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31/08/2009

Parler d'amour

Ecouté hier l’émission sur France Inter parler d’amour que vous pouvez réécouter. Témoignage émouvant qui prouve que la réalité peut dépasser la fiction.

 

A l’âge de 14 ans, Béatrice et Jérôme se sont follement aimés puis séparés. 28 ans sont passés… Béatrice décide de retrouver Jérôme ?

 

Pas le temps d’écrire une note peut-être par pudeur mais juste le temps de copier un témoignage de jérome  relevé sur ce site:  Quelle belle émission aujourd'hui et quelle magnifique histoire d'amour comme on aimerait en entendre plus souvent. Toute en pudeur, en discrétion, mais quelle force, on en reste sans voix. Je me suis laissé transporter par cette be e tranche de vie. Béatrice avec des mots simples mais justes a réussi à nous faire vivre son histoire avec beaucoup d'authenticité. Nos préjugés sur les grossesses chez les très jeunes femmes, même si cela pose souvent de gros problèmes, ont dans ce cas volé en éclats.
Dans une société du tout, tout de suite, du kleenex : on prend, on jette, on change pour rechercher de nouvelles sensations, l’essentiel n’est-il pas la durable, la patience, le partage, l’ouverture à l’autre ? Nos histoires et nos vies sont toutes différentes, mais sans amour, il manque l’essentiel. Au nom de l'amour, on réalise de si belles choses que vous avez raison d'en avoir fait le thème de votre émission. BRAVO.

29/08/2009

Les romanciers exposent-ils trop leur propre histoire?

 Ecouté ce jeudi 27 août 2009 sur France-Inter l’émission ça vous dérange , le sujet  du jour  Les romanciers exposent-ils trop leur propre histoire?  D’emblée Frédéric Beigbeder avait désapprouvé le titre  de l'émission , car l'intérêt principal  d'un livre réside dans le talent,  la qualité, le style.  En effet moi aussi j’ai trouvé que le titre était stupide ; d’ailleurs, à peu près la moitié des livres que je lis sont des journaux intimes et je pense que tout roman par essence est d'inspiration autobiographique. Lydie Salvayre , invitée aussi  de cette émission  confirme mes pensées  "Comment écrire, séparé de soi".

J’ai lu dernièrement Autoportrait de l'auteur en coureur de fond de Murakami très différent de ces autres livres , celui-ci sur le marathon  me semble très profond et plus intense que ses autres ouvrages.

 

17/08/2009

Michel Ciry

Vendredi dernier, en passant chez ma bouquiniste préférée, découvert un roman de Philippe Muray On ferme pour 4 euros. Cela tombait bien ,c’était un des rares livres que je ne possède pas de celui-ci. En effectuant cet achat, je lui ai demandé si elle n’avait pas par hasard un livre de Michel Ciry. Elle m’a alors répondu si c’était bien du peintre auquel  je faisais mention. J’ai acquiescé, elle croyait qu’il était mort. Cette bouquiniste m’a alors parlé de ce peintre qui avait exposé dans sa propre librairie , des oeuvres mystiques comme elle me l’a précisé. Elle se souvenait de celui-ci comme un être profondément dépressif.

 Je suis en train de lire  Brisons nos nerfs  de ce diariste. A ce que je sache, Michel Ciry ne publie que son Journal. Emprunté ce livre à la bibliothèque ; ces livres sont hélas disponibles uniquement sur demande à la bibliothèque comme beaucoup que je recherche. Cela doit être par un autre diariste que je l’ai  connu. Je ne sais plus si c’est à partir des journaux intimes de Jean-Claude Cluny ou Roger Bésus  voire même Bernard Bouts un autre peintre diariste et catholique.

 

L’écriture de Michel Ciry  est vraiment sublime mais les média n’osent pas parler de ce diariste. Il exècre  tout ce que notre société moderne porte aux nues comme l’art contemporain. Concernant celui-ci, peintre lui-même, il détient beaucoup d’arguments contre l’imposture de l’art contemporain. De plus Michel Ciry est catholique traditionaliste. ce qui ne peut que déplaire à notre époque, particulièrement en France où le dimanche tend à devenir un jour comme les autres. Avec toutes ces tares il est Vomi par la gauche, tenu à l’écart par ceux-là mêmes dont l’intelligent devoir serait de me soutenir, je risque de finir dans une solitude sans doute pénible à supporter mais qui sera mon diplôme de dignité en un monde où cette vertu majeure risque d’être bientôt montrée du doigt.

