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28/03/2005

Laurent Mucchielli sociologue de la propagante bien-pensante

Intéressant débat ce dimanche 27 mars dans Arrêts sur images Tournantes en banlieue : un soufflé médiatique ? avec Loubna Méliane, ancien membre du collectif Ni putes ni soumises et Laurent Mucchielli, sociologue, auteur du livre Le scandale des "tournantes", et d’une interview qui résume ce livre "Les viols collectifs ne sont pas plus nombreux que jadis" parue dans Libération. Sur le site de France 5 on y lit que « La thèse que ce sociologue développe dans Le Scandale des "tournantes", le livre qu'il vient de publier, offre un contrepoids aux discours des hommes politiques et des médias sur des viols collectifs en pleine expansion. » Bien sûr les thèses de cet auteur ont été reprises dans Télérama N° 2878 du 9 mars le magazine culturel de la gauche bien-pensante.

Loubna Méliane a réussi à démonter les thèses de ce sociologue très facilement en lui demandant s’il avait déjà été dans les banlieues. Sa réponse fut négative, ce qui a emporté Loubna Méliane « Mais comment avez-vous pu écrire un livre sur les banlieues sans y mettre les pieds ? » La réponse de ce sociologue fut encore plus extraordinaire « A l’aide d’articles de différents médias ». Pris en défaut, Schneidermann vint à sa rescousse. Une autre question aurait pu lui être posée. Qui sont ces médias ?

Commentaires

Intéressant...
Dans le même ordre d'idée, un sujet qu'il ne faut surtout pas aborder -selon le PS et toutes les organisations "antiracistes" ou lycéennes qui lui sont liées- c'est le racisme anti-blanc. Parce qu'en parler ce serait, de fait, "stigmatiser" les jeunes d'origine étrangère qui s'en rendent coupable. On en concluera que les Blancs seuls méritent d'être stigmatisés pour leur arabophobie ou leur islamophobie. Nous serions donc d'éternels bourreaux, à en croire par exemple la récente pétition dite des "indigènes de la république"...

Écrit par : megacatastrophemondiale | 29/03/2005

Justement cela a l'air de changer. Ainsi dans Libé on peut lire"Un appel dénonçant des «ratonnades anti-Blancs» lors des récentes manifestations lycéennes a été lancé vendredi à l'initiative du mouvement de jeunesse sioniste progressiste Hachomer Hatzaïr et de Radio Shalom. Aux côtés d'un millier de lycéens, sept personnalités ont signé: le théologien musulman Galheb Bencheikh, le cinéaste Elie Chouraqui, l'écrivain d'origine iranienne Chahdortt Djavann (auteur de Bas les voiles), l'éditorialiste Jacques Julliard, l'ancien ministre Bernard Kouchner, le chercheur Pierre-André Taguieff, qui a écrit en 2002 la Nouvelle Judéophobie et le philosophe Alain Finkielkraut.
http://www.liberation.com/page.php?Article=285317

Écrit par : Fabrice Trochet | 29/03/2005

Encore une fois les médias ont quelques années de retard.
Les journalistes du Monde et de Libé (Figaro idem) ne font pas preuve de beaucoup de réalisme. Ce problème existe depuis des années. Je l'ai toujours connu aussi bien au collège qu'au lycée..

Écrit par : julien | 30/03/2005

Robert Solé le médiateur du Monde a ouvert ses colonnes a des lecteurs qui ont pu fournir leur témoignage sur la réalité de ce racisme; suite à cela on y trouve un intéressant commentaire de Robert Solé : «Au Monde aussi, reconnaissons-le, une sorte de tabou interdisait de parler de certaines choses. Il ne fallait surtout pas "faire le jeu du Front national". On a donc tu, avec les meilleures intentions, ce qui aurait dû être décrit en détail et analysé autrement que par le biais de sociologues bien-pensants. »

Écrit par : Fabrice Trochet | 30/03/2005

... et subitement en 2005, les tabous disparurent...

Écrit par : julien | 31/03/2005

On ne peut pas dire que l'Histoire se répète.

Mais quand même, j'aimerais bien comprendre où l'on va à ce rythme. Il semble que la situation en France se "dégrade".

