l'esclavage arabo-musulman. Albert Londres, un modèle du journalisme,en1925 a raconté le trafic régulier d'esclaves en Arabie dans « Pécheurs de perles » .

 

Actuellement au Qatar, l'esclavage continue sur les chantiers de la coupe du monde de football. Voir à ce sujet ce reportage http://www.france24.com/fr/20140328-reporters-filieres-esclavage-moderne-qatar-nepal-football-mondial-2022/

 

La Confédération syndicale internationale estime que si les conditions de vie et de travail ne changent pas, plus de 4 000 ouvriers pourraient mourir d’ici la Coupe du monde de 2022.

 

Les origines du mythe de la « dette occidentale » vis-a-vis de «  la science arabe » seraient d'origine nazie , notamment Sigrid Hunke. C'est assez étonnant qu'Alexandre Del Valle utilise lui aussi l'argument de nazisme pour détruire son adversaire.

 

« On résiste à l'invasion des armées ; on ne résiste pas à l'invasion des idées. » Victor Hugo, Histoire d'un crime.

Hélas ce politiquement correct empêche de nommer les problèmes. De plus en plus de sujets ne peuvent être abordés sous peine de subir un lynchage médiatique et judiciaire. Dans ce cas la justice est très vigilante.

Déjà Sun Tzu au V siècle avant JC avait compris comment vaincre l'ennemi sans le combattre militairement. Ainsi dans «  l'art de la guerre »« Discréditer tout ce qui est bien dans le pays de l'adversaire ridiculiser les traditions de vos adversaires [...] répandre la discorde et la querelle entre les citoyens du pays hostile [...] exciter jeunes contre vieux ; affaiblir la volonté des guerriers de l'ennemi par des chansons et de la musique sensuelle . »

L'estime de soi est pourtant fondamental chez un individu et pourrait s'appliquer à chaque peuple.

 

 Dans The human element, le psychologue Shutz « explique que l'estime et la confiance en soi et entre les individus conditionne la santé mentale des groupes humains comme des individus et que les relations que nous avons avec les autres dépend de beaucoup de la façon dont se perçoit soi-même. récit les groupes humains sont peu d'estime de soi souvent tendance non seulement à accentuer la faiblesse Yami minimiser le rejette tout développement ainsi une image déformée de Metz mais ils sont par la correspond à sable de la façon dont ils peuvent être perçu négativement [ ...] Par ailleurs une bonne estime de soi donne envie de développer son propre potentiel, encourage la prise de risque, la confiance en l'avenir et donne aussi envie aux autres de communiquer et d'avoir avoir une bonne image de soi. Ce constat du rôle de l'auto-estime dans le rapport à l'Autre est parfaitement transposable aux nations. » Quand vous ne cédez pas à la déculpabilisation, l'interlocuteur vous respecte plus.

 

 

Bien aimé cette citation de Winston Churchill :  « Le politicien pense à la prochaine élection, l'homme d'état à la prochaine génération. »

 


« Pour l'européen en particulier, le problème n'est pas de participer à une sorte de croyance vague qui pourrait être acceptée par le monde sa tâche  c'est Heidegger qui le dit: « il nous faut nous dépayser dans nos propres origines » ,c'est-à-dire qu'il nous faut revenir à notre origine grecque, à notre origine hébraïque ,à notre origine chrétienne pour être un interlocuteur valable dans le grand débat des cultures ; pour avoir en face de soi un autre que ce soit ,il faut avoir un soi. Rien  par conséquent n'est  plus éloignée de la solution de notre problème que je ne sais quel syncrétisme vague et inconsistant[...]Aux syncrétismes il faut opposer la communication » Paul Ricoeur « Civilisation universelle et cultures nationales »

 

 

 

La conclusion pourrait se résumer ainsi : la haine de soi est la source de nos problèmes, l'amour de soi sera la solution.

