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31/03/2005

Paul Valadier : le temps des conformismes

Belle émission ce jeudi 31 Mars sur France-Culture dans La vie comme elle va consacrée au conformisme. L’invité était le philosophe Paul Valadier auteur de « Le temps des conformismes : journal 2004 ».

Dès le début de cette émission j’ai été surpris par le ton de ce philosophe qui fustige cette époque profondément conformiste . Notre société se prétend libre, autonome mais nous sommes très conditionnés. Nous sommes dans une société de tabous qui muselle la parole contestatrice, dévalorisée, donc disqualifiée à participer au débat social, politique. Ce philosophe est aussi catholique. Il s’en est pris à Michel Onfray qui a pu déverser « des tonnes d’injures sur l’église catholique sur France-Culture pendant un mois ». Cet auteur va quelques fois assez loin mais il n’a pas peur de défendre ses idées.

28/03/2005

Laurent Mucchielli sociologue de la propagante bien-pensante

Intéressant débat ce dimanche 27 mars dans Arrêts sur images Tournantes en banlieue : un soufflé médiatique ? avec Loubna Méliane, ancien membre du collectif Ni putes ni soumises et Laurent Mucchielli, sociologue, auteur du livre Le scandale des "tournantes", et d’une interview qui résume ce livre "Les viols collectifs ne sont pas plus nombreux que jadis" parue dans Libération. Sur le site de France 5 on y lit que « La thèse que ce sociologue développe dans Le Scandale des "tournantes", le livre qu'il vient de publier, offre un contrepoids aux discours des hommes politiques et des médias sur des viols collectifs en pleine expansion. » Bien sûr les thèses de cet auteur ont été reprises dans Télérama N° 2878 du 9 mars le magazine culturel de la gauche bien-pensante.

Loubna Méliane a réussi à démonter les thèses de ce sociologue très facilement en lui demandant s’il avait déjà été dans les banlieues. Sa réponse fut négative, ce qui a emporté Loubna Méliane « Mais comment avez-vous pu écrire un livre sur les banlieues sans y mettre les pieds ? » La réponse de ce sociologue fut encore plus extraordinaire « A l’aide d’articles de différents médias ». Pris en défaut, Schneidermann vint à sa rescousse. Une autre question aurait pu lui être posée. Qui sont ces médias ?

06/03/2005

Réponse de Jean-Pierre Brard

Suite à ma note Liberté de culte menacée en France , et à un courrier adressé à Jean-Pierre BRARD, j'ai reçu une lettre de sa part dont voici un extrait :

(...)Comme bon nombre de personnes j'ai été choqué par l'article, «Une irruption du maire de Montreuil provoque la colère des protestants », publié par le journal Le Monde le 11 février dernier. Choqué car, comme j'ai été conduit à le faire savoir à monsieur TERNISIEN, journaliste qui a signé cet article, le choix du vocabulaire donne une connotation délibérément brutale à une relation très inexacte des faits.
Ainsi, contrairement à ce qui a été écrit, la visite effectuée, dans le cadre de mes pouvoirs de police administrative, à l'Assemblée évangélique du Rocher de la rue Salvador Allende, a été faite sans interruption du culte. D'ailleurs, je note avec intérêt que cette version des faits est confirmée par l'hebdomadaire La Réforme (n°3115 du 17-23 février 2005) qui, donnant la parole aux fidèles de ce lieu de culte le vendredi 11 février, indique : « Pourtant rares sont ceux qui se sont aperçus de l'agitation causée par la venue du maire. « Je n 'ai rien vu, j'étais en prière », affirment ainsi Mariane, Gisèle et Hélène. Dadi, lui, insiste pour raconter ce qu'il a vu. Assis derrière sa batterie, il était face à la porte, contrairement aux autres fidèles. « Le maire est arrivé un peu fâché, puis le pasteur et lui sont sortis pour parler. Encore, si le maire était entré joyeux, comme tout le monde, il aurait pu passer inaperçu, quoique nous soyons tous noirs... alors, un Blanc, ça se remarque...».
Pourquoi ces faits, présentés par cet hebdomadaire protestant, n'ont-ils pas été pris en compte par monsieur TERNISIEN qui a parlé d' « irruption », de « trublion », d' « interruption » ? Pourquoi ne pas avoir fait savoir que seul le batteur qui était sur scène et donc face à nous qui étions au fond de salle puis à l'extérieur du bâtiment, avait été le seul à se rendre compte de notre présence ? Pourquoi, monsieur de CLERMONT ou le pasteur de l'Assemblée évangélique ont-il fait abstraction des ces faits et propos qui ne sont pourtant pas la version du maire de Montreuil mais ceux de leurs fidèles eux-mêmes ? Monsieur TERNISIEN a-t-il pris soin de vérifier ses informations avant de les publier, comme l'a visiblement fait le journaliste de l'hebdomadaire La Réforme ?

