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27/12/2007

Tout ennemi doit être exécuté selon le plan B

a345d66759f775701c8f4e34bf9f7991.jpeg  Feuilleté en kiosque le magazine Plan B consacré aux médias. Cela ne pouvait que m’intéresser mais j’ai été vraiment horrifié par leurs discours de haine. Dans ce numéro ils font le procès de Robert Ménard car il a osé critiquer le régime de Castro , crime de lèse majesté ;  pour ces gentils larrons ce dirigeant cubain est un gentil démocrate. De plus Robert Ménard s’en est pris aux altermondialistes, cela mérite la mort selon eux ;ce magazine termine leur article ainsi :  Le président, excédé, sort alors un revolver de sa poche et froidement abat l’accusé.

 

Ici les ennemis méritent la mort, c’est très clair. J’ai d’ailleurs toujours été  étonné de l’indulgence que l’on a vis à vis de l’extrême gauche . Ce mouvement n’a jamais hésité à imposer un régime de terreur et nous l’imposera s’il revienne un jour au pouvoir. Dans leur monde idéal, il n’y a pas de place pour l’opposition ; tout ennemi doit être exécuté.

11/12/2007

Aude de Kerros : "L'art caché : Les dissidents de l'art contemporain"

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C’est un livre ambitieux qui se veut une suite au fameux essai  de Vladimir Weidlé Les abeilles d'Aristée sur la crise de l’ art moderne ; et pourtant  la démarche de celle-ci  n’en demeurait pas moins esthétique. De nos jours le destin de l’art s’est encore  assombri. « l’art contemporain n’est plus une esthétique mais avant tout une morale. sa fonction est de présenter le bien et de désigner le mal. »

Aude de Kerros se penche donc sur le schisme apparu au tournant des années 1960 avec l’art contemporain et  tente d’exprimer le point de vue de l’artiste  car  il existe une « arrière-garde » réunissant tout ce qui est exclu : un art caché. Elle s’intéresse aux rapports complexes qui se forment en France entre l’art contemporain devenu art officiel et les divers aspects de « l’art caché ». L'art contemporain a réussi à s’immiscer même dans les églises, parfois au détriment du sacré.  Cette art est au-dessus des cultures ; il permet de gommer les identités, d’uniformiser. Elle démontre toutes les compromissions de l’art contemporain avec le pouvoir et son alliance avec le mercantilisme. L’art contemporain est utile pour le pouvoir marchand car il propose  toutes ces valeurs que sont l’abondance, l’immatérialité, le renouvellement rapide de la marchandise...

Elle reproche aussi l’absence de débats concernant l’art contemporain ou plutôt que les seuls débats se déroulent devant les tribunaux. C’est aussi une des caractéristiques de notre époque moderne : il existe une profusion de loi pour réglementer notre vie et empêcher la libre expression.

Ce livre est une synthèse très vaste et précise de l’histoire de l’art contemporain.Nourri de nombreuses lectures et d’anecdotes pertinentes, cet essai possède la qualité plutôt rare de marier la profusion du savoir et de la clarté sans posséder les excès d’un pamphlet.

 

Aude de Kerros : "L'art caché : Les dissidents de l'art contemporain", Editions Eyrolles

10/12/2007

Nabe, Soral, Costes et James Les possédés à Paris

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19:53 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature

03/12/2007

D'un silence assourdissant : sur l'assassinat d'Anne-Lorraine Schmitt

A signaler sur le site du Stalker D'un silence assourdissant : sur l'assassinat d'Anne-Lorraine Schmitt  reprenant en cela les maîtres mots de Joseph de Maistre « Ce qu’on croit vrai, il faut le dire et le dire hardiment ; je voudrais, m’en coûtât-il grand-chose , découvrir une vérité pour choquer tout le genre humain : je la lui dirais à brûle-pourpoint . » 

Juan Asensio y a ajouté une magnifique lettre envoyée par Laurence Thomann, journaliste AFP qui fait honneur à sa profession dont voici le début :

« Je ne cesse de songer à ce crime abominable perpétrée contre Anne-Lorraine, brutalement assassinée par un de ces rebuts de l'espèce humaine. Je pense aussi au total manquement à la dignité d'Anne-Lorraine, que vous avez mis en lumière, dont a fait preuve la presse en rapportant son calvaire avec une désinvolture révoltante, l'AFP en première ligne.
Je songe aussi à la façon de réparer une telle inconsistance, cet outrage en regard de la fin de cette jeune existence. Et j'ai peur que la faiblesse de mes mots n'offense encore un peu plus la mémoire de ma défunte consœur. Je le crains.
Alors je viens joindre ma voix et mon indignation aux vôtres, Juan, face à l'abomination de ce meurtre mais aussi à l'absolue banalisation du crime dans tous ses états, sous toutes ses formes, banalisation constituant en soi un mépris criminel de la personne humaine, oui je le crois.

Et moi, nous journalistes, en sommes en grande partie responsables, à traiter des vies humaines, des destins d'hommes comme s'il s'agissait de vulgaires marchandises, sans plus jamais penser qu'il s'agit de vous, des nôtres, aux coeurs battants, à la chair vive. Manifestement l'existence d'Anne-Lorraine a été classée dans la catégorie des puces crapuleusement et banalement écrasées, reléguée au crime ordinaire placé avec un léger dégoût en retrait dans la boutique. (...) »

21:20 Publié dans Blog, médias, | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : information, médias