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27/09/2005

L’almanach critique des médias

L’almanach critique des médias vient de sortir. Très copieux : 360 pages d’enquêtes, décryptage, interviews, « perles», agréablement illustré. La plupart des collaborateurs de L’almanach sont eux-mêmes des journalistes, «  entrés en résistance », on les trouve par exemple dans l’équipe de PLPL, “ le journal qui mord et fuit ”, à l’Acrimed, « association qui depuis dix ans recense inlassablement les perles du verbiage médiatique » , à CQFD... Hélas ils se situent à peu près tous dans le milieu de l’extrême gauche proche des alter mondialistes. Si Le grain de sable et d’autres sites indépendants comme celui de Jean-Pierre Tailleur ont été mentionnés, malheureusement aucun de leurs articles n’ont pas eu leur place dans cet almanach. Tous ces journalistes  épargnent leur milieu : Monde diplomatique et Ignacio Ramonet par exemple. Bien sûr,  tout ce qu’ils écrivent est juste  mais incomplet. Cela ne peut que satisfaire le système médiatique.  En tout cas je les remercie d’avoir cité mon site. Une critique plus complète est disponible sur   le grain de sable.

15/09/2005

Le Canada veut imposer la charia

Lu dans l'Humanité du 8 septembre

Le Canada veut imposer la charia

La Chambre des députés de l’Ontario, État le plus peuplé du Canada, doit décider, au cours de l’automne, d’autoriser ou non l’arbitrage religieux dans les litiges familiaux. Conséquence directe et tragique : les femmes musulmanes vivant au Canada ne bénéficieraient plus d’une justice basée sur le droit laïc de la famille, mais... sur la charia. Elles pourraient ainsi, comme dans les pays où la charia est en vigueur, « se voir évincées du domicile familial après un divorce, perdre la garde de leurs enfants ou encore recevoir un héritage moitié moindre qu’un frère », relate l’hebdomadaire Elle dans son édition de lundi. Le système des arbitrages existe au Canada depuis 1991 : pour réduire l’attente dans les tribunaux, à moindre frais, des arbitres peuvent rendre une décision en matière de justice, sans même avoir reçu une formation en droit, dès lors que les deux parties les agréent. Il peut fonder ses décisions sur les bases qui lui conviennent, y compris religieuses. En octobre 2003, Syed Mumtaz Ali a fondé une association, l’Institut islamique de justice civile, dans le but de créer des tribunaux d’arbitrage pour trancher des litiges civils selon la charia. La proposition a bien sûr ému toutes les associations de défense des femmes. Elle aurait dû être simplement balayée d’un revers de la main. Mais le gouvernement a confié à une ancienne ministre de la Justice, Marion Boyd, le soin de pondre un rapport. La dame, selon Elle, est réputée « féministe et plutôt de gauche ». N’empêche qu’au nom du respect de la diversité culturelle et religieuse, elle approuve la décision de créer les tribunaux islamistes. Pour eux, il s’agit d’un triomphe. les femmes, en revanche, sont scandalisées par cette prise de position. Aujourd’hui, partout dans le monde, auront lieu des manifestations de protestation. Ca. C.

Olivier Besancenot, le petit facteur rouge

Sur la chaîne Planète un documentaire ou plutôt un film de propagande à la gloire  d’Olivier Besancenot  a été diffusé hier soir.  Le titre « Olivier Besancenot, le petit facteur rouge » ne nous trompait guère. Même Télérama (N°2904) pourtant favorable aux idées de la LCR a été très étonné « (...)De ce long film, scindé en deux parties, émerge un portrait agréable, enlevé, agrémenté de quelques scènes tournées auprès de jeunes de la LCR, un portrait doux-drôle, dont le velouté détonne avec les thèses révolutionnaires défendues par Besancenot. C'est sans doute ici que le bât blesse. Dans le cadre du portrait d'un homme politique, on aurait attendu la mise en place d'une problématique, voire d'une analyse : quid de son parcours, de son passé, de ses idées, de ses doutes, de ses contradictions ? Sans commentaire et sans guère de recul, on reste seul avec des images qui, sans être hagiographiques, caressent le facteur dans le sens du pli et qui, par un jeu de transparences déformantes, lui confèrent une aura de révolutionnaire  light . »

