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26/04/2008

Daniel Cornu Médias mode d’emploi

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Un livre destiné à mieux comprendre le journalisme pourtant la lecture de celui-ci ne m’a pas permis de connaître davantage ce milieu. Ce livre ne me réconciliera donc pas avec les journalistes. Daniel Cornu est médiateur des publications suisses du groupe Edipresse, et tient à préciser l’indépendance de son statut. J’ai plutôt l’impression qu’il prend la défense des journalistes même s’il constate des dérives que l’on est habitué à entendre comme par exemple l’absence de neutralité des journalistes dans le conflit Palestine/Israël qui revient sans cesse chez les lecteurs.

« Les attentes des lecteurs portent sur des points de détail. »Les lecteurs reprochent parfois les fautes d’orthographe. Cela est dû à la disparition progressive des correcteurs. Il est conscient que l’on ne peut être totalement objectif. ce n’est d’ailleurs pas un grief que je reprocherais aux médias.

 

« Il n’est pas rare de débusquer dans les articles d’information, hors de tout balisage clair, des appréciations relevant de l’opinion. » En revanche la presse anglo-saxonne est plus objective que la presse francophone puisqu’elle sépare les informations des commentaires. Un constat que tout étranger remarque tout de suite ; une américaine que j’avais eu l’occasion de rencontrer à Angers avait été justement très choqué par un article du journal local que Stéphane Curet avait relaté sur son blog.

Il constate que Le courrier des lecteurs de « La Tribune de Genève »est très suivi et permet aussi à des lecteurs étrangers « de découvrir une expression de l’opinion publique que ne traduisent pas les éditoriaux du journal. »  

Il aurait pu en chercher les raisons ; ce livre pèche par l’absence de développement, d’analyse. Le décalage est trop grand entre eux que les gens voient et ceux que les journalistes écrivent ; cela transparaît ainsi dans le courrier des lecteurs. C’est une des raisons pour laquelle les médias français sont de plus en plus contestés. Il est toujours frappant de voir que les mêmes informations se retrouvent en même temps dans les journaux télévisés de TF1 ou de France 2 malgré la prolifération d’informations.

Ce livre n’a donc aucun intérêt à part les quelques phrases que j’ai notées ci-dessus, hélas sans que cela soit analysé. Je pense que le meilleur livre sur les médias est celui de Jean-Pierre Tailleur  Bévues de presse, une enquête très brillante et pertinente à partir d’exemples concrets où est exploré le déclin français à travers ses principaux symptômes: la qualité contrastée du journalisme en France, voire la sous information.

 

Daniel Cornu Médias mode d’emploi Editions Labor et Fides

 

 

 

08/04/2008

Le livre et le Vin

affiche2008_p.jpgSamedi 12 avril au Théatre Le Quai à Angers de 14h à 18h , j'irai sans aucun doute à ce Salon des Ecrivains et des Vins. On pourra goûter des vins indiens et des terroirs d'Israel et naturellement rencontrer beaucoup d'écrivains.

Pour en savoir plus http://www.livreetvin.com/

18:44 Publié dans Angers, Livre | Lien permanent | Commentaires (3)

12/01/2008

Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes

a0e4600e5a35fe34c5382b5b60b320e3.jpegVingt et un prêtres, religieux ou religieuses catholiques ont été tués dans le monde en  2007 selon le rapport annuel de l'agence d'information vaticane Fides  dont huit en Asie, sept en  Amérique latine, quatre en Afrique, deux en Europe.

Ces chiffres ne concernent que l’Eglise catholique mais pour connaître plus précisément l'ampleur des persécutions anti-chrétiennes dans le monde qui n’ont fait que s’accroître en 2007 je vous recommande justement le livre de Thomas Grimaux intitulé le livre noir des persécutions antichrétiennes .

A l’aide de sources très variées, cet auteur a réalisé une enquête sur les causes de  ces nouvelles formes de   persécution ou de haine antichrétienne : islamisme, fondamentalismes hindouiste et bouddhiste, communisme. la principale source de nouvelles persécutions est évidemment le  fondamentaliste musulman. L’Arabie Saoudite est le cas le plus typique. Le culte chrétien y est interdit. Dans le nord du Nigeria, en Afghanistan, au Pakistan, en Indonésie, en Malaisie, mais aussi en Algérie, depuis la loi “anticonversion” de mars 2006, la situation est quasi identique.

Le fondamentalisme hindouiste et les  bouddhistes au Sri Lanka veulent exclure de tout ce qui est chrétien.
Dans les pays où le communisme perdure comme la Chine,le Viêtnam, la Corée du Nord ou  Cuba, la persécution se poursuit.

Ce livre est donc indispensable  afin de mieux connaître les persécutions que subissent les chrétiens dans le monde. Dommage que les médias s’intéressent peu à ce sujet, d’ailleurs même les actes antichrétiens en France restent un sujet tabou.


