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08/09/2015

Richard Millet, Tuer

 

tuer.jpgEncore un livre qui peut porter à polémique mais Richard Millet s'en fiche maintenant «  j'ai appris à tuer, et il y a longtemps que j'ai accédé à une forme d'indifférence à l'égard de ma réputation, dont je veux penser quelle est, cette indifférence, une sagesse . »

 

Richard Millet a connu la guerre au Liban, il était dans le camp des chrétiens ; déjà à cette époque l'Occident n'a guère pris la défense de ces chrétiens d'Orient, toujours persécutés dans de nombreux pays musulmans , les médias  ont toujours eu peur d'indisposer le monde musulman .

 

« Je trouvais dans la condition de combattant une tâche aussi sérieuse que faire les foins ou fabriquer à l'usine des sièges en contreplaqué, la kalachnikov me semblant alors le juste instrument entre mes mains, comme la faux, la fourche la perceuse le stylo et le piano (...)
Oui cet arme m'a  bien plus apporté que tous les traités de savoir-vivre et de rébellion, fort prisés à l'époque : elle se laisse aisément apprivoiser, et les premières rafales transportent  avec un tel bonheur qu'on  songe alors à la  souplesse de certains corps de femme (...) »

 Le soldat, le combattant, les héros guerriers ont disparu...

 « La démocratie  a  enterré les héros dans leurs simulacres cinématographiques. Les valeurs se sont entièrement inversées. Le faux règne en maître, jusque dans la littérature pourtant un des lieux de manifestation de la vérité. »

 

Tuer, Richard Millet,Éditions Léo Scheer

parution 16 septembre 2015

 

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06/01/2015

L'extrême gauche meilleur allié du capital

Logement_Benaed.jpgL’institut Turgot un think tank libéral vient de publier un livre sous la plume de Vincent Bénard intitulé « le logement : crise publique, remèdes privés. » Celui-ci a le mérite d’être clair et confirme les propos pourtant décriés de Zemmour, Alain de Benoist, Charles Robin auteur de « La gauche du capital ».

Sur l’immigration,  les libéraux de droite ou de gauche voire d’extrême gauche se retrouvent sur les mêmes positions. Je l’avais déjà évoqué sur ce blog  avec cette note La pensée ultralibérale rejoint bien la pensée d'extrême-gauche.

 

 

Bénard propose comme remède pour en finir avec les crises de logement d’  « Ouvrir largement les portes de l'immigration aux professionnels du bâtiment, au moins dans l'Union Européenne.

Une cause secondaire, mais non négligeable, de l'augmentation des prix de ces cinq dernières années est la hausse des coûts de construction provoquée par la pénurie de main d'oeuvre dans les métiers du bâtiment.

(…)Le déficit de personnel des métiers du bâtiment ne peut être comblé par de nouveaux entrants issus de la formation professionnelle que sur une période assez longue, le temps qu'une hausse des salaires résultant de la pénurie de main d'œuvre incite un plus grand nombre de jeunes à se tourner vers ces métiers.

Mais à court terme, seule l'ouverture des frontières aux immigrants peut permettre de trouver la main d'œuvre manquante. L'immigration est un sujet sensible que ce rapport ne prétend pas aborder en détail. Les économistes libéraux considèrent que l'immigration, phénomène permettant à la ressource humaine de rencontrer la ressource en capital dans les pays où les institutions favorisent l'entreprise, est économiquement positive. »

Cet argument ne tient pas car un appel constant d’immigrés ne pourra jamais combler les déficits de logements. De plus les vrais militants écologistes ne peuvent encourager le bétonnage de nos contrées. Ceux qui pensent que les partis écologiques sont prêts à défendre la nature se font beaucoup d'illusions. Un véritable défenseur de la nature ne peut être que conservateur, anti moderne et anti libéral.

