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05/09/2009

Hommage à Teddy Goldsmith

L’émission de France-Culture Terre à terre d’aujourd’hui samedi 5 septembre 2009 (que vous pouvez réécouter) , a rendu  hommage à Teddy Goldsmith qui vient de mourir le 21 août  en diffusant un passionnant entretien de cet écologiste de la première heure. Véritable écologiste, il se dit traditionnel, défend la famille, les communautés. Dans cet entretien, la journaliste formaté par le milieu médiatique  l’accuse d’être de droite, conservateur et lui reproche d’avoir participé à un colloque du GRECE. Et là au lieu de renier ses idées, il approuve ce qualificatif  de conservateur, peut-être de droite mais en totale opposition avec Bush, Thatcher et cerise sur le gâteau il approuve quelques idées du GRECE et souligne qu’Alain de Benoist a écrit d’excellents livres.  Teddy Goldsmith ne se laisse pas démonter en confirmant « J’ai le droit de parler où je veux. »

08/11/2008

Audio Abourayan " Pas de paix sans justice"

A propos de l'élection de Barack Obama : une voix dissonante, étant entendu que je ne le suis pas quant à ses propos sur l'islam .

La république des humoristes par Jean Robin

Nous avons progressivement changé d’ère, sans nous en être rendus compte. Les médias, les politiques, la science, tout change de plus en plus vite. Mais un changement n’a pas fait la une ces derniers temps, alors qu’il est symptomatique d’un changement profond de notre démocratie totalitaire. Ce changement c’est celui qui voit le déclin des publicitaires, et la montée en puissance des humoristes. Lorsque j’écrivais mon livre sur la télévision publique[1], en 2005-2006, je constatais que le pouvoir télévisuel était dans les mains des publicitaires, à commencer par Thierry Ardisson et Jean-Luc Delarue, deux anciens publicitaires alors au sommet de leur gloire. Puis ils furent remplacés tous deux, l’un partant sur une chaîne cryptée, l’autre passant à un horaire plus confidentiel. Et Ardisson fut remplacé par un humoriste, qu’il avait lui-même formé et produit, à savoir Laurent Ruquier. Tout un symbole que ce changement-là.

En effet on se demandait déjà comment un publicitaire pouvait interviewer des écrivains, des hommes politiques ou encore des scientifiques. Et on avait vu le résultat catastrophique que cela donnait. Mais en passant la main à l’humoriste, on descendait encore d’un cran, là où il n’y en avait apparemment plus. Pourtant, Ruquier est loin d’être l’exception, il est la règle : Philippe Val, Bruno Gaccio, Dieudonné, Christophe Alévêque, Guy Bedos, Jean-Marie Bigard, pour ne nommer que ceux qui défraient le plus la chronique, sont autant de « comiques » à qui les médias ont donné une légitimité pour parler de politique, qu’elle soit nationale ou internationale.

On nous dira qu’ils marchent dans les pas de Coluche, qui s‘était présenté à l’élection présidentielle de 1981 et dont un (mauvais) film récent retrace le parcours. Mais la nouveauté vient du fait qu’à l’époque Coluche était considéré comme l’exception, alors qu’il représente aujourd’hui la règle. Quand le discours dominant passe du politique à l’humour politique, il y a de quoi s’inquiéter, car rien n’est pire que l’humour qui se prend au sérieux. Parole politique décrédibilisée, voire délégitimée, cohabite désormais avec la parole people ultra-médiatisée, donc ultra-légitimée. Le fond n’importe plus, seul compte la forme.

Pourquoi accorder tant d’importance aux déclarations politiques d’humoristes ? La responsabilité des médias est une fois de plus écrasante dans cette fuite en avant vers le néant politique. Confiez une émission à Ruquier, et étonnez-vous par la suite qu’il annonce à tort la mort d’un présentateur de la même chaîne[2], ou qu’il laisse un autre humoriste[3] déblatérer les inepties qu’il a entendues sur Internet à propos du 11 septembre. Il n’y a pas à s’étonner, tout cela est dans la logique des choses. De même qu’il est dans la logique des choses que Ségolène Royal soit photographiée en compagnie de Bruno Gaccio, fondateur et animateur historique des Guignols de l’info, et que leur relation semble plus que platonique. Ségolène Royal ayant terminé à quelques voies de la Présidence de la République, et espérant bien remettre ça, imaginez-vous, en 2012, Bruno Gaccio comme future 1ère dame de France ! Nous n’en sommes pas si loin que cela finalement.

