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29/09/2009

Michel Ciry

ciry-journal-92-93_small.jpgPetit tour à Paris samedi dernier, j’en ai profité pour aller au marché aux livres du Parc Georges Brassens . Trouvé le journal de Michel Ciry Regardons les étoiles avec cette dédicace Pour toi, mon cher Stéphane, mon ami de toujours Michel. Celui-ci me semble plus intéressant que son dernier journal Soyons des rebelles paru chez les Editions Ellebore . L’étonnant est que cette maison d’Editions n’en fait même pas mention sur leur site. Ils ont l’air d’être fâché avec lui.  J’ai lu quelques pages de son dernier journal mais je n’arrive pas à continuer la lecture, ce n’est donc pas avec ce dernier journal qu’il faut découvrir cet auteur. Souvent je découvre un auteur par ses derniers écrits , ce qui peut paraître bizarre pour un journal de ne pas suivre l’ordre chronologique mais souvent ce n’est pas cela qui importe.

J’ai d’ailleurs découvert récemment Claude-Michel Cluny par l’intermédiaire de son dernier journal L’or des dioscures aux Editions de la Différence, J’aime sa prose et les sujets qu’il aborde : les voyages (Même le Japon) et la littérature.

19:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

27/09/2009

Journal de Jules Renard

Lecture sur Causeur de  Quoi de neuf ? Jules Renard ! Profitons de la rentrée littéraire pour relire un bon Journal sous la plume de Basile de Koch.  

Je n’avais encore jamais lu son journal mais cet article m’a incité à le lire. Basile écrit que « Avec tout son talent, le Renard romancier me touche infiniment moins que le diariste. Or tout le monde n’est pas Jules Renard, et plus personne ne tient son Journal. 

Je parle ici bien sûr du seul vrai Journal, celui à qui l’on peut tout confier : le posthume. Le dead man writing effraye à juste titre les survivants: il tire sur tout ce qui bouge sans se soucier des représailles. »

 

Joël Vernet a tenu les mêmes propos dans son « journal », ce en quoi je me répète, j’en vois tout de même un qui ne s’autocensure pas : Renaud Camus. Peut-être Michel Ciry mais quelquefois les noms des personnes qu’il critique  ne sont pas mentionnés et heureusement pour eux.

 

Basile concluait son article ainsi « “Il faut feuilleter tous les livres et n’en lire qu’un ou deux”, notait Renard en date du 15 août 1898. S’il avait raison, alors son Journal est l’un des deux. »

Hélas c’est peut-être vrai, on lit trop de mauvais livres...je n’ai même pas assez de temps pour lire les bons livres déjà parus.

 

19:52 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

14/09/2009

Michel Torga

torga.pngLecture de la page culture de Valeurs Actuelles et remarqué la critique du dernier journal intime de Michel Torga , un auteur dont j’avais déjà lu le journal intime En chair vive que j’avais apprécié pour la qualité de son écriture et son regard anti-conformiste. Voici donc la critique de ce livre paru dans le dernier numéro de Valeurs Actuelles sous la plume sous la plume d’Alfred Eibel

 

 

Michel Torga, écrivain universel

Michel Torga (1907- 1995) est l’un des écrivains majeurs du XXe siècle, un écrivain universel à l’égal d’un Charles-Ferdinand Ramuz. Médecin de profession, il dissèque les événements avec le tranchant d’un scalpel. À l’étroit dans son pays, il enrage: « je me démène dans une camisole de force et j’en fais craquer les coutures ».On le compare à Thomas Bernhard, cet autre insoumis. Pourtant, Torga partage avec Gottfried Benn, également médecin, quelques traits singuliers.Comme son confrère allemand, il élabore ses impressions dans un langage précis; possède une narration économique, robuste, voire familière. Très attaché à l’identité nationale, déterminé à s’imposer envers et contre tous, il enregistre dans son Journal les événements exemplaires sans appuyer ses commentaires; constate la déconfiture des régimes, des idéologies; signale la disparition de célébrités en Europe. Il est le prototype de l’écrivain qui ne s’en laisse pas conter. La nature le rassure. Clairvoyant et désabusé, il ne perd jamais de vue son enfance. Il est, selon ses propres termes, « le reporter inquiet d’un quotidien sans frontières ».

Éditions de La Différence, 374 pages, 25 €.

19:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature

Charles Juliet Sagesse et blessures :réflexions sur l'Ecclésiaste et Lao-tseu

charles-juliet.jpgLors de la rencontre avec Charles Juliet à Angers en 2006 ( J’avais relaté cette rencontre ici) , celui-ci avait évoqué l’idée d’écrire un livre sur l'Ecclésiaste et c’est ce qu’il vient de réaliser avec  Sagesse et blessures : réflexions sur l'Ecclésiaste et Lao-tseu qui vient de paraître. Encore une petite idée de lecture.

