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23/01/2007

Dantec en direct jeudi 25 janvier

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Maurice G. Dantec répondra en direct sur internet aux internautes dans le cadre des Rendez-vous du Forum Catholique le jeudi 25 janvier prochain à partir de 20h. Le débat se tiendra ici.

19:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Dantec, littérature

05/01/2007

Maurice G. Dantec : American Black Box

Commencé la lecture du troisième volume du théâtre des opérations de Maurice G. Dantec : American Black Box. J’attendais la sortie de ce livre avec impatience. Cela faisait si longtemps qu’il devait sortir mais il a été refusé par deux maisons d’éditions. Nous sommes à une époque où il ne faut rien dire : les livres hors du consensus mou n’ont plus la faveur des médias chargés dorénavant d’étouffer toute pensée critique. L’esprit critique est le plus dangereux adversaire du pouvoir. Maurice G. Dantec ne fait que rechercher la vérité. Ce qui l’a amené à se convertir au catholicisme mais  pas à ce catholicisme mou qui n’ose plus se défendre lorsqu’on l’attaque. Ces nouveaux évêques et curés m’horripilent ; ils s’insurgent contre des actes commis contre des synagogues ou des mosquées mais ne condamnent plus les attaques d’églises. En cela les traditionalistes sont une chance pour le catholicisme comme l’a bien compris Benoît XVI. L’ombre de Léon Bloy plane sur ce livre et il y fait référence à cette occasion : « Léon Bloy le prédisait il y a un siècle : les derniers évêques feront se déserter les églises ». Dans ce livre on trouve de nombreuses références à des revues plus ou moins confidentiels : Ligne de risque, Cancer ! Eléments, Tiqqûn, des revues auxquelles j’ai eu aussi l’occasion de lire.

Je vais donc poursuivre cette lecture avec plaisir ; je préfère ses journaux à ses romans même si l'écriture de ce journal me semble plus proche de ses derniers romans.

 

22:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : littérature, Dantec

29/11/2006

Etre de droite-Un tabou français

medium_brunet.jpgCe livre passionnant met en évidence un des graves tabous de la société française : l’impossibilité de se déclarer de droite sans avoir l’impression de comparaître au tribunal.  Ainsi les écrivains, journalistes, chanteurs, comédiens prêchent hypocritement  des idées de gauche « pas par conviction(..) mais par réalisme. Pour la promo. » 

Charlotte R. attaché de presse de comédiens  « Je n’en peux plus d’Emmanuelle Béart. Depuis son coup d’éclat médiatique, nombre de  comédiens et de comédiennes dont je m’occupe me supplient de leur trouver une cause. »

Le pire est sans doute le cas de Jérôme Deschamps qui pratique un double discours : très à gauche sur les plateaux et pourtant en privé il est à l’opposé jusqu’à mettre  son enfant dans un pensionnat non mixte où tous les élèves sont en uniforme.

Un penseur sérieux doit porter un masque : « Une pensée de droite affirmée serait aujourd’hui totalement disqualifié. »    
« Aujourd’hui, peu d’intellectuels se disent de droite, alors que les publications de gauche foisonnent. On invente des pis-allers » : anticonformiste, à contre courant, anarchiste de droite.

Le manque de partialité des journalistes français est connu ; les anglais disent « Les journalistes français : toujours à la pointe de la désinformation »
Le cas de Roger Aunque est évoqué, ce journaliste retenu en otage au Liban, pendant près d’un an au Liban. Ayant la foi et n’étant pas de gauche, il se voit souvent barrer des portes lorsqu’il postule des postes à responsabilité.

« Nous sommes les seuls à persister à appeler des terroristes des résistants. ( ...) La plupart des journalistes français sont pro-palestiniens et défendent la cause arabe, celle des guérillas et des milices.(...) Quand je faisais des correspondances pour les radios canadiennes, les rédacteurs en chef québécois m’écoutaient et laissaient passer mon papier tel quel, sans une censure.(...) En revanche, avec les radios françaises c’était plus cadré. Les journalistes de Radio-France, par exemple, intervenaient pour me demander de cesser de parler de la « guérilla irakienne ». (...)Moi je ne veux pas suivre cette pensée unique, médiatiquement correcte. Il faut être de gauche, il faut comprendre les exactions en banlieue, le mariage gay, l’adoption d’enfants par des couples homosexuels, il faut être contre les Américains, contre Israël. » R . Aunque

A l ‘école il faut être de gauche, voire d’extrême gauche. « La recherche universitaire est un territoire complètement infiltré par la gauche » Ainsi le courant libéral français (Contant, Say, Bastiat) connu et étudié dans le monde entier à l’exception de la France. Aux élections au conseil d’administration des lycées, très souvent il n’y a pas de pluralisme, le seul choix : Snes-Sgen.

