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26/10/2006

Un livre censuré et personne n'en parle

Un  livre est  censuré et personne n’en parle, enfin presque . Vous pouvez avoir plus d’informations sur ce livre de Sarah Vajda Derrière l'écran et le télécharger en allant sur  http://clairezachal.blogspirit.com/  C’est une biographie romancée de Claire Chazal. J’ai commencé la lecture et je peux vous affirmer que c’est un très bon livre ;  une très belle plume et de plus rempli d’humour.

18:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature, censure, médias

25/10/2006

peine de mort : les paradoxes de la gauche

L’autre fois en écoutant dans l’émission « On a tout essayé » les attaques hystériques de  Miller  contre  Marc-édouard Nabe, j’ai été étonné de l’entendre dire que Rebatet méritait d’être fusillé à la libération. Outre le fait qu’il n’a pas été fusillé à la Libération ni ensuite d’ailleurs (Rebatet est mort en 1972),  mais Miller n’est pas à un mensonge près, un autre détail m’a troublé :  c’est  le fait que Miller approuve la peine de mort. Je remarque que tout le monde est pour la peine de mort même les plus progressistes.  Lors de l’affaire Redeker le MRAP proche du PC ne s’est pas insurgé eux aussi contre l’appel au meurtre de ce philosophe, bien au contraire. Toutes les fois qu’un parti révolutionnaire a pris le pouvoir, loin d’abolir la peine, il  commencé par l’étendre au délit d’opinion. Rien de plus naturel que de supprimer qui vous gêne. C’est ce qu’on fait toutes les idéologies porteurs d’un monde meilleur : communisme, maoïsme, régime cambodgien, tous ces mouvements porteurs d’un idéal de liberté et d’égalité.

L’idéaliste sombre toujours dans le fanatisme car il ne supporte pas l’opposant.

17:15 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : politique, PS, PC

21/10/2006

16°salon de la revue

Au dernier (16°) salon de la revue à Paris,j’ai pu assister à  un interessant débat entre Vincent Peillon (Membre medium_ptsalon2006.jpgdu courant Nouveau parti socialiste)  et Paul Thibault animé par la revue Le Philosophoire  au demeurant excellente revue. Le thème : La philosophie aujourd'hui: entre sagesse individuelle et idéal politique   J’ai noté quelques propos interessants. 

 Vincent Peillon a abordé le problème de l’Europe dont le principal projet est l’élargissement comme on peut le lire dans les livres scolaires.Paul Thibault : « La France est le pays qui a le plus parié sur la politique. [...]La démocratie a toujours deux faces ;  les mauvais symptômes : obsession de corriger le passé, repentance, etc. L’acharnement contre le passé est passablement triste. » 

Peillon s’est insurgé  à propos de l’affaire Redeker contre le silence de l’Etat où  « pas même un responsable de mon parti » ne s’est prononcé.  «  Il y a une gêne française avec le statut de la religion. »

Paul Thibault  lui a répondu qu’à la fin de sa vie François Furet a dit : « la France est en déficit spirituelle » il voulait dire quelque chose qui assure une identité, un repère dans notre société. Aux Etats-Unis ce qui rassemble est  le nationalisme. 

Vincent Peillon tout cela est remplacé par la religion laïque l’école laïque mais elle est en crise.

Paul Thibault a dit une chose inquiétante concernant les élites qu’il connaît bien :  « les élites méprisent le peuple » 

Je suis plutôt venu pour découvrir des revues car je suis un passionné de revue mais j’en achète de moins en moins. Il y avait un stand consacré aux nouvelles revues. L’intérêt de  créer une nouvelle revue est de  faire place à des courants, à des idées qui ne sont pas ou peu représentés dans les circuits officiels sinon cela n’a aucun sens.  Je constate que l’on voit toujours les mêmes styles de revue . J’aime surtout lire de vieilles revues où les textes étaient très polémiques ; hélas aujourd’hui nous sommes à l’ère du consensus mou et feutré. Il faut des revues qui cherche à dire.