Que penser alors du reste des affirmations énoncées par monsieur TERNISIEN ? Elles sont tout à fait inexactes. Contrairement à ce qu'il écrit je n'avais pas prévenu la préfecture. A quel titre l'aurais-je fait ? « Une descente de police devait avoir lieu ». D'où tient-il donc cette information fantaisiste ? Il écrit, par ailleurs, que M. de CLERMONT serait intervenu auprès de moi. D'où tient-il cette affirmation ? D'où tient-il encore que j'aurais juste « eu le temps de téléphoner aux policiers pour leur demander de ne pas se déplacer » ? Je n'ai pas eu à passer ce coup de fil imaginaire, puisque je n'avais pas demandé aux policiers de se déplacer à l'Assemblée évangélique.
Par contre, j'ai effectivement été assisté, dans un autre lieu, de la présence passive et muette de trois fonctionnaires de police en civil, compte-tenu de l'agressivité du responsable lors d'un premier échange.
A l'ensemble de ces questions, que j'ai fait parvenir par courrier à monsieur TERNISIEN, je n'ai toujours pas obtenu de réponse
(...)


Voici un extrait d’un texte intitulé M. de Clermont victime ou activiste que le maire de Montreuil m’a envoyé
(..)M. de Clermont, ainsi campé en victime, n'a d'ailleurs pas tardé à battre le fer tant qu'il était chaud et à dévoiler ses véritables objectifs politiques qu'il a détaillés dans une tribune pâme dans le Monde du 16 février. Sa cible est la loi de 1905, avec l'objectif de lui faire dire ce qu'elle ne dit pas, à savoir : « faire entendre que, au-delà de la séparation des Eglises et de l'Etat, il faut aujourd'hui développer une véritable liberté d'exercice des cultes, telle qu'annoncée par la loi ». Ainsi, pour M. de Clermont, nous ne serions pas, aujourd'hui en France, dans une situation de véritable liberté d'exercice des cultes ! L'affirmation est énorme ! Elle heurte le vécu de nos concitoyens et menace les acquis d'un siècle d'histoire qui avait vu l'apaisement des conflits. Dans le même élan, (interview dans Histoire et Patrimoine, numéro 1), M. de Clermont tonne et fustige : « Nous n'acceptons pas que les religions et la loi soient cantonnées dans l'ordre de l'intime et du privé. L'expression de la foi est forcément publique, elle détermine tous les choix de la vie ». C'est clairement l'expansion de la religion dans la sphère publique qui est exigée, au nom de la véritable liberté d'exercice des cultes. Mais ce débat a déjà eu lieu au Parlement, pas plus tard qu'au mois de février 2004. La préservation de la neutralité et de la sérénité de l'espace public, en l'occurrence de l'école, vis-à-vis des manifestations vestimentaires des diverses fois religieuses, a été au cœur de la discussion qui a été tranchée par un vote (...)

Jean-Pierre Brard a tort car la religion ne peut relever uniquement de la seule sphère privée. Pratiquer sa religion conduit à un comportement de type public.