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17/05/2006

Contre les utopies

Hier assisté à un cours de philosophie à l’Institut municipal d’Angers  Ce sont souvent des cours de qualité et de plus ils sont gratuits. A Angers la mairie consacre beaucoup d’argent à la culture. D’ailleurs un récent numéro du Point nous informait qu’Angers investit 235 € par habitant et par an dans le domaine culturel. C’est vrai qu’à Angers cette municipalité met le paquet dans la culture. Tous les mois, on peut voir une grande manifestation culturelle. C’est assez étonnant qu’un des premiers budgets soit consacré à la culture (plus de 17 %). Cela m’a surpris en arrivant dans cette ville. En fait je trouve que cela devient de plus en plus insensé . Philippe Muray  avait bien percé l’évolution de notre  époque, avec son personnage qui court dans ses livres «Homo festivus», où seul compte la récréation.

Revenons à ce cours, qui m’a semblé très important dont le thème était l’utopie, cette représentation d’un monde meilleur. Le problème est celui-ci : que va-t-on faire de celui qui ne veut pas d’un monde meilleur.

Tu ne veux pas d’un monde meilleur ?

 Un peu de contrainte ...

Il y aura toujours un qui résistera. Et celui-la qu’en fait-on ? La tentation est de le supprimer. C’est ce qu’on fait toutes les idéologies porteurs d’un monde meilleur : communisme, maoïsme, régime cambodgien... On se demande toujours pourquoi un mouvement qui est porteur d’un idéal de liberté et d’égalité peut sombrer dans un odieux carnage.

L’idéaliste sombre toujours dans le fanatisme. Les alter-mondialistes vont aussi dans le même sens.

Cela m’a fait du bien d’entendre un professeur de philosophie apporter d’aussi lumineux propos. Moi aussi je me suis demandé pourquoi les projets utopiques aboutissaient à des dictatures.

La révolution. Les révolutionnaires parlent souvent de lutte des classes. C’est un combat classe contre classe , riche contre riche. Il n’y a pas cette notion de peuples, c’est plutôt l’internationalisme. Le révolutionnaire raisonne en terme de classes et non de peuple qui est une notion bourgeoise. Il n’est dons pas démocratique car dans démocratie il y a peuple.

 

Commentaires

Merci de cette remarque pertinente

Écrit par : frank | 17/05/2006

Cher Fabrice je voulais vous faire part d’une de mes dernières lectures, je crois qu’il ne pouvait se présenter meilleures occasions. Peut être avez vous entendu parler d’Erik Svane et de sa diatribe anti anti-américaine : « la bannière étalée ».

Durant 400 pages écrites dans un français impeccable ce journaliste indépendant américano-danois défait l’anti-américanisme comme sans doute personne ne l’a entrepris jusqu’à présent même si Jean-François Revel qui vient de nous quitter n’était pas en la matière dénué d’intelligence.

Erik Svane lance une offensive tout azimut contre les contempteurs de l’Amérique en les soumettant à l’analyse de leur raisonnement sur des sujets aussi divers que la malbouffe, le protocole de Kyoto, l’alter-mondialisme, l’intervention américaine en Irak, le capitalisme, l’égalitarisme, l’humanisme européen, le pacifisme, j’en passe et des meilleurs.

Ce free-lancer démontre à partir d’une documentation fournie (articles de presse, faits historiques…) l’existence de nombreux préjugés et d’une "culture" anti-américaine entretenue par les média et les politiques.

Préjugés d’autant plus prégnants que véhiculés par des hommes « bons et lucides » mais qui s’avèrent, après analyse, éloignés de la réalité du monde, aveuglés qu’ils sont par leurs idéologies.

Erik Svane dont l’argumentation est sans faille force le sourd-dingue à s’écouter parler, il lui tend un miroir, tactique imparable qui oblige ce dernier à faire face à ses contradictions et à réfléchir ; malheureusement je crains comme Erik Svane qu’on préfère lui tourner le dos « l’autiste » étant au bon sens ce que le lapin est au chasseur.
Mais je crois que face à la destruction du langage (qui passe par un formatage publicitaire des échanges humains), préjugés et discours réducteurs doivent être soumis à la précision du scalpel même si le combat semble être inégal et sans doute voué à l’échec puisque le Slogan séducteur a toujours un temps d’avance sur le Livre.

Bonne lecture,

Jersan.

Écrit par : Jersan Romcho | 21/05/2006

Merci pour ce conseil de lecture. Je ne connaissais pas ce livre. Vous avez toujours de bonnes lectures. Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas à m'en proposer et pourquoi pas en faire une petite critique pour le grain de sable.

Écrit par : Fabrice Trochet | 22/05/2006

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