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21/10/2010

Christophe BellOeil


Assisté  hier au Quai à Angers à un grand concert de Christophe BellOeil. Emouvant, fort, puissant. Je le suis depuis que je suis arrivé à Angers avec son groupe ; c'est toujours une grande émotion que de le voir. Il a quité son groupe mais il est toujours entouré de musiciens exceptionnels Sur scène, Christophe BellOeil est toujours impressionnant ; il chante, murmure, crie et danse. Il joue également de l’harmonium, de l’accordéon, des cymbales..


Christophe BellOeil - à nos amours - Estivales de Saône

17:31 Publié dans Angers, Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

27/05/2010

Isabelle Faust

IMG_2351.JPGRencontre passionnante avec Isabelle Faust le 25 mai 2010 à la FNAC d'Angers. Très peu de monde comme toujours ici. Elle a joué au violon un morceau de Bach que vous pouvez entendre ci-dessous.

12:01 Publié dans Angers, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, classique

13/04/2010

Secret Chiefs Three, Olivier Greif

Découverte du groupe Secret Chiefs Three grâce a  l'excellent blog de Thierry Jolif. On y peut lire ceci (...)Aussi se trouve-t-on dès lors face à une musique certes "moderne" mais qui devient très vite, à la manière de la musique des derviches (même si la comparaison  semble facile et rebattue), un sorte de miroir hypnotique dont le centre figurerait un vortex métaphysique (très réellement tant cette musique semble faite pour dépasser littéralement la matière même qui la compose) établissant un contact furtif avec les "influences spirituelles" de "mondes anciens", influences que les traditionnalistes aiment à dire "inaccessibles aux modernes", voir "épuisées pour notre cycle". Or, ces jeunes gens électriques, tant par leurs évocations que par leurs "méditations en actes", leurs prières électro-électriques font advenir les énergies spirituelles au cœur de leur modernité ! (..)

Mais rien ne vaut l’écoute de ce groupe.

Didier Goux sur son  blog évoque lui aussi de la  musique mais dans un tout autre genre quoique peut  être pas aussi éloigné car cette musique est très spirituelle ; il s’agit d'Olivier Greif. (..)La Sonate de requiem est une œuvre d'environ une demi-heure, quatre mouvements, pour violoncelle et piano ; lesquels, en dehors de la clarinette, sont les deux instruments qui m'atteignent le plus facilement – non : le plus directement. Pièce grave, austère et parfois coléreuse, fantomatique et habitée par les morts. Les morts de qui ? À chacun les siens. Il y a là des relents de Primo Levi, des arrière-plans de camps, et aussi, sans doute, des morts plus intimes. Des violences du piano, presque toujours dans les graves, et des stridences au violoncelle – des cris.(...) Si l'art contemporain m'indiffère en général il en est tout autrement de la musique contemporaine. Celle-ci ne s'est pas éloigné de la spiritualité et c'est sans doute pour cela qu'elle m'attire , qu'elle m'atteind .Vous  pouvez écouter quelques morceaux sur le site jiwa

18/07/2009

Orelsan : le coupable idéal

orelsan1.jpgOrelsan depuis quelques mois fait l'objet d'une violente polémique que seule la France peut connaître. Encore aujourd’hui, je continue à lire des inepties sous la plume de l’éditorialiste de mon canard local « Le courrier de l’Ouest »,  Yves Durand , qui s’étonne qu’un ministre de droite comme Frédéric Mitterrand puisse défendre ce rappeur alors que la gauche comme la communiste Buffet ou la socialiste Royal  le condamne. Il en conclue c’est le monde à l’envers. Si ce « journaliste » se renseignait il apprendrait que la gauche et notamment les communistes sont toujours les premiers à vouloir établir une censure. Dans le précédent journal ce Durand ne manquait d’ailleurs pas de toupet en critiquant le fonctionnement des médias et leur tendance à s’emballer.

Heureusement qu’il existe des journaux sérieux comme La Croix qui dés le 5 mai 2009 avait rétabli les faits, c’est d’ailleurs ce qu’on demande à un journaliste et celui-ci ne peut avoir l’excuse du manque de temps.