Il est parfois féroce avec des chanteuses comme Edith Piaf ou avec Michael Jackson. Déjà en 1988 il notait que celui-ci faisait actuellement fureur à travers un monde de plus en plus déboussolé.(...) Ce n’est certes pas à l’honneur d’une époque que d’accorder une telle importance à ce qui en a si peu (...)

06/08/2009

Le dernier dimanche de Gaspard-Marie Janvier

arton12243-69068.jpgJe consacre dorénavant un peu plus particulièrement ce blog aux journaux intimes, carnets ; ce livre-ci peut s’inscrire dans cette catégorie car  Plutôt que d’aller faire ses courses comme chaque dimanche au centre commercial, un homme rendu à sa solitude par son divorce décide d’aller à la messe. Pendant un an, ce sceptique formé à la discipline la plus cartésienne ne manque pas ce rendez-vous hebdomadaire. Au retour, il note dans un journal ses réflexions, ses réactions et ses émotions. Ce qui s’annonçait comme la simple chronique d’un dimanche de plus en plus menacé par le prosélytisme commercial se transforme en une belle aventure, en un grand roman spirituel et charnel. Une conversion qui ne sera pas celle que l’on croit.

 

Voici quelques citations que j’ai choisis.

La question est là comment dire non chaque soir- non  à la télévision , non  à la consommation, non  à l’économie (...) sans tomber dans un militantisme vaniteux, tapageur et sommaire ? L’Eglise en cette entrée de Carême répond : à l’écran par la prière ;à la consommation par le jeûne ; à la démesure économique par l’aumône. 

Il nous livre ces observations sur cette société de consommation qui nous oblige à acheter en « rendant les anciens modèles non compatibles avec les nouveaux, de sorte que des tonnes de matériels sont parties remplir les décharges et les greniers », sur cette société de loisirs qui  nous fait à chaque fois le coup du touriste qui ne prétend pas être comme les autres touristes, sur ce mot magique qu’est « l’humanitaire »

L’auteur n’allume pas trop tôt son poste de radio le dimanche afin d’éviter les sentences tartinées des évangélistes. Je lui conseillerai de se lever encore plus tôt pour écouter les orthodoxes , c’est profondément spirituel.

 

Laurent Dandrieu dans une vibrante critique parue dans Valeurs Actuelles avait écrit que c’était une chronique aussi vivante que brillamment écrite, où se mêlent l’humour et la mystique, l’enthousiasme et le désarroi, la splendeur du vrai et la médiocrité(...)

04/08/2009

Vernet Joël Le regard du coeur ouvert Des carnets 1978-2002

resize.php?ref=9782844181770&type=1&w=250&h=250&r=0.4&s=0.6Parution du journal ou plutôt des carnets 1978-2002 de Joël Vernet ;  d’ailleurs il le précise bien en quatrième de couverture

 

A nos yeux, le Journal authentique n’existe pas ou à de très rares exceptions, la plupart posthumes. Il n’est le plus souvent qu’accompagnement d’une œuvre ou bribes sauvées à travers les jours lorsque l’écriture s’avère impossible. Il ne peut témoigner d’une extraordinaire authenticité ou d’un pitoyable mensonge. Il est, comme toutes les pages, soumis à réécriture immédiate ou différée. Le Journal ment et révèle, tente un tant soit peu de suspendre le temps dans l’acrobatie des dates, des heures et des jours. Le journal est toujours le Livre par défaut, celui qui marque l’impuissance de l’écrivain à trouver l’élan de l’épopée, du récit ou du poème. Ou alors soumis à d’autres arrières-pensées, même si l’auteur s’en défend.

 

Fidèle lecteur du journal de Renaud Camus, je sens qu’il ne ment pas dans son journal et c’est ce qu’on lui reproche. Je pense qu'il en est de même pour d'autres diaristes. Souvent ils osent exposer leurs mauvaises pensées, se décrire sous un mauvais jour.

