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29/01/2013

Le chômage: une fatalité française

L’intérêt de la revue Eléments est de pouvoir lire des articles qui n’ont guère pris de rides au fil des années. Là, c’est vrai je ne suis pas allé très loin puisque je reviens sur un  article de l’avant-dernier numéro (N°145) intitulé Le chômage ce fléau social par Pierre Barrucaud . Celui-ci cite des emplois qui ont disparu au nom de la fausse automatisation qui  tend à détruire l’équilibre social : pompiste, standardistes et l’utilisation systématique de machines automatiques.

IMG_3611.JPGJustement, au Japon, pays très décrié en France,  tout comme la Russie, ces petits emplois existent encore. C’est ce qui m’a étonné en arrivant dans ce pays : la qualité des services. Comme l’écrit Robert Patrick sur son excellent blog « Je te le rappelle : le Japon est un pays de service. Ça veut dire que toi, Français, tu ne PEUX PAS comprendre à quoi ça correspond dans la tête des gens, parce qu'avec ton vécu, "un pays de service" ça veut juste dire "Le Japon c'est trop cool, c'est pratique !". »


Dans les  stations-service, on n’a pas besoin de descendre de son véhicule, un pompiste vient vous servir aussitôt et de plus, il vous nettoie le pare-brise et les rétroviseurs. Certaines stations ont bien tenté de placer des pompes automatiques avec des prix attractifs, mais les japonais n’en  ont pas voulu.
En France nous sommes uniquement attirés par des prix bas, au Japon le service, la qualité est primordiale.
Ainsi l’enseigne Carrefour a voulu s’implanter au Japon, ce fut un échec malgré des prix très attractifs, par exemple : 240 yens la boîte de thé vert quand elle est vendue le triple ailleurs   (Exemple pris sur le site de Libération)

Ainsi donc, au Japon le chomage est très faible ; d'ailleurs mes nièces y ont trouvé un travail et ce même avant  la fin de leurs études; ce qui n'est pas le cas de la France.

19:56 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (3)

23/01/2013

Eléments N°146 en librairie

photoelem62.jpgS’il y a une revue dont à chaque fois, j’attends la sortie avec impatience, c’est bien Eléments ,et ce, depuis plus de quinze ans. C’est une des rares revues qui permet de découvrir des idées, des auteurs que les autres médias n’osent, ne peuvent citer ou alors en les discréditant.
Dans ce dernier numéro, on peut y lire un très beau manifeste pour un roman noir total sous les plumes de Pierre Guittaud, Thierry Marignac et Olivier François. Ce dernier signe un merveilleux texte sur le mystérieux Pierre Siniac, inconnu pour moi, que je vais m’empresser de lire. C’est aussi cela l’intérêt de cette revue , la découverte d’auteurs inconnus mais talentueux. Comme le souligne P. Guittaut Le polar français retrouvera son public populaire (…) quand l’écriture sera libérée et que le roman noir retrouvera sa fonction : celle d’évoquer sans faux semblant, dans l’odeur de la poudre, de la merde, du sang et du sperme tous les travers d’une société agonisante en pleine dérive obsessionnelle (…) On  veut des polars qui parle d’islam et de chômage programmé, des identitaires et des chantiers de mosquées, de la désindustrialisation et de la trahison des élites (…).


Ce qui m’intéresse le plus dans cette revue , ce sont les pages Cartouches destinées plus particulièrement aux livres. Au moins  ici, on ne parle pas du dernier roman à la mode dont on retrouve la critique dans tous les médias. En parcourant ces pages, j’ai noté quelques livres dont je ferais peut-être l’achat : Thierry Marignac Des chansons pour les sirènes, Alexandre Douguine sur l’eurasisme,  un Qui suis-je sur Bardéche et Bernard Charbonneau  Le système et le chaos. Où va notre société ? . C’est peut-être par  ce dernier livre que je commencerai l’achat car Charbonneau est un penseur important dont on retrouve aussi beaucoup de ses idées dans  L’Ecologiste, une revue indispensable à celui qui s’intéresse à  l’écologie.


