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09/07/2013

Marché de la Poésie de Rochefort sur Loire 2013

20130706_181030.jpgComme tous les ans je vais au marché de la poésie de Rochefort sur Loire ;  j'aime déambuler à travers les stands,  fouiller, découvrir des revues, des livres, des maisons d’Editions. Cette année il y avait peu de monde… la chaleur, le manque d'information dans la presse. ( J'ai raté un concert classique  à cause de Ouest France , leurs journalistes ne sont  même pas capable de donner les bons horaires) Découvert la revue Chiendents, j'en avais eu quelques échos par Radio Courtoisie  et d'autres revues non conformistes mais cette fois ci j'ai pu la feuilleter réellement. Belle petite revue à prix modeste. Acheté le numéro consacré à Paucard pour le prix de 3 euros. Paucard , il manie l’ironie avec délice.
Découvert les éditions Amourier j'ai fouillé leur stock de  livres à petits prix ( Des retours de librairies, etc.) Trouvé un récit de voyage ; .j'aime ce genre littéraire avec les journaux intimes. Cette maison d’éditions publie aussi Basilic la GAZETTE DE L’ASSOCIATION DES AMIS DE L’AMOURIER et l’envoie gracieusement à ceux qui le désirent. 20130706_203521.jpg Lu un bel entretien avec Patrick Da Silva, je vous en livre quelques extraits :

(…)Aujourd’hui je peux dire que je suis chrétien, que je le suis organiquement. Non pas adepte du christianisme mais produit de la chrétienté. Tout ce que j’ai reçu, y compris de l’école laïque, y compris de l’antiquité : Homère et Eschyle et Sophocle, tout, je l’ai reçu de la chrétienté. L’éblouissement premier, celui de la beauté que l’on voit de ses yeux, que l’on entend de ses oreilles, ce n’est pas dans la nature qu’il m’est venu mais à l’église dans la liturgie, comme celui plus violent encore, plus profond, de la langue, de la parole qui fait  advenir ce qu’elle dit dans l’esprit. Le sentiment du tragique lui-même dans lequel se fonde l’incandescence de vivre, la haute liberté, c’est par Saint Paul qu’il m’est arrivé.
J’ai été élevé dans la religion comme on dit. On m’a inoculé une foi ardente et vénéneuse. Ce fut une maladie, elle aurait pu être fatale. Je me suis battu contre et avec ; j’ai distillé, je me suis mithridatisé. J’ai bénéficié indubitablement de puissants anticorps ; d’où je les tenais ? Mystère ! De très loin en tout cas et d’une ou quelques femmes sans l’ombre d’un doute et c’est dans la peau que je les avais, dans la chair.
Ça a pris du temps mais je me suis guéri de la foi, de celle-là tout au moins, et ainsi purgé je goûte désormais avec un bonheur sans réserve le génie prodigieux de la chrétienté.
Comment elle a élaboré, synthétisé de manière nouvelle et poussé plus loin encore cette invention qu’elle a piquée aux anciens grecs : l’homme. C’est chez les orthodoxes que
je trouve l’expression la plus pleine, la plus subtile, la plus profonde de ce génie-là ; je les fréquente avec bonheur. Je suis donc chrétien non croyant et pratiquant, une manière
singulière de traîtrise, j’en conviens et qui s’étend jusqu’au vocabulaire. (…)

L’ennui dans ces salons littéraires, surtout en province, c’est que chaque Maison d’Editions tenait à me présenter leurs produits avec leur qualité comme un objet marchand. (C’est pêchu. ce livre ! véridique )Je préfère feuilleter un livre ou une revue au gré de mon humeur et découvrir par moi-même leurs livres. J’ai certainement dû rater des livres mais la façon dont ils se précipitaient vers moi m’insupportait.

18:16 Publié dans Angers, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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