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31/01/2008

Une église vandalisée en plein jour à Angers

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Hier, à Angers, ils ont renversé autel et tabernacle, retourné le baptistère... Une vidéo qui a circulé sur le Net est aussi entre les mains de la police. Située en plein centre-ville d'Angers, l'église Saint-Joseph a été prise pour cible hier. C'est l'ancien curé de la paroisse qui a découvert le triste tableau. « De passage à Angers, il était venu visiter l'église avec des membres de sa famille, rapporte le père Michel Fromont, l'actuel curé. Il est passé vers 12 h 15 au presbytère pour nous alerter. »

À l'intérieur de l'édifice religieux, des vandales ont surtout sévi dans le choeur : le petit autel en bois, qui sert pour la messe en semaine, a été renversé. Le tabernacle a été arraché « alors qu'il était scellé dans le mur », indique le père Fromont. Les vandales auraient même tenté de l'ouvrir une fois par terre, au milieu de vases cassés. Le baptistère s'est vidé de son eau après avoir été retourné. Et les nappes de l'autel principal ont été jetées au sol.

Fermée la nuit, l'église n'ouvre ses portes que vers 9 h. Quitte à être surpris par des visiteurs, les vandales ont donc agi dans la matinée, entre 9 h et midi, après être entrés par la porte principale, la seule accessible.
Pour le père Fromont, ces actes ne sont « pas anodins ». Et de justifier : « Ce n'est pas des bancs ou des chaises qu'ils ont cassés, mais des objets religieux bien précis. » D'autant que l'on a « déjà eu des histoires ici ».

Outre des croix renversées, le prêtre évoque une vidéo, tournée dans l'église, diffusée sur Internet. Un petit film amateur mettant en scène des jeunes faisant du skate dans l'église, s'asseyant sur l'autel, ou racontant des blagues dans les confessionnaux. « Nous n'étions pas au courant, mais quelqu'un nous a prévenus après avoir vu ça sur Internet, parmi d'autres vidéos de type gothique.  » C'était il y a quelques mois. À cette époque, aucune plainte n'avait été déposée. Mais les actes perpétrés hier ont changé la donne. Le père Fromont a remis cette fois-ci l'enregistrement vidéo dont il disposait à la police. De son côté, Jean-Claude Vacher, le préfet de Maine-et-Loire, a tenu à condamner aussitôt « ces actes inqualifiables et injustifiables ». L'église, qui a été fermée tout l'après-midi d'hier, devrait rouvrir aujourd'hui.

Ouest-France du 31 janvier 2008

Ainsi, on n’hésite plus à vandaliser les églises en plein jour et ceci dans une grande ville. Ne se sachant pas inquiété par la police ces anti-chrétiens filment leurs exploits. Je ne pense pas qu’il faut tolérer ces actes de vandalisme. En ce sens les musulmans et les juifs ont beaucoup  plus de respect pour leurs lieux de culte. Ils ne tolèrent aucun acte de vandalisme contre leurs lieux de culte.

L’autre soir à l’Université  Catholique de l’Ouest à Angers, j’avais été étonné de voir un élève vêtu de noir dans le pire déguisement gothique arborer fièrement une grosse croix inversée. Paradoxalement, cet élève n’aurait pas pu montrer ce signe distinctif dans une école publique.  L’Eglise Catholique a donc une certaine responsabilité dans ces actes anti-chrétiens.

16/01/2008

Je sue partout

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Agréable surprise que  cette nouvelle revue disponible sur le net . Je ne résiste pas à vous citer quelques extraits du très poétique édito intitulé Invitation à la joie (...)

Je sue partout est notre cri. Il grondera contre la mollesse instituée par les faiblards vivoteurs qui décomposent les occasions de Beauté. Ah, la vermine est partout, et elle se repaît de fumier ! On va le remuer, le retourner jusqu’à ce que des fleurs y poussent, et que leurs éclosion ranime les insensibles shootés à leur propre néant.