Revenons à Eléments, j’ai aussi lu, avec moins de plaisir, le dossier plus politique sur la fin de la souveraineté ;  Alain de Benoist  y explique  le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) institué  par ce nouveau traité européen. C’est « une sorte de Fonds monétaire international (FMI) pour l’Europe » « il sera totalement indépendant du Parlement européen comme des Parlements nationaux » Il faudra donner beaucoup d’argent pour sauver l’Euro et cette Europe. Encore une raison de plus pour sortir de  l’Euro. Là ,Alain de Benoist ne s’engage pas trop « Nous serons pour notre part un peu plus réservé. Une sortie de l’euro permettrait certes une dévaluation qui rendrait elle-même possible une baisse « sans douleur » des coûts salariaux, mais une telle démarche ne peut avoir de sens que si elle se fait de manière concertée, afin de permettre un retour aux monnaies nationales allant de pair avec le maintien d’une monnaie communes réservées aux échanges internationaux. »


J’ai lu en dernier l’éditorial de Robert de Herte, pseudo d’Alain de Benoist comme chacun sait; je remarque que je fais de plus en plus l’impasse sur cet édito alors que c’est ce que je lisais en premier lors de mes débuts de lecture de cette revue.
Dans cet édito, Alain de Benoist s’étonne qu’aujourd’hui que l’on délocalise, on licencie , certes il y a des protestations mais pas de grève de solidarité et encore moins de grève générale. C’est peut-être justement parce qu’il n’y a plus de travail qu’il n’y a plus de grève. Je me suis toujours demandé à quoi servait des grèves dans des sociétés en faillite. Je pense que la grève n’est plus d’actualité, il faudrait trouver d’autres moyens de protestation.

19:17 Publié dans Revue | Lien permanent | Commentaires (0)

15/01/2013

Limonov Par Edouard Limonov

limonov.jpgPetit tour hebdomadaire, hier, chez Emaüs ou j’ai déniché ceci : Limonov Par Edouard Limonov Conversations avec Axel Gyldén
Etonnant … je ne l’avais pas remarqué à sa sortie, il faut dire que ne fréquente pas le site de l’Express.
 En ce moment le public français découvre Limonov grâce à Carrère  « Il est certain que le succès de Carrère m’a bien servi. Mais j’ai aussi servi Carrère. Notre couple est comparable à celui de Régis Debray et Che Guevara. Sans le Français, qui a présenté le révolutionnaire au public européen, Guevara n’aurait probablement pas eu la même aura. Et voyez Jésus-Christ : sans la trahison de Judas, il serait peut-être tombé aux oubliettes de l’histoire. Je comprends très bien comment fonctionnent les choses : à l’image de Sibylle qui guide Enée vers les flammes, dans l'Énéide de Virgile, il faut être deux pour pénétrer aux Enfers.

Tout cela est très positif : la France s’intéresse de nouveau à mon œuvre qui compte plus de cinquante livres. Or Le poète russe est depuis longtemps épuisé et non réédité. Sur Amazon, sa cote dépasse 300 euros. À vrai dire, j’estime que sa vraie valeur se situe plutôt autour de 3.000, voire de 30 000 euros, mais passons. Il sera bientôt réédité, j’imagine. Certains de mes livres, encore inédits en France, seront peut-être traduits. »

Continuons plus loin avec Limonov.

— Comment s’est déroulée la rencontre avec le leader du Front national ?

— Le Pen nous a offert un dîner mémorable dans sa propriété du parc de Montretout, à Saint-Cloud, d’où l’on voit tout Paris. Avec Le Pen, Jirinovski et moi-même, nous formions une belle brochette de « bad boys ». Sur les murs de la villa de Montretout, une chose m’a frappé : j’y ai reconnu des tableaux de l’artiste russe Ilya Glazounov. [Ilya Glazounov était lui aussi monarchiste.] Le Pen était étonné que je connaisse cet artiste. Il m’a expliqué qu’ils étaient amis depuis les années 1960.

