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05/10/2011

lettres de prison

IMG_2999.JPGVu à la bibliothèque  municipale d’Angers  une exposition « Je voulais vous dire : lettres de prison » qui présente des lettres de détenus rédigées lors d’ateliers d’écriture. Une initiative que j’approuve, l’écriture peut être une thérapie, un moyen d’exister, une certaine reconnaissance…

Lu  ce fanzine dont voici un extrait de ces lettres

Au commencement de l’histoire : moi Clément je vivais au pays .
Depuis le 8 04 1989 je vis en France avec du courage, mais je ne suis pas très confiant en l’avenir.
En fait la réalité de la vie en France est très éloignée de la vie en Afrique Centrale.
Tous les jours, je pense à vous mes frères
Pas toujours évident, très dur d discuter des très belles années passées longtemps en famille, quand nous vivons au Congo Démocratique.
Je ne sais pas si vous avez la possibilité de suivre les actualités ! On y parle parfois de la France, la vie est difficile partout… et elle est plus difficile partout… pour moi, qui vit seul.
Surpris dans la réalité… je prie beaucoup pour vous et je vous conseille de continuer votre vie en Angola.
J’espère que votre santé est bonne . Chacun doit agir le mieux possible dans la société (….)
Surtout tenez bon, ne perdez pas espoir, vous êtes jeunes et vous avez encore de belles années devant vous en Angola. C’est bon signe d’avoir changé de pays. Vous allez voir le bout du tunnel. Je sais comme vous que ce n’est pas facile, je suis très fier de la bataille que vous menez au quotidien (….)
Depuis mon arrivée je me suis fait une certaine idée de la France, car par malheur j’ai connu des difficultés, je tente de résister chaque jour. Je tiens à mes valeurs, à mes opinions.
La guerre divise des peuples, je rêve d’un monde où vous mes frères, et moi aurions envie de vivre, c’est un dur combat, il faut y réfléchir.
Je pense, oui que je retournerai dans mon pays natal dans la jungle où je connaîtrai le bonheur, de l’amitié, de vivre en liberté, en paix pour cultiver mon jardin secret. (…)IMG_3000.JPG

12:12 Publié dans Angers, Revue | Lien permanent | Commentaires (0)

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