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14/12/2008

L'indispensable Tristan-Edern Vaquette en CD

actu359.jpgL’indispensable Tristan-Edern Vaquette sur CD (voir aussi l’interview sur le grain de sable), je me demandais ce que ça allait donner. Agréablement surpris. Il nous balance de la bonne musique plus proche du slam que du rap mais avec un son rock, du bon rock énergique.

 

Ce CD est centré sur la conjuration de la peur un long morceau de 35 minutes, où il dénonce la nouvelle idéologie répressive de notre société fondée sur la peur, entrecoupés d'impertinentes digressions et de surprenantes interviews notamment celui de Jacques Brel. Cette  musique pourrait être un support commode pour ces textes alors que le climat musical avec cet accompagnement à la guitare sitar rend ce texte encore plus corrosif.

 

Les paroles de ce CD pourraient se résumer ainsi : Roulez au pas, ne buvez plus, ne fumez plus, mangez bio, arrêtez de penser, cessez de rire. Des caméras partout, et ainsi n’importe quel individu peut se retrouver en prison. Ce n’est pas une blague. Un excès de vitesse et hop en prison !

 

Gabriel Matzneff  dans l’ entretien accordé à Biffures (Soulignons le courage de ce site qui ajoute Biffures ne rime pas avec censure : néanmoins, rappelons à nos lecteurs que certains propos ne sont portés que par la voix de Gabriel Matzneff. ) avait bien résumé notre époque : « Désormais le nouvel ordre moral règne sur la planète entière. Notre siècle est celui des quakers et des quakeresses qui prétendent nous dicter ce que nous devons penser, ce que nous devons écrire, ce que nous devons manger, ce que nous devons fumer, avec qui nous devons baiser. Nous sommes pris en charge. Moi, je ne veux pas être pris en charge. J’écris ce que je veux, je mange ce que je veux, je baise avec qui je veux. Cela ne plaît ni aux quakers de droite ni aux quakeresses de gauche, et du coup ces messieurs dames m’ostracisent. Cela n’a aucune importance. » 

 

Concernant Houellebecq que Vaquette se plait à cracher dessus,  je reprendrais encore la suite de l’interview de Matzneff.Vaquette_Photo_de_presse.jpg( photographie :Patrick Imbert)

« Houellebecq est un bon écrivain et une âme sensible. C’est en outre, comme moi, un disciple de Schopenhauer. Au début de cet entretien, nous parlions du milieu littéraire. Lorsque cinq associations musulmanes ont traîné Houellebecq devant les tribunaux parce que dans une interview publiée par Lire il avait dit la médiocre estime où il tient l’islam, ceux qui ont pris sa défense ne se bousculaient pas au portillon. J’étais à l’étranger, je suis rentré spécialement à Paris pour assister à son procès. Houellebecq n’était pas un ami, alors nous ne nous connaissions pas, mais je voulais lui montrer ma solidarité. Dans un box, étaient présents les écrivains cités par la défense, mais dans la salle, parmi le public, nous n’étions que deux : Régine Desforges et moi. Même l’éditeur de Houellebecq s’était défilé. Dans ce milieu, quand on a des pépins, je suis payé pour le savoir, on est seul. »

 

Mais comme le souligne Jean-Marie Apostolidès dans L'affaire Unabomber « Les formes nouvelles de contrôle qui voient le jour s'appuient à la fois sur des techniques sophistiquées, sur l'autocontrôle et sur la surveillance réciproque des individus. »

19:24 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : musique

10/12/2008

Les éoliennes, l'énergie de la colère

440121222-photo.gifTrès bon reportage sur France-Culture aujourd’hui dans l’émission Sur les docks   les Eoliennes, l’énergie de la colère, à  Antoigné, dans le Maine-et-Loire. Dans ce département où je réside on remarque de plus en plus d’éoliennes. D’après ce reportage cela  ne semblerait pas si efficace, de plus ce n’est pas très esthétique, mais cela rapporte beaucoup d’argent pour  certains. Qu’est-ce qu’on peut faire comme bêtise pour gagner de l’argent !

 

 

Ajout d'un courrier des lecteurs paru dans Ouest-France

Qui profitera de l'éolien ?