Thomas Grimaux, Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes, Favre

03/01/2008

Marcel Moreau Une philosophie à coup de rein

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Quelle écriture ! Vertigineux. Flamboyant.  La prose de Marcel Moreau  est d’une densité exceptionnelle , d’une telle force, d’une telle sauvagerie qu’avec lui ses livres sont vivants, sonores, tactiles. Ce qu’on retient tout d’abord de lui c’est le style. Voici un ouvrage qui arrive à ne tenir que là-dessus. C’est un possédé de la langue française, des mots ;  d’ailleurs le sous-titre, lui, rend mieux compte de la force, de la vitalité qu’il donne aux mots  : la danse des mots comme l’élan vital à sa source.

 

Véritable libertaire, il garde l’énergie de l’homme libre qui secoue tout les chaînes du faux-semblant. Comme Nietzche, un auteur qu’il, affectionne il ne dénonce pas  seulement les fausses valeurs ni ne se laisse piéger par la bonne conscience. A ce sujet il a écrit de remarquables pages sur ceux qui postulent  que la violence n’a que des causes strictement sociales : misère, chômage , discrimination.

Je m’insurge contre un tel discours, qui revient à dire : le germe de la délinquance est dans la pauvreté, mais que la pauvreté se rassure, nous sommes là , nous les spécialistes du malheur des hommes, pour témoigner que quoi qu’elle fasse elle ne pouvait faire autrement. « Tu es pauvre, ou enfant de pauvre, dons nécessairement ce que tu fais est irréprochable. »Pour ma  part, je crois que c’est une insulte à la pauvreté de penser que chaque fois qu’il y a délinquance, cette délinquance ne s’explique que par elle. (...) Le postulat selon lequel la délinquance est un pur produit de l’injustice sociale n’est qu’un maillon dans la chaîne postulative des discours de mort. Sur la drogue : Lorsqu’un problème crucial de notre temps, comme la drogue, est traité par ceux que j’appelle les  penseurs dévitalisants, on ne doit pas s’attendre à ce que ces penseurs corsent leur discours apparemment humaniste et compassionnel d’une exhortation à la révolte.

C’est sans doute l’un des plus grands écrivains de langue française mais je le considère aussi comme l’un des plus grands penseurs de notre époque et pourtant les médias ne s’intéressent guère à lui malgré ses 53 livres.

Mes livres sont trop profonds, ce qui les justifie de n’être pas rentables. Ils sont trop conscients du caractère liberticide de toute espèce de laxisme, serait-ce un « humanisme », pour se changer en part de marché. Il développe une pensée libre et s’élève contre la pensée molle, la pensée aseptisée, la pensée quadrillée et les liberticides de tous bords.

Il évoque toutes ces fascinations poisseuses : anti-américanisme, idéologies totalitaires, terrorismes, etc. Hélas nous ne sommes pas encore délivrés de la pesanteur des doctrines, des slogans, des bourrages de crâne qui caractérisent les abominations du XX°siècle.

Dans ce livre il  parle beaucoup de lui, de la littérature ou plutôt des mots, du langage, de la puissance du langage, de l’écriture,  de son métier de correcteur qu’il a exercé pendant quatre décennies, de l’amour, de la vie, de sa vie c’est pourquoi je pense que ce livre est le plus « vrai » des livres que j’écrivis jusqu’ici . Inféodé à rien, ni à personne,  ni  à aucun camp politique même s’  il est toujours de mode de se proclamer plus « progressiste » que son voisin, cela fait bien dans le paysage médiatique , la liberté de son esprit lui permet de reconnaître le bien, le vrai là où ils se trouvent et non là où l’on voudrait qu’ils soient forcément.

Il est à remarquer combien chaque fois qu’un homme fait parler de lui, soit par le tapage auquel se prête sa médiatisation, il se trouve quelque obsédés du contrôle d’identité pour s’enquérir de la couleur de son vote.

Pour lui la meilleure façon de faire de la politique, c’est de pratiquer une politique de l’être.

Ce livre est un grand livre, un des plus puissants que j’ai lu ces dernières années et que je ne peux que vous recommander. J’ai eu la chance de faire ce type de rencontre que j’appelle si souvent et si peu souvent répond.