 Cette histoire m'est parvenue comme de loin et, la rumeur enflant, elle m'a peu à peu vraiment contrariée. Il s'agit d'un jeune rappeur normand qui se fait appeler Orelsan. Il a écrit une chanson parmi d'autres,dont je vous épargne le titre, et d'ailleurs aussi le refrain, les paroles, tout. Racontons seulement la trame : un garçon surprend sa copine dans les bras d'un autre et laisse éclater sa jalousie.La chanson a été écrite il y a deux ou trois ans, et parce qu'elle choquait par sa violence sans limites dirigée contre la jeune fille imaginaire, Orelsan a décidé de ne plus la chanter en public. Elle ne passe pas non plus à la radio,même sur les stations musicales, ne figure sur aucun CD.

Pour l'entendre, il faut le vouloir absolument et aller la chercher exprès sur Internet. Pourtant, malgré l'absence de désordre provoqué grâce à l'accumulation de ces précautions, des voix indignées se sont fait entendre, de plus en plus fort, et ont fini par rendre célèbre, une chanson qu’en gros personne ne connaissait  auparavant.J'ai toujours cru à l'importance des mots. Ils reflètent la pensée, qui n'a pas à se répandre n'importe où n'importe comment(...)

Tout le monde n'est pas fait pour affronter les mêmes émotions, les mêmes questionnements et Orelsan l'a bien compris en ne proposant le plus brutal de ses titres qu'à ceux qui voulaient vraiment l'entendre. Comment en vient-on à entendre des ministres et leaders politiques s'exprimer sur une absence de problème ? Qui crée du désordre autour de cette chanson, si ce n'est ceux qui la dénoncent? Comment le président du conseil général du Cher en vient-il à envisager de retirer purement et simplement sa subvention au festival du Printemps de Bourges si Orelsan s'y produit? Pour, finalement, arriver à une solution complètement alambiquée, en supprimant les 1500€ correspondant au cachet du rappeur, pour le punir en somme -et punir ceux qui le programment- Si ça ne suffit pas de ne pas chanter une chanson, de ne pas accrocher un tableau, de ne pas publier un livre afin de ne pas choquer, que faut-il faire? Ne plus penser?

 (...) Quant à ce qu'on peut entendre sur les radios dont les jeunes sont la cible, c'est souvent ahurissant de brutalité, de vulgarité, et de mépris envers les filles. Or, justement parce que son auteur y veille, personne ne tombera par hasard sur la chanson d'Orelsan, qu'on peut ne pas vouloir entendre et qui, je le pense moi aussi, n'a pas à être diffusée publiquement.

C'est tout de même dommage que ce soit justement de cette chanson-là qu'entre toutes, de belles âmes se soient crues obligées de s'émouvoir.

Dans le dernier numéro de la  revue Flash Soral s’interrogeait :C’est marrant de voir qu’une obscénité, selon qu’elle soit proférée par un blanc ou un noir ne soit pas assujettie au même traitement...(...)On trouve choquant qu’un blanc puisse être aussi con et vulgaire qu’un Noir ! Pourtant, en matière de mépris, de misogynie et de délinquance avérée, c’est quoi, Oreslan comparé à Doc Gynéco et Joey Starr ?

Les français s’intéressent de moins en moins aux élections mais si les hommes politiques s’occupaient vraiment des problèmes essentiels et non secondaires de la France il en serait tout autrement.

21:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : musique, censure

28/06/2009

Michael Jackson est mort et je m’en fiche.

Les médias ne cessent de nous matraquer avec cette information de piètre importance. Ainsi ce que j’écrivais il y a de cela plus de 10 ans sur Le grain de sable  se confirme et même s’accélère Le contenu des média s'appauvrit, se désintègre dans l'éphémère, dans l'émotion pure, dans l'illusion et l'artificiel.  Un  Maurice G. Dantec  sur le Ring rend plutôt hommage à Paul Marchand

 Ce héros n'était pas une « icône » mondiale, son nom n'était connu que de ceux qui savent, il ne vouait aucune admiration particulière pour les parcs à enfants et son épiderme n'était sujet à aucune variation de couleur.

