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23/08/2004

Patrick Declerck, Garanti sans moraline

Je viens de terminer le dernier livre de Patrick Declerck, Garanti sans
moraline
paru chez  Flammarion. Nul doute que ce livre  fera grincer
beaucoup de dents comme son texte "Je hais l'islam, entre autres..., " paru
dans le Monde. En exergue de ce livre on y trouve une belle citation de
Céline extrait de Mea culpa.Dans une de ces nouvelles il fait aussi  dire à un de ces personnages : "Et je cite Céline, parce qu'il ne faut jamais rater une occasion de citer Céline" Patrick Declerck emprunte  les fameux trois petits points chers à
Céline. Mais un style ne s'arrête pas à cela. Ce que j'aime chez cet auteur
c'est le rythme de son écriture qui rend la lecture très agréable. Et aussi sa volonté de combattre tous les tabous de la société française qui oblige l'écivain à jeter un voile sur la réalité.

 Dans une autre  nouvelle intitulée  le camp du Gai Savoir, il met en scène une
dictature qui se réclame de la pensée de Nietzsche. Il a du mal lire lire ce
philosophe mais il est vrai que dans tout texte on trouve tout et son
contraire.
Néanmoins dans cette nouvelle on y trouve un savoureux dialogue où le camp
d'un responsable du camp Le Gai Savoir commente ce  rassemblement populaire
lors de la victoire de la France à la Coupe du monde de football : " « Le
plus grand rassemblement depuis la Libération » ont proclamé avec
enthousiasme les médias français apparemment inconscients de l'obscénité
foncière qu'il pouvait y avoir à amalgamer les deux événements. Mais surtout
quel aveu d'une insondable médiocrité, du morne désespoir d'un peuple dans
sa vie quotidienne pour qu'il investisse à ce point une chose aussi
périphérique à son destin, aussi dérisoire dans son essence, que la
trajectoire d'un ballon entre deux poteaux. Malaise dans la civilisation,
vraiment... J'ai même entendu dire qu'un commentateur sportif, emporté par
l'élan de sa stupidité, se serait exclamé lors du but victorieux : « On peut
voir cela et mourir »."


