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22/10/2007

"Service Littéraire" un nouveau mensuel

04f6a617e195fe06179e89c1f9e8e439.jpgSortie de "Service Littéraire", un nouveau mensuel traitant exclusivement de l'actualité romanesque française et étrangère. C’est vraiment une bonne surprise de pouvoir lire des articles sur le monde littéraire avec un ton si libre, sans langue de bois. Ici on n’hésite  pas à désigner les mauvais écrivains.  L’édito de François Cérésa est très clair  (...)L'écrit, comme l'oral, est régi par le toc, la vacuité publicitaire et les intérêts financiers. Face à cette gabegie de complaisance, nous traiterons exclusivement du roman français et du roman étranger. Sera jetée aux orties la littérature de la soumission et de l'obédience. Sera plébiscitée la littérature de l'évasion et de la rébellion. Notre enthousiasme ira à ce qui légitime le genre : le style. Bien sûr, cet arc-boutant contre la platitude ne sera pas populaire chez les esprits faux et les partisans du politiquement correct. Nous nous efforcerons de ne pas leur faire plaisir.(...) 

C’est très plaisant à lire mais cela n’empêche pas que cela soit très bien écrit. Le seul reproche est la minceur de ce mensuel surtout pour des amateurs de littérature. Cette revue au format journal se veut le "Canard enchaîné culturel", évidemment ce manque de complaisance entraîne le refus de la publicité. Dirigé par François Cérésa, ancien journaliste au Nouvel Observateur on y trouve des  plumes de tous bords politiques. J’ai d’ailleurs été surpris de lire une chronique de Bruno de Cessole critique littéraire à Valeurs Actuelles. Dans ce numéro , y figurent  Frédéric Vitoux,  Eric Neuhoff, Maurice Druon, Gilles  Martin-Chauffier, etc. D’autres "grandes plumes" sont annoncées, pour les prochains numéros : Hélène Carrère d'Encausse, Michel Déon, Angelo Rinaldi, Max Gallo, Patrick Besson...

Les auteurs savent qu’il faut être politiquement correct pour plaire aux médias. Le dernier livre d’Olivier Adam possède tous ces poncifs : des réfugiés qui attendent dans une misère extrême de passer en Angleterre, une mère de famille dépressive distribuant la soupe à ces kosovars, une police meurtrière. Tout cela sonne faux et Vincent Landel en profite pour dénoncer cet imposteur qui devrait « faire la différence entre un scénario et un roman ».

22:10 Publié dans Livre, Revue | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Littérature, revue

28/09/2007

Fabrice Luchini

14e9a53f51ba4eb66cabefb266a5744a.jpegFormidable Luchini sur France-Inter dans l’émission d’Yves Calvi Nonobstant hier (écoute de cette émission ici) . Il exaspère certains mais c’est un vrai bonheur  d'entendre un véritable amoureux de la littérature et de la langue française, un vrai bonheur de voir qu'il existe encore un  artiste résistant  et non un de ces artistes qui se complaisent dans la bien-pensance, c'est à dire dans cette gauche bobo, très conformiste  répétant toujours les mêmes litanies.

23/09/2007

Lectures de combat Métaphysique de l'actualité

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22/09/2007

André Blanchard, Contrebande

723b6807d572860a714d84a6e2defd19.jpegJ’avais déjà eu l’occasion de lire Impasse de la Défense de cet écrivain découvert grâce au Matricule des anges qui lui avait consacré un dossier. C’est d’ailleurs aussi avec cette revue que j’ai découvert Marcel Moreau qui me semble être un grand écrivain. Il faudrait que lui consacre une petit note.

Le dernier livre d’André Blanchard est paru  aux éditions Le Dilettante, ce qui peut lui permettre d’atteindre un plus large public.

Ce que j’aime dans ces pages souvent perspicaces, quelquefois injustes, c’est l’incroyable liberté de ton et de pensée.

Injuste, il l’a été avec Renaud Camus qu’il qualifie d’écrivain minus.

