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22/07/2009

Marcello Duarte Mathias A contre-jour (journal 1962-2008)

Lu la critique de ce journal sous la plume d’Alfred Eibel dans le Valeurs Actuelles du 16 juillet ; la page culture de ce magazine est particulièrement intéressante, on peut y lire des critiques de livres non-conformistes et souvent censurés par les autres médias.

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Né à Lisbonne en 1938 ce diplomate de carrière a occupé des postes à New York, Bruxelles,New Delhi, Buenos Aires. Depuis un demi-siècle il tient un journal intime. Ce volume offre aux lecteurs français les pages les plus significatives sélectionnées par l’auteur. La grande question posée ici est celle de l’identité. Qui je fus. Qui je suis. Ne pas passer à côté du temps qui file. Revoir ce qui a été vu, raccorder ses impressions d’hier et d’aujourd’hui, des villes hantées, des rues arpentées. Ne pas juger, révéler l’évidence, étiqueter les rencontres, appartenir au décor dans lequel on évolue; rendre avec plus de clarté chaque pays où l’on se trouve, car partout où l’on va on est spectateur d’une représentation. Néanmoins il faut s’insérer tant bien que mal, se demander ce que valent nos souvenirs. L’écrivain veut transformer les mots en réalités. C’est une des qualités majeures de ce journal de ne pas s’attarder sur les événements passés en revue. Marcello Duarte Mathias a l’esprit aphoristique. Il ne cesse de se poser des questions, cerne avec justesse quelques écrivains fanfarons ou quelques hommes politiques caméléons, rejoignant ainsi Malaparte.

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