05/09/2009

Hommage à Teddy Goldsmith

L’émission de France-Culture Terre à terre d’aujourd’hui samedi 5 septembre 2009 (que vous pouvez réécouter) , a rendu  hommage à Teddy Goldsmith qui vient de mourir le 21 août  en diffusant un passionnant entretien de cet écologiste de la première heure. Véritable écologiste, il se dit traditionnel, défend la famille, les communautés. Dans cet entretien, la journaliste formaté par le milieu médiatique  l’accuse d’être de droite, conservateur et lui reproche d’avoir participé à un colloque du GRECE. Et là au lieu de renier ses idées, il approuve ce qualificatif  de conservateur, peut-être de droite mais en totale opposition avec Bush, Thatcher et cerise sur le gâteau il approuve quelques idées du GRECE et souligne qu’Alain de Benoist a écrit d’excellents livres.  Teddy Goldsmith ne se laisse pas démonter en confirmant « J’ai le droit de parler où je veux. »

03/09/2009

Un prophète de Jacques Audiard

audiard.jpgEcouté ce midi le libre journal du cinéma sur Radio Courtoisie grâce à l’Internet . Je sais, ce n’est pas bien d’écouter cette radio mais leurs émissions culturels sont particulièrement intéressantes ; au moins les invités peuvent exprimer leurs idées et ne sont pas coupés par les animateurs. L’invité de ce midi était Léonard Keigel qui a évoqué un film que je n’ai pas vu  Un prophète de Jacques Audiard en des termes très élogieux qui m’incite à aller me déplacer « Audiard s’est autorisé à faire un film réactionnaire et anti-communautariste. Magnifiquement osé (...) Magnifiquement filmé (...) C’est un OVNI . La fin du film est sublime(...) travail énorme du réalisateur ... »

19:26 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cinéma

02/09/2009

Valery Larbaud

Relevé dans  Les Notes de lecture de Georges Leroy, d’août 2009 une critique du Journal Valery Larbaud que je vous livre avec la permission de l’auteur de ce site.

 

valery-larbaud-journal,M23422.jpgVoici la nouvelle édition, très attendue,du Journal de Valery Larbaud.

La première, parue en 1954 et 1955 de son vivant, ne représentait qu’à peine la moitié du texte retrouvé et publié aujourd’hui.

Mais qui est Valéry Larbaud? Unique enfant du pharmacien Nicolas Larbaud et d’Isabelle Bureau des Etivaux, il n’a que huit ans lorsque son père décède en 1889.

Élevé par sa mère et sa tante, il obtient sa licence ès lettres en 1908. En décembre 1908, pour le prix Goncourt, Octave Mirbeau vote pour Poèmes par un riche amateur que

Larbaud a publiés sans faire connaître sa véritable identité. La fortune familiale (son père était propriétaire de la source Vichy Saint-Yorre) lui assure une vie aisée qui lui permet de parcourir l’Europe à grands frais. Paquebots de luxe, Orient-Express, Valery Larbaud

mène la vie d’un dandy et se rend dans les multiples stations thermales pour soigner une santé fragile. Son roman Fermina Márquez, consacré aux amours de l’adolescence et souvent comparé au Grand Meaulnes d’Alain-Fournier, obtient quelques voix au Goncourt en 1911.

Il parle anglais, allemand, italien et espagnol. Il fait connaître les grandes oeuvres étrangères : Samuel Butler, dont il fut le traducteur, ainsi que James Joyce dont il fut correcteur-superviseur pour la traduction d’Ulysse, laquelle, réalisée principalement

par Auguste Morel à partir de 1924, continue jusqu’en 1929.

Quand il revient à Vichy, il reçoit ses amis, Charles-Louis Philippe, André Gide, Léon-Paul Fargue et Georges Jean-Aubry. Atteint d’hémiplégie et d’aphasie en novembre 1935, il passe les vingt-deux dernières années de sa vie cloué dans un fauteuil.

Il sera durant ces années soigné avec dévouement par le professeur Théophile Alajouanine, spécialiste des aphasies, qui deviendra son ami. Ayant dépensé toute sa fortune, il doit revendre ses propriétés et sa bibliothèque de quinze mille volumes en 1948, en viager, à la ville de Vichy. Il décède à Vichy en 1957, sans descendance.

Valery Larbaud a tenu un Journal pendant presque toute sa vie valide.

Il en a détruit certains cahiers, publié ou conservé d’autres. Plutôt que d’un journal, il faudrait parler de différents journaux. Illustré de documents provenant des archives de l’écrivain, l‘ouvrage rassemble les différents journaux intimes que l’écrivain a rédigés tout au long de sa vie. Il y relate son quotidien, avec ses manies, sa santé fragile, ses voyages, sa passion pour les langues et les littératures étrangères, sa gourmandise…

Une manière de carnet de bord. Il y a noté les choses vues et entendues, les rencontres, les sollicitations des fâcheux et autres «pelmazoïdes», les livres ou manuscrits en cours de lecture, ses recherches littéraires, ses «works in progress » – en l’occurrence,

L’Amour et la Monarchie qui restera inachevé, Le Vaisseau de Thésée,La Chartreuse de Grenade…

L’oeuvre de l’écrivain est omniprésente.

On la voit qui s’élabore, disparaît, reparaît. Depuis Annecy, jusqu’à l’île de Corfou, en passant par Genève, Paris, Valbois, Vichy, Milan, Gênes, Rome, Naples…, Valery Larbaud voyage et villégiature en compagnie de sa femme aimée, Maria

Angela Nebbia. Ce nouveau Journal a de quoi enchanter les fervents de Larbaud et leur apporter d’infinies découvertes.