Rapide récapitulatif:
La France a eu besoin de main d'oeuvre pour faire tourner son économie. On a importé des gens, les esclaves des temps moderne (?) sans trop se demander ce qu'il adviendrait. Puis on a fait semblant, de croire que par un tour de passe-passe légal ils deviendraient Français et adopteraient les "valeurs éclairées" (?) du "creuset national". En vertu de quoi, on se le demande bien? Surtout que personne ne souhaitait vraiment vivre en compagnie de ces nouveaux "Français" dans leurs cités.

L'industrie a changé de structure, laissant pour compte une grosse partie des dits "importés". L'économie chancelante des années 2000 ne parvient même plus à acheter la paix sociale, jusqu'à l'équipe nationale de football qui ne remplit plus ses fonctions opiatiques.

Alors tout le monde se réveille brusquement, moi le premier, devant l'ampleur des dégats.

Doit-on encore se bercer de l'illusion d'un monde éclairé et ouvert? Ni blanc, ni black, ni beur. Juste des gens. Malheureusement nous n'en sommes pas là.

Parler par slogans "humanistes", droit de l'homme, egalité-fraternité-liberté est bien, ça devient quand même un peu juste de se répéter de façon lénifiante ce refrein. Surtout lorqu'on commence à se prendre des coups sur le coin de la figure.

L'Histoire ne se répète pas, mais je me souviens des massacres qui ont forgé ce pays. Je pense que la France a quelques jours sanglants devant elle.

Écrit par : gilles | 01/04/2005

Ouais enfin, l'argument "j'y étais, je comprends mieux que ceux qui n'y étaient pas" c'est bien gentil, mais ça repose sur l'illusion qu'on voit et comprends tout avec ses deux seuls yeux et la seule expérience de sa propre vie. Hitler et tous ceux qui le soutenaient vivaient en allemagne dans les années 1930 et 1940, Pétain et les pétainistes vivaient en France à la même époque... Pas moi ni les historiens qui ont travaillé depuis dessus. Je ne suis pas certain (façon de parler) que l'avis des premiers soit plus censé et plus réfléchi que le notre... Et oui, parfois (pour ne pas dire souvent), vivre un phénomène empêche de prendre le recul nécessaire pour le comprendre. Comment Loubna Meliane peut-elle prétendre qu'il y a une augmentation du nombre de viols collectifs à partir de sa seule expérience de la banlieue? -expérience révolue par ailleurs, car en bonne militante d'une association para gouvernementale (ni putes ni soumises est une sorte de nouveau SOS racisme), elle a désormais opté pour un quotidien plus confortable!-

Sur quels critères se base-t-elle? Moi aussi je vis dans un quartier populaire souvent montré du doigt par ceux qui ne le connaissent pas, je n'ai pas les mêmes impressions qu'elle pour autant!! Vous voyez, l'expérience a ses limites...

Au passage, quand on trouve plaisant l'argument du "j'y suis, je le vis, donc je comprends mieux que toi", on s'abstient de critiquer un livre que l'on n'a pas lu!!!!

Le livre parle du traitement MEDIATIQUE des tournantes. Libre à vous de trouver extraordinaire qu'il ait travaillé sur différents articles et reportages de différents médias... De mon côté, j'aurais plutôt trouvé étrange qu'il ne le fasse pas.

Quant à Laurent Mucchielli, je l'ai déjà croisé à plusieurs reprise en banlieues parisienne (j'y étais éducateur), il y interrogeait des habitants... Je serais donc étonné qu'il n'y ait jamais mis les pieds (où alors il a des clones).

A l'inverse des journalistes qui parlent d'augmentation du nombre de tournantes, il décortique les statistiques policières sur les viols collectifs: il regarde comment évoluent les chiffres, et comment évolue la construction de ces chiffres... C'est toujours mieux que de parler à partir de ses impressions et de ses fantasmes comme vous le faites.

D'ailleurs, cette histoire de racisme anti-blancs me fait bien rire (et pleurer aussi, parfois).
Evidemment que toute forme de racisme est condamnable! Mais faut-il pour autant différencier chaque forme de racisme comme pour les différencier, les classer?