14/09/2005

Inédits de Houellebecq

 

Lorsque je consulte les différents liens de mes blogs favoris je suis toujours étonné de voir que tous mettent un lien avec  l’association des amis de Michel Houellebecq http://www.houellebecq.info/  qui se présente comme le site officiel de Michel Houellebecq mais jamais avec le site de l’auteur http://www.michelhouellebecq.com où on y trouve des inédits et son journal.

Michel Houellebecq y parle de «  la biographie, qui doit sortir dans quelques jours, et qui m’a été consacrée par le journaliste Demonpion. (...)Lorsque l’individu m’a pour la première fois informé de son projet, j’ai d’abord eu l’idée d’écrire une brève autobiographie, de mon côté, quelque chose qui réglerait rapidement la question ; mais je n’avais pas du tout terminé “La possibilité d’une île” à l’époque, j’ai mis le dossier de côté.Mon roman une fois terminé j’y ai repensé, vaguement, et je me suis vite rendu compte que l’exercice serait assez fastidieux. C’est alors qu’une idée m’est venue, que je continue à trouver éblouissante. Je laisserais Demorpion écrire sa biographie, enquêter, etc., puis il me remettrait son manuscrit terminé. Je le lirais, puis j’y rajouterais des notes de bas de page. Je n’interviendrais en aucune manière sur le texte de l’auteur, mais lui-même s’engageait à un respect total pour mes notes. On obtiendrait au final un objet curieux, ne ressemblant à mon avis à rien de ce qui a pu être fait dans ce domaine.

Le projet lui a d’abord été soumis par l’intermédiaire de Raphaël Sorin ; il a demandé à y réfléchir. J’ai alors envoyé un e-mail à Demorpion pour mieux lui expliquer mon idée ; comme il souhaitait absolument me rencontrer, je lui a indiqué que son acceptation était le préalable à une rencontre, et la seule chose à mon avis qui puisse lui donner un sens. Après réflexion, il a refusé ; je trouve que c’est dommage. Mon rapport aux notes de bas de page est assez paradoxal : le plus souvent elles m’exaspèrent, je trouve insupportable de couper sans arrêt la parole à l’auteur ; mais, parfois, je les dévore avec délectation. J’ai jusqu’à présent très peu trouvé à les employer dans mes propres livres, alors que j’ai tout de suite, et très facilement, su manier les épigraphes ; mais, à chaque fois que je l’ai fait, ça a été une grande réussite - déjà, celle dans mon essai sur Lovecraft produit un effet réellement spécial. J’aurais bien aimé essayer sur une plus grande échelle, et ma propre vie me paraissait un matériau idéal.

 

Par la suite, je me suis désintéressé du projet de Demorpion; il n’est pas du tout vrai que j’ai tenté de lui “mettre des bâtons dans les roues” ; aux gens, très rares, qui m’ont consulté pour savoir s’ils devaient, ou non, témoigner, j’ai demandé de ne pas le faire ; mais je n’ai pris aucune initiative dans ce sens.

Il n’empêche qu’hier, en fin de soirée, quelqu’un qui avait lu cette biographie un peu avant les autres m’a téléphoné ; et, là, ma propre réaction m’a surpris. Souvent, dans ma vie, j’ai su les choses dans un lieu secret, que je ne peux qualifier autrement que par l’expression banale “dans le fond de mon coeur”, avant de les savoir réellement ; parfois, j’ai pu, lorsqu’elles étaient encore dans ce lieu, les écrire avant même de les savoir; il est même possible que ce soit au fond pour découvrir ce genre de choses que j’écrive.

