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30/01/2005

L'indécent hommage à Fidel Castro

VÀCLAV HAVEL a publié un interessant article L'indécent hommage à Fidel Castro dans le Figaro où il se demande A quelles conditions les pays de l'Union doivent-ils normaliser leurs relations avec Cuba ? dont voici un extrait

"(...)

Je ne peux trouver aucun meilleur moyen pour l'Union européenne de salir le noble idéal de liberté, d'égalité et de respect des droits de l'homme qu'elle défend : les principes mêmes qu'elle réitère dans son traité constitutionnel. Pour protéger les profits des entreprises européennes dans l'île, les pays de l'Union représentés à La Havane (2) cesseront d'inviter des gens avec une certaine ouverture d'esprit dans leurs ambassades en biffant leurs noms sur un froncement de sourcil du dictateur et de ses complices. Il est difficile d'imaginer une pratique plus honteuse.


Les dissidents cubains se passeront allégrement, bien sûr, des cocktails occidentaux et des conversations polies tenues dans ces réceptions. Ces persécutions aggraveront certainement leur difficile combat, mais ils y survivront, assurément. Reste à savoir si l'Union européenne, elle, y survivra. Elle danse, aujourd'hui, au son de la musique de Fidel. Cela veut dire que, demain, elle pourrait très bien répondre à des appels d'offre pour construire des bases de missiles sur les côtes de la République populaire de Chine. Le jour suivant, elle pourrait se faire dicter ses décisions sur la Tchétchénie par les conseillers de Vladimir Poutine. Puis, pour des raisons inconnues, elle pourrait décider de conditionner son aide à l'Afrique aux liens fraternels avec les pires dictateurs africains.


Où cela s'arrêtera-t-il ? À la libération de Milosevic ? Au refus de visa pour le militant des droits de l'homme russe Sergey Kovalyov ? Aux excuses présentées à Saddam Hussein ? À l'ouverture de pourparlers de paix avec al-Qaida ? Il est suicidaire pour l'Europe de mettre en avant l'un de ses pires travers politiques qui consiste à dire que, pour parvenir à une certaine paix, le meilleur moyen est de rester indifférent à la liberté des autres. La vérité est à l'opposé : de telles politiques pavent le chemin de la guerre. Après tout, l'Europe s'unit pour défendre sa liberté et ses valeurs, pas pour les sacrifier à l'idéal de la coexistence harmonieuse avec des dictateurs et ainsi risquer l'infiltration progressive de son âme par un état d'esprit antidémocratique(...)"


Je suis convaincu qu'on en a hélas pas fini avec les totalitarismes, en France plus particulièrement où l'influence des altermondialistes est très grande qui eux flirtent avec les mouvements totalitaires (islamisme, castrisme).

Truffaut

Salle comble ce matin au festival Premiers Plans pour une table ronde consacrée à "L’œuvre de Truffaut et son influence sur le cinéma contemporain". Il faut dire qu'il y avait une belle brochette d'invités : Jeanne Moreau, Carole Le Berre, Olivier Assayas, Yann Dedet, Arnaud Desplechin, et André Téchiné.
Ce dernier a relevé l'extrême radicalité de son oeuvre et la violence qui se dégage de ses films confirmée aussi par Jeanne Moreau. Truffaut voulait rencontrer le public. Il le désirait très fort . Ses oeuvres étaient destinés au monde entier, même aux États-Unis où ses films étaient projetés. Pourtant il n'avait pas peur de s'adresser à l'intelligence des gens s'étonnait Déplechin.
Populaire n'est pas synonyme de bêtise,comme le pense certaines élites. Je pense qu'un film sincère, vrai rencontrera toujours le public. C'est cela qui nous touche.

25/01/2005

Premiers Plans à Angers

Hier je suis allé au festival Premiers Plans à Angers qui rend cette année un hommage à François Truffaut. Dans le cadre du film documentaire, j'ai vu un très beau film : Vivre en ce jardin de Serge Steyer . Il nous propose de découvrir le merveilleux jardin de Yves Gillen et Annick Bertrand dans la Grande Brière qui est à la fois un lieu de subsistance, une oeuvre artistique et un manifeste politique. Annick Bertrand & Yves Gillen ont vécu les années 68. Après avoir sillonné les routes de France entre 1970 et 1975, en roulotte, ils se posent en plein milieu des marais de La Grande Brière et mettent simplement en application certaines idées fondatrices de ce grand mouvement de société : Ecologie appliquée (utilisation des énergies alternatives), Alimentation saine, Autonomie et Liberté .
C'était 52 minutes de rafraichissement et de bonheur.

A la fin de ce film, quelques questions ont été posées à ces deux esprits libertaires. Ce qui m'a frappé c'est leur profonde sérénité.

