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06/08/2006

Houellebecq quitte Fayard

Quelques extraits d'un  texte de Houellebecq intitulé Sensible diminution de l’espérance paru sur son blog dont  peu de personnes ont l'air de le consulter. D'ailleurs Houellebecq note que " Les journalistes s’intéressent peu à Internet, il faudra donc que je répète tout cela à la presse, dans les semaines à venir."
medium_Houellebecq.gif"[...]Il semble aujourd’hui acquis que malgré les promesses formelles, tant écrites qu’orales, d’Arnaud Lagardère, le groupe Hachette ne participera pas au financement du film tiré de “La possibilité d’une île”. Dans ces conditions, il est bien possible que le film ne puisse pas se faire. Il ne s’agit pas cette fois d’une simple piqûre d’amour-propre, épidermique, comme dans le cas de l’insecte Demorpion ; il s’agit d’un coup très dur, et peut-être fatal, asséné en pleine poitrine. Je vacille ; à l’heure actuelle, je vacille.
Bien entendu, j’en tirerai sur le plan contactuel les conséquences prévues - comme je l’ai rappelé, il y a une dizaine de jours, à son secrétariat. C’est à dire que plus aucun de mes livres ne sera publié par une maison d’édition dépendant du groupe Hachette, et ceci dans aucun pays.
Je devrai donc changer d’éditeur en France (Hachette possède Fayard) et en Angleterre (c’est dommage, j’aimais bien l’éditrice d’Orion, mais c’est ainsi). Bien entendu, j’exclurai également de toute négociation à venir les autres succursales d’Hachette - il y en a surtout, si ma mémoire est bonne, en France (Grasset, Stock, Calmann-Lévy...) Il faudra également exclure le “Livre de Poche” (mais pour “La possibilité d’une île” il est malheureusement trop tard, les droits sont déjà signés).
Les journalistes s’intéressent peu à Internet, il faudra donc que je répète tout cela à la presse, dans les semaines à venir. C’est vraiment une perspective pénible, parce que je suis bien obligé de constater que, dans cette affaire, Arnaud Lagardère s’est très mal comporté, alors qu’il m’avait fait, au départ, plutôt bonne impression ; je me suis fait rouler, du début à la fin, par des individus dénués de scrupules à un point presque incroyable. Il est toujours désagréable, et un peu humiliant, d’admettre qu’on s’est fait rouler ; mais c’est ainsi."

Commentaires

....De la noblesse des deboires de Monsieur Houellebecq. J'connais une foule de gens qui voudraient bien acheter ses soucis.

Écrit par : redonnet | 06/08/2006

@redonnet

Ne trouvez-vous pas que de voir son oeuvre continuellement mise de côté est un sacré soucis pour un créatif ?

Je pense néanmoins que cela peut être une sorte de nouveau départ pour Houellebecq, qui ira s'inscrire probablement dans une maison d'édition étrangère (américaine ?) qui lui subventionnera les films tirés de ses romans. Il faudrait qu'il songe, comme le peintre Diego Rivera, lorsqu'on lui avait brisé sa fresque à Manhattan, qu'il est un arbre qui produit des fruits. Peut importe si on lui supprime une récolte, il produira encore l'année suivante et celles d'après d'autres quantité de fruits.
Si Houellebecq peut se transplanter, alors ses fruits seront probablement succulents !

Écrit par : stephane | 06/08/2006

C'est marrant ce tic qu'on les grosses puissances financières de tout faire pour tuer la créativité!

Faut croire que le fric aime la normalité.

Écrit par : Zorglub | 06/08/2006

Le fric n'aime rien ni personne, normalite ou anormalite, moral et amoralite sont des concepts qu'il ne prononce jamais. Le fric aime le fric. Point.
Quant a vous, Stephane, je suis aussi bien place, quoique moins illustre, que Monsieur Houellebecq, , pour savoir qu'il est depitant de voir ses creations toujours mises de cote....

Écrit par : redonnet | 06/08/2006

@redonnet

Redonnet ? C'est votre pseudonyme ou alors, est-ce vous :
http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_redonnet2.htm

Amicalement.

Stéphane Curet

Écrit par : stephane | 07/08/2006

C'est bien mon nom.
Je deteste les pseudos. Tous les pseudos du monde.
Pour me trouver, il faut voir voir aux editions Arthemus sur le net.
Bien cordialement

Écrit par : redonnet | 08/08/2006

Ou mes velleites de blogueur, exil volontaire....

Écrit par : redonnet | 08/08/2006

Vous détestez les pseudo, pourtant il paraît que certains vous appellent "fred" ;-)

http://decitre.fr/service/search/fiche_detail/-/ean-9782913511149/index.dhtml

Écrit par : stephane | 08/08/2006

Franchement, qu'est-ce qu'on s'en branle de savoir qu'Houellebecq quitte fayard...

