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23/08/2005

L'Indispensable Tristan-Edern Vaquette

Le grain de sable poursuit sa route. Cette fois-ci vous trouverez un entretien avec L'Indispensable Tristan-Edern Vaquette, le punk rouge, auteur, compositeur, comédien performer, véritable libertaire et aussi auteur d’un roman " Je gagne toujours à la fin ".

Voici quelques extraits

(...)Y'a-t-il un ou des livres qui t’as particulièrement marqué ?

Disons un quinté, dans le désordre : "Splendeurs et misères des courtisanes", de Balzac, le diptyque "L’Imposture" et "La Joie" de Bernanos, "Une Histoire décousue, ou la vie de Rembrandt" de Van Dongen, "La Philosophie dans le boudoir" de Sade, le cycle des "Jeunes Filles" de Montherlant. Allez ! J’ajoute "La Volupté de l’honneur" de Pirandello, dès fois qu’il y ait un non partant.

(...)

Que penses-tu du mouvement des intermittents du spectacle ?

Partagé.

D’un côté tu as des gens dont les préoccupations sont exclusivement syndicales (On exige une subvention artistique parce qu’on vient de faire l’éclairage sur la "La Nouvelle Star" ou la voix du canard au fond à gauche dans le dernier Disney, mais qu’un peintre qui, lui, a du talent et l’exerce, ait juste droit au RMI, ce n’est pas notre problème : en somme, on se fout complètement de l’art mais on veut les avantages et surtout le prestige de l’artiste, ça fait tout de même mieux en société que de dire qu’on est ouvrier produisant à la chaîne des objets de propagande et d’abrutissement.)

De l’autre, tu as des riches cyniques dont le seul discours politique est "Plus pour ma gueule et si mes congénères sont dans la galère, tant mieux, je pourrai les faire travailler plus et pour moins cher s’il ne veulent pas crever de faim" (Ajoute à ça la petite revanche arrogante qu’ont sent bien contre "les artistes", ces fainéants qui nous méprisent et nous insultent depuis des siècles : et bien dansez maintenant…)

Entre deux "ennemis de classe", de toi à moi, j’ai bien du mal à choisir, mais, à tout prendre, au final je défends les premiers parce que j’ai l’impression que le "pouvoir" est plutôt du côté des seconds – être "contre", toujours. (Pour aller plus loin, j’ai répondu à un article sur le sujet dans la revue Hermaphrodite  )

Tu es un des rares artistes à défendre Costes. Est-ce que cela t’a causé des problèmes ?

Non. Au pire de passer pour un lèche-cul carriériste qui courtise un collègue plus vieux et reconnu dans l’unique but de réussir dans son sillon.

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