24/01/2005

Hitler- La chute

Ca y est, je suis allé voir moi aussi le fameux film dont tout le monde en parle, en particulier les médias : La chute d’Olivier Hirschbiegel. J’ai voulu vérifier la véracité des commentaires assénés par nos médias. Encore une fois, j’ai pu constater leurs mauvais jugements, leurs erreurs ; les arguments contre ce film ne sont pas du tout justifiés.
Olivier Hirschbiegel ne nie pas les crimes commis par Hitler. Il ne le montre en aucun cas sous un angle sympathique ; à aucun moment je n’ai éprouvé la moindre sympathie pour le chancelier du Reich.
Ce qui me fait peur et m’horripile est de constater que nos élites ont pu verser une larme, ont éprouvé de la compassion envers Hitler ; ce qui n’est pas le cas de la plupart des Français, selon les commentaires à la sortie du film parus dans Aujourd’hui.
Je remarque que nos élites sont attirées par le mal. Les intellectuels prennent trop souvent la défense des oppresseurs des criminels comme cela a été le cas après le 11 septembre 2001. Même les écrivains anticonformistes n’ont pas échappé à cette règle. Ainsi Marc-Edouard Nabe y a vu une lueur d’espoir.
Evidemment Hitler à un côté humain car c’est un être humain ; ce n’est pas un extra-terrestre. Elie Wiesel avait dit à propos du procès Klaus Barbie : « J’ai vu un homme qui me ressemblait (...) J’aurais voulu voir un monstre. »
En fait je ne suis guère étonné de la réaction des intellectuels qui ont souvent soutenu le camp des oppresseurs.

17/01/2005

Répliques Finkielkraut

Ecouté samedi dernier l’émission Répliques sur France-Culture animée par Alain Finkielkraut avec deux écrivains: François Taillandier et Renaud Camus. Le thème était la langue française.
François Taillandier se posait cette question « Si on défend la langue française, que veut-on défendre ? »
Renaud Camus lui répondait « Je défends la diversité du monde (...) La langue non syntaxique est une langue paralysée »

Le plus intéressant est venu d’une citation de Barthes, qu’un des participants a évoqué, lors d’un séminaire que je retranscris à quelques mots près ici « La littérature n’est plus soutenue par les classes riches (...) Qui soutient la littérature ? Vous, moi. C’est à dire des gens sans revenus. La littérature est soutenue par une clientèle de déclassées. Nous sommes des exilés sociaux et nous emportons la littérature dans nos maigres bagages. »

12/01/2005

Pascale Clark censure Elisabeth Lévy

Lorsque Pascale Clark a tourné en ridicule le nouveau ministre de l’économie Hervé Gaymard qui a la particularité d’être catholique et père de 8 enfants dans « On refait le monde » du 29 novembre 2004, Elisabeth Lévy s’en est offusquée et a eu le courage de lui répondre. Dans cette émission qui se proclame insolente les propos d’Elisabeth Lévy ont été jugés politiquement incorrectes ; Pascale Clark a donc viré cette polémiste.

Ce qui m’a le plus choqué c’est de voir que peu d’âmes se sont offusquées de cette censure, même pas les sites chargés d’ « informer sur l’information » comme ACRIMED mais ce site défend plutôt leurs amis altermondialistes. D’ailleurs je leur ai déjà envoyé un courrier mais je n’ai reçu aucune réponse.
Je sais qu’on ne peut rien attendre de ce site qui n’est pas du tout objectif. Ainsi Patrick Champagne, co-animateur d’ACRIMED écrit dans Inverser la spirale et réinventer une presse à contre-courant publié aussi sur leur site ainsi que dans l’Humanité
« Si la presse de parti a vécu, une presse de parti pris est, et demeure indispensable. (...) Il importe dès maintenant de réinventer une presse à contre-courant qui devrait proposer un autre traitement et une autre hiérarchisation de l’information. (...)
Ce combat-là pourrait être, notamment, celui de l’Humanité. »









08/01/2005

L'indécence selon les élites



En furetant sur le site de Libération je découvre une lettre ouverte à Patrick Sébastien
Yves Loiseau, administrateur de France Télévisions, exprime sa « colère » à la suite de la
diffusion du divertissement Le plus grand cabaret du monde sur son 31, sur France 2, le 31 décembre à 20 h 55.
« Compte tenu des circonstances extérieures, l’émission que vous avez proposée pour la soirée du réveillon tenait de l’objet non identifié, écrit Yves Loiseau. Votre programme de fête avait été enregistré le 9 décembre. Inutile de vous dire que, selon moi, la plus grande catastrophe naturelle
depuis 500 ans modifiait radicalement la donne.(...) Je voudrais donc comprendre comment le professionnel que vous êtes a vécu la semaine dont je parle jusqu’au soir de ce "réveillon"
!

C’est assez bizarre cette façon d’écrire à quelqu’un par l’intermédiaire d’un journal au lieu de lui écrire personnellement.
Je ne voie pas d’indécence à ce qu’on diffuse une telle émission ce jour. Je ne l’ai pas regardé car j’ai eu la chance de passer le réveillon avec des amis mais tout le monde n’a pas eu cette chance. Je me demande bien ce que Yves Loiseau a fait ce soir là. Il a sans doute réveillonné.