Le complexe occidental, Petit traité de déculpabilisation, Alexandre del Valle

 

03/12/2013

« En ces temps de tromperies !… »

Cela fait plusieurs semaines que je reçois chaque matin sur ma boîte e-mail  le Contrarien Matin le décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l'actualité économique. L'édito quotidien de Charles SANNAT est souvent plein de bon sens et très pertinent. Je vous livre ici l'édito afin de vous en donner un petit aperçu:

 

 

 

"Nous vivons dans des temps de grandes tromperies. Pour ceux qui ne l’auraient pas vu, j’ai mis dans l’édition du Contrarien Matin d’aujourd’hui un article consacré à la manipulation de l’interview de Mélenchon par TF1 où il intervenait en direct de sa manifestation. Peu importe qu’il s’agisse de Mélenchon, peu importe qu’il s’agisse de TF1, peu importe le sujet de ladite manifestation. Tel n’est pas mon propos. Mon propos concerne ces temps de tromperies dans lesquels nous vivons et que nous subissons. Seul le scepticisme, la mémoire des choses, et le fait de prendre le temps pour ne pas céder aux sirènes de l’immédiateté peuvent nous permettre de voir les choses plus clairement.

Alors oui, ON nous façonne la réalité, ON nous montre ce que l’on doit voir ou ce qu’ON souhaite nous donner à voir, avec un objectif : celui de façonner notre pensée.

Cet exemple du bidonnage de l’interview de Mélenchon matérialise l’ensemble des accommodements de certains avec la réalité, avec la Vérité.

Que s’est-il passé ? Rien de grave en soit. Mélenchon se place dans une rue où il n’y a personne avec une trentaine de figurants tenant drapeau et banderole, la caméra filme en plan serré pour faire croire à l’immensité de la foule et à la spontanéité de celle-ci… Le problème c’est que ce n’est pas la manifestation qui est filmée mais une autre réalité. Alors la question c’est que souhaite-t-on cacher ? Certes c’est une bonne question, et elle est légitime. Que veut-on cacher pour en arriver à une mise en scène. Mais il y a encore plus grave. Comment en est-on arrivé à cette multitude de mises en scène et sur tous les sujets ? Nous sommes dans le storytelling permanent, comme les anglo-saxons appellent cela. Il ne s’agit plus de rendre compte d’un événement, de faire part de la vérité et pour certains comme les éditorialistes d’analyser avec un point de vue pouvant être revendiqué comme partisan, non, il s’agit de transformer la réalité et la vérité en histoire, afin de mieux raconter des histoires.

Nous sommes dans des temps de tromperies. Parfois, le masque du mensonge se craquelle et, à travers, nous apercevons ce que l’on veut nous cacher ou les méthodes utilisées pour nous mentir. Mais invariablement, nous préférons retourner dans le confort rassurant de notre salon, affalé sur le canapé pour notre séance de lobotomie collective devant un écran tout plat dont les derniers modèles, soit dit en passant, sont « connectés » et font parvenir à qui de droit vos usages télévisuels, vos habitudes programmatiques et, sans doute, bientôt, quand il y aura une webcam dans votre écran aussi plat qu’une limande, une image de vous en temps réel, amorphe devant votre télécran à la 1984 d’Orwell. Pour vous sentir en sécurité ou être sûr d’être en sécurité, nous n’hésiterons pas à exiger de nos zhommes politiques qu’ils passent des lois pour qu’à partir de 21 heures, tout le monde soit devant sa webcam afin que la police de la pensée puisse contrôler les absents et les présents, les absents étant dès lors envoyés dans les prisons de ministère de l’Amour…

Bref, je m’égare, quoique finalement sans doute pas tant que cela. Je voulais vous parler à nouveau du chômage, qui est un vrai fléau. Enfin non, ce qui est un fléau n’est pas tant de ne pas travailler que de ne pas gagner d’argent. Personnellement, être payé (mais bien) pour ne rien faire ne gênerait pas grand monde. Non, ce qui est embêtant c’est la misère que le chômage génère, puisque le travail reste le mode majoritairement écrasant de répartition des richesses. Sans travail… point de ressources réelles.

Aujourd’hui, je voulais vous parler du chômage et des mensonges autour de ces chiffres. De la même manière que l’on filme Mélenchon tel que l’on veut que nous le voyions, on compte les chômeurs de la façon dont cela arrangera le système. Et n’imaginez pas que je parle du système français. Hélas, non. C’est un système européen, un système global, un système mondial ou les chefs d’État ont plus de points communs entre eux qu’avec leur propre peuple qu’ils considèrent bien tous comme des menaces potentielles à la protection de leurs intérêts.