J’ai remarqué tout de même quelques revues intéressantes Bunker (Belle maquette, un ton original) et surtout La nuit, une publication des Éditions Sulliver qui doit paraître prochainement. J’ai pu en  lire les épreuves . On y retrouve des textes d’Irénée D. Lastelle dont j’avais pu lire l’étonnant et  le surprenant Le Scarabée, seuil nucléaire et dissolution , et aussi un texte inédit de Léon Bloy « La revanche de l’infâme » sur la voiture, la vitesse. Voici un extrait de la présentation de cette revue :

 « [...] Si le titre de cette revue fait écho en partie au célèbre Minuit dans le siècle de Victor Serge, il témoigne en outre d'une perte de connaissance et d'un étouffement que trop d'entre nous éprouvent : quand d'autres parlent en lieu et place de chacun, et quand l'écrasement puis le déni des sensations et du langage sous l'effet de l'ordre industriel-marchand conduisent au silence.

Nous avons donc voulu rompre la relative unilatéralité de notre travail d'éditeur en élaborant une revue destinée à réunir des voix la plupart du temps isolées, d'aujourd'hui et parfois même d'hier, et qui pourront être appelées, dans une tâche commune, à instruire une critique utile, centrale, d'une civilisation qui vacille au bord de l'abîme » 

15:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : littérature, revue

19/10/2006

Affaire Redeker : le silence des intellectuels

Un lumineux article est paru sous la plume de Chantal Delsol dans le Figaro dont vous pouvez retrouver l’intégralité ici  . Je vous livre quelques extraits :

  Dans la France de 2006(...)un intellectuel est l'objet d'une fatwa. L'affaire Redeker est suffisamment grave pour que la police lui ait conseillé de changer de domicile chaque soir. La fatwa elle-même confirme ce qu'elle infirme. C'est le procédé le plus violent qu'on puisse imaginer. Nous sommes replongés dans les siècles obscurs.

Je suis chrétienne. Je souffre quand je vois des images ridiculisant le Christ sur la croix, (...). Je suis étonnée de voir alors autour de moi si peu d'indignation.

À force de nous cacher volontairement sous le voile du mensonge, d'affirmer qu'il pleut quand on nous crache à la figure, notre peuple de couards finira par faire volontairement tout ce qu'il ne veut pas. Il s'autocensurera de plus en plus, gommant volontairement la liberté de penser, et sera un jour ou l'autre enjoint de vivre à l'encontre de ses propres convictions, à force d'avoir refusé de les défendre. Dans certaines banlieues, dans certaines écoles, ce renoncement a déjà commencé. 

  lorsque l'on amalgame si fréquemment l'Église à son Inquisition (très ancienne et clairement récusée par les instances catholiques d'aujourd'hui), on nous explique qu'un comportement comme la fatwa ne concerne que quelques personnes auxquelles il ne faudrait pas réduire l'islam en son entier. J'en conviens, naturellement. Mais alors je m'étonne de ne pas voir les autorités musulmanes de notre pays s'indigner les premières et voler au secours du banni. Il y a des silences qui sont des acquiescements.

Nous avons sur notre sol une querelle de cultures qui peut se terminer en guerre sanglante si nous continuons de récuser l'évidence de la différence. (...) L'accepter différent, c'est enclencher déjà un processus de parole par lequel seulement nous pourrons tenter de vivre ensemble sans heurts dans la même société. Mais pour cela, il faut laisser la parole ouverte. Et un débat dans une démocratie ne se contrôle pas. Si l'on peut parler de la différence, il y aura des excès de langage. Il y aura aussi des discours sereins qui mettront en conflit les interprétations. 

je suis bouleversée de voir un certain nombre de mes compatriotes, et certains parmi les plus haut placés, laisser entendre avec perfidie que Redeker a mérité ce qui lui arrive. Cela signifie tout simplement qu'ils ont déjà admis la légitimité de la procédure de fatwa. Et que, tremblants de peur, ils finissent par donner raison aux ordonnateurs du ban, afin de ne pas être les prochains sur la liste. Et je ris en pensant que les mêmes nous donnent à longueur de journée des leçons de résistance à propos d'une guerre vieille d'un demi-siècle, où leurs comportements présents montrent bien qu'ils auraient couru, de trouille, pour approuver servilement les envahisseurs de l'époque.

Je dirai enfin que Redeker est un converti. À ce titre il déborde de ferveur et il peut avoir le verbe excessif. (...) 

(...)Mais je ne puis accepter qu'une frousse de petits bourgeois nous incite à réduire en poudre la liberté d'esprit dont nous faisons des gorges chaudes quand le temps est clair. Le débat entre les différences, que j'appelle de mes voeux, a pour première condition la fermeté inébranlable dans la défense de l'État de droit, c'est-à-dire un État où la terreur n'a pas sa place. 

