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18/03/2007

Faut-il une grande cuillère pour signer avec Google?

Reçu le dernier catalogue des Editions de l'Eclat où on peut y lire en introduction un interessant article Faut-il une grande cuillère pour signer avec Google?

Le 25 août 2005, les Éditions de l’éclat ont signé un accord de partenariat avec le moteur de recherche Google pour leur projet Google-livres dont le Landernau de l’édition française s’est ému.(...)

Pourtant le projet Google-livres est relativement timide encore par rapport aux possibilités de l’internet de s’associer au livre, mais il part de quelques principes simples : ceux-là mêmes que nous avions énoncés dans le «Petit traité plié en dix sur le lyber», paru en avril 2000 dans le volume Libres enfants du savoir numérique (...)

C’est pourquoi nous avons signé. La quasi-totalité du catalogue est désormais consultable sur Google-Livres, à l’exception – pour le moment – des « nouveautés », pour lesquelles un délai a été respecté, à la suite d’une discussion avec des libraires.(...)

(...)On permet l’accès à une partie des contenus, on permet une recherche thématique à l’intérieur du livre, on renvoie à d’autres livres, à l’éditeur, vers des librairies, etc., mais jamais on ne se substitue au livre, dont la forme reste omni-présente à travers l’image même des pages consultées. Contrairement aux sites, on ne peut ni télécharger, ni imprimer. Paradoxalement, Google-Livres indique ainsi les limites d’une information infinie (qui est un leurre) surfant de blogs en sites, et propose un retour (qui est une avancée) vers un médium ancien, encore aujourd’hui sans équivalent.(...)

 (...)Six années d’expérience lyber nous ont apporté la preuve que la mise en ligne intégrale et gratuite d’un ouvrage, non seulement ne nuit pas à la vente du même ouvrage en librairie, mais, dans la plupart des cas, la stimule. Ce qui ne signifie pas qu’internet soit un « extraordinaire moyen de diffusion de la pensée », mais que la lecture en ligne est une pratique totalement inadaptée au lecteur de livres.(...)

(...)Certains confrères (Le Monde, 24 mars 2006) se sont plaints récemment de la (trop grande) place prise par les petits éditeurs sur les tables des librairies, reprochant ainsi un parasitage de ces tables par une production disparate, incontrôlée, toujours renaissante de ses cendres. La petite édition agace. Ils auraient été plus inspirés de diriger leurs flèches inconsidérées vers les productions tout aussi incontrôlées de livres-people et autres livres-kleenex dont la librairie se demande de plus en plus si ils la concernent, tant leurs « lecteurs » semblent avoir tendance à les acheter(...)

17:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature, information

17/03/2007

Le communisme du XXIe siècle

medium_034Communisme.jpegCe livre est un recueil d’éditoriaux parus sur le site du parti de l’In-nocence  dont Renaud Camus est président ; les fidèles de Renaud Camus tel que moi seront un peu déçus mais il est toujours préférable de pouvoir les lire dans un livre et celui-ci est un bien bel objet.

Le communisme du XXIe siècle est une expression empruntée à Alain Finkielkraut pour désigner l’antiracisme dogmatique. Ce que Renaud Camus reproche à l’antiracisme c’est de ne pas viser comme à sa naissance le seul racisme véritable mais de désigner une notion très flou. De nos jours, le racisme est devenu si ambiguë qu’on en vient même à gommer les civilisations, les ethnies, les peuples, les cultures.

L’antiracisme est érigé en un système étatique,en un dogme que l’on ne peut discuter . les antiracistes peuvent exclure n’importe qui ; ils détiennent ainsi " une sorte de monopole de la haine ".

Renaud Camus met en parralèle les similitudes entre la propagande communiste et antiraciste. Celle-ci va même plus loin car avec l’aide de la télévision, elle déverse à flots constants ce dogme à travers entre autres les téléfilms français. Chacun de nos comportements sont surveillés et ainsi grâce ce dogme le pouvoir peut observer chacun d’entre nous. Il est impossible de s’opposer à ce dogme puisque le récalcitrant sera taxé de raciste, cette " une religion d’Etat " peut donc régner partout, il ne cesse d’augmenter à l’école, dans les médias, chez les hommes politiques, dans les romans…

Renaud Camus est très pessimiste quant à l’avenir : il pense à une islamisaton de la France. Comme remèdes il ne propose pas grand chose ; selon lui, même les politiques natalistes ne feront pas disparaître la culture, la civilisation et le peuple français. Il évoque la possibilité Le Pen et là il est très critique " La critique de l'antiracisme dogmatique instituée n'aura de portée véritable que dès lors qu'elle ne sera pas laissée aux seuls racistes. Abandonné au seul Le Pen, le combat contre l'immigration de masse perd ses dernières chances d'aboutir, puisque nous sommes des millions à refuser de nous joindre à cet homme-là - il n'en est pas question. " Et portant " Jean-Marie Le Pen est bien loin d'avoir toujours tort, Jean-Marie Le Pen est peut-être même, hélas, l'homme politique français des trente dernières années qui, globalement, a eu le plus souvent raison ; mais Jean-Marie Le Pen, comme le Nuno de La Légende des Siècles, dont il n'a certes pas l'innocence, n'est pas possible. "