(...) nous avons la prétention d’être vivants dans cette société d’aigris. Que notre cri soit fort, et surtout qu’il soit beau ! la Beauté seule permet de subvertir la normalité installée.(...) Sans cesse nous tâcherons de voir ce que les médias cachent derrière leur virtuel réalisé. nous débusqueront la Vérité en chasse gardée, nos chiens tapageurs la rabattront vers nos plumes de flamme, et les lettres crachées crépiteront de Vie. Au delà du consumérisme et du néant quotidien, il est des Hommes indépendants qui combattent pour des idéaux supérieurs : nous en sommes.

Que Je sue partout transpire sur les consciences comme le christ sur le saint suaire ! Qu’il percute les consciences comme in Boeing dans une tour ! Qu’il éclabousse l’esprit de sa lustrale sudation ! Que rien ne soit épargné : fachos, bobo, vieux, jeunes, athées, croyants, gauchos, droiteux, prof, étudiant, fille, garçon, homo, hétéro, flic, voyou, amour, haine ! (...)

(...) Notre bord politique ? la beauté. Notre équipe ? l’espérance ! son prix ? la gratuité ! Un journal qui, parce qu’il est gratuit se prend enfin au sérieux !

Dérangeante, percutante,  cette revue d’une fraîcheur et d’une liberté de ton que l’on ne rencontre plus guère frappe fort dès ce premier numéro.  Du rythme , superbement à contre-courant, mystique, original. Une plume acérée, enflammé, de qualité.

Magifique texte sur les banlieues dans l’esprit de Nabe. Une petite chronique très intelligente sur l’Arche de Zoé fustigé trop facilement par les médias alors qu’ils ne cessent de nous marteler l’esprit du Bien.

Bref je vous invite immédiatement a télécharger ce premier numéro de Je sue partout.

16:49 Publié dans Revue | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : revue, littérature

12/01/2008

Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes

a0e4600e5a35fe34c5382b5b60b320e3.jpegVingt et un prêtres, religieux ou religieuses catholiques ont été tués dans le monde en  2007 selon le rapport annuel de l'agence d'information vaticane Fides  dont huit en Asie, sept en  Amérique latine, quatre en Afrique, deux en Europe.

Ces chiffres ne concernent que l’Eglise catholique mais pour connaître plus précisément l'ampleur des persécutions anti-chrétiennes dans le monde qui n’ont fait que s’accroître en 2007 je vous recommande justement le livre de Thomas Grimaux intitulé le livre noir des persécutions antichrétiennes .

A l’aide de sources très variées, cet auteur a réalisé une enquête sur les causes de  ces nouvelles formes de   persécution ou de haine antichrétienne : islamisme, fondamentalismes hindouiste et bouddhiste, communisme. la principale source de nouvelles persécutions est évidemment le  fondamentaliste musulman. L’Arabie Saoudite est le cas le plus typique. Le culte chrétien y est interdit. Dans le nord du Nigeria, en Afghanistan, au Pakistan, en Indonésie, en Malaisie, mais aussi en Algérie, depuis la loi “anticonversion” de mars 2006, la situation est quasi identique.

Le fondamentalisme hindouiste et les  bouddhistes au Sri Lanka veulent exclure de tout ce qui est chrétien.
Dans les pays où le communisme perdure comme la Chine,le Viêtnam, la Corée du Nord ou  Cuba, la persécution se poursuit.

Ce livre est donc indispensable  afin de mieux connaître les persécutions que subissent les chrétiens dans le monde. Dommage que les médias s’intéressent peu à ce sujet, d’ailleurs même les actes antichrétiens en France restent un sujet tabou.


Thomas Grimaux, Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes, Favre

03/01/2008

Marcel Moreau Une philosophie à coup de rein

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Quelle écriture ! Vertigineux. Flamboyant.  La prose de Marcel Moreau  est d’une densité exceptionnelle , d’une telle force, d’une telle sauvagerie qu’avec lui ses livres sont vivants, sonores, tactiles. Ce qu’on retient tout d’abord de lui c’est le style. Voici un ouvrage qui arrive à ne tenir que là-dessus. C’est un possédé de la langue française, des mots ;  d’ailleurs le sous-titre, lui, rend mieux compte de la force, de la vitalité qu’il donne aux mots  : la danse des mots comme l’élan vital à sa source.