Commentaires

A l’agité du fécal







Je ne lis pas grand-chose, je n’ai pas le temps. Trop d’années perdues déjà en tant de bêtises et de « Spectacle » ! Mais on me presse, adjure, tarabuste. Il faut que je lise absolument, paraît-il, une sorte d’article, Je hais l’islam, entre autres..., par Jean-Baptiste Declerck (Le Monde). Je parcours ce long devoir, jette un oeil, ce n’est ni bon ni mauvais, ce n’est rien du tout, pastiche... une façon de "Lamanièredeux"... Ce petit J.-B. D. a lu le Gai Savoir, Malaise dans la civilisation, Tristes tropiques etc. Il s’y est pris, évidemment, il n’en sort plus... Toujours au lycée, ce J.-B. D. ! toujours aux pastiches, aux "Lamanièredeux"... La manière de Céline aussi... et puis de bien d’autres... Rien de grave, bien sûr. J’en traîne un certain nombre au cul de ces petits "Lamanièredeux"... Qu’y puis-je ? Etouffants, haineux, foireux, bien traîtres, demi-sangsues, demi-ténias, ils ne me font point d’honneur, je n’en parle jamais, c’est tout. Progéniture de l’ombre. Décence ! Oh ! je ne veux aucun mal au petit J.-B. D. ! Son sort où il est placé est bien assez cruel, voyez sa photo ! Puisqu’il s’agit d’un devoir, je lui aurais donné volontiers cinq sur vingt et n’en parlerais plus... Mais dans son mauvais devoir, la petite fiente m’interloque ! « En attendant, en face, on s’organise. On s’organise, on planifie, on égorge et on décapite... Je hais l’islam... » Ah ! le damné pourri croupion ! Qu’ose-t-il écrire ? Textuel. Holà ! Voici donc ce qu’écrit ce petit bousier pendant que je me promène dans les rues en plein péril. Satanée petite saloperie gavée de merde, tu me sors de l’entre-fesse pour me salir au dehors ! Anus Caïn pfoui. Que cherches-tu ? Qu’on m’assassine ! C’est l’évidence ! Ici ! Que je t’écrabouille ! Oui !... Je le vois en photo, son gros bide... sa gueule de goret... cette ventouse baveuse en guise de bouche... c’est une boule de suif, un morceau de gras bavard ! Que n’inventerait-il, le monstre, pour qu’on m’assassine ! A peine sorti de mon cacao, le voici qui me dénonce ! Le plus fort est que plus loin il a le fiel d’écrire dans son baragouin lacano-mystique : « L’égorgement et la décapitation y sont toujours présents, ne serait-ce qu’en tant que possibilité structurelle, car il est au cœur de l’islam, un topos pour cela. » Dans mon cul où il se trouve, on ne peut pas demander à J.-B. D. d’y voir bien clair, ni de s’exprimer nettement, J.-B. D. a semble-t-il cependant prévu le cas de la solitude et de l’obscurité dans mon anus... J.-B. D. parle évidemment de lui-même et de sa pitoyable situation lorsqu’il écrit : "Oppression d’autant plus radicale qu’elle a pour fonction première de recouvrir de son voile phobique le vertige secret, intime, muet, mais omniprésent, de l’impuissance masculine et de son éternel compagnon, la répulsion-tentation de l’homosexualité latente..." Comprenons ce que parler veut dire... Sur la foi de quotidiens J.-B. D. ne se voit plus que dans la peau du génie. Pour ma part et sur la foi de ses propres textes, je suis bien forcé de ne plus voir J.-B. D. que dans la peau d’un assassin, et encore mieux, d’un foutu donneur, maudit, hideux, chiant pourvoyeur, bourrique gras du bide et à lunettes. Voici que je m’emballe ! Ce n’est pas de mon âge, ni de mon état... J’allais clore là... dégoûté, c’est tout... Je réfléchis... Assassin et génial ? Cela s’est vu... Après tout... C’est peut-être le cas de Declerck ? Assassin il est, il voudrait l’être, c’est entendu mais, génial ? Petite crotte à mon cul génial ? hum ?... c’est à voir... oui certes, cela peut éclore... se déclarer... mais J.-B. D. ? Ces yeux porcins ? ces mesquines épaules ?... son gros bidon ? Ténia bien sûr, ténia d’homme, situé où vous savez... anthropologue et philosophe !... c’est bien des choses... Il a délivré, parait-il, les SDF de Paris à bicyclette. Il a fait joujou... à l’EHESS, et à la Ville. Il a fait carrière dans la pauvreté, prébende dans la folie, prospéré du bide dans la mort... Mais les temps évoluent, et le voici qui croît, gonfle énormément, J.-B. D. ! Il ne se possède plus... il ne se connaît plus... d’embryon qu’il est il tend à passer créature... le cycle... il en a assez du joujou, des tricheries... il court après les épreuves, les vraies épreuves... la prison, l’expiation, le bâton, et le plus gros de tous les bâtons : le Martyr... le Sort entreprend J.B.