Moi aussi , je suis de plus en plus étonné de la peur de nos intellectuels qui sont prêt à combattre le fascisme virtuel mais lorsqu’ils sont face au véritable fascisme , ils n’osent pas s’offusquer. Au contraire ils pactisent avec lui avec une sorte d’indulgence par le silence qui se voudrait supérieur ; mais ce sont là des attitudes de vaincus, qui servent la progression du mal, de cet islamisme radical, lui aplanissant le chemin.

Bernard-Henry Lévy remonte aussi dans mon estime; dans sa chronique parue dans Le Point du 05/10/06 «  Plus tard, peut-être, je dirai ce que je pense, sur le fond, du texte de Robert Redeker paru dans Le Figaro du 19 septembre.

 

Pour l'heure, le principe est simple et doit être affirmé sans nuance.

On ne discute pas avec un homme à terre, on le relève.

On n'engage pas une dispute avec quelqu'un qui, à cause d'un article, se voit menacé de mort, traqué, stigmatisé - on lui tend la main, on le défend et, quand on est un gouvernement, on le protège, on protège sa famille, on le reloge.

(...)Et quant à ceux qui, enfin, soutiennent Redeker mais du bout des lèvres, quant à ceux qui ne le défendent qu'après avoir pris la peine de dire l'antipathie qu'il leur inspire, quant à ces gens qui, au MRAP par exemple, osent parler de « provocation » qui « génère l'inacceptable » et renvoient ainsi dos à dos l'inacceptable « agression » islamophobe et l'inadmissible menace de mort des islamistes qui lui « répondent », quant à tous ceux qui, çà et là, insinuent que si, ce qu'à Dieu ne plaise, ce « plumitif nauséabond » venait à subir le sort d'un Theo van Gogh à Amsterdam et était « puni » pour son « blasphème », il n'aurait que ce qu'il a cherché et serait la vraie cause du geste qui le tuerait - ceux-là, donc, c'est peu de dire qu'ils donnent la nausée : ils prennent le risque, et de justifier le crime, et d'affaiblir la République.

Car nous n'avons d'autre choix, au point où nous en sommes, que de défendre inconditionnellement le chroniqueur du Figaro, par ailleurs membre du comité de rédaction des Temps modernes.

Le contenu de son article, son caractère possiblement polémique ou injurieux, n'a, je le répète, strictement plus rien à faire dans un débat où ce qui est en cause, c'est, outre la vie d'un homme, ce principe de laïcité conquis de haute lutte, au fil des siècles, contre les abus de pouvoir, l'intolérance, d'autres Eglises.(...)"

 

18/10/2006

Pourquoi nous sommes chrétiens, Didier Long

Quel parcours étonnant ce  Didier Long. Il  a passé dix années de silence  et de prière dans un monastère bénédictin . Artiste, plasticien, il est aujourd’hui chef d’entreprise , marié et père  de quatre enfants, 

 

  medium_didier-long.gifPour Didier Long, les pannes du désir, l’ angoisse, la perte du goût de l’existence, la dilution du lien social  et de l’envie de vivre ensemble, l’impression de ne plus faire partie de rien : tout cela caractérise l’acédie. L'ère du rien...cette maladie de l'âme qu'éprouvaient les moines partis vivre dans les déserts d'Egypte au IVème siècle. 

A travers sa propre expérience, il nous fait part de ses réflexions sur la crise de la société occidentale et s’interroge sur le lien entre  l’acédie et l’effacement du sacré. 

A toutes les époques, dans toutes les civilisations,  le sacré, le spirituel a fait partie du quotidien. C’est le religieux qui assurait la cohésion sociale. Cela permettait d’assurer une identité, un repère dans la société, un lien avec le passé. 

 Nous sommes maintenant à un point de rupture avec le sacré. Pourtant beaucoup des valeurs de notre société prennent racine dans le christianisme comme l’égalité qui « ne se trouve pas dans l’islam où la séparation entre les musulmans et les non-musulmans est radicale. » 

Pendant des millénaires, les religions ont été un « formidable moteur de civilisation ». Aujourd’hui, principalement en France, nous avons pris la triste habitude de dénigrer notre pays, de faire repentance.