André Blanchard n’hésite pas à dénoncer les fautes de syntaxes, les supercheries même chez de grands écrivains. Ainsi Suite française  « ce livre sur juin 1940, publié aujourd'hui par sa fille qui sauva le manuscrit, fut écrit sur le vif et dans une urgence prémonitoire : Némirovsky arrêtée en juillet 1942, mourut un mois plus tard a Auschwitz. Qu'est-ce donc qui chiffonne? Eh bien ce début de phrase, page 197 : «Lorsque

la seconde Grande Guerre du siècle dernier éclata»... C'est énorme en effet, comme si une main - celle de sa fille? - était passée par là afin que les idiots du XXI° puissent suivre ! »

 

 

Ce qu’il déteste tout comme moi, c’est l’imposture de ces subversifs qui ont des « arrières assurés ».

Athée, il avoue que le meilleur « journal qui informe sans pécher contre les faits, qui paie sur la réflexion plutôt que sur les petites querelles (...) c’est La Croix.  »  André Blanchard aime le pluralisme des idées, la diversité des opinions, ce qui devient de plus en plus rare à notre époque  « La plupart choisissent comme journal celui

où ils peuvent lire ce qu'ils pensent. C'est de la paresse, qui rassure. Il faut aller vers le journal qui est à l'opposé de nos opinions, afin d ‘asticoter celles-ci(...) » Il déteste les donneurs de leçons « (...), c'est bien une posture de privilégiés, pour qui les fins de mois ne sont jamais à l'arraché, de s'étonner et se scandaliser que des

gens qui vivent mal votent mal. »

 

La littérature dans ces notes y a la part belle, et surtout les écrivains de journaux intimes, un genre que j’apprécie moi aussi.

Quelques notes :

« Ce François Bon, qui plume en main ne l'est  pas tant que ça, est en passe d'être le plus grand

rapace de notre littérature, lançant des O.P.A. sur tout ce qui traîne la patte : chômeurs, S.D.F.,

illettrés, prisonniers, sans-papiers. Ses livres sont de vraies voitures-balais, avec, comme chauffeur,

un fonctionnaire de la récupération.

Ce qu'il y a de béni avec les pauvres, c'est qu'ils ne présentent jamais la facture. »

 

« Arrivent à la galerie pas mal de cartons qui sont invitations à des vernissages ; ça vient de

tout le grand Est, via des institutions redoutables comme les F.R.A.C. Là se niche la crème de l'art

contemporain dans toute sa panoplie de petit terroriste : installations, vidéomachins, peintures

conceptuelles. C'est instructif, à rebours : perdre nos repères, voilà à quoi on nous convie ; ça

facilite pour recruter les nigauds. Du moins cela permet-il de percer à jour ce qui assoit cet art,

c'est-à-dire la peur. Le public a peur de passer pour ridicule, et stupide, et vieux jeu s'il manifestait son incompréhension. Donc il se tait.

C'est tout ce que demande cet art; et, à la limite, peu lui chaut de n'avoir aucun public. Ne lui laisse-t-il pas comprendre qu'on n'est pas du même monde? »

 

André Blanchard, Contrebande carnets 2003-2005, Editions Le Dilettante

 

13/09/2007

Dantec à Paris le 11 septembre

Lors de la rencontre avec Maurice G Dantec, celui-ci s’en est pris à un lecteur qui lui faisait part des théories du complot à propos du 11 septembre 2001. Je me demande s’il avait vraiment lu cet auteur. Dantec lui a répondu à peu près ceci, je cite de mémoire « Pourquoi chercher la vérité ailleurs alors qu’elle se trouve sous nos yeux » J’ai l’impression que les médias français ont encouragé et encouragent à nier le réel. D’ailleurs en France ceux qui ont  dénoncé les crimes des régimes communistes ont été vilipendés.  En revenant de Paris je lisais Cette lancinante douleur de la liberté de Vladimir Boukovsky « Chose stupéfiante, l’Europe n’a simplement pas remarqué l’extermination de 66 millions d’hommes dans un pays voisin ! » Boukovsky ajoute que la presse occidentale s’en est pris à Soljenitsyne avec une rare violence. « Même en Union soviétique on ne l’avait pas jugé digne d’une campagne de cette envergure »

Vladimir Boukovsky a commencé a vraiment comprendre la signification du mot réactionnaire « Il faut bien le dire que le titre de réactionnaire se mérite sans peine. On se le voit décerner d’emblée dès qu’on a dit : a) que l’on ne croit pas au socialisme ; b) que l’on n’est pas partisan de la « détente ». »

 

Les journalistes et intellectuels français commettent la même erreur avec l’islamisme qu’ils ont commis à l’égard des régimes communistes : nier le réel. Je remarque que là ou l’islam domine les gouvernements ne sont pas démocratiques à part la Turquie (et encore !)

