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28/11/2005

Finkielkraut : Le procès

 Commencé la journée par l’écoute des matins de France-Culture   d’un débat très tendu et très animé  entre deux producteurs de France Culture, le philosophe Alain Finkielkraut ("Répliques") et le directeur adjoint de la rédaction des Inrockuptibles Sylvain Bourmeau ("La Suite dans les idées"), autour de l’affaire Alain Finkielkraut . Je n’ai jamais entendu un débat aussi houleux. Ce fut une sorte de procès où l’accusé était Alain Finkielkraut. Bourmeau de très mauvaise foi  reprochait à Finkielkraut de ne pas regarder la réalité en face. C’est justement parce qu’il disait  la réalité qu’il a été poursuivi par tous les bien-pensants. D’ailleurs Finki trouvait risible que l’on y apporte des remèdes ethniques. Tout cela est très contradictoire. Bourmeau a ressorti l'affaire Camus. Cela ne l'a pas déstabilisé mais au contraire il a exprimé sa fierté de l'avoir défendu.

Soulignons aussi la réaction d'Alexandre Adler : Je tiens à dire qu’il y a des pétitions et des mouvements publics demandent qu’Alain Finkielkraut soit chassé de France Culture. S’il devait l’être, je ne mettrais pieds ni dans cette émission ni dans cette chaîne de radio.


Lecture ce soir Le nihilisme culturel imprègne les émeutes banlieusardes   par Robert Redeker paru dans le Figaro dont voici quelques extraits
 
« Les événements enflammant les banlieues françaises en cet automne sont d'un genre inédit (...) La violence s'est déchaînée contre la culture, écoles et bibliothèques ont été brûlées, comme en temps de barbarie alors que les mouvements de révolte, par le passé, reconnaissaient dans la culture un ordre des choses inviolable.
L'absence de sens caractérise ces événements. (...) La justification est venue des médias et des commentateurs, faisant dire à ces événements ce qu'ils ne disaient pas par eux-mêmes. Dans les médias, la révolte des banlieues, comme elle était muette, a été ventriloquée. Elle a été commentée en voix off, ou, en sous-titrage sur un film muet. On a ainsi accompagné un mouvement aussi violent que muet du discours habituellement tenu par les révoltes sociopolitiques. Ce silence de la théorie et des revendications dans le fracas des nuits d'affrontements est pourtant une des données les plus stupéfiantes de ce mouvement.
Il s'agit également des premières émeutes postprogressistes, n'exprimant pas l'attente d'une société parfaite, d'un avenir radieux où toutes les causes de déchirements entre les hommes auraient été effacées.(...)Cette déferlante de violence se situe à l'extérieur de ce que l'histoire de notre pays connut en guise d'extrémisme politique. Même les attentats anarchistes de la fin du XIXe siècle – la sanguinaire «propagande par les faits» (Ravachol) – se voulaient explicitement une page de ce grand récit. (...)
La réponse en termes sociaux est vouée à l'échec dans la mesure où ces émeutes n'expriment aucun programme. Ce type de réponse fait écho non pas aux émeutiers mais au sous-titrage par lequel les médias accompagnèrent leurs forfaits. Les violences urbaines, au rebours de ce que la réponse sociale attendrait, s'en prennent avec une rage destructrice aux symboles de ces mêmes programmes sociaux : crèches, pompiers, ambulances, cabinets médicaux, cabinets dentaires, écoles et bibliothèques. La réponse sociale se formule dans le langage de l'imaginaire de l'État français, mais elle manque de prise sur l'imaginaire des émeutiers. La réponse sociale s'incruste dans une vision historique. Du coup, elle ne peut se révéler efficace qu'à la seule condition que les jeunes issus de l'immigration s'incorporent à l'histoire de France, finissant par admettre que l'histoire de France est, jusqu'au plus profond d'eux-mêmes, leur histoire. Autrement dit : que l'histoire, de nationale, devienne leur histoire personnelle.
(...)
Ils ne cessent de rendre la France non désirable. Comment s'étonner de la non-intégration, alors que ces jeunes se sentent justifiés dans ce qu'ils sont, autorisés à refuser les règles de la citoyenneté puisque tout est légitimé ? Dans ce cadre, il devient impossible de poser des idéaux régulateurs : un modèle idéal de l'homme, un modèle idéal du citoyen. Les définitions de l'homme et du citoyen entrent, du fait du pluralisme culturel, en concurrence aux dépens des jeunes de banlieue, qui ne savent plus à quoi il faut essayer de ressembler puisqu'on leur a enseigné que tout se vaut. Le nihilisme est la situation d'égalisation des cultures dans laquelle le travail social enferme depuis trop longtemps les populations des banlieues.
Ce n'est pas la pauvreté, c'est-à-dire une situation sociale, qui engendre la violence anomique et insensée, mais le nihilisme, c'est-à-dire une construction culturelle. Par la faute d'un type d'intervention culturelle trop complaisant avec toutes les différences, les jeunes de banlieue ne disposent plus d'aucun concept du citoyen ou de l'homme pouvant faire office d'idéal régulateur(...) Caractérisées par l'absence de sens, les émeutes des banlieues s'expliquent avant tout par le nihilisme auquel a conduit une politique culturelle inspirée de la sociologie plutôt que de la philosophie. »