Il n’y a point besoin d’invoquer ici quelque théorie du complot que ce soit. Non, il y a juste la convergence d’intérêts financiers et d’intérêts de pouvoir. C’est une caste minoritaire dont les intérêts transcendent les clivages nationaux afin d’affronter la classe majoritaire et de poursuivre une domination.

Alors on abrutit les masses, et on façonne la réalité à sa convenance afin de fabriquer le consentement des moutons qui attendent bien sagement que le loup les dévore. On ment, on triche, et on truque les statistiques comme on le faisait dans l’ex-empire soviétique. Chaque année, le camarade Staline fixait des objectifs encore plus ambitieux de production d’acier et de blé. Chaque année, les objectifs étaient dépassés brillamment grâce au « stakhanovisme » des gentils camarades-moutons et chaque année ces mêmes camarades avaient encore moins de voitures à acheter et moins de pain à manger.
Je me souviens gamin de ce reportage sur les reportages à la télé soviétique ! Les agents du KGB, en poste à l’Ambassade d’URSS à Paris, filmaient les immenses files d’attente devant les boulangeries du 16e arrondissement le dimanche où tous les huppés de la capitales allaient acheter religieusement leur éclair au chocolat et autres fraisiers pour agrémenter le repas dominical. Emballer tous ces gâteaux cela prend du temps. Du coup, il y avait de belles queues, ce qui donnait comme analyse à la télé soviétique : « À Paris, la situation des Français est toujours aussi dramatique. Dans les rues de la capitale française, les restrictions ont encore été augmentées et des queues immenses se forment devant chaque point de distribution de pain. Cela montre l’échec de l’économie capitaliste et l’indispensable nécessité de poursuivre sur la voie du socialisme soviétique, seul moyen de permettre à tous un avenir prospère… » Ne rigolez pas. Ce que je viens de vous raconter est réel.

Sauf que ce qui nous faisait sourire de la part de Russes cherchant à camoufler l’effondrement de leur système prête nettement moins à sourire lorsque l’on se rend compte que nous en sommes globalement au même point. Et nous sentons bien d’ailleurs que ce système est à bout de souffle et c’est lorsque les systèmes se rapprochent de leur point d’effondrement que les mensonges deviennent plus grands et plus nombreux."

 

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.

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19/07/2013

Hommage à Jacques Alain Léger/Dashiell Hedayat

Interview incroyable à la télé française. C'était une autre époque! Sacré Denise Glaser...


 

Dashiell Hedayat - Long Song For Zelda (Très beau morceau avec la voix de William Burroughs ) tiré de l'album Obsolete accompagné par les musiciens de Gong)


 

Cielo Drive / 17 Dashiell Hedaya (Très long morceau occupant la face B du vinyle tiré du même album Obsolete)



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09/07/2013

Marché de la Poésie de Rochefort sur Loire 2013

20130706_181030.jpgComme tous les ans je vais au marché de la poésie de Rochefort sur Loire ;  j'aime déambuler à travers les stands,  fouiller, découvrir des revues, des livres, des maisons d’Editions. Cette année il y avait peu de monde… la chaleur, le manque d'information dans la presse. ( J'ai raté un concert classique  à cause de Ouest France , leurs journalistes ne sont  même pas capable de donner les bons horaires) Découvert la revue Chiendents, j'en avais eu quelques échos par Radio Courtoisie  et d'autres revues non conformistes mais cette fois ci j'ai pu la feuilleter réellement. Belle petite revue à prix modeste. Acheté le numéro consacré à Paucard pour le prix de 3 euros. Paucard , il manie l’ironie avec délice.
Découvert les éditions Amourier j'ai fouillé leur stock de  livres à petits prix ( Des retours de librairies, etc.) Trouvé un récit de voyage ; .j'aime ce genre littéraire avec les journaux intimes. Cette maison d’éditions publie aussi Basilic la GAZETTE DE L’ASSOCIATION DES AMIS DE L’AMOURIER et l’envoie gracieusement à ceux qui le désirent. 20130706_203521.jpg Lu un bel entretien avec Patrick Da Silva, je vous en livre quelques extraits :

