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27/04/2007

Enquête sur le roman

medium_291649216X_01_SCLZZZZZZZ_V42525395_AA240_.jpeg50 écrivains de notoriété et de genre différents ont répondu à 5 questions sur la littérature, le roman. 384 pages pour 18, 80 € c’est pas très cher, surtout pour lire ces passionnantes réponses ou commentaires et polémiques de ces écrivains contemporains.

Il se dessinent tout de même une complémentarité entre ces écrivains. Il sont nombreux à constater l’effacement du sacré, de la spiritualité, de la religion dans le roman, ce qui ne peut que provoquer un dépérissement de la littérature. C’est d’ailleurs l’avis de Juan Asensio dont ses propos sont toujours aussi détonants et forts intéressants agrémentés de nombreuses références. Je ne le suis pas lorsqu'il écrit qu’il « déteste la facilité et goûte l’hermétisme » Dans un texte, je ne recherche ni la facilité, ni la difficulté mais plutôt la beauté, je pense que l’on peut la trouver cette flamme ,ce lyrisme, ce style lumineux dans un livre aussi bien difficile que facile.

J’ai retrouvé Dragan Babich  que j’avais interviewé sur Le grain de sable, lui il s’est plutôt penché sur cette espace de liberté dans la littérature, un thème qui lui est cher et qui transparaît dans ses romans. Justement Michel Déon voit dans le roman le seul espace de liberté. Les gouvernements en ont peur.

L’intérêt de ce livre outre de lire quelques célébrités (Dantec, Soral , Pierre Jourde, François Taillandier, Michel Surya, Pierre Bordage, etc) est de découvrir des écrivains de notoriété moins importante mais tout de même aussi intéressant voire plus. Quelques écrivains dont j'ai déjà chroniqué leurs livres sur ce blog figurent dans cette enquête comme Mathieu Baumier, Sarah Vajda , Christopher Gérard.

J’ai eu un plaisir de lire Gwen Garnier-Duguy qui constate aussi que la foi est ce qui a déserté la littérature. « Maintenant que les imaginaires ne puisent plus à l’encre de Dieu, s’est substituée à Lui la pensée du Mal. » « Un grand livre est un livre qui change la vie »

Pierre Gillieth est très énervé contre les éditeurs qui manque d‘audace. Michel Horst pense que c’est chez les « petits éditeurs » que l’on peut trouver cette espace de liberté.

La lecture de ce livre est vraiment enrichissante et permet de découvrir de talentueux écrivains. Cette enquête sur le roman me semble très positif car je constate que la littéraire est toujours bien présente dans ce monde et est encore capable de nous surprendre.

Enquête sur le roman de Arnaud Bordes, Stephan Carbonnaux, Serge Takvorian, Le Grand Souffle

11:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Littérature

21/04/2007

Cimetière catholique profané : Les médias toujours aussi silencieux

Les profanations de tombes musulmanes et juives dans le Nord viennent d’être condamnées à juste titre ; mais la semaine dernière , 26 tombes ont été profanées dans le cimetière catholique à St-Christophe-du-Bois dans le Maine et Loire dans le silence toujours aussi assourdissant des médias. Cela n’a pas soulevé d’émotions de la part de la clique journalistique. J’avais déjà dénoncé cette rétention d’informations sur les actes antichrétiens dans un précédent article repris par Yahoo!  Les églises brûlent en France et tout le monde s’en fiche . Le recul du sacré dans notre société, alimenté par les médias, est indéniable. Cela n’oriente pas notre société ,comme on a pu le penser, vers un monde meilleur, bien au contraire.

18/04/2007

Que vaut l’enseignement en France ?

Écouté mardi la toujours excellente émission sur France-Culture : Du grain à moudre. Le thème : Que vaut l’enseignement en France ?