24/11/2005

Les feux de la haine

Article plein de bon sens d’André Glucksmann Les feux de la haine  paru dans Le Monde

Brûler des véhicules vides est un délit. Enflammer des bus pleins, vider sous les passagers des bidons d'essence et craquer une allumette est un crime. Faut-il être philosophe pour distinguer les violences contre les choses et la terreur contre les personnes ? Un seuil a été franchi. Voici venue l'heure du nihilisme. Il prend au sérieux un slogan jusqu'alors fantaisiste : "Nique tout !"

Les cas de cruauté ne soulèvent aucun sentiment d'horreur ni de répulsion chez les insurgés. Eux qui déplorent à juste titre le sort de deux jeunes électrocutés n'ont pas un mot, pas un regard pour les victimes et les morts qu'ils font. Comme si le cap du respect humain une fois franchi, la lutte à mort devenait règle.

(...)

Peut-on ou non user du terme "racaille" et d'autres quolibets non moins dépréciatifs ? Faut-il s'abstenir de toute stigmatisation des incendiaires sous prétexte que des innocents pourraient se sentir visés ? Le sacro-saint souci de ne pas susciter d'"amalgame" fait justement l'amalgame. Il suppose impossible de séparer le bon grain de l'ivraie, donc de distinguer la minorité de l'ensemble. La belle âme compatissante interdit de nommer un chat un chat et un incendiaire de véhicules habités un assassin potentiel. On confond ceux qui brûlent et ceux qui s'y refusent. On prend la partie pour le tout.

Les Trissotins moralisateurs ne veulent pas froisser les incendiaires, ainsi entament-ils une bataille grotesque sur les mots pour contourner la cruauté des faits. Certains, qui reprochent "racaille", écrivent quelques lignes plus loin : "barbares", "sauvages" ou "voyous". Le politique regrette les termes "discriminants" et se réfugie dans le vocabulaire homologué : "délinquants". Tant pis pour la présomption d'innocence. Voilà l'émeutier coupable avant d'être jugé. La confusion atteint des sommets dans le vocabulaire neutre : les "jeunes" incendient, les "jeunes" tirent à balles réelles, pour conclure : les jeunes sont en colère. Les incendiaires sont jeunes (sans guillemets) parmi les jeunes, jeunes comme tous les jeunes. Pour éviter l'amalgame, on le chauffe à blanc ? Il faut juger chacun sur ses actes et non sur sa génération ou son origine ethnique. Jeune ou vieux, un voyou qui terrorise est un voyou. Le discriminant infamant refuse de confondre classe d'âge ou lieu d'habitation et comportement criminel. Le dernier mot est à Diziz la Peste, le célèbre rappeur : "Asperger d'essence un handicapé, c'est parce que t'as un malaise ou t'as pas de boulot ? Non, t'es qu'une merde, c'est tout !"