Y'a tant d'originaux plus sérieux que lui quant à leur vécu de véritable poète qui mériteraient mieux que les fins de non-recevoir, cadeau des éditions lagardère, qu'on va pas se mettre à pleurer sur son cas...

L'avalanche de larmes ne pouvant donner caution à un manque de talent évident

Écrit par : Edmont | 12/08/2006

Je trouve au contraire que Houellebecq est bourré de talent. Il est l'un des seuls à parler de notre époque telle qu'elle est, pas telle qu'elle s'idéalise.

Par contre, il est clair que "l'époque" et ses thuriféraires le critiquent. Ca, c'est sûr !

Écrit par : stephane | 13/08/2006

Quand je parle talent, je m'en tiens à ses poèmes...

Des commes ceux-là il s'en écrit un millier par jour en france, au moins...

Charges ses plus récents sur son blog et envoie-les sous ton nom à l'éditeur qui a déjà publié les siens, tu verras...

Je dis pas que le choix des éditeurs est basé sur le talent, on s'en doute...

Écrit par : Edmont | 14/08/2006

Ce stephane est vraiment un drole de type...Ceux qui m'appellent Fred sont des amis depuis des decennies...C'est ce que vous appelez un pseudo ?
Si vous aimez tant Houellebecq, commencez alors par reapprendre la definition des mots...
Edmond, je signe des deux pattes a vos commentaires. On s'en branle des ennuis de fric et de gloire de Houellebecq...Les stars, meme spectaculairement desesperes, on s'en fout...
Un editeur base son choix sur le talent...Si, si, Stephane...Vous n'avez qu'a feuilleter le catalogue d'Albin Michel...C'est a se tordre de rire.
Redonnet, oui Mossieur

Écrit par : redonnet | 21/08/2006

Monsieur Redonnet, quand on prétend aimer la littérature et ce depuis l'âge de 15 ans, la moindre des choses lorsque l'on prend sa plume (qu'elle soit numérique ou pas), c'est quand même de faire honneur à notre belle langue française en lui accordant les accents qu'elle réclame. Je souhaitais mettre les points sur les i.
Il y en a marre de ces pseudos artistes hydrocéphales qui pour exister se sentent obligés de dénigrer les véritables amoureux du verbe.
Je suppose, mais peut être faudrait-il confirmer ce fait, que Brassens en son temps devait, tout autant que vous semblez le faire, chier allègrement sur la littérature et ses serviteurs, que le roi de la gratouille à deux balles trouvait, à n'en pas douter un seul instant, tout simplement...euh... trop bourgeois.
Je suis à peu près certain cher Redonnet que tout ce qui n'a pas volonté à se mettre à votre hauteur ne peut trouver grâce à vos yeux.
Alors Houellebecq...forcément...
"....De la noblesse des deboires de Monsieur Houellebecq. J'connais une foule de gens qui voudraient bien acheter ses soucis."...
"J'connais une foule de gens qui voudraient bien acheter ses soucis"...
pffffffffff...

Écrit par : Jersan Romcho | 21/08/2006

"Il y en a marre de ces pseudos artistes hydrocéphales qui pour exister se sentent obligés de dénigrer les véritables amoureux du verbe."

Cette phrase porte en elle sa propre contradiction, disons que la dénonciation de Romcho utilise pour se proclamer, des arguments qui la contrarient.

Un pseudo artiste hydrocéphale pour certains comme moi cela fait directement penser à un Houellebecq dans une émission de télé de C+, bourré au rouge, léchant le verre de protection de la caméra qui le filmait...

Dénigrer dites- vous?
C'est vrai qu'en général la critique littéraire va plutôt bavant que critiquant proprement, au risque justement d'être taxée de dénigrante...

Faut lire le blog de H., il est pas tendre pour la clique qu'il voulait soudoyer et mettre au bas de ses pieds palmés...
Un vrai dénigrateur!!!

"Amoureux du verbe!" Au sujet de H. c'est très excessif!
A condition qu'on le prenne pour le Messie, dit le "Verbe" dans la sainte trilogie...

Mais cela on le savait déjà, qu'il avait une très haute idée de lui: "Je suis trop intelligent" a-t-il dit un jour...