Notre société d’ultra-consommation a besoin de cette union sacrée entre le sérieux et l’humour, entre la réflexion et le bon mot, entre le roi et son bouffon. Auparavant, les hommes politiques étaient leurs propres bouffons : un De Gaulle faisait montre en privé d’un humour ravageur, fin, et fort à propos. A un quidam qui lui présentait son épouse en proclamant « Voici ma femme, mon général. C’est une vraie gaulliste », il répondit, désabusé, « La mienne, cela dépend des jours ». Un Sarkozy ou une Ségolène Royal en sont totalement incapables, sauf quand ils font des gaffes. Or ce manque de légèreté est devenu criminel dans notre société de loisirs, et tout comme Ardisson (l’homme en noir qui n’a pas d’humour) était toujours accompagné d’un humoriste (Ruquier d’abord, Baffie ensuite), les politiques ne peuvent plus se passer de leurs humoristes-people.

Voyez Jean-Marie Bigard accompagner Nicolas Sarkozy, Président de la République Française faut-il le rappeler, pour rencontrer sa sainteté le Pape en personne, et lui baiser la main solennellement ! D’habitude le mot « baiser » a une toute autre connotation dans la bouche du souverain humoriste… Mais voilà, lui a rempli le Stade de France, ce dont Sarkozy est totalement incapable. Vous trouvez cela excessif, que notre Président emmène en voyage officiel et donc aux frais du contribuable un des hommes les plus vulgaires de France ? Regardez un peu dans le marc de café, et projetez-vous 10 ans, peut-être même 5 ans seulement dans l’avenir, en suivant la campagne électorale américaine.

C’est bien connu, ce qui arrive aux USA une année se produit en Europe quelques années plus tard. Ils avaient 70 chaînes de télé en 1975, nous en avons eu autant trente ans plus tard. Ils étaient 20% d’obèses en 1995, nous sommes en passe d’en avoir autant chez nous. Et par conséquent quand nous voyons les deux principaux candidats à la présidence américaine prononcer un discours à vocation humoristique[4], ou bien s’auto-parodier dans des émissions à grande écoute[5], vous pouvez être certains que cela va bientôt débarquer en France. Il deviendra même sans doute choquant qu’un homme ou une femme politique qui prétendra aux plus hautes responsabilités chez nous ne participe pas à ce genre de manifestations grotesques, car cela démontrera le manque d’auto-dérision des candidats en question. Il faut bien reconnaître que cela fait partie des qualités cardinales d’un Président de la République.

Dès lors comment prendre encore au sérieux la parole publique ? Avoir une parole est-elle une expression qui fait sens ? Le bon mot ne vaut-il pas déjà mieux que le mot vrai ? Nos médias, qui nous ont habitué depuis bien des années aux petites phrases, seront-ils un jour en mesure de revenir en arrière, de revenir au fond des choses ? Difficile à croire, vu que les politiques ont déjà pris le pli et construisent désormais leurs discours sur quelques petites phrases dont ils savent qu’elles resteront, et pas le reste du discours.

Pas étonnant que les humoristes aient le beau rôle dans cette histoire : leur métier consiste à produire des bons mots, quel qu’en soit le sens. Et poussée par les médias, l’opinion publique a tôt fait de conférer à ces humoristes l’importance de personnalités appartenant à l’élite de la nation. Bigard sur le 11 septembre : scandaleux ! Dieudonné sur Israël : monstrueux ! Philippe Val publie les caricatures de Mahomet : formidable !

Qui sait que Philippe Val, avant de devenir directeur de Charlie Hebdo, était un chansonnier, qui a arrêté ses études à 17 ans ? Celui qui est souvent invité plusieurs fois par semaine dans les plus grands médias hexagonaux, pour parler de politique, n’a même pas son bac ! Mais il se prononce sur tous types de sujets, de l’islamisme à la liberté d’expression en passant par la laïcité et le libéralisme. Et jamais son authentique métier, sa réelle formation, sa seule légitimité, humoriste, n’est rappelé dans les portraits tous plus laudateurs les uns que les autres qui sont faits de lui. Au contraire, on le laisse déblatérer ses idées reçues et ses obsessions (notamment sur les islamistes et les antisémites qui sont partout) et jamais on ne remet en cause sa légitimité pour parler de ces choses.