(...)

21/11/2005

Désinformation sur les émeutes dans les banlieues

Sur le blog de Sylvain Attal  on y apprends qu’un  « confrère allemand de la Frankfurter Runschaü qui venait, avec ses collègues, d'être convoqué par Jean-François Copé pour un rappel à l'ordre sur la réalité de la situation dans les banlieues me confiait l'autre jour à quel point il avait été choqué par la méthode. Les correspondants pensaient obtenir des informations, on leur a fait la leçon. Mais ils ne viennent pas tous de pays où un président peut tenir le crachoir un quart d'heure à la télévision sans avoir à répondre à la moindre question! "Et puis, me dit-il, ce n'est quand même pas nous qui avons décrété l'état d'urgence!"
Encore une manifestation de la fameuse arrogance française. Même les deux pieds dans la glaise, les ministres français qui devraient pourtant en profiter pour prendre une leçon de modestie se permettent de corriger le travail de la presse étrangère. Avec la presse domestique, il est vrai que ce genre de sermons passent très bien et sont même anticipés.. »
 

Les média français se sont bien auto-censurés comme le confirme Jean-Claude Dassier, le directeur général de LCI  dans  The Gardian  qui a admis avoir volontairement censuré la couverture des émeutes de banlieues, et ce afin de « ne pas favoriser l’extrême droite ». Selon le quotidien britannique The Gardian, le journaliste a déclaré « La politique française est en train de se droitiser, et je ne veux pas que des hommes politiques d'extrême droite soient à nouveau en deuxième position, ou même en première parce que nous aurons montré des voitures en feu à la télévision ».

18/11/2005

Les voitures brûleront encore

Baudrillard note avec justesse dans un article intitulé Nique ta mère !   publié dans Libération qu’ « Il aura fallu que brûlent en une seule nuit 1 500 voitures, puis, en ordre décroissant, 900, 500, 200, jusqu'à se rapprocher de la «normale» quotidienne, pour qu'on s'aperçoive que chaque nuit 90 voitures en moyenne brûlaient dans notre douce France. Une sorte de flamme perpétuelle, comme celle de l'Arc de triomphe, brûlant en hommage à l'Immigré inconnu. »

J’avais appris par un journal anglais que plus de 28000 voitures brûlaient chaque nuit en France. Je croyais que ce journal se trompait, exagérait comme le professe nos média français. Hélas c’est une des tristes réalités du modèle français.

L'enseignement de l'ignorance

Jean-Claude MICHÉA dans son livre L'enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes  avait remarqué qu ‘ « En dépit des efforts de la propagande officielle, il est devenu difficile, aujourd’hui, de continuer à dissimuler le déclin continu de l’intelligence critique et du sens de la langue auquel ont conduit les réformes scolaires imposées, depuis trente ans, par la classe dominante et ses experts en « sciences de l’éducation ». Le grand public est cependant tenté de voir dans ce déclin un simple échec des réformes mises en œuvre. L’idée lui vient encore assez peu que la production de ces effets est devenue progressivement la fonction première des réformes et que celles-ci sont donc en passe d’atteindre leur objectif véritable (...) Cette hypothèse, que certains trouveront invraisemblable, » est maintenant terriblement d’actualité.      

Ainsi au journal de 20 heures sur France 2 de cette semaine, un reportage était consacré à une institutrice Rachel Boutonnet qui réussissait à apprendre à lire à des élèves du CP. Au mois de mars, ils savaient à peu près tous lire. Malheureusement elle enseignait à l’aide de la traditionnelle méthode syllabique. Elle a été mal notée  par l’inspection académique. Sanctionnée car elle apprenait à lire à ses élèves . Ce n’est donc plus le but de l’école mais plutôt d’enseigner l’ignorance comme le constatait Jean-Claude Michéa.

