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27/09/2005

L’almanach critique des médias

L’almanach critique des médias vient de sortir. Très copieux : 360 pages d’enquêtes, décryptage, interviews, « perles», agréablement illustré. La plupart des collaborateurs de L’almanach sont eux-mêmes des journalistes, «  entrés en résistance », on les trouve par exemple dans l’équipe de PLPL, “ le journal qui mord et fuit ”, à l’Acrimed, « association qui depuis dix ans recense inlassablement les perles du verbiage médiatique » , à CQFD... Hélas ils se situent à peu près tous dans le milieu de l’extrême gauche proche des alter mondialistes. Si Le grain de sable et d’autres sites indépendants comme celui de Jean-Pierre Tailleur ont été mentionnés, malheureusement aucun de leurs articles n’ont pas eu leur place dans cet almanach. Tous ces journalistes  épargnent leur milieu : Monde diplomatique et Ignacio Ramonet par exemple. Bien sûr,  tout ce qu’ils écrivent est juste  mais incomplet. Cela ne peut que satisfaire le système médiatique.  En tout cas je les remercie d’avoir cité mon site. Une critique plus complète est disponible sur   le grain de sable.

Commentaires

"Le Grain de sable" cité par un Almanach gauchiste?

Bienheureuse initiative, quoique vous me sembliez plus à gauche à vos débuts Mr Trochet... Il en demeure pas moins que vous n'êtes pas vraiment de Droite non plus ( si tant est que ces étiquettes signifient quelquechose aujourd'hui...)

Écrit par : Majdar | 28/09/2005

"Bienheureuse initiative, quoique vous me sembliez plus à gauche à vos débuts Mr Trochet..."

--> A l'époque où M. Trochet interviewait les rappeurs-situs-révolutionnaires de l'excellent groupe "Rapaces", par exemple.

Écrit par : megacatastrophemondiale | 28/09/2005

A propos de critique de médias... En voici une de notre modernolâtre favori: Didier Jacob, qui ose appeler son blog "rebuts de presse" alors qu'il n'y aucune critique globale des médias ( si ce n'est ceux de droite...) .

Hémiplégie quand tu nous tiens... Ses dernières victimes s'appelent Finkielkraut et Muray:

"Notez que Finkielkraut n’est pas le seul à avoir pris trois mille ans dans le cigare, la semaine dernière. Il y a aussi son compère Philippe Muray, grand pourfendeur, dans son dernier livre, de toutes les post-attitudes. Un vieux réac, donc. Mais drôle. Enfin drôle. Le problème, avec Muray, c’est qu’il en fait justement trop dans la vitupération systématique. Muray se confond avec son mode opératoire. Un peu comme Brigitte Bardot, version eighties, ne l’ouvrant que pour appeler au respect des droits du bébé-phoque.

Qu’est-ce qui déplaît tant à Muray dans notre chère et tendre époque ? Très précisément ce qui insupporte Finkielkraut : c’est d’abord l’urticante rave-party, qui saccage nos cultures et irrite nos oreilles (je parierais bien que Muray n’a jamais été y voir, pas plus que Finkielkraut n’a touché de sa vie à une mannette de jeu) : « A Carnoët, petit village breton de sept cent cinquante habitants, les agriculteurs viennent de détruire leurs propres récoltes pour laisser place nette aux quarante mille participants d’un Teknival, c’est-à-dire d’une rave-party géante qui doit se tenir dans leurs champs d’orge ou de maïs encore en pleine croissance. » C’est pourtant beau, le maïs, quand ça pousse. On se croirait au Salon de l’agriculture, mais en plein air, et sans les cris des marmots.

Car s’il n’y avait que le pissenlit ! Il y a aussi la mort du silence, dont la détention de Florence Aubenas est aux yeux de Muray une nouvelle illustration. Il en parle même comme d’une véritable « atrocité contemporaine » : la prise d’otage ? Pas du tout : la médiatisation qui s’en est suivie. Car les vrais ravisseurs, pour Muray (les ravisseurs du silence ?), c’était les comités de soutien : « Il est vrai qu’à peine débarquée à Paris, Florence Aubenas remerciait avec ardeur ses comités de soutien. Dans ce phénomène, peut sans doute s’observer un renversement nouveau et intéressant du fameux syndrome de Stockholm : ce ne sont plus ses ravisseurs auxquels l’otage adresse l’expression de sa gratitude ; ce sont ceux qui l’ont séquestré bien plus fermement et efficacement par une agitation autarcique dont ils réclament, dès l’affaire dénouée (mais nullement par eux, et pour cause), le paiement cash. » Sublime ! Pour un peu, Muray obtiendrait pour les ravisseurs de Florence la médaille du mérite. Et irait prendre le thé pour fêter ça chez les talibans.