Parce que l’humoriste a désormais tous les droits, y compris celui d’être le roi dont les politiques sont devenus les bouffons. Mieux vaut en rire.

 

 



[1] Ils ont tué la télé publique, editions du journalisme continu, avril 2006

[2] Pascal Sevran en l’occurrence

[3] Jean-Marie Bigard en l’occurrence

[4] Le fameux dîner Al Smith

[5] Notamment au Saturday Night Live, ou au DailyShow de John Stewart

 

 

Jean Robin est fondateur des éditions Tatamis qui viennent de sortir 2 nouveaux livres.

Theodore J. Kaczynski “L’effondrement du système technologique”

Théodore Kaczinski surnommé "Unabomber", est emprisonné à perpétuité dans le Coloradopour avoir envoyé durant 18 ans plusieurs  colis piégés à des professeurs d'universités et à des informaticiens, blessant et causant la mort de plusieurs personnes qu'il jugeait responsables d'une évolution technologique destructrice pour l'humanité et la nature.

Il est aussi connu pour avoir réussi  à  faire publier son manifeste dans d’importants quotidiens américains et ce en échange de l'arrêt de ses attentats.

Ce manifeste a déjà été traduit et publié en France, hélas trop hâtivement comportant de nombreuses erreurs allant parfois jusqu’au contresens.

Il était donc nécessaire de réaliser une nouvelle traduction de  cet important texte. C’est ce que les  éditons Xenia ont réalisé en accord avec l’auteur lui-même, en l’enrichissant d’interview de celui -ci, de correspondances et d’autres textes parus dans diverses revues.

C’est une critique sans appel des principales tares de notre civilisation désenchantée que Théodore Kaczinski nous expose à travers un texte extrêmement dense et  néanmoins claire. Il n’épargne rien ni personne et surtout pas les gauchistes et même la gauche dans son ensemble car selon lui tous ces mouvements constituent « la principale ligne de défense de la société technologique contre la révolution ». Les  gauchistes ne font que développer et insuffler à la société le sentiment d'infériorité ( dévalorisation , haine de soi, haine de l’Occident, culpabilité, bassesse, lâcheté , paresse, etc.). Ils prétendent combattre les défauts des autres mais lorsque ces mêmes défauts se retrouvent dans leur propre camp, ils les excusent. D’ailleurs « les gauchistes des pays occidentaux ont rarement critiqué l’URSS avant l’effondrement du communisme.»

C’est bien sûr une critique radicale de l’extrême gauche , de tous ces activistes qui « parviennent à entretenir l’illusion qu’ils se rebellent contre le système » alors qu’ils « font seulement le boulot du système et il le font à leur place ». Le système leur procure « une liste de griefs standarts et stéréotypés  contre lesquels ils peuvent  se révolter : le racisme, l’homo phobie, la condition féminine, la misère.. »

 Unabomber précise que ces remarques sur le gauchisme proviennent des observations de la gauche américaine et ne peuvent peut-être pas s’appliquer à la gauche européenne. S’il savait qu’en France c’est encore pire !

Une des principales maladies de la société moderne est la sursocialisation, qui oblige à penser et agir comme la société l'exige. « La société actuelle s’efforce de nous socialiser à un degré jamais atteint par les sociétés précédentes » On nous explique ce que  nous devons manger, comment éduquer nos enfants, comment se comporter dans toutes les situations. Les hommes subissent dés le plus jeune age un tel bombardement intensif de bonne conscience qu’ils perdent leur défense immunitaire lors d’agressions de toutes sortes. Tout sentiment d’agressivité doit être rejeté . Mais hélas ce sentiment arrive un jour ou l’autre et cela provoque en lui une sensation de culpabilité, une démotivation, une dépréciation  de soi qui peut le faire  basculer à tout moment dans l’insatisfaction de soi, dans l'ennui dans la déprime.