Laurent Lafforgue un des signataires fondateurs de l’appel pour la refondation de l ‘école est entré dans le vif du sujet en affirmant que « Le niveau des bacheliers , y compris dans la filière S, dans les savoirs fondamentaux est inférieur à ce qu’était il y a un demi-siècle ou plus le niveau du certificat primaire. »

En lisant le programme de François Bayrou que je viens de recevoir, j’ai d’ailleurs constaté qu’il choisissait l’éducation comme priorité nationale. Son ambition est d’ « apprendre à lire et à écrire à tous les enfants avant qu’ils n’entrent en sixième. » François Bayrou, cet ancien ministre de l’Éducation avoue donc que certains élèves entrant en sixième ne savent ni lire ni écrire. Pourtant il est difficile d’admettre que le niveau baisse.

Il y a quelques dizaines d’ années la lecture devait être maîtrisée en fin d'année du CP sinon les élèves redoublaient.

Hélas Laurent Lafforgue précise aussi que les fils d’ouvriers ont de moins en moins de chances de rentrer dans des grandes écoles.

15/04/2007

Avril- 22, Ceux qui préfèrent ne pas

medium_2916492313_01_SCLZZZZZZZ_V42528006_AA240_.jpegEn ces périodes d’injonction à se rendre aux urnes , la lecture de cet ouvrage est salutaire. Sous formes de pamphlets, aphorismes, nouvelles, textes humoristiques,etc. plusieurs écrivains, philosophes, poètes se sont penchés sur cette question « Pourquoi, cette fois-ci ne pas y aller ». Ce n’est plus à la mode de pourfendre les élections comme les anarchistes le pratiquaient vers le début du 19° siècle, pourtant ces auteurs ne sont pas des anarchistes ; ils se situent ,à les lire ,dans des sensibilités politiques forts différentes ; c’est aussi ce qui rend intéressant ce recueil. Chacun a ses raisons de ne pas voter. De très bons textes : celui de Sarah Vajda " Je n’irai plus voter, les lauriers sont coupés » me semble être un des meilleurs , de l’humour, de l’impertinence mais ce qui fait le charme de ce texte c’est la qualité littéraire. « A vouloir contenter tout le monde et son maître, la société française devient une gigantesque société de récréation où , les gosses à coup de pierre, de cocktails Molotov, réclament en vain l’amour du censeur parti sans laisser d’adresse ou inconnu à l’adresse indiquée, dans le temps où l’ordre moral tient pour pédophilie toute estime du maître pour l’élève, à crime le désir et voit dans le dégoût du monde comme il va une tentation fasciste ! "On y trouve un Mehdi Belhaj Kacem toujours aussi révolté avec un texte extrait de son dernier livre très radicale mais beaucoup moins hermétique que ses derniers écrits. C’est d’ailleurs pour cela que je n’avais pas consulté son dernier essai peut-être à tort car en découvrant ce texte je constate qu’il est proche de son pamphlet ravageur, dissident La chute de la démocratie médiatico- parlementaire .

Dès l’instant où les citoyens ont jeté le bulletin dans l’urne, ils ont du même coup remis entièrement leur vie entre les mains de quelques hommes. Et après ? s’interroge Philipe Boisnard.

Malek Abbou se penche sur le vote blanc et plus particulièrement sur l’occultation de celui-ci. Cela m’a paru moi aussi toujours bizarre qu’il soit très difficile de connaître le nombre de bulletins blancs. Malek Abbou ira sans doute voter tout comme Alain Jouffroy qui dans un texte de quelques lignes assez caricaturale « (…)La haine et le mépris de la politique relèvent de la démagogie. En votant je proteste contre elle. » n’incite pas du tout à s‘engager de cette façon.

Beaucoup d’autres textes : Alain Badiou, Acot-Mirande, Eric Arlix, Pierre Audard, , Bertrand Bonello, Alain Brossat, Gilles Châtelet, Sylvain Courtoux, François Cusset, Jean-Pierre Dépétris, Laurent Jeanpierre, Cyril Loriot, Jean-Clet Martin, Jean-Luc Moreau, Olivier Pourriol, Nathalie Quintane, Bernard Sichère, Christophe Spielberger, Bernard Stiegler, Michel Surya, Laurent de Sutter.