Au fond, Muray tyrannise les idées qu’il défend. En tout, il lui faut avoir raison. Ainsi l’oeuvre de Muray n’est-elle au fond qu’une nouvelle expression de cette époque dont il ne cesse de conspuer les tares et les aberrations. N’est-il pas, du reste, amusant de constater que Muray verse souvent dans les travers qu’il dénonce ? « L’infanthéisme », par exemple, cette suprématie de l’enfant et de l’infantilisme dans notre société : mais Muray ne démarre pas un chapitre sans un bon calembour tiré de l’almanach Vermot (le « triangle des bermudas », « mallette dans la civilisation » etc.) Et cette idéologie de « l’amalgamisme » qu’il dénonce ici ou là ? Très précisément comme ces énumérations chères à l’auteur, qui laissent planer le nuage noir de la réprobation sur un peu tout et n’importe quoi, comme si tout se valait, dans nos sociétés modernes, et rien n’était à sauver du point de vue du vieux ronchon : « La Corse, les intermittents, l’Irak, Yvan Colonna, Nicolas Sarkozy. Et aussi David et Cathy Guetta, Greg le millionnaire, la comtesse de Paris, Sharon Stone, Alain Delon. » Et Muray alors ? N’a-t-il pas aussi sa place dans ce petit musée des vanités ? Mais oui ! Entre Alain Finkielkraut, José Bové, Greg le millionnaire et les intermittents."


C'est vrai Muray ne joue pas à Mario Tennis ...

Mais son dernier opus est vivifiant et nous sort un peu du Festivisme contemporain

Pour un peu, on s'abonnerait au journal "La Montagne"...

Pour lire toute cette brillante analyse:
http://blogs.nouvelobs.com/Didier_Jacob/

Écrit par : Majdar | 29/09/2005

La chronique s'appelle "Les ronchons", il y a un "club des ronchons" fondé en 1986 par Alain Paucard.... Ex collaborateur de l'Idiot... Qui publie ses opus aux éditions l'Age d'homme...

Bref ce Didier Jacob n'apporte rien de bien neuf et sa critique fleure le zéro absolu ( "n'est-il pas le digne représentant de ce qu'il dénonce?" comme dialectique on a vu mieux!)... Quiconque n'embrasse pas notre sinistre époque dans ses moindres détails n'est plus qu'un pisse-vinaigre...

Écrit par : Gat' | 29/09/2005

L' """"analyse"""" de Didier Jacob est effectivement en dessous de tout.

Écrit par : megacatastrophemondiale | 29/09/2005

Droite ou gauche ?
Il est vrai qu’au début du Grain de sable http://www.legraindesable.com , je me sentais plus proche de la gauche. Je remarque aussi que beaucoup d’intellectuels issus de la gauche ne se reconnaissent plus dans ces partis. Maintenant la gauche ne défends plus la classe ouvrière comme un des collaborateurs du Grain de sable l’avait signalé dans la défaite des prolétaires http://www.legraindesable.com/html/defaite-proletaires.htm.
Et ce qui m’énerve dans cette gauche, c’est qu’elle tend à vouloir faire disparaître tout ce qui est traditionnel. En ce sens je me reconnais parfaitement dans les écrits de Georges Orwell qui se définissait comme anarchiste conservateur.
Hélas la droite ne fait pas mieux, elle est même pire que la gauche.

Écrit par : Fabrice Trochet | 02/10/2005

Je constate cher M. Trochet que vous êtes un lecteur attentif de Jean-Claude Michéa ( dont la maison d'édition Climats vient d'être reprise éditorialement par Flammarion).