-D... les Furies ! finies les bagatelles... Il veut passer tout à fait monstre ! Il engueule Jospin, Raffarin, Sarkozy du coup ! Quel moyen ! Il veut commettre l’irréparable ! Il y tient ! Les sorcières vont le rendre fou, il est venu les taquiner, elles ne le lâcheront plus... Ténia des étrons, faux têtard, tu vas bouffer la Mandragore ! Tu passeras succube ! La maladie d’être maudit évolue chez Declerck... Vieille maladie, vieille comme le monde, dont toute la littérature est pourrie... Attendez J.-B. D. avant que de commettre les gaffes suprêmes !... Tâtez-vous ! Réfléchissez que l’horreur n’est rien sans le Songe et sans la Musique... Je vous vois bien ténia, certes, mais pas cobra, pas cobra du tout... nul à la flûte ! Macbeth n’est que du Grand-Guignol, et des mauvais jours, sans musique, sans rêve... Vous êtes méchant, sale, gras et ingrat, haineux, bourrique, ce n’est pas tout J.-B. D. ! Cela ne suffit pas... Il faut danser encore !... Je veux bien me tromper bien sûr... Je ne demande pas mieux... J’irai vous applaudir lorsque vous serez enfin devenu un vrai monstre, que vous aurez payé, aux sorcières, ce qu’il faut, leur prix, pour qu’elles vous transmutent, éclosent, en vrai phénomène. En ténia qui joue de la flûte. Mais oublions tout ceci ! Ne pensons plus qu’à l’avenir ! Tâchez que vos démons vous inculquent la flûte ! Flûte d’abord ! Retardez Shakespeare, lycéen ! 3/4 de flûte, 1/4 de sang... 1/4 suffit je vous assure... mais du vôtre d’abord ! avant tous les autres sangs. L’Alchimie a ses lois... le "sang des autres" ne plaît point aux Muses... Réfléchissons... Vous avez emporté tout de même votre petit succès au "Plon", sous la Botte de la Faculté, avec vos Naufragés... Que ne troussez-vous maintenant trois petits actes, en vitesse, de circonstance, sur le pouce, à la débotté. Les Naufrageurs ? Revuette rétrospective... L’on vous y verrait en personne, avec vos petits potes, Houellebecq, Fallaci, Dantec ...en train d’envoyer vos concitoyens détestés, dits "Islamistes" (ou « musulmans » c’est kif !) au bagne, au poteau, en exil... Serait-ce assez cocasse ? Vous-même, bien entendu, fort de votre texte au tout premier rôle... en ténia persifleur et philosophe... Il est facile d’imaginer cent coups de théâtre, péripéties et rebondissements des plus farces dans le cours d’une féerie de ce genre... et puis au tableau final un de ces "Ratonnade Générale" qui secouera toute l’Europe, constitutionnel ou pas, de folle rigolade ! (Il est temps !) Le plus joyeux de la décade ! Qu’ils en pisseront, foireront encore à la 500e !... et bien au-delà ! (L’au-delà ! Hi ! Hi !) L’assassinat des "Signataires", les uns par les autres !... vous-même par Imbert... cestuy par Bardot ! l’autre par son âne et Finkelkraut ! et ainsi de suite jusqu’au dernier !... Vous vous rendez compte ! L’Hécatombe d’Apothéose ! Sans oublier la chair, bien sûr !... Grand défilé de filles superbes, voilées (façon Taliban), absolument dandinantes du bide... orchestre du Grand MOAB ... Jazz des "Constructeurs de Démocratie"... "Pacifist Boys"... concours assuré... et la grande partouze des fantômes en surimpression lumineuse... 200.000 assassinés, forçats, choléras, ... mais libres ! à la farandole ! du parterre du Ciel !La démocratie de droit divin ! Choeur des "Pendeurs de Guantanamo"... Et dans le ton vous concevez plus-que vouloir-vivre-debout, forclusioniste, massacriste-pas-que-symbolique... Ambiance par hoquets d’agonie, bruits de coliques, sanglots, ferrailles où vous savez... "Au secours !"... Fond sonore : "Machines à Hurrahs de l’Edition !"... Vous voyez ça ? Et puis pour le clou, à l’entr’acte : Enchères de muselières ! et Buvette au sang. Gégénne band avec photo-maton... Le Bar new âge absolu équipé sado-maso. Rien que du vrai sang ! au bock, cru, certifié des hôpitaux... du matin même ! sang d’aorte, sang de foetus, sang d’hymen, sang de fusillés !... Tous les goûts ! Ah ! quel avenir J.-B. D. ! Que vous en ferez des merveilles quand vous serez éclos Vrai Monstre ! Je vous vois déjà hors de fiente, jouant déjà presque de la flûte, de la vraie petite flûte ! à ravir !... déjà presque un vrai petit artiste ! Sacré J.-B. D.

Cid Hamet ben Céline















Écrit par : Cid Hamet ben Céline | 18/09/2004

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