16:57 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/12/2014

Hugo Ehrhard L'Automne des incompris

 

automnedesincompris.jpgEmprunté ce livre à ma chère bibliothèque, attiré par les premières lignes de ce roman : « - Pensez-vous que les hommes devraient partager plus équitablement leurs richesses ?
C'est un piège, pensa Franck Secondi. Cette question tombait sous le sens. Même un ultralibéral féroce n'aurait pas pris le risque de répondre «non» dans de telles circonstances. Pas face à l'un de ces exaltés. Tout le discours des intégristes intellectuels s'articulait autour du «grand déséquilibre» de notre société, auquel ils entendaient remédier. Franck Secondi ne s'était-il pas lui-même aventuré jusque-là pour avoir adhéré à cette idée ? Remédier à un déséquilibre ne revenait-il pas à partager équitablement ? Il n'y avait pas lieu de douter, donc Franck Secondi doutait. Et l'inspecteur des douanes le sondait. Il se gaussait intérieurement de lui. Il savait que Franck Secondi doutait. C'était un piège ! Un piège ! »

 

Et l'enjeu est très important, s'il échoue à cet examen d'entrée dans la République humaniste indépendante du Vorukhstan. il s'engage à accepter la sentence: être condamné à mort...

 

Ce roman décapant très original plein d'ironie se lit d'une seule traite , il nous fait découvrir la vie de Franck Secondi et les raisons qui l'on amenées à demander l'asile politique au Vorukhstan,ce nouveau pays dirigé par un mouvement politique mystérieux appelé «  L'automne des incompris ».

 

Une belle surprise que ce premier roman de Hugo Ehrhard, je m'aperçois qu'il faisait partie de la liste des 10 premiers romans coups de cœur sélectionnés par Le Figaro comme celui de Bruno Deniel-Laurent «L'Idiot du palais» .

 

Hugo Ehrhard L'Automne des incompris, Le Dilettante

13:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/09/2014

Christophe Béchu pris aux pièges des antiracistes

les-Squames-algo-02b.jpg

 Deux représentations de la compagnie Kumulus lors des Accroches-Cœurs à Angers de ce week-end ont été annulées. Un scandale ?  Oui,  mais d’où vient-il vraiment?

 

Lors de la  première représentation après deux heures et demi de  spectacle "Les Squames", donné place de la République à Angers par la compagnie Kumulus, celle-ci «  a été perturbé par une vingtaine de jeunes venus brandir le Coran. Les comédiens ont alors décidé d'arrêter la représentation et la police est intervenue. » Dans le Ouest-France du dimanche 14 septembre Jim Diakité, le cogérant du restaurant "Les Sentiers du Dakar " explique pourquoi il s’est plaint du spectacle auprès d’une représentante de la mairie " Les acteurs sont déguisés, peints en noir et se comportent comme des singes sur les arbres. Pourquoi n’y a-t-il pas de peau blanche dans la cage "

 

En 2012 lors des accroche-cœurs  Didier Super avait été très loin, très politiquement correct, impensable cette année. Mais Didier Super avait tout de même peur des associations antiracistes, il était obligé d’expliquer que c’était de l’humour, qu’il jouait un personnage.

 

Christophe Béchu nouveau maire de droite de la ville d’Angers voulant satisfaire les soi-disant antiracistes a cru bien faire en annulant les spectacles du samedi. Mal lui en a pris.
La section angevine du PCF a osé crié à la censure alors qu'il est l'un des premiers partis à s'élever contre tout ce qui s'apparente à du racisme. Quelle bande d'hypocrites ! Si ce pauvre Béchu n'avait pas réagi, toutes les associations antiracistes l'auraient attaqué en justice. On ne rigole pas avec la suspicion de racisme en France :  Anne-Sophie Leclère, a été condamnée par le tribunal de Cayenne à neuf mois de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité pour avoir comparé Christine Taubira  à un singe sur les réseaux sociaux.

 

Finalement le spectacle a eu lieu dimanche sous les polémiques. Le dialogue fut parfois musclé… sous l'œil d'un internaute qui a filmé la scène et a publié son film à cette adresse (cliquez ici).

 

Ajout du 17 septembre.

J'ai contacté le responsable de ce restaurant  "Les Sentiers du Dakar"
Voici sa réponse
"
Ah bon, c'est très bizarre, on n'en a pas parlé c'est d'autant plus bizarre que Jim Diakité est cuisinier et qu'il a passé l'essentiel de son temps derrière les fourneaux. (...)"

