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25/01/2010

Une plongée dans les comptes du cinéma français : Comment sont attribués les 25 millions d’euros annuels de l’avance sur recettes et à qui ?

Intéressant article  ce samedi dans Le Parisien sur un sujet très tabou dans le milieu du cinéma français , une plongée dans les comptes du cinéma français : Comment sont attribués les 25 millions d'euros annuels de l'avance sur recettes et à qui ?

 Le CNC, via le système d'avance sur recettes, attribue 25 millions d'euros par an à une soixantaine de films. Mais de nombreuses voix s'élèvent, au sein de la profession et en dehors, pour estimer le système trop opaque, et qui fait la part trop belle aux grands noms du cinéma français au détriment des nouvelles générations.

Un fonctionnement clanique
L'avance sur recettes est un milieu fermé. Les nominations aux postes clés (présidence et vice-présidence des trois collèges qui distribuent les aides), mais aussi les vingt-six membres des collèges sont majoritairement issus de la famille du cinéma français, descendante de la Nouvelle Vague. Actuellement, la présidente de l'avance sur recettes est Florence Malraux, fille d'André Malraux, qui fut la collaboratrice de
François Truffaut et l'ex-épouse d'Alain Resnais. L'une des vice-présidentes est la productrice Michèle Ray-Gavras, épouse du réalisateur Costa-Gavras. « Ces gens aiment un type de cinéma. Ils ont un préjugé favorable sur certains réalisateurs au détriment d'autres », estime Dominique Crèvecoeur, productrice, membre du Syndicat des producteurs indépendants. « Ils ont un mode de fonctionnement clanique », ajoute Emmanuel Torregano, rédacteur en chef du site Electronlibre.info, spécialisé dans le multimédia et la production audiovisuelle.

Les vieux amis avantagés

(..)

Des avances peu remboursées
Les 25 millions d'euros distribués par le CNC le sont pratiquement à fonds perdus. En théorie, l'avance sur recettes doit être remboursée, mais en réalité une majeure partie ne l'est pas. Dominique Cayla, la directrice du CNC, le reconnaît : « Soit des films ne génèrent pas du tout de recettes et ils ne peuvent pas rembourser. Soit ils en font très peu et ne peuvent en rembourser qu'une partie. Il y a enfin quelques producteurs qui oublient de faire des chèques, et que l'on doit régulièrement relancer. » D'après le producteur Antoine Rain, le ratio est le suivant : « On vous octroie 100, vous devez rembourser théoriquement 80, mais dans les faits vous remboursez 10. » (..)

  

(..) Comment expliquer par exemple qu'un même producteur ait obtenu 42 fois l'avance sur recettes en dix ans, alors que d'autres films, qui ont été primés dans des festivals, courent toujours après ? « C'est le choix subjectif des jurys, renouvelés régulièrement. (..)

12:27 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma

Commentaires

Felicitation, votre article est vraiment et ca se voit, j adhere completement a votre vision des choses.

Écrit par : recette italienne | 09/02/2010

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