 

Maurice G.Dantec lorsde  cette soirée a évoqué la rencontre avec Mazarine Pingeot lors de l'émission littéraire Esprits libres  qui sera diffusé vendredi. Dantec a pu saisir au rebond quelques propos intelligents de Mazarine et ainsi modifier le cours de cette émission.

26/08/2007

Jésus selon Proudhon

 

c745a0bb0ed1b77776bb03a607e91527.jpegVoici un livre étonnant qui nous permet de découvrir une autre facette d’une des figures les plus importantes de l’anarchisme. Dans un numéro d’Itinéraire consacré à Pierre-Joseph Proudhon, on y apprends qu’il était correcteur dans une imprimerie spécialisée dans les ouvrages de théologie et de patristique. « Mes vrais maîtres déclarera-t-il en 1848 , je veux dire  ceux qui ont fait naître en moi  des idées fécondes, sont au nombre de trois : la Bible d’abord, Adam Smith ensuite et enfin Hegel » Il a même entrepris l’étude de l’hébreu. C’est donc un fin connaisseur de la Bible,mais ce qui l’intéresse le plus est le personnage de Jésus et donc le Nouveau Testament. C’est vraiment une étude historique passionnante qui s’appuie particulièrement sur les Evangiles. Proudhon n’accorde guère d’intérêt pour l’évangile de Jean et préfère l’Evangile de Saint Matthieu. « L’Evangile de Jean a pour but d’affirmer la messianité de Jésus et son identité avec le verbe divin » « Jésus était ce qu’on appelle aujourd’hui (1848-1852) un révolutionnaire social, qui ne voyait dans l’idée messianique qu’un mythe, et qui le résolvait en en l’interprétant d’une réforme morale, sociale, politique même s’il pouvait. » Sa doctrine allie « liberté, égalité, fraternité » et « immortalité de l’âme » A propos de actes des apôtres,  Proudhon constate que le manque d’organisation sera fatal aux communautés primitives or « les êtres vivants sont des êtres organisés ; il en est de même en politique. »

Proudhon analyse le moment où le christianisme va se définir par rapport au judaïsme. Il indique que « Plus que les juifs, les païens dans le vide moral et religieux qu’ils connaissaient, étaient « mieux disposés » à accueillir le christianisme. »

Ce livre est intéressant sur plusieurs points : Le personnage de Proudhon bien sûr  mais surtout la Bible qui nous permet de la découvrir ou de la redécouvrir.

Jésus selon Proudhon La « messianose » et la naissance du christianisme , Gérard Bessière , Editions du Cerf

23/07/2007

Marc-Edouard Nabe Tohu-Bohu

Commencé la lecture du journal intime de Marc-Edouard Nabe Tohu-Bohu qui démarre  par les lettres reçues et articles publiés lors de la  sortie de son premier livre Au régal des Vermines qui lui avait valu de recevoir un coup de poing par Georges-Marc Benamou. Voici un extrait où il parle  du dessinateur Vuillemin :  « Lui aussi a compris que nous n'avions pas le choix aujourd'hui. Il faut se battre contre la nouvelle morale des gens « de gauche », ces affreux traîtres qui nous forcent à nous « droitiser » esthétiquement par leur sectarisme de bourgeois « humanistes ». C'est pas un hasard si les anarchistes sont naziifiés par des ex-staliniens. C'est même logique. Les Français s’en apercevront bien un jour • nous vivons sous la dictature très austère du post-gauchisme bien-pensant ; tout esprit libre doit assumer l'honneur que lui font les gauchards-caviar de le considérer comme un « fasciste » ! »

Je comprends parfaitement Marc-Edouard Nabe  et d’ailleurs je le rejoint totalement. Hélas cela n’a pas changé, j’ai même l’impression que c’est pire aujourd’hui.