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08/05/2011

Victime, c’est la mode

Couv59-Karkwa1.jpgLu sous la plume de Jean Luc Eluard dans le magazine gratuit disponible à la FNAC Longueur d'ondes ce texte plutôt politiquement incorrect pour ce genre de magazine"Victime, c’est la mode
(tel est leur nom de code)
Il n’y a rien de plus détestable qu’une victime. Généralement, une victime, c’est un bourreau qui n’a pas réussi. Mais qui le deviendra à la première occasion. C’est ainsi que j’ai revu récemment un des mes anciens congénères de collège. Je me souviens très bien de ce délicat garçon (...)

Victimes chétives et humiliées pendant dessiècles de tous les crétins à gros bras qui voyaient dans leur isolement et leur faiblesse l’occasion d’exercer leur médiocre tyrannie jusqu’à l’écoeurement, les Juifs, désormais cadres supérieurs de la communauté internationale, peuvent désormais se permettre d’emmerder à loisir leurs voisins géographiques immédiats avec la conscience tranquille du retard de harcèlement à rattraper. Plus proche de nous, les Kosovars surent tirer profit de la consternante guimauverie victimophile d’un Occident qui, après avoir été tourmenteur lorsque c’était la mode, se transforme en redresseur de torts tendant à considérer que la victime est un saint : aussitôt affranchis de la surveillance sourcilleuse des Serbes, ils entreprirent, avec l’esprit facétieux qui est le leur, de créer un État mafieux tirant tout le parti nécessaire de la niaiserie de leurs sauveurs, au premier rang desquels l’ineffable Kouchner-j’ai-inventé-le-droit-d’ingérence qui poursuivait là sa glorieuse carrière de perpétuel roulé dans la farine.
Sans oublier les innombrables “victimes” ou “apparentés à une victime” (c’est comme la grippe aviaire, ça s’attrape facilement) de faits divers auxquels on tend un micro emmiellé de bons sentiments pour les y entendre déverser leur bile, réclamant la juste sanction pour leur bourreau (“juste” signifiant dans ce cas “maximale”), quand ce n’est pas le rétablissement de la peine de mort, Graal ultime de toute victime qui se respecte. Dernier sport en date, lancé dernièrement par le magazine Têtu : le concours de victimes. Un sondage réalisé par ce magazine montrait que les homosexuels étaient plus souvent “victimes d’agressions verbales” (31%) que les “agressions liées à la couleur de peau” (25%). Prochainement donc, sans aucun doute verront le jour les “Jeux olympiques des victimes”,
où accidentés de la route, boiteux divers et variés, injuriés de tous pays se donneront la main, ou le moignon pour les plus mal lotis, afin de célébrer en choeur leur malheur universel et la punition des vilains. Pour la cérémonie finale, subventionnée par la HALDE et mise en scène par John Galliano dans le cadre de ses travaux d’intérêt général, ils tortureront au couteau à beurre un cadre blanc, hétérosexuel, quadragénaire, droitier, vivant en lotissement et père de 1,8 enfant. (...)"
Jean Luc Eluard

07/05/2011

Les quotas dans le foot : un évènement spectaculaire

product_img_88_272x215.jpgL’affaire des quotas dans le foot français fait la Une de nos médias depuis plus d’une semaine Des événements bien plus graves se passent dans notre monde mais les journalistes s’illustrent dans l’insignifiance, dans le ridicule. Encore une fois le journalisme français prouve sa médiocrité et ne mérite guère notre attention et surtout que l’on achète leurs journaux. Lu dans le dernier Flash (revue qui mérite l’achat) une petite chronique en dernière page à propos de cette polémique ridicule.
« Saluons au passage l’infect numéro tartuffien et schizophrène d’Edwy Plennel qui, il y a dix ans, pleurnichait sur les écoutes téléphoniques dont il avait été l’objet. Et qui aujourd’hui, organise la curée médiatique à partir … de conversations privées à l’insu des participants.
(…) aujourd’hui n’importe quelle conversation peut être enregistré, filmé écouté et podcasté à la seconde(…) Ce qu’Orwell avait osé imaginer c’est devenu réalité , en vingt fois pire… »

Ce qui me paraît le plus grave dans cette affaire et qu’a aussi relevé un lecteur d’Ouest-France du vendredi 6 mai« Faut-il toujours que les médias montent les gens les uns contre les autres ? Pourquoi instrumentaliser le racisme  qui, pour moi, existe dans les deux sens ? »

19:40 Publié dans médias, | Lien permanent | Commentaires (2)