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02/09/2009

Valery Larbaud

Relevé dans  Les Notes de lecture de Georges Leroy, d’août 2009 une critique du Journal Valery Larbaud que je vous livre avec la permission de l’auteur de ce site.

 

valery-larbaud-journal,M23422.jpgVoici la nouvelle édition, très attendue,du Journal de Valery Larbaud.

La première, parue en 1954 et 1955 de son vivant, ne représentait qu’à peine la moitié du texte retrouvé et publié aujourd’hui.

Mais qui est Valéry Larbaud? Unique enfant du pharmacien Nicolas Larbaud et d’Isabelle Bureau des Etivaux, il n’a que huit ans lorsque son père décède en 1889.

Élevé par sa mère et sa tante, il obtient sa licence ès lettres en 1908. En décembre 1908, pour le prix Goncourt, Octave Mirbeau vote pour Poèmes par un riche amateur que

Larbaud a publiés sans faire connaître sa véritable identité. La fortune familiale (son père était propriétaire de la source Vichy Saint-Yorre) lui assure une vie aisée qui lui permet de parcourir l’Europe à grands frais. Paquebots de luxe, Orient-Express, Valery Larbaud

mène la vie d’un dandy et se rend dans les multiples stations thermales pour soigner une santé fragile. Son roman Fermina Márquez, consacré aux amours de l’adolescence et souvent comparé au Grand Meaulnes d’Alain-Fournier, obtient quelques voix au Goncourt en 1911.

Il parle anglais, allemand, italien et espagnol. Il fait connaître les grandes oeuvres étrangères : Samuel Butler, dont il fut le traducteur, ainsi que James Joyce dont il fut correcteur-superviseur pour la traduction d’Ulysse, laquelle, réalisée principalement

par Auguste Morel à partir de 1924, continue jusqu’en 1929.

Quand il revient à Vichy, il reçoit ses amis, Charles-Louis Philippe, André Gide, Léon-Paul Fargue et Georges Jean-Aubry. Atteint d’hémiplégie et d’aphasie en novembre 1935, il passe les vingt-deux dernières années de sa vie cloué dans un fauteuil.

Il sera durant ces années soigné avec dévouement par le professeur Théophile Alajouanine, spécialiste des aphasies, qui deviendra son ami. Ayant dépensé toute sa fortune, il doit revendre ses propriétés et sa bibliothèque de quinze mille volumes en 1948, en viager, à la ville de Vichy. Il décède à Vichy en 1957, sans descendance.

Valery Larbaud a tenu un Journal pendant presque toute sa vie valide.

Il en a détruit certains cahiers, publié ou conservé d’autres. Plutôt que d’un journal, il faudrait parler de différents journaux. Illustré de documents provenant des archives de l’écrivain, l‘ouvrage rassemble les différents journaux intimes que l’écrivain a rédigés tout au long de sa vie. Il y relate son quotidien, avec ses manies, sa santé fragile, ses voyages, sa passion pour les langues et les littératures étrangères, sa gourmandise…

Une manière de carnet de bord. Il y a noté les choses vues et entendues, les rencontres, les sollicitations des fâcheux et autres «pelmazoïdes», les livres ou manuscrits en cours de lecture, ses recherches littéraires, ses «works in progress » – en l’occurrence,

L’Amour et la Monarchie qui restera inachevé, Le Vaisseau de Thésée,La Chartreuse de Grenade…

L’oeuvre de l’écrivain est omniprésente.

On la voit qui s’élabore, disparaît, reparaît. Depuis Annecy, jusqu’à l’île de Corfou, en passant par Genève, Paris, Valbois, Vichy, Milan, Gênes, Rome, Naples…, Valery Larbaud voyage et villégiature en compagnie de sa femme aimée, Maria

Angela Nebbia. Ce nouveau Journal a de quoi enchanter les fervents de Larbaud et leur apporter d’infinies découvertes.

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