M. Gabriel -Bernard, ingénieur énergéticien, réagit à un article sur les éoliennes en mer : « Le vendeur d'éoliennes (étrangères) en vante les charmes, évidemment, il n'a pas dit ce qui se passe quand il n'y a pas ou peu de vent : du temps admis par les scientifiques. L'éolien ne peut être un outil industriel d'autant plus que sa production très instable perturbe les réseaux électriques.

Pour faire face aux intermittences du vent, les électriciens industriels devront construire une centrale thermique qui rejettera des fumées de CO2 : gaz à effet de serre !

Dans le cas de la France, dont seulement 5 % de la production électrique rejette du CO2, l'éolien est une stupidité :- économique (5,4 milliards d'euros par an ! Investissements démentiels...),- énergétique (on exporte déjà 15 % de notre courant et l'éolien industriel va dérégler nos réseaux),

- écologique (EDF sera obligée de démarrer des centrales thermiques, à flamme- rejetant du CO2 ! pour assurer la fourniture de courant, en raison de l'instabilité du vent).

C'est aussi une catastrophe pour nos paysages, le tourisme, les riverains. Qui profitera de l'éolien industriel ? Les promoteurs et fabricants (étrangers). Lisez le rapport Montaigne L'écologie la grande arnaque de C. Gérondeau. Ils savent de quoi ils parlent ».

21:32 Publié dans médias, | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : écologie

04/12/2008

A gagner : une souscription à vie aux éditions Tatamis

2039.pngChers lecteurs du Grain de Sable,

Comme vous, je découvre jour après jour grâce au Grain de sable les nouveaux livres et les nouvelles controverses politiques, journalistiques et littéraires sur Internet. Donc quand j'ai pensé au meilleur site pour faire découvrir une innovation Internet de la maison d'édition dont je suis le gérant, je n'ai pas hésité un instant et à ma grande joie Fabrice a tout de suite accepté ma proposition dont vous allez pouvoir bénéficier.

C'est suffisamment rare pour être noté, nous avons placé Internet au centre de la stratégie de développement de notre maison d'édition. Nous voulons nous servir d'Internet pour apporter à nos lecteurs un meilleur service, et plus de souplesse.
Nous pensons que l'utilisation, même intensive, d'Internet comme média d'information, n'empêche pas de continuer à s'informer par d'autres moyens, comme le livre qui permet d'aller véritablement au fond de sujets complexes ou très riches.
Nos livres sont uniquement sur papier, mais nous nous servons activement d'Internet pour ce qu'il est, à savoir un formidable canal de distribution et de contact.

Ainsi nous sommes la seule maison en France, et probablement dans le monde, à proposer à nos lecteurs de souscrire à vie à notre maison. Tout en faisant découvrir au plus grand nombre cette offre idéale pour les fêtes de fin d'année, nous voulons faire gagner à l'un(e) d'entre vous aujourd'hui cette souscription à vie d'une valeur de 150 euros.

Le principe de la souscription à vie est simplissime : un seul et unique paiement au début de la souscription, et en échange la réception à vie d'un exemplaire de tous les livres parus et qui paraîtront tant que la maison d'édition et le souscripteur seront vivants.
Nous avons pris le modèle des séances illimitées dans le cinéma, en l'adaptant à l'édition, via une souscription non pas annuelle, mais à vie.

4 livres par an, déjà 10 livres parus (la liste est ici http://www.tatamis.fr/virtuelle.php/id/111213 et que les heureux nouveaux souscripteurs recevront avant Noël, puis la possibilité de recevoir chaque nouveau livre au moment de leur parution, sur simple réponse à la newsletter de la maison, sans aucun frais supplémentaire à la souscription initiale. Seule condition : habiter la France métropolitaine et ne pas en déménager.

Tous les détails sur cette souscription à vie unique en son genre et validée par des conditions générales de ventes en bonne et due forme se trouvent sur la page suivante  http://www.tatamis.fr/virtuelle.php/id/111222  .