La seule chose que j’ai demandé à cette personne, c’est de me lire la liste des gens que Demorpion remerciait en fin d’ouvrage pour l’avoir aidé dans son “enquête non autorisée” ; la liste de ceux qui avaient collaboré, qui s’étaient “mis à table”. Et ce que j’ai découvert, hier en fin de soirée au téléphone, en écoutant cette assez longue hétéroclite liste de noms, est ce qui suit.

 

Jamais plus je ne pourrai considérer comme un ami quelqu’un qui s’est permis de révéler, dans un ouvrage destiné à la publication, des faits appartenant à ma vie privée, et sur lesquels je n’avais pas souhaité, au moins jusqu’à présent, écrire moi-même. Je ne pactise pas avec les serviteurs de la transparence. Ma vie m’appartient.

La seconde chose que j’ai découverte est encore plus importante, elle est d’une telle importance, et rejoint de si près les conclusions auxquelles sans rien savoir de tout cela j’étais arrivé dans “La possibilité d’une île”, que je n’arrive même pas encore clairement à l’analyser.

Tous mes amis m’ont trahi; presque tous. Ecouter la lecture de cette liste au téléphone était un moment cruel ; il ne me reste plus, à l’heure actuelle, que très peu d’amis. Pour certains bien sûr je sais que le journaliste Demonpion les remercie alors qu’ils n’ont fait que l’éconduire au téléphone ; il me faudra bien sûr mener une petite enquête,au cas par cas ; il n’empêche que le résultat est déjà, dans le meilleur des cas, accablant.

 

Aucun de mes amours ne m’a trahi. Absolument aucun. Aucune des femmes avec qui j’ai eu, au cours de ma vie, une relation amoureuse (et même quand cette relation s’est très mal terminée, même quand il y a eu des moments terribles) n’a accepté de témoigner. Elles ne m’ont même pas consulté ; elles ont su simplement, intuitivement, et sans l’ombre d’une hésitation, qu’elles ne devaient pas le faire. Et elles ne l’ont pas fait. Cela nous appartient.

 

 Je n’ai pas eu, bien sûr, tellement de relations amoureuses ; mais je n’ai pas eu tellement de vraies relations amicales non plus, sans doute même un peu moins. Le résultat en tout cas est si net, si tranché (et il contraste si nettement avec les idées reçues qu’on peut se faire à la lecture des indiscrétions des magazines people) qu’il me bouleverse. Il me bouleverse au sens originel du terme, il donne à tout ce que je pouvais savoir de la vie de nouvelles bases. J’en tiendrai compte, à présent ; j’en tiendrai le plus grand compte.

 
A celles qui n’ont pas témoigné, qui ont gardé ces choses parfois si dures, mais parfois si douces aussi, dans le lieu secret, je dis merci. Vous m’aviez donné beaucoup de bonheur, ou beaucoup de souffrance, ou les deux mélangés, et plus de bonheur que de souffrance au bout du compte ; vous venez maintenant de me donner aussi, par votre exemple, un très grand enseignement. »

Maurice G Dantec à Culture et Dépendances

L’émission Culture et Dépendances du Mercredi 7 septembre 2005 avec pour thème  Les élites, responsables du déclin français ?  fut particulièrement intéressante. Intéressante par la présence de Maurice G. Dantec et par l’unanimité des intervenants contre cet auteur. Seul Yemy auteur de Suburban Blues auquel Giesbert pensait y voir un allié car étant originaire de la banlieue approuvait les interventions de Dantec : « Je suis d’accord avec ce qu’il dit car il y a un problème de base avec le Coran. Selon qu’on interprète d’une manière , cela donne une religion tolérante ou une religion intolérante. » Bien sûr il ne faut pas avoir une vue manichéenne de l’islam mais la plupart des élites pensent que le fondamentaliste islamique n’est pas le vrai islam ; ils s’imaginent un islam idéal. Mais tout ceci sont des possibilités de l’Islam.  Yemy : « L’islam est en pleine mutation. En banlieue il y a une radicalisation des esprits » .  Jean d'Ormesson :  « Je suis un grand admirateur de l’islam » Alain Duhamel a vanté  la tolérance dans les pays où l’islam est dominant comme le  Maroc. Je rappellerai à ce politologue que le Maroc est un pays dans lequel le christianisme est interdit par la loi pour les Marocains même s’il est toléré dans les faits à condition que les chrétiens restent discrets. Besson quant à lui s’en est pris au christianisme. Je me suis toujours demandé pourquoi il réussissait à écrire dans l’Huma et des journaux de droite, maintenant je comprends ; Besson, très opportuniste  s’en est pris aussi aux Serbes et à leur politique contre les musulmans alors  qu’il a lui-même longtemps défendu la politique Serbe (Voir son livre Avec les Serbes chez l’Age d’homme ) alors que Dantec s’est attaqué dés les premiers jours à la politique de Milosevic.