Écrit par : Edmont | 22/08/2006

Un mot a Monsieur Romcho, quoique ca m'emmerde de devoir me justifier : Je vis a l'etranger, dans un autre alphabet qui ne comporte ni accents, ni cedilles. Du moins ces signes ne sont-ils pas affectes aux memes lettres que notre alphabet.
Monsieur Romcho, je vis loin de votre clavier et sans doute loin de tout ce qui vous concerne.
Je ne vous en veux point d'etre mechant. Je vous en veux d'etre ignorant. Si vous aviez
un jour essaye de jouer de la gratte, vos doigts ne taperaient pas de telles inepties quant a la naivete de la musique de Brassens...Si vous tenez absolument a etre mechant, choisissez au moins les sujets que vous connaissez le moins mal...
Calmez vous, ne cherchez point a imiter votre glorieux modele...La, je suis mechant...

Écrit par : redonnet | 22/08/2006

"Calmez vous, ne cherchez point a imiter votre glorieux modele...La, je suis mechant..."

Me calmer?
Mais vous vivez dans un monde de Mickey ou quoi??
C'est quoi ce pays sans accent ni cédille?
Vous partagez avec nous votre frustration de ne pas être reconnu comme peut l'être Houellebecq, enfin, médiatisé devrais-je dire, alors ne vous étonnez pas que quelqu'un vous réponde!
En quoi votre oeuvre mériterait d'être plus connu que celle de Houellebecq?
Ou plutôt en quoi Houellebecq prendrait-il la place d'un autre et en l’occurrence la vôtre?
Vous me dîtes parler de ce que je ne connais pas, mais vous même que je sache vous ne vous êtes pas exprimé une seule fois sur le travail de Houellebecq, oui, pas une seule fois vous avez pris la peine de nous faire une critique de son oeuvre, au lieu de cela vous êtes ici à pleurnicher sur votre sort d'artiste qui voudrait être starsisé, point barre.
Sous-entendre que j'imiterais Houellebecq, je trouve cela pour ma part assez risible mais je laisse le soin à d'autres de rectifier ou de confirmer vos impressions.
Ce qui est certain par contre c'est que vous, cher Redonnet, question imitation vous devez en connaître un sacré rayon.
Désolé de ne pas apprécier les chansonnettes de Brassens voire même de les détester, désolé d'affirmer péremptoirement (ah ! ah ! ah !) qu'un Jimmy Hendrix est meilleur guitariste que notre Georges Brassens national.
je ne peux donner crédit à l'expression de votre frustration que je trouve particulièrement déplacé, par contre je vous souhaite de vivre pleinement votre passion qui a et qui trouve sa place dans notre société contrairement à ce que vous pouvez penser.
Et puis question méchanceté relisez vous et voyez comment vous avez répondu à Stéphane qui ne faisait que vous titiller.

Écrit par : Jersan Romcho | 22/08/2006

Vous vous enervez encore. C'est con...
"...je ne peux donner crédit à l'expression de votre frustration que je trouve particulièrement déplacé", cher Monsieur ne me dites pas que vous avez un clavier sans "e". Il faut un "e" a ce participe passe, mon gars...
Vous etes un sacre menteur quand vous pretendez que je pleurniche et que je voudrais etre "starsise". Votre parano vous egare...Et puis, je n'ai jamais pretendu que mon oeuvre plus qu'une autre meriterait d'etre diffusee...Vos inventions sont a la hauteur de votre ignorance.
Je n'ai pas a disserter sur ce que je n'aime pas chez Houellebecq lequel, ceci dit en passant, n'est pas pire qu'une foule de gens. Par contre, vous, ce que vous dites sur Brassens, c'est niais, quoique je vous reconnaisse le droit de ne pas l'aimer, droit que vous me contestez, semblerait-il, concernant l'ecrivain
Houellebecq.
Nous sommes d'accord sur un point : Hendrix etait un tres grand guitariste. Comparer son jeu a celui de Brassens, c'est bete comme choux....
Allez, arretons les frais. Vous devez etre sympa, sans doute, mais vous etes decevant par les mensonges deliberes que comporte votre reponse.
Frustre, peut-etre ?
Salut a vous

Écrit par : redonnet | 22/08/2006

C'est vrai que s'en prendre à Brassens tient plus de la provoc' gratuite que d'une affaire de goût!

Mettre en face Hendrix est soit confondre désert et glacier, soit ranger tout en un seul panier dont le fond serait un peu défoncé...
Laissant tout au long du chemin, les choses se disséminer...

Désolé ma vanne est involontaire(la défonce!), je m'en tiens seulement à une image de nature métaphorique.