— Cela ne vous dérange pas de fréquenter des gens qui flirtent avec l’antisémitisme ?

— Il n’existe aucune preuve de ce que vous avancez. Je préfère toujours forger mon opinion à partir d’observations personnelles plutôt que sur la base d’avis extérieurs ou d’articles de presse. Si je me fie à ma méthode de compréhension des hommes au premier regard exposée plus haut, il est clair que Jean-Marie Le Pen est beaucoup plus sympathique que, par exemple, Vladimir Poutine ou Dmitri Medvedev. Il est aussi plus honnête. En fait, Le Pen est sans doute l’homme politique français dont l’honnêteté intellectuelle est la plus incontestable.

J’ai apprécié, chez lui, un côté humain, affable. Il a une manière aimable de recevoir ses invités, sans façons, et en leur faisant sentir qu’ils sont des personnages plus importants que lui-même. Certes, il vit comme un bon bourgeois. Mais il est un peu baroudeur, et un peu voyou, ce qui en fait un type intéressant. Par son talent oratoire et son tempérament impétueux, il m’a fait penser à Danton.

— Le Pen, « sympathique » ? Vous allez encore vous faire des amis en France…

— De moi aussi la moitié des gens disent que je suis antipathique et infréquentable. Mais c’est faux. Voilà peu, mon nouvel agent littéraire François Samuelson buvait une vodka chez moi et l’a dit : « Mais pourquoi Emmanuel Carrère a-t-il écrit que tu étais distant ? Tu n’es pas distant. » Je suis certes un peu froid au premier contact. Mais ensuite, je m’ouvre, je me livre. Carrère a projeté sur moi ce qu’il est : il est beaucoup plus froid, distant, réservé que moi. Le vrai problème avec moi, c’est que j’ouvre ma grande gueule. Une attitude insupportable pour la France qui est le royaume du « political correctness ».

— La France est « politiquement correcte » ?

— Exactement. Il y a chez vous des régions entières de la pensée, des territoires intellectuels, des pans de la mémoire collective qu’il est interdit d’explorer. Je ne veux pas entrer dans les détails. Mais le résultat, c’est qu’en France, les idées se tarissent et la pensée est unique. Ce n’est pas un hasard s’il n’y a plus de grands maîtres à penser, ni de grands écrivains depuis trois bonnes décennies, en France.

— Dans certains cas, le « politiquement correct » n’est-il pas souhaitable, notamment pour empêcher l’expression du racisme assumé ? Certaines pensées sont, en effet, indicibles.

— Je ne suis pas d’accord. En France comme en Allemagne, il est interdit d’exprimer l’idée que l’immigration de masse en provenance des pays musulmans pose des problèmes. Le « politiquement correct » l’interdit. Pourtant, c’est la réalité. Comment traiter cette question si elle n’est pas énoncée ?

 Cet entretien se termine par cette question


— À 69 ans, il serait peut-être temps d’envisager de prendre des vacances ?

— Je n’en ai jamais pris. Je n’ai jamais voyagé avec l’idée de me reposer ou de visiter des endroits. Tous mes déplacements avaient un objectif professionnel : participer à un salon littéraire, tenir un meeting, faire la guerre. Voilà mon idée des vacances. Le tourisme est une occupation artificielle, inintéressante. Regarder une carte postale procure autant de plaisir.

Cependant, j’aurais aimé explorer l’Afrique au temps de Livingstone et Stanley. Ce n’était pas du tourisme, c’était une aventure trépidante, une lutte pour la vie. L’industrie du tourisme me dégoûte. J’étais ravi quand j’ai appris que des requins avaient dévoré des touristes allemands en Égypte !


Bien sûr dans ce livre beaucoup de thèmes sont abordés : son enfance, ses parents, sa vie de voyou, son départ d’URSS , ses rencontres avec des artistes, le mouvement punk, L’Idiot international, la prison, le milieu littéraire parisien, la prison, la guerre …