Avril-22 : Ceux qui préfèrent ne pas , Le Grand Souffle

 

Afin de prolonger ce texte je vous invite à consulter ce site Nous n’irons plus voter

14/04/2007

Shivardi : "Il n’y a que deux issues de secours : ou Le Pen ou nous les maires"

Asez étrange ce Shivardi ! Un candidat de Maires comme il le précise mais soutenu par le Parti des Travailleurs et pourtant il n’est ni trotskiste ni même à l’extrême gauche. Ce n’est pas un pro de la politique mais j’aime bien de temps en temps l’écouter même s’il faut souvent tendre l’oreille car il articule mal ces mots.

Ainsi Lundi 7 avril sur Europe 1 interviewé par Jean-Pierre Elkabbach et Olivier Samain " Comment est perçu Le Pen dans le département de l’Aude et dans les zones rurales que vous sillonnez en ce moment ? Il ne fait pas peur. Vous comprenez qu’il ne fasse pas peur ? Ecoutez Les français en ont assez de la politique qui est mené par les partis dominants qui ont amenés à la faillite de notre pays. Ils cherchent une issue de secours. Il n’y a que deux issues de secours ou Le Pen ou nous les maires il n’y a pas d’autres. " Etrange que parmi les multiples médias cette phrase n ‘ait pas été retenue.

Extrait ci-dessous
podcast

Interview complète sur le site d’Europe 1

12/04/2007

La Source pérenne, Christopher Gérard

medium_medium_Source.2.jpgLa source pérenne est un vibrant plaidoyer en faveur du paganisme montrant combien celui-ci, loin de correspondre à la caricature que l’on en fit, représente la religion originelle de l’Europe. Christopher Gérard met particulièrement en valeur l’opposition entre les mentalités chrétiennes et païennes. Le paganisme est pour l‘auteur « exaltation de la vie et de l‘élan éternel. ». La caractéristique du paganisme : « sa profonde tolérance, son respect des différences, son absence de prosélytisme aussi. » Il attache une grande importance aux commémorations ,aux pèlerinages sur les sites sacrés qui lui semblent « le fondement de toute religiosité authentique »

Il met en lumière les origines païennes de la plupart des fêtes chrétiennes qui ont été dénaturées.

Ce livre est une sorte de journal , d’itinéraire d’un païen ,c’est cela qui le rend agréable à lire. L’auteur s’est appuyé sur de nombreux livres mais aussi et principalement sur son expérience : fouilles archéologiques durant l’adolescence, voyages aux Indes et en Irlande et toutes ces manifestations du divin : « la splendeur de l’orage, la beauté d’une femme, l’éclat du soleil. » Il ne croit pas à des Dieux tout puissants mais moi aussi contrairement à nombre de chrétiens et même d’athées, je ne crois pas à la toute puissance d’un Dieu.

Ce témoignage d’un païen est assurément une excellente et vivante introduction au paganisme.

La Source pérenne, Christopher Gérard, Éditions L’Age d’Homme

 

09/04/2007

Le premier pouvoir : Inventaire après liquidation,Elisabeth Lévy

medium_2081200686_01_SCLZZZZZZZ_V24320688_AA240_.jpegPendant deux ans Elisabeth Lévy sur France Culture a animé " Le Premier Pouvoir ", une émission hebdomadaire critique sur " la société des médias " dont elle était aussi la productrice.David Kessler, directeur de France Culture, ancien conseiller de Lionel Jospin a supprimé cette émission pourtant une des plus écoutées avec celle d’Alain Finkielkraut d’ailleurs confirmé par un sondage détaillé commandé à Médiamétrie par France-Culture. Manque de chance pour la direction de France-Culture, les raisons de cette évicton ne peuvent être le manque d’audience.  Comme je le soulignais dans un commentaire suite à un précédent article sur cette éviction, ces sujets étaient trop sensibles car elle dénonçait la nouvelle censure, l'inculpation du passé, le climat de délation, la hantise de la vigilance, le manichéisme accusateur, la diabolisation des dissidences, la propagande-spectacle et comme le regretté Muray ,dont on lui avait " interdit d’évoquer sa mémoire à l’antenne ",la festivité permanente , toutes ces valeurs défendus par la gauche bien-pensante qui domine cette chaîne. " L’ordre subversif y règne "