« Nous avons honte de notre civilisation, nous ne sommes pas fiers d’en faire partie, et les tentatives pour créer  une civilisation à partir d’une identité européenne en dehors du christianisme sont tellement abstraites que personne n’est prêt à mourir pour cette nouvelle  patrie » Il n’est dons pas étonnant que l’islam soit en plein essor. « A long terme l’islam gagnera » grâce à la démographie de la population musulmane.

Il imagine alors 3 scénarios possibles : - soit nous deviendrons musulmans dans une démocratie islamique...qui n’a jamais existé.

-Soit il faudra faire face à un  affrontement violent à  une guerre civile.

-Soit, ce que tout le monde espère : « une rencontre pacifique de l’Occident et de l’islam ».

De toute façon l’Europe sera confronté à l’islam « La rencontre des civilisations risque de provoquer un choc que nous devons anticiper. »

 Nous sommes contraints de trouver un remède à la crise spirituelle que notre civilisation traverse.

 

Pourquoi nous sommes chrétiens, D. Long, Le Cherche-Midi

06/10/2006

Assistons-nous à un recul de la liberté d'expression ?

Ecouté aujourd’hui l’émission du grain à moudre   sur FC  autour du recul de la liberté d’expression . On y  a évoqué l’affaire Redeker.Débat intéressant avec Alain Finkielkraut et Abdelwahab Meddeb Producteur "Cultures d’Islam "

Finkielkraut a rappelé que 5 procès l’attendaient.

Quelques propos :

Finkielkraut "En France les insultes dont l’Eglise notamment est l’objet  sont beaucoup plus violentes , beaucoup plus nombreuses que les insultes et les insolences à l’égard de l’islam.(...) Imaginez une seconde que Robert Redeker ait écrit un article au lendemain du discours du  pape à Ratisbonne, de cette extraordinaire conférence pour dire que le pape est une ordure ; et qu’une secte intégriste catholique ait dit : cette fois ça suffit, à ce moment là,(...) de l’intelligentsia et du journalisme se serait levé pour dire que c’est absolument scandaleux. "

Là  il est vrai que les intellectuels ne se sont pas bousculés pour soutenir Redeker.

 

Abdelwahab Meddeb :  « Ce n’est pas à l’Europe de s’adapter à l’islam mais à l’islam de s’adapter à l’Europe »

Abdelwahab Meddeb dans un entretien au Point avait dit "Moi je le bénis ce pape, d'avoir abordé la question de la violence dans l'islam"

03/10/2006

Saccages d’églises et profanations de tombes chrétiennes : le silence des médias

« Des croix arrachées, des tombeaux descellés, des objets d’ornements brisés, des pierres tombales marquées de sigles nazis (...) à Surrain dans le Calvados dans la nuit de dimanche à lundi 25 septembre » Cela n’a fait que quelques lignes dans l’Ouest-France du 29 septembre. Interrogé à ce sujet par téléphone  le MRAP m'a répondu qu'il n'en avait  pas eu connaissance mais  va faire son enquête. Je leur ai demandé pourquoi ils ne parlent pas des actes anticatholiques ; selon eux je me trompe et d'ailleurs on ne leur informe jamais de ces actes. Je crois que c'est exact ; j'ai souvent l'impression d'être seul à les leur signaler .

Lu aussi sur le site du Nouvel Obs « L'église Notre-Dame de Bar-le-Duc (Meuse) a reçu, probablement jeudi matin, la visite destructrice de vandales, (...)
Trois statues de plâtre de dimension humaine datant du début du XXe siècle, posées sur des socles de plus d'un mètre de haut, ont été projetées à terre. Les statues du Christ Sacré-Coeur, de Sainte Jeanne d'Arc et de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus se sont totalement brisées. Une statuette du XVIIIe siècle dorée à l'or fin, représentant la Vierge à l'Enfant, a été fortement endommagée. Des vases de fleurs ont été systématiquement renversés."

Comme toujours ces actes antichrétiens n’ont pas été médiatisés alors que la mosquée de Carcassonne qui a été recouverte  d'inscriptions racistes a fait la une des médias. Ces derniers en insistant sur les dégradations commises contre des mosquées et en occultant celles commises contre des lieux de culte catholique font preuve d’une trop grande partialité ; ils  ne font du reste que jeter de l’huile sur le feu.