17/11/2005

L'Eglise subversive à l'égard des banlieues

Comme le signalait Alain Finkielkraut,  le regard de l’Eglise à l’égard des violences urbaines est consternant de platitude. L’évêque d’Angers Mgr Jean-Louis Bruguès a rappelé aux autorités civiles et militaires à la messe du 11 novembre « Les jeunes qui ont acquis la haine de notre société à force d’exclusion et de désespérance sont nos frères » (...) Tous frères,  insiste l’évêque d’Angers en appelant chacun au partage avec son prochain. Justement si mon frère avait commis un tel délit, je ne l’aurais pas excusé. Hélas il subit plutôt ces violences ; il a été obligé de quitter son appartement de la banlieue orléanaise pour se réfugier chez mes parents.

Au lieu d’être outragés par les voitures, écoles et les églises incendiés, on excuse ces criminels, on essaye de trouver des justifications. L’église participe à cette propagande véhiculée par nos média devenus de nos jours le premier pouvoir.

Le grand théologien  Jacques Ellul dans  La subversion du christianisme avait relevé cette perversion. «  Hier elle était pour le patronat, aujourd'hui pour les syndicats. Hier, elle prétendait détenir la Vérité absolue, elle était dogmatique, aujourd'hui elle dit n'importe quoi sans aucune limite. Hier elle était pour une morale sexuelle féroce et rigide, maintenant elle est pour l'avortement, l'homosexualité, etc. On peut continuer indéfiniment. J'ai déjà ailleurs attaqué cette plasticité*. Il n'y a là nul « progrès » : simplement l'Église adopte sans plus les idées et les mœurs de notre société, comme elle adoptait celles de la société d'hier ou d'avant-hier. Même quand elle défend le pauvre, elle n'est pas plus vraie aujourd'hui qu'il y a cent ans ou deux cents ans. C'est exactement la même trahison. Il n'y a aucune vérité incarnée aujourd'hui cette simple conformité au courant dominant de notre société. C'est la même subversion du christianisme, avec en plus l'orgueil (...) et l'hypocrisie qui consiste à battre sa coulpe de chrétien sur la poitrine des générations antérieures. Je n'y reviens pas. (...)

Dans le domaine des cultures nous trouvons exactement la même inversion. Le christianisme s'imbibe comme une éponge de toutes les cultures et de leurs avatars. Dominé par la culture gréco-romaine, il est devenu terrien et féodal (le système des bénéfices) dans le monde féodal, avec, nous le verrons, toutes les croyances qui le peuvent garantir. Il est devenu bourgeois, urbain, argentifère avec le système capitaliste, et maintenant il devient socialiste avec la diffusion du socialisme. Il a servi à diffuser la culture occidentale dans le monde tant que l'Occident a été conquérant et qu'il asservissait le monde. Maintenant, il se laisse pénétrer par les valeurs des cultures africaines, orientales, amérindiennes... il est du côté « des plus faibles », toujours habile à trouver sa justification, et nous aurons demain un christianisme islamisé, exactement comme aujourd'hui nous avons un christianisme marxisé, hier un christianisme rationaliste (libéral) et avant-hier un christianisme aristotalisé après platonisé ; dérision du se faire tout à tous . »

Les royalistes de la Nouvelle action royaliste  dans le dernier édito de leur revue adopte la même attitude." Il faut que les citoyens gardent leur sang-froid, même devant leur voiture incendiée, même devant leur usine calcinée."Pas un mot pour les victimes. Ce n'est guère étonnant de la part des royalistes à l'abri dans leurs belles demeures. Ce chaos social profite à la classe dominante , aux puissants  qui nous dirigent ;  d'ailleurs depuis le début de ces violences le CAC 40 est en forte progression.

