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05/12/2006

L’antiracisme : un marché trop juteux

L’esprit du Ku Klux Klan
A Espirat (Puy-de-Dôme), village de 315 habitants, quelques anonymes ne veulent pas de «nègres», raconte le Monde. Ni la gendarmerie ni la mairie n'ont pris au sérieux les deux «avertissements» reçues par François Philippe, d'origine malgache: «Pas de nègres à Espirat», puis «Les nègres au bûcher». Jusqu'à cette nuit où cette famille française, qui n'avait pas la «bonne couleur», a failli brûler dans sa maison comme au pire temps du Ku Klux Klan.
Voilà ce qu’on pouvait lire dans  Marianne N° 496 Semaine du 21 octobre 2006  qui avait repris un article de  Gérard Davet paru dans  Le Monde daté du 13 Octobre 2006 avec ce  titre très racoleur « Pas de Nègres à Espirat ».

Marianne N°501 daté du 25 novembre était revenu sur cette affaire en révélant le montage de cette fausse agression . L’affaire avait défrayé la chronique judiciaire et médiatique, l’incendie criminel et raciste d’une maison à Espirat (Puy-de-Dôme) en septembre dernier. Les médias s’étaient emparés de l’affaire, certains d’entre eux voyaient même la signature d’un Ku Klux Klan français.  [Dont Marianne (voir l’article ci-dessus). Ce magazine devrait faire sa propre auto-critique avant de dénoncer les erreurs des autres médias. Ces messieurs se reprochent toujours mutuellement leurs tares.] La vérité est plus banale, le propriétaire, un homme âgé d’une quarantaine d’années et d’origine malgache, est mis en examen pour dénonciation d’infractions imaginaires et incendie volontaire, et placé sous mandat de dépôt. (...) Comme dans l’affaire du RER B et la fausse agression antisémite, l’incendie “raciste” d’Esterat n’est que l’acte d’un mythomane. Le mal est fait pourtant, car si l’incendie avait fait la Une des journaux, le dénouement de l’affaire n’intéresse personne.

Il est déplorable que Le Monde n’ait pas retenu les erreurs  de ces fausses agressions racistes du passé. Si ce journaliste avait fait son travail de journaliste c’est à dire de rechercher la vérité et non de militant cet erreur ne serait pas arrivé.

Tous ces médias qui  insiste sur les actes  racistes et en inventent ne font que l’attiser. Ils ont une grande part de  responsabilité dans cette atmosphère de suspicion raciste en France. Ils laissent supposer aux différentes  communautés  qu’ils sont partout en butte à la discrimination, ce qui les conduit sociologiquement à se comporter eux-mêmes de manière radicalement discriminante. 

Tout devrait être  fait pour rassembler  les différentes communautés et non les diviser. Rien de plus funeste à la paix sociale, à la bonne entente entre les citoyens que les antiracistes fruits de la haine et générateurs de violence.  Ces associations  combattent le racisme sans que rien ne change. Leur intention est de ne rien vouloir changer, car si le racisme disparaissait cela  les amènerait à disparaître eux aussi. L’antiracisme est une marchandise fétiche,  un marché si juteux  qu’une nouvelle association s’est créé récemment : la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité) dirigée par  Mr Schweitzer  l'ancien PDG de Renault. Cela rapporte plus que les  voitures ! Le capitalisme a toujours exploité la division des travailleurs. Le credo de ces marchands est la guerre permanente de tous contre tous.

Justement La Halde , en manque de discriminés, a lancé une gigantesque campagne de publicité afin de  trouver des clients, ce qui ne peut qu’encourager les dérives. Ainsi afin de bénéficier de subventions, ces associations n’hésitent pas, pour satisfaire leurs passions, à déformer la vérité.

Si on voulait vraiment combattre le racisme, le dialogue serait certainement beaucoup plus efficace que la méthode judiciaire.