L’auteur nous raconte l’histoire de cette étudiante boursière, ancien membre de Démocratie libérale  en DESS de gestion des institutions culturelles de Paris-Dauphine, une des facultés les plus prisés de France dans le 16° arrondissement . Elle fut ostracisé par cette promotion « franchement gauche caviar » et aussi par les professeurs qui lui donnèrent même une note éliminatoire dans un TD collectif auquel elle avait participé à 100%. Evidemment  celles qui étaient avec elle ont eu la moyenne. Un des membres du jury a confirmé que c’était bien à cause de ses idées qu’elle fut sanctionné. 

L’auteur nous raconte d’autres histoires aussi édifiantes que celle ci-dessus : Le cas d’Yves Roucaute intellectuel de droite qui ne peut avoir de promotion à l’université à cause de ses convictions politiques ; un chauffeur de bus contraint de prendre sa carte à la CGT pourtant hostile à ce syndicat mais pour pouvoir vivre enfin en paix, etc.

« Une droite qui ressemble à la gauche et une gauche conservatrice : voilà la véritable exception française. »  L’auteur en conclue : « La droite française est à reconstruire ».

 Etre de droite-Un tabou français, Eric Brunet , Albin Michel

19:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : Littérature, UMP, UDF, FN

23/11/2006

Nouvelle revue "Le magazine des livres

Parution d’une nouvelle revue littéraire Le magazine des livres . Beaucoup de chroniques de livres rédigé par des medium_magdeslivres.gifblogueurs. Cela permet de découvrir de nouveaux auteurs et notamment le phénomène Max Monnehay.  Retrouvé Frédéric Vignale qui y publie une  chronique  élogieuse  de  David Abiker collaborateur  de l’émission Arrêt sur images. Je ne savais pas que celui-ci était aussi écrivain. 

J’aime plutôt les auteurs discrets. C’est dommage d’y retrouver des articles sur des auteurs si médiatiques que  Marc Lévy, Philippe Delerm.  Concernant les inédits de Jean-Edern Hallier, je m’attendais à un texte mais on y parle plutôt de ces dessins.  J’y ai tout de même appris qu’un blog  lui est consacré : Jean-Edern 's Blog Je pense qu'un article intéressera beaucoup d’entre vous, sur ces 2 millions d'écrivains ou plutôt ces 2 millions de français qui aspirent à être édité. On y apprends que 50 % des manuscrits lus en comité de lecture arrivent par « réseaux ». Bien sur cela n’étonnera personne que la plupart des manuscrits sont mal écrits. D’ailleurs même les livres que  je reçois parfois  en service de presse des petites maisons d’éditions sont très mauvais. Je n’y ai rien appris de nouveau car un article du même genre était paru dans La Croix, certes celui-ci est beaucoup plus étoffé.

La Croix, justement  le jeudi est particulièrement intéressant grâce à son supplément littéraire. On y  apprend qu’un roman  inédit de Georges Orwell sortira en janvier. Dans ce supplément on peut y lire un beau portrait d’Ernst Pawel

   

19:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature, revue

13/11/2006

Les Contes de l'An 3000, Raoul Lebon

Agréable surprise que ce livre ! Dans une soixantaine de contes brefs impeccablement ciselés autour de sa vision du 3éme millénaire Raoul Lebon fait ressortir les absurdités, les contradictions et le caractère cruellement délétère de ce 21éme siècle ; en cela la science-fiction est un genre qui permet d' extrapoler nos époques, d'explorer les bouleversements à venir, de montrer les précipices et de mettre l'accent sur les plaies d'un monde malade.

Si la description de notre future peut paraître atterrante, les multiples actes que l'on voit actuellement montre que nous sommes hélas très proches du système qu'il nous décrit. La tolérance y est poussé à l'extrême , les élections sont une vaste farce ( le gouvernement est appelé Le Grand cirque ), la propagande est très intense ( le " perturbateur " du système y est ostracisé) ,etc. Evidemment ces contes effaroucheront les bien-pensants car ils sont loin d'être politiquement corrects mais la science-fiction permet justement de ne pas subir les foudres de nos juridictions.