29/07/2014

revue Rébellion

rebellion.jpgLe dernier numéro de Rébellion se révèle extrêmement passionnant, le dossier autour de « Spiritualité et engagement » ne pouvait que m'attirer. D'ailleurs je l'ai lu presque d'une traite, ce qui m'arrive rarement pour une revue Les articles apportent tous une point de vue original. Cela commence par une enquête sur la place de la spiritualité dans « le milieu » patriote qui se partage entre catholiques, païens, très peu affirme ne pas croire. Tous « constatent et regrettent la perte de spiritualité de nos sociétés modernes, individualistes, mécanisées, et sans autre volonté que de rester tournées vers elles-mêmes. »

 

Un entretien tout aussi passionnant avec Arnaud Guyot-Jeannin catholique et « compagnon  de route » de la « nouvelle droite ». Le titre de cet entretien résume bien celui-ci « Une révolution spirituelle catholique contre le monde moderne. « 

 

Un autre entretien avec Michel Lhomme autour de la théologie de la libération m'a permis d'apprendre beaucoup sur les origines et les fondements de celle-ci.

L'article sur Harro Schulze-Boysen "un national-bolchevik dans l'orchestre rouge" revisite ce mouvement trop décrié car méconnu. C'est d'ailleurs un peu de ce mouvement que se revendiquent les animateurs de cette revue.

Bref une revue passionnante, vraiment anticonformiste.

 

19:42 Publié dans Revue | Lien permanent | Commentaires (0)

Osbert & autres historiettes, Christopher Gérard

 

osberg.gifChristopher Gérard auteur notamment de La source pérenne  et de Quolibets  nous gratifie d'un livre d'un tout autre registre. Cette fois-ci, ce sont des nouvelles où les héros sont des animaux douées de paroles, de pensées. Des chats qui quittent leurs logis, un chien qui travaille pour le plus secret des services secrets : le MI7, Osberg observant ses maîtres et moquant d'eux, un ours d'appartement, un moineau à la terrasse des Deux Magots … Des petites nouvelles plaisantes, pleines d'humour et de dérision à savourer pendant les vacances.

 

 

 

Osbert & autres historiettes, Christopher Gérard

 

19:27 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

10/07/2014

Alexandre del Valle Le complexe occidental

valle.jpg

 

 

Emprunté ce livre à la bibliothèque ; j'ai été étonné de le voir dans celle-ci d'ailleurs. Le sujet m’intéresse mais il s'adresse à un convaincu ; je n'ai pas ce complexe occidental. L'intérêt de ce livre est d'y trouver des citations pertinentes, j'en avais déjà relevé que j'ai mentionné sur mon Facebook comme cette citation de Jean-François Revel de son livre " Fin du siècle des ombres"qui dès le printemps 1992 se demandait souvent quelle idéologie aller remplacer le socialisme :

 

"elle est déjà là sous nos yeux c'est l'antiracisme" répondait-il. " l'antiracisme dont je parle n'a pas pour but réel de servir de lutte contre le racisme, pas plus que le socialisme n'avait pour du trait de lutter contre la pauvreté et l'inégalité[...] il se propose nom de servir ce qu'il prétend délivrer, mais d'asservir ceux qu'il vise à enrôler [...] Agissant par la terreur et non par la raison ,cette anti-racisme fabrique plus de racistes qu'il n'en guérit. Telle les autres idéologies, celle-ci est à la fois confuse et péremptoire dans la théorie, terroriste et contradictoire dans la pratique.L'antiracisme idéologique, qu' il faut soigneusement distinguer de l'antiracisme effectif et sincère, attise les divisions entre humains au nom de leur fraternité proclamée."

 

 

 

C'est un des thèmes de son livre ; inutile d'en rajouter...les journalistes, le pouvoir vont tellement loin dans l'antiracisme que plus personne n'adhère à leurs arguments qui se retournent contre eux. Ce pouvoir médiatique et culturelle a du mépris pour notre passé. Il faut renier nos racines spirituelles , religieuses, culturelles.

 

Cette citation de Paul Ricoeur me semble aussi pertinente de « Civilisation universelle et cultures nationales » « Qu'arrive-t-il à mes valeurs quand je comprends celle des autres peuples ? La compréhension et une aventure redoutable où tous les héritages culturels risquent de sombrer dans un syncrétisme vague [...] Seule une culture vivante à la fois fidèle à ses origines et en état de créativité sur le plan de la littérature, de la philosophie, de la spiritualité est capable de supporter la rencontre des autres cultures,non seulement de la supporter mais donner un sens à cette rencontre . »

 

 

 

Cette Tabula rasa, cette haine de soi entraîne une véritable anxiété collective, le géopolitologue Dominique Moisi a défini l'Europe comme le « continent de la peur » ; ainsi d'après le Rapport mondial des Nations unies sur le bonheur, la France en fait Alexandre Del Valle a écrit « un pays assez proche de la France comme l'Italie » serait derrière des pays menacées par des fléaux et problèmes plus graves, comme Israël, le Panama ou même le Mexique.