Écrit par : Edmont | 22/08/2006

C'est marrant mais ça me fait le même effet avec Houellebecq et Redonnet!
Content de voir que chacun retrouve sa place petit à petit!
Hendrix Dieu de la guitare, Brassens branquignole qui gratouille et dispense des chansonnettes dans l'air du temps (plutôt anti-bourgeois l'air du temps!), Jersan le niais qui fait des fautes de français, Houellebecq l'écrivain, Redonnet l'envieux qui rêve de gloire ou d'argent et qui est prêt à monnayer pour cela.
Je suis un menteur moi? : "J'connais une foule de gens qui voudraient bien acheter ses soucis", j'ai bien lu la même chose que vous, non ? Alors ne m'en veuillez pas de tirer certaines conclusions!
Je pourrais comprendre que Redonnet éprouve de "l'amertume" (clin d'oeuil à Edmont) à ne pas être lu, sans doute est-il un très bon écrivain d'ailleurs, mais que son amertume se transforme en aigreur lorsqu'il balance un "J'connais une foule de gens qui voudraient bien acheter ses soucis" cela me fait plutôt penser à tous ses gamins qui rêvent de gloire et d'argent par le chant ou le sport, à tous ces blogueurs qui pullulent sur le net afin de propager leur petit moi, à tous ces marchandeurs prêts à se vendre pour ça, et cela, non je ne puis le comprendre.
Non je ne suis pas parano, par contre je suis assez sensible et peut être ai-je mal interpréter les paroles de Redonnet bien que j'en doute de plus en plus, néanmoins il ne tenait qu'à lui de rectifier ou d'expliciter cette phrase, mon premier message me semblait pourtant assez clair.

Écrit par : Jersan Romcho | 23/08/2006

Oui, vous avez mal interprete ma phrase, vous avez fait une fixette dessus et je veux bien en prendre la responsabilite, tant elle est acerbe et abusivement raccourcie.
Disons que je voulais dire : " le fait que Fayard ne veuille plus financer un film tire de Houellebecq, ne constitue pas un scandale dont il faille s'indigner, eu egard au choix de vie reelle d'une foule de poetes (dont je m'exclus, Monsieur Romcho, je m'empresse de vous le dire) et que les apparatchiks de la litterature ignorent de leur mepris. Pas vendables. C'est tout.
C'est vrai que les mots "acheter les soucis" n'etaient pas tres judicieux. J'en conviens.
Il vous faut arreter les postillons vindicatifs qui me traitent d'envieux et de je ne sais quoi encore de mercantile. Si vous etiez mon pote et si vous connaissiez ma vie, deja longue et que je ne vous raconterai pas, vous sauriez alors l'enormite de votre meprise. Il y a des ecrivains en France, des copains, autres que Houellebecq, qui pourraient vous assurer de ce que je vous dis la.
Tenez, je vais vous citer, de memoire, Brassens que vous semblez tant cherir : " Tout le monde a le droit d'etre con, du moment qu'il le sait.Le vrai con est celui qui s'ignore."

Écrit par : redonnet | 23/08/2006

Décidemment Brassens n’est vraiment pas ma tasse de thé, enfin peut être suis-je trop con et quand on est con… on est con, paraît-il.
Ce qui est sûr, c’est que je prends acte de ce que vous dites et veux bien vous croire sincère, d'ailleurs vous l'êtes, point barre. Alors si je devais corriger ma copie, ma première intervention qui fait suite aux vôtres, serait:

"Tiens! Voilà un personnage bien curieux qui préfère dire:"J'connais une foule de gens qui voudraient bien acheter ses soucis." quand la plupart des gens auraient dit "J'connais une foule de gens qui voudraient bien (de) ses soucis.", je ne vous dirais pas ce que j'en pense, j'ai bien peur de ne pas être compris, quant aux réponses qu’il donne à Stéphane…".

Enfin, il faut croire que lorsque deux inconscients se rencontrent il peut se produire des étincelles…

Bon, et si nous revenions à notre sujet?

Houellebecq se voit refuser l'adaptation cinématographique de son livre "la possibilité d'une île", enfin c'est tout comme ; je pense qu'un Redonnet dans la même situation l'aurait eu amère et mauvaise à l'encontre de ces groupes financiers qui font et défont les œuvres selon leur bon vouloir. Non ? En tous cas est-ce sous-entendu dans tout votre discours.
Or c’est là où ma raison bute car je ne comprends pas ce que vous reprochez à la réaction de Houellebecq alors qu’il me semble que lors de votre deuxième intervention, en réponse à Stéphane, vous laissez sous-entendre que vous comprenez le dépit de Houellebecq.
Vous dites et blanc et noir ! Je vous assure ne pas comprendre mais je le répète peut être suis-je trop con.

Pour ma part la réaction de Houellebecq est légitime. Alors que des groupes financiers se sucrent sur son dos, ou presque, car Houellebecq vend des livres, puisque des gens le lisent aurais-je envie d’ajouter, pourquoi M.H. ne pourrait-il pas faire pression sur ces mêmes groupes financiers qui lui refusent une création ?