La chroniqueuse de cette émission Aude Lancelin a posé cette étonnante question à Maurice G. Dantec « Vous croyez que vos prises de postions anti-islam, anti-gauchiste ne sont pas le fond de l’air dominant ?» Si c’est vraiment le fond de l’air dominant, ce qui est sans doute vrai, il faut reconnaître que les positions de Dantec ne se retrouvent pas dans les médias comme on a pu voir sur ce plateau qui de Christophe Lambert auteur de  La société de la peur   à Bernard Cassen d’Attac en passant par Alan Sokal, Patrick Besson et Alain Duhamel se retouvait  contre Maurice G. Dantec.

Lorsque Maurice G. Dantec a rappelé les exactions anti-chrétiennes au Kosovo cela a tout de même provoqué un silence glacial. En fait il n’y a pas besoin d’aller très loin : En France aussi on brûle des églises (à Sartrouville à coup de cocktails Molotov, à Saint Fuscien,etc) les cimetières chrétiens sont profanés et ce dans l’indifférence générale, des médias comme de nos hommes politiques.

12/09/2005

Maurice G Dantec à la radio : les dates

14 septembre
Radio Nova 
invité d'Emmanuel de Brantes pour l'émission "Plombé"

15 septembre
Radio Libertaire 
invité de Hubert Artus 
20 septembre
Europe 1 
invité de Frédéric Mitterand 

26 septembre
RFI 
invité de Jean Simon

05/09/2005

Maurice G Dantec à Tout Le Monde En Parle

Ecoute de l'enregistrement de Tout Le Monde En Parle  afin de voir la prestation de Maurice G. Dantec. Cela m’a permis d’éviter les autres invités sans intérêt. Juste un arrêt au moment où Baffie demande à Jack Lang si « Ca te fait chier de reprendre » . Stupéfait de voir que cet ancien ministre lui répond très gentiment.

Après une présentation du dernier roman de  Dantec,  Ardisson  lui a opposé un contradicteur , Malek Chebel auteur de l’islam et la raison. Selon ce dernier,  la situation de la femme au VII°siècle était très libre.  Mais aujourd’hui on peut constater quand même que nulle part la femme n’a été plus asservie qu’en terre musulmane.

Selon Malek Chebel leDjihad est une guerre intérieure mais  Jacques Ellul le grand philosophe et théologien notait dans La subversion du christianisme que « Djihad a deux sens, différents et complémentaires. C’est une guerre spirituelle, morale et intérieure. (...) Mais en même temps (...) le Djihad est guerre contre les démons extérieurs. Pour étendre la vraie foi, il faut détruire les fausses religions. Donc cette guerre est toujours une guerre religieuse, une guerre sainte. »

On a pu constater que des passages ont été coupés mais Ardisson est coutumier du fait. Il n’a pas pu tout censurer comme le passage où l’auteur de Cosmos Incorporated    dit que  " personne ne parle des centaines d’églises qui brûlent au Kosovo ". Héla cela commence à arriver en France où une église a été incendiée à coup de cocktails Molotov dans un quartier sensible de Sartrouville le 12 mars 2005.