 

 

 

L'Occident s'accuse de tous les crimes du passé alors que d'autres cultures ont commis autant sinon plus de crimes, même Jacques Derrida avait critiqué cette repentance.

 

On occulte l'esclavagisme islamique qui sévit toujours. L'esclavagisme européen fut bien moins mortel que l'esclavage arabo-musulman. Albert Londres, un modèle du journalisme,en1925 a raconté le trafic régulier d'esclaves en Arabie dans « Pécheurs de perles » .

 

Actuellement au Qatar, l'esclavage continue sur les chantiers de la coupe du monde de football. Voir à ce sujet ce reportage http://www.france24.com/fr/20140328-reporters-filieres-esclavage-moderne-qatar-nepal-football-mondial-2022/

 

La Confédération syndicale internationale estime que si les conditions de vie et de travail ne changent pas, plus de 4 000 ouvriers pourraient mourir d’ici la Coupe du monde de 2022.

 

Les origines du mythe de la « dette occidentale » vis-a-vis de «  la science arabe » seraient d'origine nazie , notamment Sigrid Hunke. C'est assez étonnant qu'Alexandre Del Valle utilise lui aussi l'argument de nazisme pour détruire son adversaire.

 

« On résiste à l'invasion des armées ; on ne résiste pas à l'invasion des idées. » Victor Hugo, Histoire d'un crime.

Hélas ce politiquement correct empêche de nommer les problèmes. De plus en plus de sujets ne peuvent être abordés sous peine de subir un lynchage médiatique et judiciaire. Dans ce cas la justice est très vigilante.

Déjà Sun Tzu au V siècle avant JC avait compris comment vaincre l'ennemi sans le combattre militairement. Ainsi dans «  l'art de la guerre »« Discréditer tout ce qui est bien dans le pays de l'adversaire ridiculiser les traditions de vos adversaires [...] répandre la discorde et la querelle entre les citoyens du pays hostile [...] exciter jeunes contre vieux ; affaiblir la volonté des guerriers de l'ennemi par des chansons et de la musique sensuelle . »

L'estime de soi est pourtant fondamental chez un individu et pourrait s'appliquer à chaque peuple.

 

 Dans The human element, le psychologue Shutz « explique que l'estime et la confiance en soi et entre les individus conditionne la santé mentale des groupes humains comme des individus et que les relations que nous avons avec les autres dépend de beaucoup de la façon dont se perçoit soi-même. récit les groupes humains sont peu d'estime de soi souvent tendance non seulement à accentuer la faiblesse Yami minimiser le rejette tout développement ainsi une image déformée de Metz mais ils sont par la correspond à sable de la façon dont ils peuvent être perçu négativement [ ...] Par ailleurs une bonne estime de soi donne envie de développer son propre potentiel, encourage la prise de risque, la confiance en l'avenir et donne aussi envie aux autres de communiquer et d'avoir avoir une bonne image de soi. Ce constat du rôle de l'auto-estime dans le rapport à l'Autre est parfaitement transposable aux nations. » Quand vous ne cédez pas à la déculpabilisation, l'interlocuteur vous respecte plus.

 

 

Bien aimé cette citation de Winston Churchill :  « Le politicien pense à la prochaine élection, l'homme d'état à la prochaine génération. »

 


« Pour l'européen en particulier, le problème n'est pas de participer à une sorte de croyance vague qui pourrait être acceptée par le monde sa tâche  c'est Heidegger qui le dit: « il nous faut nous dépayser dans nos propres origines » ,c'est-à-dire qu'il nous faut revenir à notre origine grecque, à notre origine hébraïque ,à notre origine chrétienne pour être un interlocuteur valable dans le grand débat des cultures ; pour avoir en face de soi un autre que ce soit ,il faut avoir un soi. Rien  par conséquent n'est  plus éloignée de la solution de notre problème que je ne sais quel syncrétisme vague et inconsistant[...]Aux syncrétismes il faut opposer la communication » Paul Ricoeur « Civilisation universelle et cultures nationales »

 

 

 

La conclusion pourrait se résumer ainsi : la haine de soi est la source de nos problèmes, l'amour de soi sera la solution.

Le complexe occidental, Petit traité de déculpabilisation, Alexandre del Valle