Vous dites « le fait que Fayard ne veuille plus financer un film tire de Houellebecq, ne constitue pas un scandale dont il faille s'indigner, eu egard au choix de vie reelle d'une foule de poetes », là par contre il va vraiment falloir m’expliquer (je sais, j’ai compris votre clavier nanana….) : Qu’est ce qu’une vie réelle ? Houellebecq est-il… faux ?
On revient donc à ce que je disais : vous reprochez l’attitude de Houellebecq parce que vous ne l’aimez pas, car si un de vos potes écrivains, sans doute réel, lui, avait eu à vivre la même situation je ne suis pas sûr que vous eussiez réagi de la même sorte.

Si on pousse la logique jusqu’au bout vous devriez vous réjouir de la décision de Houellebecq qui en agissant ainsi laisse sa place à d’éventuels « réels » poètes, mais bon je ne vais pas non plus vous demander d’exprimer votre joie, vous seriez capable de nous offrir un p’tit air de Brassens (Je suis incorrigible, je sais.).

Si vous n’êtes pas envieux, par contre êtes-vous peut être également un de ces apparatchiks de la littérature que vous semblez pourtant fustiger. En effet vous décidez au fond de ce qui est bon et de ce qui est mauvais à diffuser. Et là, croyez moi ou pas, j’aurais tendance à vous comprendre.

Cordialement.

Écrit par : Jersan Romcho | 24/08/2006

"Pour son bulletin trimestriel, Michel Meyer de l'Association des Amis de Michel Houellebecq interviewe David Kersan, agent littéraire et collaborateur de l'écrivain Maurice G. Dantec.

(...)

(…)Je me souviens du texte inouï sur la solitude, texte signé Houellebecq sur son site officiel, dont le titre est plus qu'évocateur et selon moi sous-titre générique de toute son oeuvre, même la plus poétique, la plus résistante : « Mourir ». Je me souviens de la force d'inertie de ce texte, la vigueur du Néant déferlant à chaque ligne. Je me souviens de ses mots sur ce pauvre type qu'est Demonpion, l'auteur de la Biographie non autorisée. Ce texte devrait servir de prolégomène ou de conclusion sensationnelle à toute immersion dans son oeuvre, parce qu'il est début et commencement, parce qu'il le précèdera toujours et l'achèvera inéluctablement. Maurice Dantec avait d'ailleurs réagi à France Inter face au petit journaliste inquisiteur. « En quoi les chagrins d'un écrivain, les drames de sa vie regardent le grand public ? En quoi son intimité regarde le lecteur ? ». Demonpion de sermonner « Parce que Houellebecq se met en scène, parce qu'il est sur de nombreux plateau, il ne se contente pas d'une petite promotion ! » puis Dantec de reprendre « Et alors ? Pourquoi faire le minimum ? Pourquoi n'aurait-on pas droit de faire le Maximum ? Je fais le maximum pour vendre mes livres. En quoi cela impliquerait un désir de gloire et de médiatisation sur l'intime de ma vie ? ». Enfin, Demonpion en substance « Dis donc, vous avez l'air contre les biographies non autorisées... ça me donne envie d'en faire une sur vous maintenant !». Je laisse vos lecteurs se délecter de cette réponse à la hauteur du triste personnage qu'est Demompion.(…)"

Interview à lire dans son intégralité sur le webzine surlering.
http://www.surlering.com/

Écrit par : Jersan Romcho | 25/08/2006

Que Demonpion soit un ..., nul n'en disconvient!
Mais et d'une il faut reconnaitre que se lancer tête en avant dans le nid de frelons comme l'a fait Houellebecq, et venir se plaindre après des piqûres, fait rire jaune le spectateur-lecteur qui s'est senti manipulé...
Et de deux, à lire et relire le texte ci-dessus cité et qu'on trouve sur son blog, je ne vois pas qu'un lien puisse être fait entre talent supposé et les larmes qu'on veut nous tirer...
N'est pas poète qui veut!
N'est pas Houellebecq qui veut non plus,

Mais n'est pas Brassens le premier gratouilleur venu qui confond pédale oua-oua et sens poétique...

Au fait, il a arrêté son tour de chant, Houellebeck?
(admirez le lien humoristique et rock, rien qu'en changeant une lettre!)
Il faisait du Hendrix ou du Brassens, votre grand poète?

Il faisait rimer ses prolégomènes???
Ou il faisait qu'à se les gratter???

Écrit par : Edmont | 26/08/2006

L'annonce faite à Fayard de son départ, comme convenu hors de toutes ses jérémiades, est-ce que ça rapporte gros?
En un mot, est-ce que les enchères sont montées?