Entretien avec l’auteur sur France-Culture     Boutique Marcel Moreau

Marcel Moreau, Une philosophie à coup de rein, Denoël

11/12/2007

Aude de Kerros : "L'art caché : Les dissidents de l'art contemporain"

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C’est un livre ambitieux qui se veut une suite au fameux essai  de Vladimir Weidlé Les abeilles d'Aristée sur la crise de l’ art moderne ; et pourtant  la démarche de celle-ci  n’en demeurait pas moins esthétique. De nos jours le destin de l’art s’est encore  assombri. « l’art contemporain n’est plus une esthétique mais avant tout une morale. sa fonction est de présenter le bien et de désigner le mal. »

Aude de Kerros se penche donc sur le schisme apparu au tournant des années 1960 avec l’art contemporain et  tente d’exprimer le point de vue de l’artiste  car  il existe une « arrière-garde » réunissant tout ce qui est exclu : un art caché. Elle s’intéresse aux rapports complexes qui se forment en France entre l’art contemporain devenu art officiel et les divers aspects de « l’art caché ». L'art contemporain a réussi à s’immiscer même dans les églises, parfois au détriment du sacré.  Cette art est au-dessus des cultures ; il permet de gommer les identités, d’uniformiser. Elle démontre toutes les compromissions de l’art contemporain avec le pouvoir et son alliance avec le mercantilisme. L’art contemporain est utile pour le pouvoir marchand car il propose  toutes ces valeurs que sont l’abondance, l’immatérialité, le renouvellement rapide de la marchandise...

Elle reproche aussi l’absence de débats concernant l’art contemporain ou plutôt que les seuls débats se déroulent devant les tribunaux. C’est aussi une des caractéristiques de notre époque moderne : il existe une profusion de loi pour réglementer notre vie et empêcher la libre expression.

Ce livre est une synthèse très vaste et précise de l’histoire de l’art contemporain.Nourri de nombreuses lectures et d’anecdotes pertinentes, cet essai possède la qualité plutôt rare de marier la profusion du savoir et de la clarté sans posséder les excès d’un pamphlet.

 

Aude de Kerros : "L'art caché : Les dissidents de l'art contemporain", Editions Eyrolles

13/11/2007

Anaximandre une nouvelle revue gratuite

Reçu une belle revue au format PdF que je recommande à tout lecteur de ce  blog, Anaximandre sous-titré Bulletin de réflexion pour une sagesse pratique. Ce premier numéro rédigé par Thibault Isabel,  dont j’avais déjà remarqué un de ces livres Le champ du possible , est consacré à l’articulation entre la morale et les passions traité sur le mode de l’aphorisme, de méditations, de fragment, de maximes ou de pensées.. Il propose un rapide panorama de la pensée morale confucéenne, et engage par ailleurs une discussion autour des notions de vertu et de déontologie. Dans quelle mesure la morale doit-elle s’appuyer sur les passions ? L’éthique peut-elle être conciliée avec le désir ? Est-il possible d’envisager une morale des fins plutôt qu’une morale des principes ? A travers ces questions, c’est en fait le problème de la morale aretique qui se trouve pose, c’est-à-dire d’une morale fondée sur l’élévation et la maturation du cœur plutôt qu’en opposition a lui. . La morale n’a pas pour but d’étouffer les passions mais de leur donner forme.

Voici un extrait

 S’il  ne  nous  est  pas  permis,  malheureusement, d’éprouver un amour infini, faute d’instincts  suffisants,  d’un  coeur  assez  pur  et d’un monde toujours adapté. à nos attentes, l’homme  de  bien  se  reconnaît  cependant  .l’étendue  de  sa  bienveillance  et  .  la  portée  de ses sentiments. Jamais il ne pourra aimer le  lointain davantage que le prochain,  ni  ne s’efforcera  de  le  faire,  de  crainte  d’oeuvrer contre sa nature, de dés enraciner sa ferveur et  de  la  transformer  en  abstraction.  Néanmoins,  il  aimera  fidèlement  tous  ceux  qui l’entourent,  leur  viendra en aide au p.ril de sa  vie,  tolérera  leurs  travers  et  parviendra encore  .  faire  preuve  d’hospitalité  et  de courtoisie . l’.gard des .trangers, qu’il prendra  en  sympathie  aussito.t  qu’il  les  rencontrera.  Chez  ses  ennemis,  même,  il  trouvera des vertus dignes d’être admirées. Il ne focalisera pas sa vue sur le lointain, .ébloui par le ciel  des  idées ;  mais  l’horizon  lui  semblera évidemment  plus  proche,  et  son  amour  investira l’espace.

 

Pour vous abonner gratuitement ou vous désabonner, il vous suffit d’envoyer un message sur la boite aux lettres suivante : thibault.isabel@wanadoo.fr

08/11/2007

Jean Sévillia à Angers Jean-Claude Michéa à Répliques

2d22c3ca2d90018e7b6e0fa49df0eb54.jpgLundi 12 novembre 2007, à 20 h 30, à Angers, Jean Sévillia donnera une conférence organisée par Veritatis Splendor : "Quelle morale pour demain ?". Salle paroissiale Sainte-Bernadette, 2 rue de Locarno, à Angers.

J’irai sans doute assister à cette conférence bien que je n’ai lu aucun de ses livres mais quelques-uns de ses articles dans diverses revues.

 

Par la même occasion je vous incite à écouter ce samedi  l’émission Répliques présentée par Alain Finkielkraut dont le thème sera Qu'est-ce que la civilisation libérale? Avec Jean-Claude Michéa ,dont je vous recommande ses livres,  et Philippe Raynaud.