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01/02/2006

La Ferme aux professeurs

La Ferme aux professeurs : Journal d'un stagiaire de François Vermorel

Les livres dénonçant l’Education nationale  sont à la mode mais « La ferme aux professeurs » a la particularité de ne pas être un essai  mais le journal d’un   enseignant stagiaire. Ce qui le rends très agréable, très vivant grâce à  ses dialogues et à des anecdotes très décapantes. François Vermorel relate quelques épisodes de sa vie pendant les deux années qu’il a passées à l’IUFM, en tant que professeur stagiaire de lettres classiques. Nous découvrons que cet organisme chargé de « former » les jeunes enseignants les dégoûte plutôt de ce métier. Ce voyage au cœur de cette institution est vraiment surprenant et déroutant. Je ne pensais pas qu’on pouvait aller aussi loin dans la bêtise. C’est le monde à l’envers :ce sont les professeurs qui doivent s’imprégner de la culture de l’apprenant. Toutes les formes de communications se valent selon ces gourous des nouvelles pédagogies qui imposent un moule idéologique digne de l’époque stalinienne. On leur rappelle sans cesse ce qu’est la citoyenneté. Le Cid de Corneille y est vivement déconseillé car il ferait l’apologie du racisme.
Des cours de psychologie de l’adolescent y sont donné. Là aussi les formateurs rivalisent de stupidité.  Le thème de la violence y est abordé et on comprend pourquoi elle ne cessera d’augmenter lorsqu’on entend le discours d’une formatrice : « La violence des jeunes répond à la violence exercée par l’ordre établi. Il est évident que cette forme de révolte est légitime et je vous rappelle que le Déclaration des droits de l’Homme reconnaît le droit à la résistance contre  l’oppression. » 
A la lecture de livre, on ne peut que s’interroger sur la responsabilité de ces pédagogues dans la faillite de l’école au développement de l'illettrisme et à  la montée de la violence.

Commentaires

je n'ai pas lu le livre de Vermorel, mais sur le même sujet, sous forme roman il y a le dernier Pierre Jourde - Festins secrets.
On peut se poser des questions sur l'efficacité de tant de pédagogie.
J'entendais récemment parlé d'un sujet de Bac français qui portait sur un commentaire de texte d'une chanson de Pierre Perret...

Écrit par : ju | 06/02/2006

Les livres de ce genre sont peut-être à la mode, mais posez- vous la question de savoir ce qui est vrai là-dedans...Je vis de l'intérieur l'iufm, et ça n'a rien à voir avec cela.

Écrit par : biankha | 07/02/2006

Mais ce qui est étonnant c'est que tous ces témoignages se recoupent.

Écrit par : Fabrice Trochet | 08/02/2006

Oui, tout se recoupe, comme pouvaient se recouper, en leur temps, les témoignages sur les exactions des juifs, comme se sont recoupés il y a peu les témoignages contre les accusés d'Outreau..etc. Ce pauvre Vermorel est une sorte de raté de l'apprentissage.. Alors qu'il a été viré de l'éducation nationale( les gamins peuvent respirer) Il jubile aujourd'hui quand il passe à la radio, quand il est interviewé par le journal Réforme.. Il y a chez lui comme un plaisir primaire à "exister enfin". A lire son texte on voit bien qu'il ment, ( analysez un peu ses divers points de vue et vous comprendrez que son texte ne peut être qu'une fiction même pas drôle) Il se veut enfin un héros de la pensée moderne, un pourfendeur magnifique... Il n'est à mes yeux qu'un pauvre homme juste digne de pitié!

Écrit par : Andromaque | 08/02/2006

Oui, tout se recoupe, comme pouvaient se recouper, en leur temps, les témoignages sur les exactions des juifs, comme se sont recoupés il y a peu les témoignages contre les accusés d'Outreau..etc. Ce pauvre Vermorel est une sorte de raté de l'apprentissage.. Alors qu'il a été viré de l'éducation nationale( les gamins peuvent respirer) Il jubile aujourd'hui quand il passe à la radio, quand il est interviewé par le journal Réforme.. Il y a chez lui comme un plaisir primaire à "exister enfin". A lire son texte on voit bien qu'il ment, ( analysez un peu ses divers points de vue et vous comprendrez que son texte ne peut être qu'une fiction même pas drôle) Il se veut enfin un héros de la pensée moderne, un pourfendeur magnifique... Il n'est à mes yeux qu'un pauvre homme juste digne de pitié!

