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25/02/2010

Dégénérescence de Max Nordau

Nordau_MY.jpg

Commencé la lecture de  Dégénérescence de  Max Nordau,  paru  en France en  1883  et pourtant ce livre   rappelle toujours autant notre époque comme  en témoigne cet  extrait de la lettre adressée au professeur César Lombroso au début de ce livre.

 

" Il est aujourd’hui sans danger d'attaquer l'église car elle ne dispose  pas de bûchers ;  il n'y a pas grand péril non plus à écrire contre les gouvernants et les gouvernements, car on risque au pis-aller d’être emprisonné, et l'on a comme compensation la gloriole du martyre. Mais fâcheuse est la destinée de celui qui a l'audace de signaler les modes esthétiques comme les formes de décomposition intellectuelle. L'écrivain ou l'artiste visée ne pardonne jamais qu'ont ait  reconnue en lui un aliéné ou un  charlatan ; la  critique à hâblerie  subjective est furieuse qu’ on lui prouve combien elle est superficielle et incompétente, ou de quel façon lâche elle nage avec le torrent (...)  "

 

Aujourd’hui on peut  toujours insulter le christianisme ou le chef  d'État, on ne risque plus rien , c’est même pire on a  droit aux  honneurs  mais il ne faut surtout pas émettre la moindre critique envers le milieu littéraire même si elles sont fondées comme tous peuvent le voir avec  Bernard Henri Lévy.

 

Une critique plus complète de ce livre vraiment passionnant sera disponible lorsque j'en aurai terminé la lecture sur Le grain de sable

 

Dégénérescence ,  Max Nordau, L ’Age d’Homme

17:42 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature

23/02/2010

Entretien avec Olivier Maulin

Bel entretien avec Olivier Maulin honoré prince des poètes par une mystérieuse "Brigade du goût" à écouter sur Radio Bandera Nera . C'est le genre d'entretien que j'aimerais entendre plus souvent. Heureusement que des radios indépendantes sont là pour réaliser ce genre d'entretien au lieu de nous faire écouter du Bernard Henri Lévy lecteur du philosophe Jean-Baptiste Botul qu'il n'a pas pu lire puisqu'il n'existe pas, mais BHL n'est pas à une approximation près.

18/02/2010

L'Homme qui arrêta d'écrire de Marc-Édouard Nabe

lhommequiarretadecrire-315.jpgTentant le dernier livre de Nabe  en vente exclusivement sur son site. Ca à l'air d'être une sorte de pamphlet . Dans le dernier Valeurs Actuelles, Basile de Koch y a écrit une excellente chronique à propos de ce livre et de l'émission auquel il y était invité et malheureusement que je n'ai pas pu voir.

 Voici quelques extraits de cette chronique mais vous pouvez la déguster en entier sur le site de VA en cliquant ici

" Au programme de Vous aurez le dernier mot, vendredi 5 février (France 2, 22 h 45) : le retour de Marc-Édouard Nabe, venu présenter son dernier opus, l'Homme qui arrêta d'écrire. Une "autofiction", bien sûr: Nabe ne cesse jamais d'écrire, sauf pour peindre ou jouer du jazz. Simplement, ce vingt-huitième bouquin lui a pris quatre ans de labeur acharné.

Acharné, c'est le mot! Ce pavé éclabousse d'un mépris boueux le Tout- Paris « cultureux », comme il dit... À l'en croire, les écrivains ne savent plus écrire, les lecteurs ne savent plus lire, les critiques ne font que se recopier et les éditeurs se contentent de faucher le blé.

Retiré sur son Aventin, l'auteur a donc décidé de publier lui-même ce pamphlet tous azimuts, en vente exclusivement sur son site marcedouardnabe. com. Posture, dirat- on? Au moins assume-t-il depuis vingt-cinq ans, avec une certaine équanimité, son statut d'"écrivain maudit". Personne, nous apprend Giesbert, n'a voulu débattre avec lui... Pas très étonnant, puisque son exercice favori consiste, encore et toujours, à dynamiter les branches sur lesquelles il pourrait s'asseoir.

À cet égard, le dernier Nabe fait figure de best of: il y dézingue à bout portant tous les gens importants du "milieu", de BHL à Sollers en passant par Houellebecq et Beigbeder. Même Fog n'échappe pas à sa vindicte: «BHL corrompt tout le monde, et vous êtes bien placé pour le savoir! », balance-t-il à son hôte, qui, par bonheur,n'est guère susceptible.

Aucun doute:Marc-Édouard pense vraiment, non sans quelque raison, qu'on assiste en France au massacre de la culture par une horde de modernes Vadius et Trissotin bien pires que les anciens. « Vous décrivez un monde de vacuité, de copinage et de partouzes! C'est horrible... », s'exclame Giesbert avec gourmandise.

Mais le tocsin que Nabe sonne ainsi furieusement n'est-il pas l'écho lointain de ceux que faisaient déjà retentir ses maîtres Céline et Bloy? Tout fout le camp, certes, mais ça ne date pas d'hier...

Et puis, comment prendre au sérieux ce garçon intelligent quand il proclame qu'au milieu des ruines, le seul personnage qui trouve encore grâce à ses yeux, c'est « le merveilleux Alain Delon »? (...)"

Un tête à tête entre Frédéric Taddéi et l'écrivain français Marc-Edouard Nabe, pour évoquer son dernier livre L'homme qui arrêta d'écrire sur Europe 1

 

18:19 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

14/02/2010

Guillon :un faux subversif

 Voici une vidéo sur ce faux rebelle encensé par tous les médias qu'est Guillon

Lu aussi sur le blog du Choc du mois à propos de Stéphane Guillon.

« (...)Car tiens-toi le pour dit, ami lecteur, le Guillon de service est entré en résistance (sic), non pas le 18 juin 40, mais le 7 mai 2007, au lendemain de l'élection de Sarkozy à l'Elysée. Ouah, quelle audace !

« Il y a des gens, disait Karl Kraus, qui parviennent à joindre les avantages du monde aux bénéfices de la persécution. » Voilà notre homme. Il joue actuellement au théâtre Déjazet un one-man-show intitulé « Liberté surveillée ». On voit ça d'ici. Le grand résistant de l'humour, avec son bracelet électronique, menacé d'embastillement, mais qui tient tête vaillamment à la Bête. Comique en effet ! Le bonhomme est assis tous les matins sur le siège du procureur et il veut nous faire croire qu'il est dans le box des accusés ! Ah, la bonne farce !

Tout est faux chez lui. Faux bouffon, faux clown, faux subversif. Même la barbe de trois jours est factice. Pincé, bouffi et satisfait. Anodin de surcroît. C'est un sniper de farces et attrapes, spécialisé dans l'humour bobo-friendly. De la provoc' certes, mais seulement dans l'univers mental de la gauche cuculturelle, festivocrate et bien-pensante. Sa fonction, c'est de conforter le prêt-à-se-rebeller de ses auditeurs. A 40 000 euros par mois ! Vous avez bien lu : 40 000 euros ! C'est le salaire que lui verse Canal plus (pour France Inter, on sait pas). Et ce type vient nous faire la leçon.

Concédons-lui au moins une chose. Il a été une fois touché par la grâce de l'humour, mais il ne lui a fallu pas moins que la présence du directeur du FMI. DSK est sa muse, du moins ses frasques extraconjugales. Le reste du temps, il rame péniblement. Niveau zéro de l'inspiration. Normal, tout est dans la respiration chez lui. Son texte est invariablement nul, pareil à un encéphalogramme plat, mais les inflexions de voix sont sinusoïdales. Comme ça, il fait illusion, façon Guy Bedos. (...)

 Voici une vidéo sur ce faux rebelle encensé par tous les médias qu'est Guillon


http://www.youtube.com/watch?v=Gb5iLPxbBoQ

09/02/2010

Condamné pour avoir voulu défendre une jeune fille agressée

Dans le Grain de sable j'avais déjà évoqué un sujet rarement abordé sous cet angle que vous pouvez retrouver ici : Violences dans les banlieues : l'arme du pouvoir , un sujet analysé grâce au livre d' Eric Werner L'avant guerre civile publié par les Editions L'Age d'Homme

 Dans un entretien publié dans Eléments Eric Werner disait :

Ce que craignent les dirigeants , leur véritable hantise en fait, ce n'est pas l'insécurité, ce sont les réactions éventuelles face à l'insécurité. Car là ils ne plaisantent pas. Les lois en la matière sont appliquées dans toute leur rigueur. C'est le seul domaine où elles le sont, mais là elles le sont. Le moindre écart dans ce domaine se paye au prix fort. La législation sur le port d'armes et l'acquisition d'armes à feu est également devenue très restrictive. La conséquence en est que les actes de légitime défense, à plus forte raison encore d'autodéfense, se font aujourd'hui de plus en plus rares. Il y a trois ans, une lycéenne de 15 ans, bonne élève et sans histoire, tua son agresseur, un individu «  bien connu des services de police », en lui plantant un coup de couteau. Le procureur la fit aussitôt incarcérer. « Face à un acte aussi grave, il était difficile de ne pas marquer le coup », déclara-t-il. Effectivement, c'est exceptionnel. En règle général, les victimes préfèrent ne pas se défendre. C'est ce que voulait dire le procureur. Il est exceptionnel également que d'éventuels témoins se portent au secours des victimes. Quand, sur certaines lignes de transports en commun, des voyageurs se font frapper, racketter, etc., les gens se plongent aussitôt dans leur journal ou regardent ailleurs. On explique ordinairement cette attitude par la peur, peur d'être soi-même frappé ou blessé si l'on intervenait. Mais l'explication est insuffisante. Il faut aussi prendre en compte la perception que les gens ont de l'attitude du pouvoir en la matière. Les gens sentent en effet très bien que le pouvoir n'est que modérément contre l'insécurité mais plutôt pour.

Ce mardi 9 février 2010 dans les auditeurs ont la parole sur RTL, un auditeur confirmait mes vieilles analyses mais toujours aussi actuelles ; il avait été condamné car il a voulu défendre une jeune fille agressée par 4 « jeunes », un témoignage que vous pouvez retrouver ici

  L'insécurité n'est donc pas combattu. La fonction actuelle de la police n'est pas de combattre l'insécurité ; elle est ce qui est différent, de contrôler et de surveiller les personnes.( Eric Werner dans Eléments N°118)

 

19:22 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : violences