Facile de passer pour un délaissé dans l'histoire: l'hypocrite ne nous dit pas à combien se situe le nombre de zéros qui passent derrière l'euro et sa virgule symbolique, pour passer à la case supérieure...

Écrit par : Edmont | 27/08/2006

"Que Demonpion soit un ..., nul n'en disconvient!
Mais et d'une il faut reconnaitre que se lancer tête en avant dans le nid de frelons comme l'a fait Houellebecq, et venir se plaindre après des piqûres, fait rire jaune le spectateur-lecteur qui s'est senti manipulé..."
Oui… donc pour vous Demonpion est un... mais il a raison! Et Houellebecq de devoir ravaler sa rancoeur vis à vis de ce Demonpion qui vient mettre le nez dans les poubelles des gens pour un public friand de déjections!
Une intervention de plus où l’absence de logique se fait sentir semble-t-il, puisque finalement vous ne reconnaissez pas la légitimité à Houellebecq de s’indigner de telles pratiques.
Pourquoi Houellebecq n’aurait-il pas le droit de s’en offusquer, lui, le premier concerné?
A cause du fait qu’il s’expose au public dites-nous, et bien ne voyez-vous pas que vous raisonnez comme tous ces Demon-pion qui sévissent ?

"Et de deux, à lire et relire le texte ci-dessus cité et qu'on trouve sur son blog, je ne vois pas qu'un lien puisse être fait entre talent supposé et les larmes qu'on veut nous tirer... "
Vous ne pouviez mieux vous trahir.
Je vous assure qu’il n’y a que vous pour voir qu’un lien puisse être fait !
En fait pas vraiment, ils sont nombreux ceux qui pensent comme vous que le talent d’un artiste se voit à sa capacité à faire pleurer dans les chaumières !
Voilà un discours intéressant qui s’inscrit bien dans l’air du temps et apparaît latent à chaque intervention de votre part et de celle de Redonnet depuis le début : l’artiste « réel » est celui qui socialement trinque le plus évidemment (car bien entendu seul le pauvre est confronté à la réalité !) et il est également celui qui lutte contre la bourgeoisie et la Culture, l’instrument de domination de cette dernière, selon cette vision anti-bourgeoise.
Il aurait plutôt la gueule d’un intermittent du spectacle si vous voyez ce que je veux dire.

Voyez où vous conduit votre raisonnement de sophiste : Houellebecq parce que bénéficiant d’une « réussite » sociale, vendant best-seller sur best-seller et étant médiatisé, incarne ce bourgeois.

Pourquoi ne pas reconnaître ce biais idéologique qui agit comme un prisme déformant la réalité ?

Écrit par : Jersan Romcho | 27/08/2006

D'ailleurs votre dernière intervention montre combien vous n'avez rien compris à la démarche de Houellebecq, vous le voyez comme une personne cupide et intéressé alors qu'il ne fait que défendre son oeuvre, vous ne raisonnez qu'en terme d'argent et de profit quand Houellebecq parle, lui, d'honneur.
Et puis quand bien même Houellebecq tirerait profit de cette situation pourquoi devrions-nous le blâmer?
Enfin, je pense vous avoir éclairer sur les raisons de votre amertume.

Écrit par : Jersan Romcho | 28/08/2006

Il faut lire une "personne cupide et intéressée" et "je pense vous avoir éclairé".
Désolé pour les fautes...

Écrit par : Jersan Romcho | 28/08/2006

Mon cher, vous faites votre salade pour votre seul appétit!
Vous interprétez mes paroles, difficilement interprétables en fait et je m'en excuse, pour des conclusions faites à l'avance...
Je me fous de la réussite sociale de Houellebecq autant que de celle de Johnny Halliday!
En fait je n'aime aucun de ces personnages tant je les trouve creux et surfaits...
Dans le cas du blogeur sur mac, il a tant dans ses prestations publiques voulu réinterpréter le monde à sa manière et tirer des larmes dont l'adjectif me manque, de son auditoire médusé, que je trouve normal qu'on vienne le moucher!
Je suis loin du duel primaire: peuple-bourgeois!
Mais ce que je disais plus haut au sujet des larmes n'était pas dirigé vers HouelleB., mais sur ses contempteurs...

Et je réitère ma question: A combien sont montées les enchères?
Il me semble qu'il a déjà changé d'éditeur sans faire un tel foin!!!

L'Amer me ronge et cela ne me rend pas heureux mais je vous en prie, inutile de parsemer vos messages de grains d'amertume...

Ce n'est pas du même ver qu'il est question.