Écrit par : Andromaque | 08/02/2006

les juifs ou Outreau n'ont rien à voir.
Andromaque, quand bien même Vermorel serait un "raté" (reste à savoir comment cela se définit pour vous), l'Education Nationale n'est pas une instance de jugement. Tout ceux virés par l'Education Nationale sont bannis d'une grande famille et condamnés à être des menteurs ? des affabulateurs ?

Dès que quelqu'un critique cette bureaucratie qui elle, pour le coup, est ratée (on voit les résultats de l'Education Nationale..) c'est tout de suite un menteur, il fait pitié, il est à la mode, etc..

Jack Lang lui même l'a avoué. L'education Nationale française, et les programmes de l'IUFM, sont gérés par des gens qui n'ont plus enseigner depuis trop longtemps et qui ne font qu'appliquer une idéologie.

Écrit par : ju | 09/02/2006

Je commence la lecture de ce livre et j'ai l'impression d'être dans un monde à la croisée du petit nicolas et des sous doués passent le bac si bien que son contenu en devient risible et son auteur se ridiculise. Il faut dire haut et fort que l'iufm ce n'est pas ça, même si cette institution est perfectible. Ce livre est un recueil de bétises et d'inventions à tel point que l'on se demande si son auteur a réellement été stagiaire. Son lexique qui se veut drôle et accusateur est bourré de termes inventés ou dont les définitions sont erronées. Le terme métacognition en est un exemple. François Vermorel se vante de n'avoir pas lu les ouvrages qu'on lui proposait, et dont il critique pourtant les théories qui y sont exposées. Il aurait dû y jeter un coup d'oeil.
Heureusement que des cours de psychologie de l'enfant sont donnés à l'iufm, évidemment que si l'on veut être un bon enseignant on doit tenir compte de l'élève (non pas pour le maintenir dans son état mais pour faire évoluer ses connaissances), c'est une erreur que de croire qu'il suffit de connaître la discipline qu'on enseigne pour être un bon prof et qu'ainsi le discours du professeur qui délivre son savoir sera intégré et admis par l'enfant par la seule magie du verbe. Si nous respectons un tant soit peu nos élèves nous devons nous interdire d'adhérer à des propos du style "Je vous ordonne de croire ce que je dis". C'est ce que nous apprennent les nouveaux courants pédagogiques qui ont intégrés les réflexions de grands psychologues de l'apprentissage, et qui ne sont, je le rappelle, pas si nouveaux puisque certaines théories ont cent ans.

Écrit par : alex | 25/03/2006

Pauvre Alex ! Les faits sont là pour démentir votre bel optimisme, et de la manière la plus patente, la plus constante, la plus cruelle. La Rééducation Antinationale aura été une fabrique d'ignares, puis de barbares. Elle en est maintenant à produire des sauvages... ou à confirmer des sauvages dans leur sauvagerie : les "jeunes" allogènes qui cognent à plaisir sur des petits minus habens autochtones dûment formatés par leur papis soixante-huitards, mais qui - à la différence de ceux-ci - veulent tous être tout de suite fonctionnaires, voilà la prouesse la plus actuelle de ce pédagogisme borné, ou plutôt machiavélique que vous défendez si mal, lui-même à l'origine du cloaque qu'est devenue la Rééduc Antinat. Alors, vos "nouveaux courants pédagogiques", vos "réflexions de grands psychologues", vous pouvez gentiment vous asseoir dessus après les avoir taillés en pointe... Et relire "La fabrique du crétin"

