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05/09/2004

La France otage des islamistes

Voici  un texte que j'ai reçu dont je partage les grandes lignes, malheureusement je ne connais pas l'auteur. En ce moment nous assistons une fois de plus à une pensée unique, une pensée formatée qui empêche toutes voix dissidentes de s'exprimer. Je pense donc qu'il est utile de porter ce texte à votre connaissance.

 

Chirac a mis en avant la position de la France sur l'Iraq pour sauver les otages... cela marchera-t-il ?

La politique de Chirac vis-à-vis de la terreur islamiste, qui ne vaut guère mieux que celle de Daladier dans les années 30 face au nazisme, ne sauvera pas plus la France aujourd’hui que le traité de Munich de 1938 ne lui a évité la guerre hier.

 

Certes, les choses iront sans doute encore bon train dans les heures qui viennent, et le déplacement de Barnier en Iraq est sans doute la garantie du paiement d’une bonne rançon qu’il sera difficile, même aux plus ignobles des terroristes de refuser, et que les attestations de « bonne conduite » délivrées par les plus fidèles alliés de la France, de Yasser Arafat à la Ligue Arabe, en passant par quelques autres du même genre, jusqu'à Al Jazeera même, devraient, de plus, accréditer d’une mention de recevabilité moins honteuse.

 

Libérés, l’opération sera un peu de bonus pour tout le monde : pour Chirac qui n’aura pas céder sur la loi, et permis de sauver la vie des otages français grâce à la « bonne » attitude sur l’Iraq et autres conflits internationaux où la France s’est démarquée par une hostilité obstinée à la politique Américaine ; pour les UOIF et autres CFCM français qui, certes, devront se tenir calmes sur le voile – du moins pendant quelques mois – mais qui ont largement donné le change et sont même apparus soudés au gouvernement presque en défenseurs zélés de la République et de la vie des deux journalistes français ; d’autant plus qu’ils seront aussi apparus comme des médiateurs, indispensables, pour ne pas dire obligés, pour que la France puisse continuer à échapper à la furie islamiste internationale - ce qui ne sera sans doute pas sans "retour" et "bénéfice" à terme ; une bonne opération enfin pour les islamistes eux-mêmes qui vont pouvoir légitimer leur action par une mansuétude vis-à-vis de
 ceux qui se comportent comme des français, en alliés, et sans pitié pour ceux qui sont leurs ennemis, renforçant ainsi leur message et leur volonté de diviser le monde occidental, comme ils l'avaient fait en torpillant les élections espagnols de Mars; enfin, et justement, les opposants de Bush, Blair, Berlusconi et Howard (Australie) ne manqueront sans doute pas eux aussi d'en tirer quelques arguments pour dénoncer l'intervention occidentale en Irak et le prix à payer dont a su s'épargner la France.

 

La radio, ce matin, ne faisait d'ailleurs rien d’autre que de légitimer cette position bien singulière, avec une étrange complaisance qui faisait dire tout autant à son journaliste qu’à son interlocuteur irakien, qu’exécuter des français serait « contraire à l’islam, tant les français se sont toujours bien comportés vis-à-vis du monde arabe », alors que la tuerie d’Américains et autres occidentaux alliés de Bush était « justifiée »par une sorte de devoir de « résistance à l’invasion et à l’occupation » de l’Iraq. Surréaliste ! Mais c’est pourtant bien là que se situera probablement la libération des otages français, charge à Barnier de porter la "bonne parole" du message présidentiel de Chirac : la France ne mérite pas ça, car la France s’est " bien comportée" sur l’Iraq. Certes nous ne pourrons évidemment que nous réjouir de la vie sauve des deux journalistes, mais la leçon est claire :

 

La France est bien le troisième otage de ce groupe islamiste, qui ne fait que rappeler le piège de la politique internationale dans laquelle elle s'est enfermée depuis, notamment, trois ans, avec même une rare obstination. Les appels émanant du monde arabe, tranchant avec le silence de plomb des occidentaux, montre bien à tous ceux qui ne l’avaient pas encore compris, toute l’étendue de ce piège, de la dimension historique et irréversible de la « politique arabe » de la France. Irréversible car cette crise montre ce qu'il en coûterait à Paris de changer d'orientation, à moins qu'elle n'accepte d'en payer le prix, car tout changement serait inévitablement perçu comme une "trahison" et susciterait un retour de bâton plus fort encore de la part des terroristes islamistes. Irréversible aussi, car il est clair, et cette affaire le démontre brutalement, que le "retour" dans le monde occidental sera difficile, tant les liens d'amitiés semblent brisés comme le démontre le contraste
 saisissant entre d'un côté la mobilisation tous azimuts à travers le monde arabo-musulman en faveur des otages français (on est loin du silence du même monde arabo-musulman lors des précédentes exécutions sauvages d'otages occidentaux), se fixant en fait sur les choix diplomatiques qu'a fait Paris, et de l'autre côté le silence de plomb des grandes puissances occidentales, sinon des positions polies de circonstances et de principes, mais qui marquent par leur froideur et même leur indifférence, comme l'écho du fossé qui nous séparent désormais de nos anciens alliés.

 

Ce fossé n'a existé qu'une fois dans l'histoire de notre pays, lorsque la France a choisi le 17 juin 1940, son camp, dans un même unanimisme d'ailleurs que celui qui a prévalu sur l'Iraq, et qui avait donné alors les pleins pouvoirs à Pétain.  Et si l'on peut se réjouir pour la vie de ces hommes, on ne peut être néanmoins totalement satisfait tant leur libération possible ne sera du en fait qu’à la profondeur et à l'obscure immoralité de notre déshonneur. Et cela, l'histoire devra bien le juger.

 

Enfin, et quoi qu’il en soit, tout cela ne nous sauvera pas, pas plus que Vichy n'a sauvé la France, car céder au chantage de la terreur n’a jamais sauvé aucun pays. Au mieux, nous n’aurons obtenu, à travers la vie de ces deux hommes, qu’un sursis supplémentaire. Et si vraiment, ce groupe islamiste en venait au pire, par haine, manque de calcul politique, aveuglement, fanatisme, ou tout cela à la fois,  il ne ferait qu’entériner ce que nous avons toujours pensé : nous n’échapperons pas au pire, ce n’est que le début, et nous serons seuls pour l'affronter.



Commentaires

Ce qu'il faut bien comprendre et que peut de monde réalise, c'est que la France agit en fonction de sa population. De par sa population la France est désormais le troisième pays du Maghreb devant la Tunisie.

Écrit par : Mandarine | 05/09/2004

L'auteur est Jose Maechor Gonzales, sur le site des néo-conservateurs français:

http://www.europolitica.org/index1.htm" target="_blank" title="Ouverture dans une nouvelle fenêtre">" target="_blank">http://www.europolitica.org/index1.htm

Écrit par : Trochet Fabrice | 08/09/2004

Je trouve lamentable que l'UOIF ce soit refait une virginité sur le flanc de cette terrible affaire.



Quant aux comparaisons avec Vichy... C'est toujours la même rengaine.



Je ne crois pas que le fascisme vert soit dans une phase ascendante, bien au contraire.

Écrit par : Daryl | 08/09/2004

Les commentaires sont fermés.