Il n'était « Roi » d'aucune « Pop », sinon celle rythmée par le tir des katiouschas et des fusils d'assaut.

La crise cardiaque fatale qui a emporté la superstar bionique de Berverly Hills a très vite focalisé l'attention du troupeau mondialisé sur une mort d'autant plus anecdotique qu'elle était à la hauteur, terriblement banale, de la vie qui l'avait précédée. Celle d'un produit de grande consommation. 

14/12/2008

L'indispensable Tristan-Edern Vaquette en CD

actu359.jpgL’indispensable Tristan-Edern Vaquette sur CD (voir aussi l’interview sur le grain de sable), je me demandais ce que ça allait donner. Agréablement surpris. Il nous balance de la bonne musique plus proche du slam que du rap mais avec un son rock, du bon rock énergique.

 

Ce CD est centré sur la conjuration de la peur un long morceau de 35 minutes, où il dénonce la nouvelle idéologie répressive de notre société fondée sur la peur, entrecoupés d'impertinentes digressions et de surprenantes interviews notamment celui de Jacques Brel. Cette  musique pourrait être un support commode pour ces textes alors que le climat musical avec cet accompagnement à la guitare sitar rend ce texte encore plus corrosif.

 

Les paroles de ce CD pourraient se résumer ainsi : Roulez au pas, ne buvez plus, ne fumez plus, mangez bio, arrêtez de penser, cessez de rire. Des caméras partout, et ainsi n’importe quel individu peut se retrouver en prison. Ce n’est pas une blague. Un excès de vitesse et hop en prison !

 

Gabriel Matzneff  dans l’ entretien accordé à Biffures (Soulignons le courage de ce site qui ajoute Biffures ne rime pas avec censure : néanmoins, rappelons à nos lecteurs que certains propos ne sont portés que par la voix de Gabriel Matzneff. ) avait bien résumé notre époque : « Désormais le nouvel ordre moral règne sur la planète entière. Notre siècle est celui des quakers et des quakeresses qui prétendent nous dicter ce que nous devons penser, ce que nous devons écrire, ce que nous devons manger, ce que nous devons fumer, avec qui nous devons baiser. Nous sommes pris en charge. Moi, je ne veux pas être pris en charge. J’écris ce que je veux, je mange ce que je veux, je baise avec qui je veux. Cela ne plaît ni aux quakers de droite ni aux quakeresses de gauche, et du coup ces messieurs dames m’ostracisent. Cela n’a aucune importance. » 

 

Concernant Houellebecq que Vaquette se plait à cracher dessus,  je reprendrais encore la suite de l’interview de Matzneff.Vaquette_Photo_de_presse.jpg( photographie :Patrick Imbert)

« Houellebecq est un bon écrivain et une âme sensible. C’est en outre, comme moi, un disciple de Schopenhauer. Au début de cet entretien, nous parlions du milieu littéraire. Lorsque cinq associations musulmanes ont traîné Houellebecq devant les tribunaux parce que dans une interview publiée par Lire il avait dit la médiocre estime où il tient l’islam, ceux qui ont pris sa défense ne se bousculaient pas au portillon. J’étais à l’étranger, je suis rentré spécialement à Paris pour assister à son procès. Houellebecq n’était pas un ami, alors nous ne nous connaissions pas, mais je voulais lui montrer ma solidarité. Dans un box, étaient présents les écrivains cités par la défense, mais dans la salle, parmi le public, nous n’étions que deux : Régine Desforges et moi. Même l’éditeur de Houellebecq s’était défilé. Dans ce milieu, quand on a des pépins, je suis payé pour le savoir, on est seul. »

 

Mais comme le souligne Jean-Marie Apostolidès dans L'affaire Unabomber « Les formes nouvelles de contrôle qui voient le jour s'appuient à la fois sur des techniques sophistiquées, sur l'autocontrôle et sur la surveillance réciproque des individus. »

19:24 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : musique

08/10/2008

La crise financière version Michel Houellebecq

Quand l'écrivain, qui publie « Ennemis publics » avec Bernard-Henri Lévy, pose ses mots sur l'actualité brûlante et sur la musique de Bertrand Burgalat...


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