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28/09/2007

Fabrice Luchini

14e9a53f51ba4eb66cabefb266a5744a.jpegFormidable Luchini sur France-Inter dans l’émission d’Yves Calvi Nonobstant hier (écoute de cette émission ici) . Il exaspère certains mais c’est un vrai bonheur  d'entendre un véritable amoureux de la littérature et de la langue française, un vrai bonheur de voir qu'il existe encore un  artiste résistant  et non un de ces artistes qui se complaisent dans la bien-pensance, c'est à dire dans cette gauche bobo, très conformiste  répétant toujours les mêmes litanies.

25/09/2007

Titi Zaro à Angers

Assisté au concert du duo Titi Zaro à Angers ce samedi. Une musique ensorcelante , des sonorités insolites, des instruments étonnants et surprenants ( Kayamb, darbouka, triangle), une atmosphère mystérieuse. Ces deux jeunes et jolies filles ont su encorceler la salle avec leurs voix suaves légères mais aussi profondes et langoureuses.


19:00 Publié dans Angers, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Angers, musique, concert

23/09/2007

Lectures de combat Métaphysique de l'actualité

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22/09/2007

André Blanchard, Contrebande

723b6807d572860a714d84a6e2defd19.jpegJ’avais déjà eu l’occasion de lire Impasse de la Défense de cet écrivain découvert grâce au Matricule des anges qui lui avait consacré un dossier. C’est d’ailleurs aussi avec cette revue que j’ai découvert Marcel Moreau qui me semble être un grand écrivain. Il faudrait que lui consacre une petit note.

Le dernier livre d’André Blanchard est paru  aux éditions Le Dilettante, ce qui peut lui permettre d’atteindre un plus large public.

Ce que j’aime dans ces pages souvent perspicaces, quelquefois injustes, c’est l’incroyable liberté de ton et de pensée.

Injuste, il l’a été avec Renaud Camus qu’il qualifie d’écrivain minus.

André Blanchard n’hésite pas à dénoncer les fautes de syntaxes, les supercheries même chez de grands écrivains. Ainsi Suite française  « ce livre sur juin 1940, publié aujourd'hui par sa fille qui sauva le manuscrit, fut écrit sur le vif et dans une urgence prémonitoire : Némirovsky arrêtée en juillet 1942, mourut un mois plus tard a Auschwitz. Qu'est-ce donc qui chiffonne? Eh bien ce début de phrase, page 197 : «Lorsque

la seconde Grande Guerre du siècle dernier éclata»... C'est énorme en effet, comme si une main - celle de sa fille? - était passée par là afin que les idiots du XXI° puissent suivre ! »

 

 

Ce qu’il déteste tout comme moi, c’est l’imposture de ces subversifs qui ont des « arrières assurés ».

Athée, il avoue que le meilleur « journal qui informe sans pécher contre les faits, qui paie sur la réflexion plutôt que sur les petites querelles (...) c’est La Croix.  »  André Blanchard aime le pluralisme des idées, la diversité des opinions, ce qui devient de plus en plus rare à notre époque  « La plupart choisissent comme journal celui

où ils peuvent lire ce qu'ils pensent. C'est de la paresse, qui rassure. Il faut aller vers le journal qui est à l'opposé de nos opinions, afin d ‘asticoter celles-ci(...) » Il déteste les donneurs de leçons « (...), c'est bien une posture de privilégiés, pour qui les fins de mois ne sont jamais à l'arraché, de s'étonner et se scandaliser que des

gens qui vivent mal votent mal. »

 

La littérature dans ces notes y a la part belle, et surtout les écrivains de journaux intimes, un genre que j’apprécie moi aussi.

Quelques notes :

« Ce François Bon, qui plume en main ne l'est  pas tant que ça, est en passe d'être le plus grand

rapace de notre littérature, lançant des O.P.A. sur tout ce qui traîne la patte : chômeurs, S.D.F.,

illettrés, prisonniers, sans-papiers. Ses livres sont de vraies voitures-balais, avec, comme chauffeur,

un fonctionnaire de la récupération.

Ce qu'il y a de béni avec les pauvres, c'est qu'ils ne présentent jamais la facture. »

 

« Arrivent à la galerie pas mal de cartons qui sont invitations à des vernissages ; ça vient de

tout le grand Est, via des institutions redoutables comme les F.R.A.C. Là se niche la crème de l'art

contemporain dans toute sa panoplie de petit terroriste : installations, vidéomachins, peintures

conceptuelles. C'est instructif, à rebours : perdre nos repères, voilà à quoi on nous convie ; ça

facilite pour recruter les nigauds. Du moins cela permet-il de percer à jour ce qui assoit cet art,

c'est-à-dire la peur. Le public a peur de passer pour ridicule, et stupide, et vieux jeu s'il manifestait son incompréhension. Donc il se tait.