(…)Aujourd’hui je peux dire que je suis chrétien, que je le suis organiquement. Non pas adepte du christianisme mais produit de la chrétienté. Tout ce que j’ai reçu, y compris de l’école laïque, y compris de l’antiquité : Homère et Eschyle et Sophocle, tout, je l’ai reçu de la chrétienté. L’éblouissement premier, celui de la beauté que l’on voit de ses yeux, que l’on entend de ses oreilles, ce n’est pas dans la nature qu’il m’est venu mais à l’église dans la liturgie, comme celui plus violent encore, plus profond, de la langue, de la parole qui fait  advenir ce qu’elle dit dans l’esprit. Le sentiment du tragique lui-même dans lequel se fonde l’incandescence de vivre, la haute liberté, c’est par Saint Paul qu’il m’est arrivé.
J’ai été élevé dans la religion comme on dit. On m’a inoculé une foi ardente et vénéneuse. Ce fut une maladie, elle aurait pu être fatale. Je me suis battu contre et avec ; j’ai distillé, je me suis mithridatisé. J’ai bénéficié indubitablement de puissants anticorps ; d’où je les tenais ? Mystère ! De très loin en tout cas et d’une ou quelques femmes sans l’ombre d’un doute et c’est dans la peau que je les avais, dans la chair.
Ça a pris du temps mais je me suis guéri de la foi, de celle-là tout au moins, et ainsi purgé je goûte désormais avec un bonheur sans réserve le génie prodigieux de la chrétienté.
Comment elle a élaboré, synthétisé de manière nouvelle et poussé plus loin encore cette invention qu’elle a piquée aux anciens grecs : l’homme. C’est chez les orthodoxes que
je trouve l’expression la plus pleine, la plus subtile, la plus profonde de ce génie-là ; je les fréquente avec bonheur. Je suis donc chrétien non croyant et pratiquant, une manière
singulière de traîtrise, j’en conviens et qui s’étend jusqu’au vocabulaire. (…)

L’ennui dans ces salons littéraires, surtout en province, c’est que chaque Maison d’Editions tenait à me présenter leurs produits avec leur qualité comme un objet marchand. (C’est pêchu. ce livre ! véridique )Je préfère feuilleter un livre ou une revue au gré de mon humeur et découvrir par moi-même leurs livres. J’ai certainement dû rater des livres mais la façon dont ils se précipitaient vers moi m’insupportait.

18:16 Publié dans Angers, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

03/07/2013

La revue Livr'arbitres

livrarbitres.jpgEnfin une belle revue littéraire, plutôt orienté à droite, lorsque j’emploie ce terme je veux parler d’une droite hussarde, non-conformiste, sublime mais souvent pauvre à l’image de François Seintein auquel cette revue  a consacré un dossier. De belles plumes pour écrire sur le cas Seintein : Michel Déon, Philippe d’Hugues, Francis Bergeron, Laurent Dandrieu. Seintein :je dois avouer que je n’ai lu aucun de ses journaux intimes, il est plutôt reconnu pour cela et pourtant je suis un grand amateur de ce genre littéraire.
J’aime dans cette revue, les chroniques littéraires, brèves mais efficaces qui vont à l’essentiel. Le dossier de cette livraison est consacré à l’engagement face au totalitarisme. Cela commence par un texte d’Alain de Benoist , décidément il est partout ; il utilise une bonne formule : Un écrivain engagé est quelqu’un qui nage à contre-courant . Justement Alain Paucard a lui écrit un texte intitulé « Contre Orwell ». Je crois que ce n’est pas parce qu’on est à contre-courant qu’on a forcément raison. Dans ce dossier on y trouve également de belles plumes : Bernard Leconte, Thierry Marignac, Jacques Aboucaya sur Renaud Camus et son parti de l’In-nocence et aussi un entretien avec Jean-Yves Le Gallou auteur de la tyrannie médiatique.

On peut  même y lire des nouvelles, je ne suis pas un amateur de ce genre littéraire (j’aime plutôt les gros livres) mais j’ai vraiment apprécié « Le chemin du paradis » par Olivier Griette. Quelle chute !

Une revue littéraire qui n’a pas peur d’être non-conformiste dans ces temps de bien-pensance et nous donne envie de lire !