La lecture de ce recueil de textes remplis d'humour est très agréable grâce à un ton ironique et une écriture alerte, simple et sans fioritures avec son regard avisé délicieusement décalé.

Raoul Lebon, Les Contes de l'An 3000, Editions Thélès

16:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature

06/11/2006

Marcella MALTAIS Notes d'atelier

Marcella Maltais dans cet essai remarquable d'intelligence et de clarté procède à une mise en accusation explosive de l'art contemporain dont voici un extrait pris au hasard.

ART ET POUVOIR IMPOSTURE DE LA MODERNITE


L'art dit "de rupture" ou "d'avant-garde", sera toujours encouragé par le Pouvoir, car contrairement à ce qu'on cherche à nous faire croire, cet art ne dérange absolument rien ni personne. (Picasso ne derange pas. Les impressionnistes dérangent encore.)
Cet art va dans le sens du commerce, de la nouveauté du gadget, de la médiocrité (...)
Ce genre d'art, relié à une esthétique de la laideur dépourvu de tout esprit religieux, de tout sens et tome globalité, sera prôné et popularisé au détriment d'un art de la Beauté, de la Totalité de l'être. Cet art de la Beauté et de la Globalité est celui qui gène vraiment. Il invite à réfléchir, à se poser des questions, à refuser les idéologies artistiques acquises. Si, par hasard, cet art était montré en force, il ne pourrait que renverser les valeurs officielles proposées à l'idolâtrie des foules, tout au moins les mettre en ballottage. Alors, on ne le montre pas.
Il faut en prendre son parti, jamais l'Etat ne s'intéressera à l'art réel, car ce n est pas là sa fonction. Et les lobbies d'argent proches du Pouvoir feront en sorte que la vitrine demeure ce qu'elle est : du commerce, de la publicité, des réseaux de circulation du capital.
Rien à voir avec l'art.
COMMERCE ET RUPTURE
L'idéologie du "modernisme avant-gardiste", c'est-à-dire le culte d'une rupture permanente, est typiquement commerciale. C'est le même matraquage publicitaire que celui qui pousse à changer de modèle de voiture tous les six mois et de système de son aussi souvent : ça fait marcher le commerce.
Les grands musées et le pouvoir culturel emboîtent le pas. Et on nous donne à voir, sous prétexte de nouveauté et d'avant-garde, les nullités les plus éculées, les plus répétitives. Autrement dit, on "pompiérisme" les recherches techniques qui se sont pratiquées au début du siècle. (...)

Tout art qui a un sens sera qualifié de rétro, de démodé, de classique sans intérêt, et il sera rejeté. Car il pourrait troubler le triomphe de la vacuité moderniste.

Je pourrai citer tout le livre tant ses notes sont remarquables de clarté, de synthèse, de sens, de lucidité. Peintre elle-même, Marcella Maltais sait de quoi elle parle puisque son initinéraire l'a conduite de la peinture abstraite à la peinture figurative. Elle met aussi en corrélation l'abandon de la spiritualité et du sacré avec cet art devenu superficiel et de plus en plus éloigné de la beauté.

Pour elle la peinture est un chemin, un moyen de connaissance, une ascèse. Les œuvres n'en sont que la trace, le résidu alchimique… La peinture n'est pas le sujet ou l'absence de sujet : la peinture, c'est la lumière… Incarnée par la couleur, la lumière est aussi la finalité de l'œuvre.

MALTAIS Marcella, Notes d'atelier, Écrits des Hautes-Terres, coll. " Calepins ", 2006, 114 p

17:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : art, littérature

26/10/2006

Un livre censuré et personne n'en parle

Un  livre est  censuré et personne n’en parle, enfin presque . Vous pouvez avoir plus d’informations sur ce livre de Sarah Vajda Derrière l'écran et le télécharger en allant sur  http://clairezachal.blogspirit.com/  C’est une biographie romancée de Claire Chazal. J’ai commencé la lecture et je peux vous affirmer que c’est un très bon livre ;  une très belle plume et de plus rempli d’humour.

18:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature, censure, médias