Ici je m'efforce de soigner mes mots afin qu'il n'apparaisse pas et m'en accuser est comme de la délation.

Ou une facilité de votre part...

Écrit par : Edmont | 28/08/2006

Je crois bien que vous utilisez le mot contempteur à tort.
Vous avez raison sur un point: vos paroles sont difficilement interprétables.
Quant à votre effort pour cacher l'Amer qui vous ronge, et bien je vous encourage dans ce sens...Pour commencer enlevez lui la majuscule qu'il ne mérite pas!

Cordialement.

Écrit par : Jersan Romcho | 28/08/2006

Merci à Jersan Romcho pour avoir pris ma défense un peu plus haut.

Comme vous avez l'air, tous, de vous y connaître en matière éditorialiste, je me permets de vous demander quelque chose.
En effet, j'ai écris un roman de science-fiction et je suis actuellement à la recherche d'un éditeur.
Si vous avez des relations me permettant de franchir quelques obstacles, je suis vivement intéressé.

Amicalement.

Écrit par : stephane | 28/08/2006

Vous êtes perspicace Mr Romcho!

Je suis atteint d'une forme rare de dyslexie qui va au-delà des syllabes et qui fait que, quand j'ai un mot qui ne vient pas celui que ma mémoire choisit dans l'immédiat est exactement son contraire!

Persuadé de mon choix, je ne m'en aperçois pas sur l'instant!

Je retire donc "contempteurs", bien que cela me sonne bien à l'esprit et que je lui trouve comme une sorte "d'allégresse"!

Quant à l'Amer je le maintiens! C'est disons une licence poétique!
C'est tout le refoulé, toute l'angoisse qui me poursuit depuis l'enfance et qui me monte sans arrêt à la gorge et qui n'a rien a voir avec une quelconque amertume issue d'une sorte de jalousie vis à vis de quelqu'un atteint par la réussite...
Voilà pourquoi je suis si sensible quand on me parle d'amertume...

Si l'on veut épiloguer sur ce mot, on peut dire aussi que je cherche mes repères comme le marin, qu'ils soient fixes ou mobiles et que je désespère de les trouver...

Sur ce, je laisse Houellebecq à son destin, il peut attendre, le mien a déjà bien trop longtemps attendu pour rien...

Écrit par : Edmont | 28/08/2006

Pour ma part, pas plus dans le milieu éditorial que celui de l'édition je n'ai de relation.
Il faut croire que Redonnet serait le mieux placé pour vous renseigner...
Je vous souhaite, Stéphane, courage et persévérance pour la suite même si vous semblez ne pas en manquer.

Amicalement.

PS:Vous avez également un site bien sympathique, mais dîtes moi, ils sont tous comme vous (Fabrice et vous même) les angevins? :)

Écrit par : Jersan Romcho | 29/08/2006

Non, ils ne sont pas tous comme nous. Nous, nous faisons partie d'une secte.

Par contre, nous cherchons à entraîner les autres. Le gourou donne des points de paradis quand on amène une nouvelle recrue.

Vous êtes de quel coin Jersan ?

Écrit par : stephane | 29/08/2006

Mais j'veux pas aller au paradis moi!
Montpellier donne un avant goût de ce qu'il pourrait être, non merci.

Écrit par : Jersan Romcho | 29/08/2006

De retour de vacances. Je m'aperçois que cette note peu interessante amène beaucoup de commentaires.
J'estime tout de même que Houellebecq a un certain talent. Je prends plaisir à lire ces livres et même son blog (il a l'air de l'avoir relancé) ce qui est rare pour moi avec le roman contemporain.

à Jersan, evidemment je ne cherche pas le paradis, un monde parfait. J'avais déjà abordé ce sujet. Le problème est celui-ci : que va-t-on faire de celui qui ne veut pas d’un monde meilleur.

Tu ne veux pas d’un monde meilleur ?

Un peu de contrainte ...

Il y aura toujours un qui résistera. Et celui-la qu’en fait-on ? La tentation est de le supprimer. C’est ce qu’on fait toutes les idéologies porteurs d’un monde meilleur : communisme, maoïsme, régime cambodgien... On se demande toujours pourquoi un mouvement qui est porteur d’un idéal de liberté et d’égalité peut sombrer dans un odieux carnage.

L’idéaliste sombre toujours dans le fanatisme. Les alter-mondialistes vont aussi dans le même sens.


A Angers il y a aussi l'équipe de Tsimtsoum (ex cancer !)