Livr'arbitres

18:30 Publié dans Livre, Revue | Lien permanent | Commentaires (0)

25/06/2013

L'affaire Méric : encore une nouvelle manipulation

Décidément la France est un drôle de pays !  Une agression mortelle supposé raciste, des coupables supposés fascistes, un militant d’extrême gauche présenté comme un ange : tous les ingrédients étaient réunis pour attirer les médias et ils se sont tous précipités sur cette affaire sans même attendre le résultat de l’enquête… Ecoeurant !

Les journaux furent copieux et publièrent, à cette occasion, d'effroyables stupidités, d'antiques et insanes potins. Les fontaines de l'envie suppurèrent en de sales chroniques. Divers chacals accoururent au lion défunt. La presse fut, une fois de plus, l'odieuse cochonne et l'idiote incurable que nous savons bien et les rares panégyriques entrepris parurent si aphones ou si bêtes qu'ils compliquèrent la dégoûtation.
Léon Bloy , "Belluaires et porchers",

Les médias ne furent pas seuls ; les hommes politiques jusqu’au Président de la république, des membres d'associations voulant récupérer quelques bénéfices firent des discours sur la montée du fascisme, préparant même l’interdiction de groupes dits d’extrême droite.
Acrimed  cherchant «  à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d’une critique indépendante, radicale et intransigeante. » (sic)  a diffusé un communiqué ignoble commençant ainsi : « La mort d’un jeune homme de 18 ans sous les coups de militants racistes est un fait politique(…) suite ici

Les médias de tous bords politiques de plus en plus assoupis  ont bien entendu répercuté ses réactions et les propos du gouvernement.  Pas une voix n’a dénoncé ces travers ; et pour cause : émettre un doute, c’est être suspect de  racisme et donc assuré d’être mis à l’index, d’être exclu des prébendes.

Heureusement , qu’il y a l’internet où les médias d’opposition au système peuvent s’exprimer, hélas avec de faibles moyens mais notre gouvernement voudrait bien  les soumettre à surveillance intégrale, filtrage idéologique et contrôle systématique.

Ainsi la vidéo de la RATP confirme que Clément Méric est l’agresseur d’Esteban Morillo. Le jeune militant de gauche apparaît donc très agressif. On le voit en effet se précipiter dans le dos d’Esteban Mourillo afin de lui porter un coup à la tête alors que ce dernier est en prise avec deux autres assaillants.





Mais le but de tous ces médias est-il vraiment d’informer ? Jean-Paul Curnier dans son excellent livre  Aggravation  soulignait que plus un seul événement du monde qui advienne sans que d’une manière ou d’une autre, réellement ou fantasmatiquement, nous ne nous y trouvons associés(...)L’information n’a plus pour effet de distraire, d’égarer, d’abuser ou de tromper, mais de mobiliser l’intellect sur des dilemmes truqués et de donner à vivre en direct l’expérience d’une incapacité à agir et à juger.

17/06/2013

Le déclin

David Engels,  comme le titre de ce livre l’indique établit une analogie troublante entre la crise de l’union européenne et la chute de la république romaine.

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Il ose dire que si l’identité européenne est assez forte alors  l’Union européenne résistera à toutes les crises économiques et politiques. » « Seule une identité réellement commune peut permettre aux individus de se sentir solidaires de leur passé et de se projeter ensemble vers l’avenir. (…) la tentative aussi désespérée qu’infructueuse de rejeter les valeurs traditionnelles du passé et de « construire » une « nouvelle » identité collective européenne basée sur des idéaux universalistes ressemble plus à un symptôme de la crise actuelle qu’à sa solution. »Ce n’est pas avec ces pensées aussi impersonnelles que ( « démocratie », « droits de l’homme », « « tolérance », « libre-échange » que l’Europe peut se construire, valeurs partagées par de nombreuses autres nations du monde. Cette Union européenne  n’a pas voulu assumer son histoire, sa tradition ni même ses références religieuses.
Comme le précise l’auteur  A l’origine, l’établissement d’une identification collective commence par l’identification de l’individu à  un groupe ethnique commun, et donc par l’exclusion de ceux qui n’y appartiennent pas . Inclusion et exclusion sont à la base  même de l’identité et là l’auteur cite Polkinghorne c’est par leur identité que les humains se définissent eux-mêmes et se différencient des autres.

Le Déclin. La crise de l'Union européenne et la chute de la République romaine, de David Engels, éditions du Toucan, 384 pages, 20 euros.

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