Nous comptons déjà près d'une centaine de souscripteurs à vie, certains ayant d'ailleurs dit sur le site de la maison tout le bien qu'ils pensaient
d'une telle innovation.
Et pour gagner une souscription à vie, il vous suffit de laisser un commentaire sur cette page et d'être tiré au sort, alors bonne chance à vous
et bonne lecture !

Jean Robin
Gérant des éditions Tatamis
editions.tatamis@gmail.com
http://www.tatamis.fr

19:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : littérature

02/12/2008

Carnets d'un vieil amoureux de Marcel Mathiot

carnets_0.jpgCertains lisent des romans, des polars, de la science-fiction, moi ce que je préfère ce sont les journaux intimes. J’ai éprouvé un réel plaisir à lire ceux de Nabe, Renaud Camus, Bloy, Charles Juliet, Matzneff, Roger Bésus, Louis Calaferte , André Blanchard... Ce dernier commence à être enfin reconnu (J’en avais déjà parlé ici et )  Joseph Vebret dans le  Magazine des livres a  l’air convaincu que cet écrivain a sa place parmi les grands de la littérature. J’apprends aussi sous sa plume qu’il existe une revue entièrement consacrée aux écrits de l’intime :  Les Moments littéraires ;  encore une revue que je vais m’empresser de rechercher.

 

 La sortie des carnets amoureux de Marcel Mathiot ne pouvait donc que m’intéresser, de plus il a vécu dans le Maine et Loire, le département où je demeure depuis plus de 10 ans. Il est mort en 2004, laissant plus de 60 carnets où il écrivit chaque jour depuis ses 16 ans, son journal, que jamais il ne pensa publier, d’ailleurs il soulignait qu’  un journal intime n’est écrit que pour soi. Ces carnets reprennent les quatre dernières années de sa vie à partir du décès de sa femme ;  il n’a plus rien à cacher et peut, écrire ce qu’il veut notamment à propos de ses maîtresses car à  90 ans il a toujours une intense activité sexuelle.

Philippe Delerm a aimé ce livre et note dans la préface de celui-ci  c’est si rare de rencontrer un vieillard qui ne soit pas le moins du monde réactionnaire.  Et pourtant ses propos sur l’école pourront choquer beaucoup de bien pensants. Ancien instituteur, Marcel Mathiot dénonce tout de même cette égalitarisme qui s’insère partout et même à l’école qui entraîne une baisse de niveau scolaire. Ainsi il est effaré par les nouveaux préceptes de l’école et constatait que l’enseignement de certains maîtres, qui alliaient la justice à l’obligation du respect de l’obéissance nécessaire et expliquée donnait d’excellents résultats (...).

Sur l’écriture, même s’il ne se considère pas comme un écrivain il ressent un  besoin d’écrire, c’est un soulagement, une sorte de drogue inoffensive, incompréhensible pour la plupart des gens, ridicule peut-être. 

Curieux ceci : en relisant son agenda de 1929, il constate qu’il lisait   des journaux qui se révélèrent d’extrême droite,Candide, Gringoire, qu’il estimait littéraires .

 

Agnostique, il  regrette la mystique de Noël ;  il reste émerveillé par la beauté des  chef-d’oeuvres artistiques du monde religieux comme  les splendeurs de la musique sacrée, les choeurs des cathédrales.  Un dimanche de méditation à l’ écoute des émissions religieuses , il relève que le pasteur protestant féminin est particulièrement décevant. Il m’arrive fréquemment d’écouter ces émissions le dimanche sur France-Culture ;  je dois constater également que l’émission consacrée à l’orthodoxie est de loin la plus spirituelle et la plus lumineuse.

Quelques notes piquantes à propos du Pèlerin qu’il avait eu l’occasion de feuilleter en 1920 et défendait à l’époque un catholicisme intégriste. L’ayant lu en 2002 il constate un très grand changement : Mai 68 est passé par là ! C’est à peine si l’on y trouve trace de religion.

 

Voilà une lecture pleine d’humour, agréable et pleine d’espoir sur la vieillesse. Un autre regard sur le grand âge et l’amour.

 

Carnets d'un vieil amoureux de Marcel Mathiot. Aux éditions Philippe Rey

18:49 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : littérature