Il donne sa propre analyse des problèmes sociaux sans tous les tabous qui accompagnent les sociologues , par exemple sur la démocratie : « La démocratie réclame une population disciplinée et docile » Dans certains pays cela ne marche pas où la discipline sociale fait défaut comme en Afrique et dans les pays arabes.

Analyse aussi intéressante sur la religion notamment chrétienne à propos de la tolérance qui est l’opposé d’une forte croyance lumineuse ; cela ne peut qu’entraîner un affaiblissement de la foi religieuse.

Il souligne la dégradation des rapports sociaux qu’il attribue à la société   technologique. Seuls les anciennes cultures pouvaient assurer des relations satisfaisantes entre les personnes. « Dans une certaine mesure, la décomposition des valeurs traditionnelles entraîne la dissolution des liens qui unissent les petits groupes humains » Cette dégradation est accentué par la  décomposition des petites communautés naturelles comme la famille et par le développement du nomadisme. De ce fait  nos relations et de nos comportements envers autrui sont régentés par un lacis de lois et de règlements qui se multiplient sans cesse. Unabomber est avant tout un écologiste radical. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Unabomber a mis en acte ses idées en vivant en presque autarcie dans sa  cabane du Montana.

Ainsi tous les maux de la crise moderne proviennent de l’évolution de la société technologique, la seule solution ne  consiste pas à la réformer mais à l’abattre complètement. S’il est bien sûr difficile de le suivre dans cette voie radicale, Unabomber  mérite l’attention car il propose une réflexion tonifiante sur les dangers de la société technologique.

unabomberez9.jpgL’effondrement du système technologique, les écrits complets de Theodore J. Kaczynski, éditions Xenia

Voir aussi http://www.unabomberbook.com/

 

21/10/2008

Anne-Marie Le Pourhiet contre les lois liberticides

Surprenante intervention d’Anne-Marie Le Pourhiet sur les lois mémorielles et toutes ces lois liberticides qui restreignent nos libertés dans le cadre de la mission d’information sur les questions mémorielles à l’assemblée nationale. Elle évoque Orwell à juste titre car nous sommes de plus en plus conditionnés. Je suis en train de lire l'oeuvre complète de Théodore J Kaczinsky dit Unabomber qui vient de paraître aux Editions Xénia et

  dont je reviendrais car lui aussi constate que"la société actuelle s'efforce de nous socialiser à un degré jamais atteint". C'est à dire que cette société nous dit ce qu'il faut penser, ce qu'il faut dire, comment nous devons nous alimenter ...

21:19 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (2)

10/10/2008

La bulle Obama

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Selon toute vraisemblance, et sauf  retournement exceptionnel de situation (crise grave avec la Russie qui bénéficierait à John McCain), ou un " bug " des machines à voter étrangement favorable au candidat républicain,  Barack Hussein Obama sera le 4 novembre prochain le nouveau président de la " première puissance mondiale ".
Faut-il s'en réjouir ? A cette question, l'écrasante majorité de la  population européenne répond par l'affirmative. Mais pourquoi un tel engouement ? Très simple : le candidat d'origine  kenyane jouit de deux a priori positifs très largement usurpés.
Premièrement, Obama est Noir (métis pour être exact). Or, la vulgate  antiraciste rabâchée depuis une vingtaine d'années dans les cerveaux occidentaux et qui s'est infiltrée insidieusement dans les esprits a fini par produire ses fruits vénéneux. A savoir, que pour bon nombre de Blancs culpabilisés, le Noir est ontologiquement bon et le Blanc est consubstantiellement  une crapule. Vision débile et révoltante mais qui a le vent en poupe.
Pour réduire à néant ce présupposé idéologique grotesque, on se contentera de citer quelques noms en vrac :suite...

08/09/2008

Bernard Thibault a bien menti

Enfin quelques médias ont été obligés de reconnaître ce que j’avais annoncé en juin : Le mensonge de Bernard Thibault. France-Info admet le 5 septembre : Le secrétaire général de la CGT avait porté plainte pour violation de domicile. Il avait retrouvé du matériel électronique dans sa voiture. Aucune trace d’effraction n’a été relevée. Le parquet a classé la plainte, faute d’éléments. Evidemment les médias français  n’ont pas relayé cette information ou alors uniquement dans des brèves.

 

Au fait Besancenot se disait lui aussi espionné !