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28/06/2004

Premier grand Slam national à Nantes

Ce week-end, j’ai assisté au premier grand slam national au Lieu Unique à Nantes. J’ai découvert ce mouvement grâce au film Slam de Marc Levin  présenté à Angers il y a peut-être déjà 2 ans par quelques poètes dont notamment Pilote Le Hot. J’avais déjà apprécié la  prestation de ce dernier avec sa « putain de libellule », un poème qu’il a repris lors de la finale par équipe. Le slam, c’est de la poésie mais c’est aussi beaucoup plus que cela. C’est une avalanche de mots ... des mots qui dérangent, des mots que l’on rime, que l’on gicle avec tout son corps.  Par rapport à la poésie, c’est un spectacle très vivant qui se rapproche plus du théâtre..

L’ambiance était très chaude, très électrique ce week-end. Il faut dire que toute la crème des poètes étaient présents dans ce grand tournoi. Un tournoi où 5 spectateurs étaient choisis parmi le public pour devenir membre du jury. A la fin de chaque prestation de 3 minutes maxi les notes fusent dans le brouhaha et le sifflement des spectateurs.

J’avais moi aussi mes préférés qui se sont révélés être les mêmes que celui du jury. To de l’abracadabar, le vainqueur de cette finale individuelle m’a vaiment impressionné avec ses poèmes très émotionnels mais la prestation de Gaël et son humour morbide (drame de Vilnius par ex) m’a plutôt fait rire.

Mais lors de la finale par équipe un poète angolais qui s'est senti censuré lors des éliminatoires  a débarqué sur scène en s'emparant du micro et a pu débiter ses « poèmes » remplis de haine. Certains ont voulu s’interposer et tout de suite il a brandi le mot raciste.  Les organisateurs ont laissé faire au nom de la tolérance. Le slam n’avait rien à voir avec ce genre de prestation. J’espère que cela n’a dégouté personne.

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