Écrit par : Fabrice Trochet | 31/08/2006

Cher Fabrice, cela fait des années que je prends plaisir à vous lire et concernant votre vision du "monde meilleur" et ses conséquences je la partage également.
A ce propos avez-vous lu "la bannière étalée" d'Erik Svane dont je vous avais parlé dans un précédent post?
J'ai beaucoup apprécié l'argumentation qu'il donne pour arriver aux mêmes conclusions que les vôtres.
Au fait, Montpellier est une ville où intellectuellement il n'y a rien de très excitant qui s'y passe mais qui présente bien d'autres attraits dont vous pouvez vous douter. Il semble que cette ville soit un pôle attractif des plus importants: le soleil, la mer, le confort de vie, une population estudiantine et une vie "culturelle" (ajouter d’autres guillemets vous serez encore en deçà de la réalité !) font de cette ville une destination de prédilection pour des cadres ou retraités qui descendent des régions du nord.
Mon avis sur le devenir de cette ville, "gouvernée" par Frêche (actuel président de la région Languedoc-Roussillon) depuis des années et encore maintenant par l’intermédiaire de son successeur Hélène Mandroux, n’est pas des plus joyeux.
Si je me laissais aller à un peu de prospective je dirais que Montpellier dans une trentaine d’année ressemblera à ces villes côtières de Californie où "grandissent" ces homuncules dont l’existence est réglée sur du papier à musique made in Pleasure Corporation, aidés en cela par un pôle scientifique dédié à la génétique (Montpellier est de renommée internationale dans ce domaine) qui sera sans doute capable de prouesses pour remédier aux problèmes existentiels de ces derniers.
Bon je m’égare et nous nous éloignions du sujet initial…et encore que…Houellebecq…enfin bon…

Amicalement

Écrit par : Jersan Romcho | 31/08/2006

Merci pour cette assiduité et ces encouragements. Malheureusement je n'ai pas lu "la bannière étalée" d'Erik Svane. Je vais le noter dans mon petit carnet de livres à lire. Je ne sais pas si je vais le trouver à la bibliothèque d'Angers qui possède beaucoup de très bons livres. Cela me change de la ville d'Orléans où j'habitais précédemment.
J'aime bien Angers sur le plan architecturale et aussi au niveau intellectuelle : Angers possède un institut municipal qui offre des cours d'introduction à la philosophie vraiment tres interessant et pertinent. J'y ai puisé quelques articles pour le grain de sable grâce à ces cours. Il y a aussi de nombreux débats ( bien sûr il faut sélectionner) dont j'ai d'ailleurs fait écho sur ce blog.
A Angers aussi on met beaucoup d'argent au niveau culturel, l'institut munipal en fait partie sans doute, mais c'est surtout au niveau des spectacles, de la musique, de l'art contemporain que cela n'arrête pas. J'avais dû écrire dans une précédente note, que je n'arrive plus à retrouver, le budget consacré à la culture. Cela était tres important. Le maire était fier d'être l'un de ceux qui dépense le plus pour la culture. Je ne suis pas contre la culture, d'ailleurs j'en profite mais je ne pense pas que cela soit une priorité. Philippe Muray n'avait pas tort avec son Homo festivus. Je viens de remarquer que j'avais écrit une note à propos des courts-métrages subventionnés à Angers http://ungraindesable.hautetfort.com/archive/2005/12/02/courts-metrages-subventionnes-a-angers.html

Écrit par : Fabrice Trochet | 01/09/2006

J'avais-t'y pas raison, le marchandage a bien joué, la peur de perdre un bon "client" aussi:

Extrait d'un communiqué de l'AFP:

L'écrivain Michel Houellebecq a annoncé vendredi qu'il avait trouvé "un accord avec Hachette" et que son roman "La possibilité d'une île" paru en 2005 sera bien adapté au cinéma.

"On est parvenu à un terrain d'entente", a-t-il déclaré sur RTL, où il était l'invité de Marc-Olivier Fogiel. "Finalement, Hachette produit bel et bien le film à 50% avec Mandarin", a-t-il déclaré.

Écrit par : Edmont | 01/09/2006

Mais vous aviez tout à fait raison cher Edmont!
Houellebecq a su marchander pour que son oeuvre voit le jour dans l'obscurité des salles de cinéma, et alors? Je vous répète une fois de plus: que peut-on reprocher à Houellebecq?
Si l'accord en question consistait à dénaturer son oeuvre pour un profit purement lucratif, je comprendrais votre réaction, en effet Houellebecq se serait vendu ; mais là est-ce bien le cas?
Au fait, depuis mercredi "les particules élémentaires" sont diffusés dans les salles de cinéma.

Écrit par : Jersan Romcho | 02/09/2006

Hum... En parlant d'accord, "les particules élémentaires" sont diffusées dans les salles de cinéma...

Écrit par : Jersan Romcho | 02/09/2006

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