Pour autant Renaud Camus pense que l'élection présidentielle de 2007 représente " sans doute la dernière chance, pour la civilisation française, pour le peuple français, pour la nation française, de sauver ce qu'ils ont d'unique, d'absolument spécifique, de proprement français (…) "

Renaud Camus, Le Communisme du XXIe siècle, Editions Xenia

 

16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : littérature, Camus

10/03/2007

Besancenot choisit ses contradicteurs

Je viens d'apprendre par le site d’Alain Soral qu’Olivier Besancenot a catégoriquement refusé d'affronter Alain Soral en direct chez Moati demain dimanche 11 mars dans l’émission Ripostes, allant jusqu'à menacer la production de ne pas venir si celle-ci maintenait l'invitation du contradicteur que la rédaction lui avait choisi.

Voulant en savoir un peu plus j’ai contacté la LCR ce samedi en début d’après-midi je suis tombé sur la permanence pour la récolte des parainnages. On n’était pas au courant de cette affaire. Je leur ai tout de même dit c’est drôle ce sont les candidats qui choisissent avec qui ils vont débattre, La militante de la LCR m’a répondu " Cela fait longtemps que cela se passe comme ça, c’est une pratique très courante. "

Besancenot avec ses piètres arguments sait qu'il n'aurait pas fait le poids face à Alain Soral qui est un excellent débatteur.

Besancenot n’est donc pas un troublion du système, il en fait partie et bénificie d’une complaisance extrardinaire des journalistes. Ainsi le reportage que lui avait consacré la chaîne Planète où on avait pû voir un documentaire ou plutôt un film de propagande à la gloire d’Olivier Besancenot.

07/03/2007

Jean Baudrillard est mort

medium_baudrillard.jpegJean Baudrillard vient de mourir à l’âge de 77 ans. J’aimais bien lire ses rares articles dans Libération car au contraire de nombreux éditorialistes, sa réflexion apportait toujours quelque chose de nouveau. Il était l’un des rares intellectuels a avoir porté un regard original sur les élections présidentielles de 2002 : Au royaume des aveugles

Lecteur d’aphorismes, c’est toujours avec un régal que je lisais les fragments de ses Cool Memories car il  possédait avant tout une belle plume.

« Nous sommes dans une société d'une intolérance glaciale, où la moindre diversion, la moindre infraction au principe de réalité est violemment réprimé. Le pharisaïsme, le philistinisme réaliste triomphent partout. Toutes les idées sont immédiatement coulées dans le béton. L’anathème est le même que dans n’importe quelle société religieuse ou stalinienne. Rien n’a changé. La conjuration des imbéciles est totale. »

Sa participation à un numéro de la revue Krisis en novembre 1996 autour de l’art contemporain avait fait beaucoup de bruit. Baudrillard avait condensé sa thèse dans un article « Le complot de l’art » publié dans Libé ; il avait été alors poursuivi comme un terrible réactionnaire.

Baudrillard avait répondu dans un article de Libération (7 mai 1997)

«(...) Que peut-on opposer à cette conjuration respectueuse des imbéciles ? Rien malheureusement ne peut corriger ce mécanisme de perversion intellectuelle, puisqu’il s’inspire de la mauvaise conscience et de l‘impuissance de nos élites «démocratiques » a résoudre aussi bien l’impasse de l’art que l’impasse politique de la lutte contre le Front national. La solution la plus simple est de confondre les deux problèmes dans la même vitupération moralisante La vraie question devient alors : ne peut-on plus l’ « ouvrir » de quelque façon, proférer quoi que ce soit d’insolite, d’insolent d’hétérodoxe ou de paradoxal sans être automatiquement d’extrême droite (ce qui, il faut bien le dire, est un hommage à l’extrême droite) ? Pourquoi tout ce qui est moral, conforme et conformiste, et qui était traditionnellement à droite, est-il passé à gauche?

Révision déchirante : alors que la droite incarnait les valeurs morales, et la gauche au contraire une certaine exigence historique et politique contradictoire, aujourd’hui, celle-ci, dépouillée de toute énergie politique, est devenue une pure juridiction morale, incarnation des valeurs universelles, championne du règne de la Vertu et tenancière des valeurs muséales du Bien et du Vrai, juridiction qui peut demander des comptes à tout le monde sans avoir à en rendre à personne ».

Tout comme Philippe Muray, il pensait le plus grand mal du discours du bien.

Un hommage à Jean Baudrillard est a écouter sur France-Culture.

21:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature