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21/10/2010

Christophe BellOeil


Assisté  hier au Quai à Angers à un grand concert de Christophe BellOeil. Emouvant, fort, puissant. Je le suis depuis que je suis arrivé à Angers avec son groupe ; c'est toujours une grande émotion que de le voir. Il a quité son groupe mais il est toujours entouré de musiciens exceptionnels Sur scène, Christophe BellOeil est toujours impressionnant ; il chante, murmure, crie et danse. Il joue également de l’harmonium, de l’accordéon, des cymbales..


Christophe BellOeil - à nos amours - Estivales de Saône

17:31 Publié dans Angers, Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

18/10/2010

Les médias mentent: encore des preuves

Remarquable vidéo sur un lynchage médiatique .La qualité visuelle et la rapidité de l'information s'améliore, mais le contenu s'appauvrit, se désintègre dans l'éphémère, dans l'émotion pure, dans l'illusion et l'artificiel. Ainsi les médias en grossissant certains faits, transforment cet exercice en désinformation.


LE LYNCHAGE MEDIATIQUE DE L'OPHTALMO D'AIX-EN-PROVENCE
envoyé par ucdf. - L'info video en direct.

17:54 Publié dans médias, | Lien permanent | Commentaires (0)

Manuel de l'antitourisme de Rodolphe Christin

 

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Quelques extraits de ce "Manuel de l'antitourisme", un livre passionnant, très pertinent et aussi une brillante critique de ce modéle économique où tout est voué à la marchandise.

  "Le voyage n'est plus dans  la distance parcourue ; des milliers de kilomètres ne sont plus une garantie d'exotisme. On retrouve ses voisins de palier à Bali. Quel peut bien être, au fond, l'intérêt d'un voyage touristique d'une semaine à l'autre bout du monde ? Un aperçu, un décalage, une vue tronquée ? Cela vaut-il les tonnes de vapeurs de kérosène déversées un peu partout sur le globe ?Les émissions de gaz à effet de serre ? L'oxygène brûlé dans l'atmosphère ? Tout ça pour ça ...

Une semaine de randonnée en pleine nature française, au cours de laquelle on parcourt quelques dizaines de kilomètres à pied, ne peut-elle aussi procurer cette formidable impression de dépaysement tant recherchée ?Et que se passerait-il si tous les habitants du monde pouvaient voyager à leur gré ? (...) 

La mondialisation économiste accompagne depuis le dix-huitième siècle l'expansion du marché et du mode de production industriel, débordant du cadre local vers l'international, sortant progressivement des cadres traditionnels et imposant les siens sur l'ensemble du globe. Karl Polanyi a magistralement montré cette autonomisation progressive de l'économie en tant que sphère à part de l'existence sociale des sociétés occidentales. Extraite de la vie sociale qui jusque-là encadrait par ses usages, cette dimension particulière qu'est l'économie est même parvenue à complètement renverser les rapports qu'elle entretenait avec la société.

Auparavant, la société englobait et contenait l'économie, or voilà désormais l'économie englobant et contenant la société, qu'elle soumet presque intégralement à ses impératifs. Il existe désormais, en effet, de moins en moins de domaines de l'existence sociale qui sont affranchis des logiques et des normes économiques, devenues des critères de socialisation. Et cette économie a envahi le monde, écartant les usages qui lui préexistaient et qui avaient fait la preuve de leur efficacité, sans que cette performance fût pour eux un mobile.

Le touriste n'échappe pas à cette expansion du grand Marché planétaire puisqu'il en est l'un des multiples produits. Dans ce monde, soumis au principe d'utilité et aux règles du productivisme, quelles explorations restent possibles ? Bien sûr, toutes les découvertes restent possibles pour l'individu qui voyage, c'est une question de regard et d'attention. L'interrogation paraît incomplète, alors renforçons-la d'une autre : le désir d'exploration (des autres, des territoires, de soi), avec la part de risque et de remise en cause qu'il suppose, est-il encore une motivation touristique ? Pas sûr. La consommation de la planète à des fins de divertissement a pris le pas sur son exploration. Sa mise en production relègue au dernier plan la gratuité de sa connaissance.

« Aller voir ailleurs s'il y a de l'inconnu derrière la porte », écrit Joël Vernet dans un remarquable livre d'« impressions du Pays dogon ». Eh bien, il est à se demander si cet inconnu est encore l'aimant du touriste, tant le tourisme semble convertir le réel à des logiques réduisant le divers au divertissement, domestiquant l'inconnu pour le rendre serviable, c'est-à-dire pour le convertir en services et serviteurs. Aussi rencontrons-nous de bonnes occasions de nous interroger avec Serge Latouche : « Certes, il y a encore des cases de boue séchée où des indigènes demi-nus qui portent des scarifications sacrifient aux fétiches ; mais pour combien de temps encore ? Ne rêvent-ils pas de remplacer le pisé par des parpaings, la paille du toit par des rôles ondulées,la lampe à pétrole par l'électricité, les fétiches par desappareils électroménagers et des savants ?"

17:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)