09/11/2006

Le coeur de la France

Interessant article paru sous la plume de Michel Volle à contre-courant du pessimisme ambiant intitulé le coeur de la France

Souvent les étrangers qui visitent la France s’étonnent : comment se fait-il, disent-ils naïvement, que dans ce pays « décadent » où les semaines de travail sont courtes alors que les grèves, les vacances et les repas sont si longs, dans ce pays où « rien ne marche », finalement, tout marche ? Que ces Français si « peu sérieux » soient, finalement, si efficaces ?

Il se peut que cette décadence dont on parle tant, que ce fameux manque de sérieux, ne soient que des couches superficielles qu'il faut décaper pour approcher la réalité. (...)

Mes clients cessent souvent d'écouter lorsque je dis qu'il convient d'être attentif à la qualité des rapports humains dans l'entreprise. Ils croient que le secret du succès réside dans la qualité de l'organisation ; elle y contribue, mais la meilleure des organisations n'aidera en rien si elle n'est pas animée par des personnes de bonne volonté.

Lorsque les spécialités se diversifient comme elles le font aujourd'hui, toujours tentées de se fermer l'une à l'autre, restaurer la capacité d'écoute est une pure question d'efficacité. Si au passage les rapports humains s'améliorent, tant mieux !

*     *

Mon admiration va donc à ces personnes fines et généreuses qui font marcher les choses sans faire de bruit et que j'appelle les « animateurs », ou encore les « vertébrés » : elles apportent à l'entreprise son style, sa personnalité, son âme enfin. Je crois que c'est grâce à elles que notre pays fonctionne ; on les connaît mal parce qu'elles sont discrètes et que leur mode d'action est subtil.

J'an ai rencontré à tous les niveaux de la hiérarchie. Je me rappelle une secrétaire dans un ministère, un vendeur dans un grand magasin, un plâtrier, une dame qui fait tourner les services administratifs d’une université, un facteur, une jeune femme qui s’occupe des vieux dans une maison de retraite, un directeur d'agence à l'ANPE, un informaticien à Air France, un couturier, un artisan chocolatier etc.

Indiquons un ordre de grandeur : la part des animateurs dans la population active me semble être de l'ordre de 10 à 20 % . Cette élite est donc à la fois minoritaire et relativement nombreuse. Je voudrais esquisser ici son portrait.

*     *

Les animateurs sont des personnes modestes et, le plus souvent, peu conscientes d’un rôle qu’elles remplissent avec un grand naturel. Alain Desrosières, à l’INSEE, diffusait avec une générosité infatigable des photocopies d’articles intéressants et mettait assidûment en contact ceux qui avaient des idées à échanger : pour lui cela allait de soi, mais il était le seul à agir ainsi.

L’animateur semble porter en lui une source, ou une force, qui le rend invulnérable à l’ennui comme aux contrariétés. Il aime « que les choses avancent », il cultive la simplicité dans les procédures comme dans son langage que ne pollue aucun anglicisme, aucune concession au politiquement correct. Il est souple mais sa colonne vertébrale est ferme. Il travaille sans bruit, avec un léger sourire, et j'ai vu que cela déconcertait les Allemands qui croient que sourire au travail, ce n’est pas seriös.

(...)

Peut-être l’animateur a-t-il interposé entre le monde et lui un filtre qui protège sa sensibilité. Il détourne son regard des tags qui souillent les murs, des architectures qui déshonorent le paysage, du débraillé des bons sentiments. La prétention des médias, l’agitation futile des milieux de l’édition, l’exhibitionnisme des technoparades et autres gay prides, l’étalage de la pornographie glissent sur lui sans l’atteindre.

Sa simplicité, qui agit sans paraître effleurer les choses, s’appuie sur une lucidité sans illusion : il voit nettement les prostitutions du carriérisme, les cuistreries, scélératesses et perversités, la corruption, la prédation. Mais plutôt que de perdre son temps à s’en indigner il les traite comme des obstacles à contourner.

Je vois dans cette sagesse la vraie richesse, la grande ressource de notre pays. (...)