 

Véritable libertaire, il garde l’énergie de l’homme libre qui secoue tout les chaînes du faux-semblant. Comme Nietzche, un auteur qu’il, affectionne il ne dénonce pas  seulement les fausses valeurs ni ne se laisse piéger par la bonne conscience. A ce sujet il a écrit de remarquables pages sur ceux qui postulent  que la violence n’a que des causes strictement sociales : misère, chômage , discrimination.

Je m’insurge contre un tel discours, qui revient à dire : le germe de la délinquance est dans la pauvreté, mais que la pauvreté se rassure, nous sommes là , nous les spécialistes du malheur des hommes, pour témoigner que quoi qu’elle fasse elle ne pouvait faire autrement. « Tu es pauvre, ou enfant de pauvre, dons nécessairement ce que tu fais est irréprochable. »Pour ma  part, je crois que c’est une insulte à la pauvreté de penser que chaque fois qu’il y a délinquance, cette délinquance ne s’explique que par elle. (...) Le postulat selon lequel la délinquance est un pur produit de l’injustice sociale n’est qu’un maillon dans la chaîne postulative des discours de mort. Sur la drogue : Lorsqu’un problème crucial de notre temps, comme la drogue, est traité par ceux que j’appelle les  penseurs dévitalisants, on ne doit pas s’attendre à ce que ces penseurs corsent leur discours apparemment humaniste et compassionnel d’une exhortation à la révolte.

C’est sans doute l’un des plus grands écrivains de langue française mais je le considère aussi comme l’un des plus grands penseurs de notre époque et pourtant les médias ne s’intéressent guère à lui malgré ses 53 livres.

Mes livres sont trop profonds, ce qui les justifie de n’être pas rentables. Ils sont trop conscients du caractère liberticide de toute espèce de laxisme, serait-ce un « humanisme », pour se changer en part de marché. Il développe une pensée libre et s’élève contre la pensée molle, la pensée aseptisée, la pensée quadrillée et les liberticides de tous bords.

Il évoque toutes ces fascinations poisseuses : anti-américanisme, idéologies totalitaires, terrorismes, etc. Hélas nous ne sommes pas encore délivrés de la pesanteur des doctrines, des slogans, des bourrages de crâne qui caractérisent les abominations du XX°siècle.

Dans ce livre il  parle beaucoup de lui, de la littérature ou plutôt des mots, du langage, de la puissance du langage, de l’écriture,  de son métier de correcteur qu’il a exercé pendant quatre décennies, de l’amour, de la vie, de sa vie c’est pourquoi je pense que ce livre est le plus « vrai » des livres que j’écrivis jusqu’ici . Inféodé à rien, ni à personne,  ni  à aucun camp politique même s’  il est toujours de mode de se proclamer plus « progressiste » que son voisin, cela fait bien dans le paysage médiatique , la liberté de son esprit lui permet de reconnaître le bien, le vrai là où ils se trouvent et non là où l’on voudrait qu’ils soient forcément.

Il est à remarquer combien chaque fois qu’un homme fait parler de lui, soit par le tapage auquel se prête sa médiatisation, il se trouve quelque obsédés du contrôle d’identité pour s’enquérir de la couleur de son vote.

Pour lui la meilleure façon de faire de la politique, c’est de pratiquer une politique de l’être.

Ce livre est un grand livre, un des plus puissants que j’ai lu ces dernières années et que je ne peux que vous recommander. J’ai eu la chance de faire ce type de rencontre que j’appelle si souvent et si peu souvent répond.

Entretien avec l’auteur sur France-Culture     Boutique Marcel Moreau

Marcel Moreau, Une philosophie à coup de rein, Denoël