Anarchiste Tory... Plus que jamais il faut lire Orwell et ses essais récemment re-publiés chez Ivrea/ L'Encyclopédie des nuisances, nous montrent l'acuité de son jugement ( sur les intellectuels, la gauche....), un petit extrait:

"La liberté intellectuelle signifie la liberté de rendre compte de ce que l'on a vu, entendu et ressenti, sans être contraint d'inventer des faits ou des sentiments imaginaires. Toutes ces tirades rebattues contre l'escapisme, l'individualisme, le romantisme et ainsi de suite, ne sont que des procédés rhétoriques visant à rendre respectable la falsification de l'Histoire."

George Orwell, "Tels tels étaient nos plaisirs et autres essais" ( 1944-1949), Ivrea-Encyclopédie des Nuisances.

Écrit par : Majdar | 02/10/2005

Oui c'est exact je suis un lecteur assidu de Michéa et d'Orwell.
Les textes du livre que vous mentionnez proviennent pour beaucoup du volume IV des essais d'Orwell. C'est d'ailleurs le seul titre de ces essais que je posséde.

Écrit par : Fabrice Trochet | 02/10/2005

En effet, vous avez la quatrième volume des essais d'Orwell publiés de 1995 à 2001 chez Ivrea/ Encyclopédie des Nuisances...


Ivrea a réédité en poche les meilleurs essais de George Orwell en mai 2005 avec "Dans le ventre de la baleine et autres essais" (1931-1943) et "Tels, tels étaient nos plaisirs et autres essais ( 1945-1949).


La lecture de biographie de Bernard Crick chez Climats est également éclairante sur les orientations d'Eric Blair.

Autre socialiste orwellien, Christophe Lasch dont les oeuvres vont être rééditées chez Climats/ Flammarion avec en prime un inédit "Les femmes et la vie ordinaire", une critique de notre société narcissique bien sûr, de la fin du patriarcat, du féminisme et des institutions ensuite...

Écrit par : Majdar | 02/10/2005

Je suis aussi un lecteur de Christopher Lash et notamment "La révolte des élites" En France c'est plutôt la Nouvelle droite qui s'interesse à lui.

Écrit par : Fabrice Trochet | 03/10/2005

Pas exactement, la réédition de ses oeuvres chez Climats ont permis une re-découverte Christopher Lasch, en particulier à gauche ( Politis, les Anars, Technikart, les Chevenementistes)

La Nouvelle Droite? Ou les Nouvelles Droites?

C'est vrai qu'au début des années 80, peu de monde s'intéressait à Christopher Lasch si ce n'est Gilles Lipovetsky, ou Gilles Tordjman...

Et, en effet, l'avant-garde du GRECE s'est intéressée dès 1982 à l'historien américain voyant dans ses thèses un retour au socialisme communautarien.


D'ailleurs, quand on lit Alain de Benoist, ses références actuelles ( Arendt, Castoriadis, Leroux, Sorel, Malon, Berth), on observe bien un aggiornamento idéologique ( quoique les trois derniers auteurs n'étaient pas vraiment connus pour leur philosémitisme comme l'a démontré Sternhell)...

Ainsi l'avant-garde du GRECE serait toute prête de la Iere Internationale!! D'autres ont franchi le pas comme les disciples d'Edouard Limonov ( les natsbols).

Mais c'est vrai que pour le coup, Alain de Benoist avait un coup d'avance ( cela m'étonne pas, il possède l'une des plus grosses bibliothèque perso d'Europe.)

Écrit par : Majdar | 03/10/2005

Assez étonnant. Vous me semblez être le seul à avoir un avis négatif.

Écrit par : stef | 19/10/2005

Ce sont souvent les commentaires provenant de la quatrième de couverture de ce livre. C'est dommage ! Ils quittent une pensée unique pour se réfugier dans une autre pensée unique qui sont tous les 2 aussi détestables. Peut-être pas en fait. Nos médias tolèrent à peu près toutes les pensées. Hélas la pensée développée par les auteurs de ce livre ne tolèrent aucune expression différente de la leur. Comme je l'avais signalé dans l'article référencé sur le grain de sable l'article de Jean-Pierre Tailleur a été censuré.

Écrit par : Fabrice Trochet | 19/10/2005

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