On peut critiquer les médias si on dénonce la dépendance économique mais comme Elisabeth Lévy le précise : cette dépendance " s’est révélée moins pesante que la tutelle idéologique exercée par des pouvoirs avertis du fait que le pluralisme était leur pire ennemi. " C’est d’ailleurs sur les radios publiques que les informations sont les moins objectives. Seul Du grain à moudre sur France Culture dont je fais souvent la publicité sur ce blog résiste à cette pensée unique en proposant des débats avec des personnes venant d’horizons très divers. C’est souvent ce manque de pluralisme qui me détourne des médias publics.

" Soit rebelle et tais-toi – ainsi est gouvernée France Culture. "

" Personne ne se serait ofusqué qu’un journaliste se fût indigné auprès de Martine Aubry parce que,selon lui, les socialistes avaient été trop timides en matière de régularisations. On imagine le tollé déclenché par l’imprudent qui lui eût adressé le reproche inverse. "

" On attends des journalistes qu’ils confirment l’analyse énoncée a priori (…)Un journaliste à qui il est demandé d’enquêter sur les électeurs du Front national écartera spontanément ceux qui n’entrent pas dans le cadre défini. " Les jounalistes n’ont même pas remarqué qu’ils sont ainsi contre-productifs.

Les faux rebelles y sont aussi attaqués. Karl Zéro ne " cachait pas avoir (provisoirement) sauvé sa tête grâce à l’appui conjugé de Laurent Fabius et de Nicolas sarkozy – hommage du vice politique à la vertu médiatique qui témoignait sans doute de l’impertinence de l’animateur"

Certains chroniqueurs potentiels figurent sur une liste noire comme Philippe Lançon, Henri Maler, l’un des animateurs d’Acrimed, site dédié à " la critique radicale " des médias. J’ai à plusieurs reprises contacté ce site, notamment Henri Maler et je peux assurer qu’il n’est pas très ouvert, qu’il est contre le pluralisme sauf si cela va dans son sens.

Maintenant l’activité médiatique est orienté sur l’émotion. Le spectacle offert par les Don Quichotte et les sans-abri du Canal Saint Martin en est un exemple.

Suit un florilège de " conducteurs " (documents préparatoires définissant les principaux axes de la discussion) écrits avant chacunes de ces émissions et je crois qu’ils étaient disponibles sur le site de FC.

Elisabeth Lévy a insisté sur le fait que la presse française est dénigré, on ne la croit plus. C’est pour cela , entre autres autres que le Traité constitutionnel européen a été rejetée. C’est aussi pour cela que le vote FN ne peut que prendre de l’ampleur. La Presse Française ferait bien mieux de se remettre en question et écrire pour ses lecteurs. Elle ose demander une aide financière de l’Etat alors qu’elle bénéficie déjà des subventions de l'Etat La presse à conquis sa liberté en devenant indépendante vis à vis des pouvoirs en place.L' indépendance passe d'abord par un financement privé, principalement par ses lecteurs.

Elisabeth Lévy comme nombre de journalistes est très critique vis à vis des gratuits mais en parcourant ceux-ci notamment 20 Minutes  je trouve des infos que l’on ne lit pas ailleurs comme aujourd'hui où j'apprends que le FN a été mis en cause trop rapidement. Par contre Elisabeth Lévy met bien en évidence les liens du capital avec l’Humanité " puisque Lagardère et Bouygues sont, au nom du pluralisme, entrés dans le tour de table du quotidien. "

C’est un petit livre assez personnel puisqu’elle relate son expérience sur France Culture qui ne fait que confirmer tout ce que j’ai constaté et relaté dans Le grain de sable et aussi sur ce blog.

Le premier pouvoir : Inventaire après liquidation, Elisabeth Lévy 15 € disponible à 8,9 €  sur PriceMinister