C'est tout ce que demande cet art; et, à la limite, peu lui chaut de n'avoir aucun public. Ne lui laisse-t-il pas comprendre qu'on n'est pas du même monde? »

 

André Blanchard, Contrebande carnets 2003-2005, Editions Le Dilettante

 

14/09/2007

Marcel Gauchet : sacré, spirituel et religion.

Lu, dans le n°55 de la revue de la Cité de la Musique un passionnant entretien avec Marcel Gauchet autour  de la place de l'art dans notre société moderne. Il fait une  distinction très précise entre le sacré, le  spirituel et la religion. « (...) la religion au sens strict (...)  peut disparaître, et le sacré demeurer . »

 

« Le spirituel, c’est le religieux quand on n’a plus de nom pour le qualifier. »

 

 « il n’y a plus de sacralité, de sacré au sens exact dans le monde où nous sommes, y compris pour les croyants (...) Les protestants ne croient plus que la Bible , la parole de Dieu, soit sacrée. en revanche, dans le cadre de l’islam on peut tout à fait discuter du fait que le coran représente encore un objet sacré, habité par la présence de  Dieu » l’art devient un  "substitut du sacré.  Dans le monde désacralisé, il n'y a que l'art qui puisse fournir un analogue ou un équivalent du sacré".

 

« On trouve dans le monde de l'art une dévotion, une implication spirituelle profonde sans que les acteurs en soient vraiment conscients"

13/09/2007

Dantec à Paris le 11 septembre

Lors de la rencontre avec Maurice G Dantec, celui-ci s’en est pris à un lecteur qui lui faisait part des théories du complot à propos du 11 septembre 2001. Je me demande s’il avait vraiment lu cet auteur. Dantec lui a répondu à peu près ceci, je cite de mémoire « Pourquoi chercher la vérité ailleurs alors qu’elle se trouve sous nos yeux » J’ai l’impression que les médias français ont encouragé et encouragent à nier le réel. D’ailleurs en France ceux qui ont  dénoncé les crimes des régimes communistes ont été vilipendés.  En revenant de Paris je lisais Cette lancinante douleur de la liberté de Vladimir Boukovsky « Chose stupéfiante, l’Europe n’a simplement pas remarqué l’extermination de 66 millions d’hommes dans un pays voisin ! » Boukovsky ajoute que la presse occidentale s’en est pris à Soljenitsyne avec une rare violence. « Même en Union soviétique on ne l’avait pas jugé digne d’une campagne de cette envergure »

Vladimir Boukovsky a commencé a vraiment comprendre la signification du mot réactionnaire « Il faut bien le dire que le titre de réactionnaire se mérite sans peine. On se le voit décerner d’emblée dès qu’on a dit : a) que l’on ne croit pas au socialisme ; b) que l’on n’est pas partisan de la « détente ». »

 

Les journalistes et intellectuels français commettent la même erreur avec l’islamisme qu’ils ont commis à l’égard des régimes communistes : nier le réel. Je remarque que là ou l’islam domine les gouvernements ne sont pas démocratiques à part la Turquie (et encore !)

 

Maurice G.Dantec lorsde  cette soirée a évoqué la rencontre avec Mazarine Pingeot lors de l'émission littéraire Esprits libres  qui sera diffusé vendredi. Dantec a pu saisir au rebond quelques propos intelligents de Mazarine et ainsi modifier le cours de cette émission.

09/09/2007

Les Accroche-coeurs 2007 Angers

b898e5217a0cf9df45bea5f18676ab51.jpgSpectacles de rue, musique,  Angers s'est métamorphosé en une ville colorée. Bien apprécié la compagnie Babylone et son spectacle Décompte cruel .

Le soir Angers s'est enflammé. C'était un spectacle étrange de voir cette ville complètement transformée dans une ambiance chaude et conviviale. 

Assisté à un superbe spectacle de danse d'un très haut niveau avec les compagnies Tango Sumo et Vendaval très poétique, sensuelle magique. Tout était parfait jusqu'à ce superbe accompagnement à la guitare.

 

Cela s'est terminé par l'embrasement du chateau d'Angers dans une ambiance très païenne