Rien à foutre qu'il soit anti-blanc, anti-noir, anti ceci ou cela... Pourquoi donc faire ce genre de pétition à la con?? Il ne faut pas tout confondre! Aujourd'hui le fait est que lorsqu'on cherche un emploi, lorsqu'on veut obtenir un crédit, etc, il vaut mieux être blanc avec un nom "comme il faut" que noir ou nord-africain (ce qui au passage n'est pas sans générer quelques frustrations de la part des victimes de ces actes de racisme...). Si demain une personne blanche venait à connaître une telle forme de ségregation, il faudrait bien entendu la défendre. Mais avouez que ça reste assez rare.
Alors bon, s'indigner contre un racisme anti-blanc, c'est un peu comme si demain un groupe d'hommes disait : y'en a marre, on ne parle que des femmes battues, il faut aussi parler des hommes battus!

Écrit par : Bintoo | 05/04/2005

D'ailleurs, cette histoire de racisme anti-blancs me fait bien rire (et pleurer aussi, parfois).

Ah… ce n’est qu’une « histoire » ? Ca va alors… Moi qui croyait que les lycéens parisiens s’étaient réellement fait tabasser par des Noirs et des Arabes les traitant de « sales Blancs » ou de « sales Français » ! Naïf que je suis…


Evidemment que toute forme de racisme est condamnable!

Ouf.

Mais faut-il pour autant différencier chaque forme de racisme comme pour les différencier, les classer?

Tu n’as décidemment rien compris, espèce de pantin amorphe ! C’est justement parce qu’il ne faut pas établir une hiérarchie dans les actes racistes que j’aimerai bien entendre le PS, les orgas qui sont à ses ordres, et toute la gÔche bien-pensante condamner les ratonnades antiblanches ! Le plus intéressant est que tout ce petit monde (immonde) n’hésite pas à dénoncer (et à juste titre, mais là n’est pas la question) les violences policières envers les lycéens ! Un flic qui tabasse un lycéen est un « SS », mais un jeune, Arabe ou Noir, qui en fait autant a des circonstances atténuantes, et il ne faut pas condamner son acte de peur de « mettre de l’huile sur le feu » !

Rien à foutre qu'il soit anti-blanc, anti-noir, anti ceci ou cela...

Pareil pour moi.

Pourquoi donc faire ce genre de pétition à la con??

Passons sur cette pétition : des jusqu-au-boutistes sionistes tels Taguieff ou Fienkielkraut ne sont effectivement pas les mieux placés pour dénoncer des actes racistes.

Il ne faut pas tout confondre! Aujourd'hui le fait est que lorsqu'on cherche un emploi, lorsqu'on veut obtenir un crédit, etc, il vaut mieux être blanc avec un nom "comme il faut" que noir ou nord-africain

Incontestable, mais c’est la suite qui me chagrine…

(ce qui au passage n'est pas sans générer quelques frustrations de la part des victimes de ces actes de racisme...).

Tu ne sous-entendrais tout de même pas que ces frustrations sont de nature à justifier quelques excès par la suite, des passages à tabac de lycéens (Blancs), par exemple ? Non ? Ouf, j’ai eu peur…

Si demain une personne blanche venait à connaître une telle forme de ségregation, il faudrait bien entendu la défendre. Mais avouez que ça reste assez rare.

Aveuglé par ton « « « angélisme » » », tu ne semble même pas t’apercevoir que le racisme anti-blanc est déjà une réalité…en l’occurrence, une réalité qui a servi les intérêts de Fillon… Les racailles seront décidemment toujours les chiens de garde du Système…

Alors bon, s'indigner contre un racisme anti-blanc, c'est un peu comme si demain un groupe d'hommes disait : y'en a marre, on ne parle que des femmes battues, il faut aussi parler des hommes battus!

Tu as raison : ne nous indignons pas : SOS Racisme pourrait nous accuser de « racisme »…envers les agresseurs ! Avec des discours comme les tiens, Le Pen peut –hélas!- voir venir les prochaines élections présidentielles avec sérénité ! Car c'est bien ceci que tu es: l'idiot utile du FN !