Écrit par : François | 25/03/2006

Pouvez-vous développer sur les origines du "mal"? Ne pensez-vous pas que ses racines puisent dans l'interaction de facteurs multiples? L'ouverture de l'enseignement supérieur à un public plus large dans les années 70 a peut-être heurté les certitudes des enseignants de l'époque habitués à s'adresser à un public privilégié. Il ne faut pas oublier qu'il y a encore cinquante ans seuls une minorité plutôt bien lotie accédait seulement au bac. Et ne parlons pas de l'université. On avait pris soin bien avant d'écarter les élèves en difficulté du système. Que l'on ne s'étonne pas de la baisse du niveau (là aussi un mythe dans l'absolu). Une façon d'enseignée qui a peut-être marché par le passé, ne peut être toujours satisfaisante.
Quelle Rééducation Antinationale? Puisque les nouveaux principes éducatifs ne sont pas vraiment et intégralement appliqués en classe. On a, et on enseigne encore beaucoup de la même façon qu'il y a soixante ans, selon un principe réellement transmissif, et faussement constructiviste. De là vient peut-être le problème.
Que condamnez-vous dans les théories pédagogiques actuelles que, je pense, vous avez mal comprises, ou dont vous n'avez peut-être même pas pris connaissance?
Je ne suis ( et elles non plus) absolument pas contre l'autorité, l'accès à la Culture et l'objectif d'excellence. Au contraire! Je suis pour une "école-sanctuaire", lieu du savoir et de la culture et qui doit être préservée des aléas de la société et des effets de mode. Seulement je suis contre une certaine vision de l'enseignement qui ne se préoccupe pas de la façon dont l'élève apprend (le mythe de la cruche d'eau vide qu'on rempli), qui considère qu'au sein d'une classe tous les enfants sont semblables, raisonnent de la même façon, se sentent tous concernés par ce que le prof leur dit. Pensez-vous qu'il suffise de recracher ce qu'on a appris à la fac pour que les élèves abandonnent leurs anciennes croyances. Faites-vous la différence entre un enseignement qui demande d'apprendre par coeur et un mode d'enseignement qui se préoccupe de savoir si ce que le prof s'efforce de transmettre est réellement compris.
Relisez Piaget, Bruner qui ne se permettent pas de dicter aux profs une façon d'enseigner mais qui tenter d'expliquer la façon dont la connaissance se construit chez tout individu. Le savoir se construit, s'approprie, il ne se transmet pas. Mais il ne se construit pas tout seul, mais avec la participation active du professeur et de son élève. Ce sont là des réflexions que chacun est libre d'accomoder, ou même d'ignorer si vous elles vous dérangent. Mais vous ne pouvez nier ce fait. Aucune idéologie n'est enseignée en Iufm, aucune apologie le la méthode globale n'est faite(ça aussi c'est à la mode de condamner cette méthode qui n'a jamais été enseignée à grande échelle). Seuls les programmes sont nationaux et chaque enseignant est libre d'appliquer la méthode qui lui convient. La plupart du temps ce sont quand même des universitaires qui interviennent en iufm, qui ont conduit des travaux sur lesquels se basent les formateurs.Beaucoup d'entre eux ont été profs. On ne peut leur reprocher d'être éloigné de leur sujet d'étude.
Pour revenir au livre de Vermorel, tout prof qui a suivit la formation sait que ce qu'il dit est caricatural à l'extrême, il prétend dénoncer un discours qui n'existe pas (il faut voir les termes soit disant issus du discours iufmien qu'il cite.

Écrit par : alex | 25/03/2006

OUPS! Je me relis et je vois des fautes. Pardonnez-moi.

Écrit par : alex | 25/03/2006

On reconnaît l'arbre à ses fruits. Quand les fruits sont secs ou pourris, l'arbre est indéfendable. Y compris par de longs discours.

Écrit par : François | 26/03/2006

J'aurais préféré une réponse démontant point par point mon intervention.
Si l'arbre est pourri à qui la faute (mais ça il faudrait encore le démontrer)? Croyez-vous vraiment que les nouveaux courants pédagogiques aient eu une aura telle que tout le système éducatif s'en soit trouvé transformé et "contaminé", surtout dans le secondaire?
Ce dernier renferme pas mal de profs qui n'ont jamais abandonné une autre idéologie, celle qui consiste à croire qu'il n'y a qu'à parler, faire un bel exposé de son savoir pour que miraculeusement il se trouve transporté dans le cerveau des élèves, et ce sans effort. Nous ne sommes pas au McDo.
Maintenant, si vous me présentiez votre vision de l'enseignement. Je pense qu'on peut discuter, échanger. Sinon quel serait le sens de ce média qu'est Internet si l'on coupait court à toute réflexion?

Écrit par : alex | 26/03/2006

Que l'arbre "Rééduc Antinat" soit pourri est un axiome, non un théorème à démontrer. Cela va de soi. Il suffit de savoir écouter et regarder, de parler aux gens autour de soi. Il suffit de constater que presque tous les membres de la classe politique ayant des enfants (y compris ceux de gauche) les mettent partout à l'école SAUF dans le public, eux qui - par obligation professionnelle, peut-on dire - ont longtemps été parmi les laudateurs les plus exaltés du pédagogisme, des activités "d'éveil" (!), des méthodes globales, semi-globales et quasi globales d'apprentissage de la lecture, du collège unique, des acquis de la laïcité, de la mixité sexuelle et sociale et de toutes les autres vaches sacrées de l'éducationnellement correct. Alors, je ne vais pas perdre davantage de temps à enfoncer les portes ouvertes en essayant de vous démontrer que la terre est ronde si vous insistez pour la voir plate. Trouvez-vous un opticien à la hauteur de vos besoins et bonne soirée.

Écrit par : François | 26/03/2006

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