 

Sur le site de la Part Commune vous pouvez découvrir le début de ce livre

J’ai eu l’occasion de lire de cet auteur « le désert où la route prend fin », j’avais aimé la poésie qui se dégageait de celui-ci.

03/08/2009

Jean-Charles Pichon , Reliefs

Feuilleté le dernier Spectacle du monde et évidemment commencé la lecture par la page Culture. Remarqué la critique de  Reliefs de Jean-Charles Pichon sous la plume de Michel Marmin

 

 

EAN9782846082440_CouvReliefsW.jpgUne lueur paraît dans la nuit de l’histoire de la littérature française contemporaine… Grâce à la persévérance et, il faut bien le dire, l’abnégation des éditions Edite, l’œuvre gigantesque de Jean-Charles Pichon (1990-2006) sort de l’oubli. Le lecteur va découvrir un prosateur français comme on n’en avait vu guère depuis Nerval, c’est-à-dire à la fois concret et inspiré. Or, cette œuvre est d’une originalité et d’une profondeur vertigineuses. Dans ses écrits autobiographiques, qui évoquent irrésistiblement le Rousseau des Confessions, dans ses romans, dans ses poèmes dont les plus beaux ne sont pas indignes de Maurice Scève ou de Mallarmé, dans ses passionnants essais d’exégèse mythologique, ésotérique ou historique (son Saint Néron a fait date), Pichon a conçu progressivement une vision cyclique et prophétique de l’univers, fondée sur le principe de complémentarité des contraires : ce qu’il appelle la «machine », le concept s’appliquant aussi aux grandes créations de l’esprit qui en sont l’image et la clé, notamment ces « machines » littéraires que sont, par exemple, les œuvres de Rabelais ou de Kafka. La lecture de Reliefs, un journal inédit rédigé au soir de sa vie, permet d’avoir une parfaite illustration de la méthode de Pichon. De l’introspection autobiographique à la formulation mathématique, de l’intuition à la raison, le lecteur verra, en effet, comment prend forme la « machine », avec des digressions fulgurantes sur Edgar Poe, double spectral de l’auteur, et sur Heidegger.

 

 

"Toute civilisation matérialiste présente les caractères suivants : la peur de la mort et le triomphe du médecin, la peur de manquer et une consommation accrue, la peur de l'immobilité et l'avènement de la vitesse, la peur de la nuit et le culte de la lumière." Jean-Charles Pichon

 

"Je n'ai rien écrit de personnel depuis 1980 (La Terrasse du Dôme). Depuis la mort de ma mère, rien n'était venu troubler la retraite paysanne où nous vivions, Geneviève, sa soeur Hélène et moi. Mais, en avril, Hélène est morte; le mois suivant, un voyage d'une quinzaine de jours nous a menés à travers la France, de Nantes à Limoges, d'Eymoutiers à Cognac, de Nîmes aux Saintes-Maries-de-la-Mer, chez nos filles, leurs enfants et leurs amis. Puisque, enfin, quelque chose s'était passé, j'avais de nouveau quelque chose à dire... que ce journal ne dit pas, car il n'y est question ni de la mort d'Hélène ni du voyage. Mais la mort et les chemins y sont partout présents. ... J'interromps très vite mes journaux, entrepris trop tard ou comme dans l'attente d'un événement qui ne se produit jamais pendant leur écriture. Comme si l'oeuvre, en effet, interdisait la vie. Celui-ci doit être le dizième - ou le douzième - mais la plus grande part en a disparu, perdue dans un déménagement, une fuite, ou, passée dans un roman, un conte, une autobiographie, qui en récupérait le meilleur. ...Si je le dis le dernier, c'est que la mort approche, que la fatigue s'alourdit, que la souffrance gagne, que je me sens vraiment vieux, à ce point qu'un escalier fait peur, le soleil fuir... Ce journal, je l'intitulerai : Reliefs et m'en expliquerai peut-être au terme, bien que, déjà, la partie achevée explicite assez clairement le mot. Il se compose de quelques récits, de méditations inachevées, de certitudes contredites et de références littéraires, nombreuses, à l'Œuvre de Poe et au dernier ouvrage de Martin Heidegger, ainsi que des traces, à peine esquissées, de deux séjours imbriqués, à l'île de Ré et à Saintes."