Écrit par : megacatastrophemondiale | 07/04/2005

Le commentaire de "megacatastrophe" gagnerait en cohésion et persuasion s'il utilisait peut-etre moins d'invectives.

Si la forme ne me plait pas tellement, je reviendrai sur le fond. En effet, il me semble qu'il y a pas mal de remarques pertinentes mélées et d'autres que je considère nettement moins fondées. J'y reviendrai.

Écrit par : Gilles | 08/04/2005

Enfin, un peu de temps libre...

Si j'ai bien compris la pensée de "Mégacastrophe", il ne reproche rien d'autre que ce que le journal Le Monde reconnaissait déjà en faisant son mea culpa il y a quelques semaines:

A savoir (je résume), "nous avons passé sous silence un certain nombre de dérives afin de ne pas faire le jeu de l'extrême droite sur les questions de l'immigration".

Cette auto-censure ou aveuglement bien veillant(?) semble etre ce qui exaspère le plus megacatastrophemondiale. Effectivement, il n'y a rien de plus aliénant que de vivre dans une parole paternaliste qui sait "mieux" comment nous devons penser ou réfléchir alors que jour après jour, l'expérience prouve le contraire.

Nous avons donc, la "gauche confort"/Le Monde qui admet subitement l'existence d'un phenomène pour le moins facheux.

J'aimerais mettre en parallèle une petite phrase que Lepen, "Jean-Marie", pour les intimes, prononça lors des manifestations du deuxième tour. En gros il disait, "Ils manifestent contre le thermomètre alors que celui-ci ne mesure que la fièvre".

Sans entrer dans l'imagerie Lepeniste, cettre phrase m'a marquée à plus d'un titre. En effet, si l'on fait abstraction de l'extrême droite et de ses théories suspectes, on se retrouve quand même dans une situation qui est loin d'être "idéale":
Par quel tour de passe-passe demain, les "banlieues" seront plus sures, les tensions s'effaceront-elles, les insultes et crachats disparaitront, la violence diminuera?
Par quel miracle, les "néo-jihadistes" auront-ils moins d'influence?

Une pensée éclairée peut en effet estimer que tout un chacun, pour peu qu'il recoive l'éducation appropriée et les moyens de sa réussite sociale, peut trouver une place dans la société. Tout ceci est quand même basé sur une bonne dose de croyance et de foi en l'Homme ( et également une bonne dose de moyens financiers que la France n'a pas forcément).

J'aimerais continuer dans cette voie de la "pensée éclairée" et de l'avènement d'un monde "juste et bon". Malheureusement, je dois quand même me poser très sérieusement la question assez pragmatique de ma sécurité personnelle et celle de mon entourage. Au delà de ces basses considérations très petit-bourgeois, il est vrai, je me pose également la question de savoir s'il existe une Histoire ou pour le moins un Destin commun auquel il est encore facile de s'identifier.

Sommes-nous un assemblage disparate d'invidus chacun vivant pour son propre compte? Existe-t-il une cohésion, un dénominateur commun autre que l'équipe de football? Quelle symbolique, quel sens doit-on donner lorsque la phrase "je suis Français" est prononcée? Je n'ai actuellement plus de réponse satisfaisante.

Par contre, un début de réponse est de se poser d'autres questions:

-Y-a-t-il un problème. Oui, non?
-Quels sont les acteurs du problème? directs ou indirects
-Si rien n'est fait qu'elles sont les conséquences possibles?
-Y-a-t-il des précedents historiques, actuels? Que s'est-il passé?
-Quel avenir souhaitons-nous?
-Y-a-t-il une volonté politique d'offrir cet avenir?
-Qui en seront les acteurs?
-Comment cela sera-t-il fait?
-Est-ce possible? Que se passera-t-il si cela échoue?

Écrit par : Gilles | 14/04/2005

... il faut quand même bien avouer que notre pays est relativement en panne d'idée ou de projet politique. Ne parlons pas de dépression économique qui est toujours un excellent détonateur des problèmes sociaux.

Bref, même si la situation est complexe actuellement, regarder les futurs possibles ne laisse rien présager de particulièrement rose.

Écrit par : Gilles | 14/04/2005

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