13/11/2005

Les tabous des émeutes meurtrières

Analyse toujours très intéressante et sans langue de bois d'Ivan Rioufol  dans son dernier bloc-notes du 11 novembre 2005 « (...)Ainsi, des mots de Sarkozy appliqués à des comportements précis ont été prétextes, pour les émeutiers, à exiger des excuses. Le tir d'une grenade lacrymogène près d'une mosquée a été assimilé à une agression. L'empressement de la gauche à alimenter ces polémiques est venu confirmer sa légèreté. D'autant qu'elle est restée muette devant la mort de Jean-Claude Irvoas, tué à Epinay-sur-Seine, et celle de Jean-Jacques Le Chenadec, qui a succombé lundi à Stains sous les coups d'une racaille.
L'apathie des consciences conduit les jobards à affirmer qu'ils «comprennent» les violences. Ils assurent que, non, rien n'a été fait pour les banlieues et que l'exigence de «respect» des casseurs est légitime. Certains accréditent l'idée que la police se comporte en «colonisateur». Ces adeptes de la repentance, assidus chez les sociologues et les animateurs de télévision, sont prêts à tous les renoncements pour obtenir les faveurs des révoltés sublimés.
Ce sont ces belles âmes que préfère entendre le monde politique, qui aimerait tant sous-estimer le désastre. Il se sait responsable des ghettos : il n'a cessé de chanter les mérites de l'immigration, en se désintéressant de l'accueil. Les gardiens du politiquement correct, qui monopolisent la parole, diabolisent encore ceux qui mettent en garde contre une arrivée trop massive de populations extra-européennes et l'emprise de l'intégrisme dans des quartiers. (...) »
 

Une autre analyse tout aussi intéressante Par Sidney Touati pour Guysen Israël News Les émeutiers de la Toussaint …ou du Ramadan ? daté du Vendredi 11 novembre

Là aussi l’auteur évoque  «(...) Un élément domine ces faits. Tous les observateurs ont noté la volonté destructrice qui anime les auteurs des violences.
Pourtant, cette violence « aveugle » s’arrête aux portes d’un édifice : tout brûle…à l’exception des mosquées. Les vieilles « jacqueries » n’épargnaient ni la maison du seigneur, ni celle du curé ! Rien n’échappe à la rage nihiliste des émeutiers, hormis ce lieu de culte. La mosquée, à l’inverse de tout le reste, est intouchable, sacrée. Une grenade lacrymogène explose à proximité, et non dans une mosquée, et c’est le tollé général. Les plus hauts représentants de « l’islam de France » montent au créneau, réclamant enquête et justice !
Que conclure de ces faits ? Que la religion est une composante majeure de ces émeutes. Et que nous sommes les témoins directs de l’émergence brutale du religieux dans la sphère sociale. Nul ne peut aujourd’hui ignorer que la composante fondamentale du problème est l’islam et sa dérive politique : le fascisme islamiste.
(...)Lorsqu’il s’agit de l’islam, le politique se heurte à une sorte d’interdit, de tabou. Or, ces violences expriment un télescopage de valeurs incompatibles, voire antinomiques : celles véhiculées par l’islamisme et celles qui sont au fondement de nos sociétés démocratiques.
La nouvelle hiérarchie de valeurs qui sous-tend l’approche des émeutiers est claire : sacralisation de la mosquée et de l’islam/destruction de l’espace civil ou celui de la dhimmitude  (...) jugé impie.
Dans la dynamique des émeutiers, le religieux dans sa composante islamiste est devenu dominant. Les valeurs de la république qui mettent respect de l’autre et des biens d’autrui et d’une manière générale la vie humaine et sa protection au sommet, sont abandonnées. Seul ce qui possède l’attribut « islam » est digne de respect. Le reste est sans valeur. D’origine musulmane, les deux jeunes morts accidentellement provoquent une réaction hyper violente. Jean-Pierre Moreau et Jean-Jacques Le Chenadec sont roués de coups - ce dernier succombera à ses blessures - sans provoquer d’émotion particulière chez des émeutiers : leurs victimes sont des Français non musulmans, donc sans valeur à leurs yeux. »
Soulignons toujours le blog du Stalker  où figure  un excellent texte polémique (Maintenant il suffit dire la réalité pour être polémique ) de Raphaël Dargent Le temps des kaïra