Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/12/2004

Nobody knows de Hirokazu Kore-eda

Cela faisait très longtemps que je n’avais pas vu un si beau film : Nobody knows de Hirokazu Kore-eda.

nobody_knows.jpgL’histoire : une mère de famille de quatre enfants dont la capacité mentale n'est probablement pas plus élevée que l’aîné, Akira (Yagira Yuya) ,loue un appartement avec ce dernier. Akira est le seul enfant qu'elle peut présenter car les autres n’ont pas été déclarés. Elle les passe en « contrebande » dans des valises lors du déménagement dans cette nouvelle maison. Seul Akira peut sortir ; tous ses enfants, de pères différents ne sont pas scolarisés.
La mère part pendant des semaines poursuivre sa propre vie, laissant Akira s'occuper de la famille. Son absence devient bientôt perpétuelle, laissant Akira tout à fait seul avec ses petites sœurs Kyoko (Ayu Kitaura), Yuki (Momoko Shimizu) et son frère Shigeru (Hiei Kimura). Ils ont à peine de quoi survivre n’ayant presque plus d’argent au fur et à mesure que passent les jours.

Le plus étonnant est que cette histoire est inspirée d’un fait véridique. C’est un fantastique huis clos jamais larmoyant, plutôt tendre et très poignant. Ces quatre enfants très soudés, abandonnés de tous, maintiennent avec une dignité étrange, une véritable vie de famille. C’est cela qui rend ce film si attachant.
Ils acceptent d’être à la frange de la société tout en restant dignes.
Ces enfants ont toujours des rêves : Akira rêve de jouer avec de vraies battes de base-ball.
Kyoko joue sur un petit piano-jouet et rêve d’un jour où elle aura son propre piano. Mais, au tout premier ennui financier de sa famille elle donnera tout l'argent qu'elle a économisé.

Les commentaires sont fermés.