19:31 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : société, politique

25/10/2006

peine de mort : les paradoxes de la gauche

L’autre fois en écoutant dans l’émission « On a tout essayé » les attaques hystériques de  Miller  contre  Marc-édouard Nabe, j’ai été étonné de l’entendre dire que Rebatet méritait d’être fusillé à la libération. Outre le fait qu’il n’a pas été fusillé à la Libération ni ensuite d’ailleurs (Rebatet est mort en 1972),  mais Miller n’est pas à un mensonge près, un autre détail m’a troublé :  c’est  le fait que Miller approuve la peine de mort. Je remarque que tout le monde est pour la peine de mort même les plus progressistes.  Lors de l’affaire Redeker le MRAP proche du PC ne s’est pas insurgé eux aussi contre l’appel au meurtre de ce philosophe, bien au contraire. Toutes les fois qu’un parti révolutionnaire a pris le pouvoir, loin d’abolir la peine, il  commencé par l’étendre au délit d’opinion. Rien de plus naturel que de supprimer qui vous gêne. C’est ce qu’on fait toutes les idéologies porteurs d’un monde meilleur : communisme, maoïsme, régime cambodgien, tous ces mouvements porteurs d’un idéal de liberté et d’égalité.

L’idéaliste sombre toujours dans le fanatisme car il ne supporte pas l’opposant.

17:15 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : politique, PS, PC

19/10/2006

Affaire Redeker : le silence des intellectuels

Un lumineux article est paru sous la plume de Chantal Delsol dans le Figaro dont vous pouvez retrouver l’intégralité ici  . Je vous livre quelques extraits :

  Dans la France de 2006(...)un intellectuel est l'objet d'une fatwa. L'affaire Redeker est suffisamment grave pour que la police lui ait conseillé de changer de domicile chaque soir. La fatwa elle-même confirme ce qu'elle infirme. C'est le procédé le plus violent qu'on puisse imaginer. Nous sommes replongés dans les siècles obscurs.

Je suis chrétienne. Je souffre quand je vois des images ridiculisant le Christ sur la croix, (...). Je suis étonnée de voir alors autour de moi si peu d'indignation.

À force de nous cacher volontairement sous le voile du mensonge, d'affirmer qu'il pleut quand on nous crache à la figure, notre peuple de couards finira par faire volontairement tout ce qu'il ne veut pas. Il s'autocensurera de plus en plus, gommant volontairement la liberté de penser, et sera un jour ou l'autre enjoint de vivre à l'encontre de ses propres convictions, à force d'avoir refusé de les défendre. Dans certaines banlieues, dans certaines écoles, ce renoncement a déjà commencé. 

  lorsque l'on amalgame si fréquemment l'Église à son Inquisition (très ancienne et clairement récusée par les instances catholiques d'aujourd'hui), on nous explique qu'un comportement comme la fatwa ne concerne que quelques personnes auxquelles il ne faudrait pas réduire l'islam en son entier. J'en conviens, naturellement. Mais alors je m'étonne de ne pas voir les autorités musulmanes de notre pays s'indigner les premières et voler au secours du banni. Il y a des silences qui sont des acquiescements.

Nous avons sur notre sol une querelle de cultures qui peut se terminer en guerre sanglante si nous continuons de récuser l'évidence de la différence. (...) L'accepter différent, c'est enclencher déjà un processus de parole par lequel seulement nous pourrons tenter de vivre ensemble sans heurts dans la même société. Mais pour cela, il faut laisser la parole ouverte. Et un débat dans une démocratie ne se contrôle pas. Si l'on peut parler de la différence, il y aura des excès de langage. Il y aura aussi des discours sereins qui mettront en conflit les interprétations. 

je suis bouleversée de voir un certain nombre de mes compatriotes, et certains parmi les plus haut placés, laisser entendre avec perfidie que Redeker a mérité ce qui lui arrive. Cela signifie tout simplement qu'ils ont déjà admis la légitimité de la procédure de fatwa. Et que, tremblants de peur, ils finissent par donner raison aux ordonnateurs du ban, afin de ne pas être les prochains sur la liste. Et je ris en pensant que les mêmes nous donnent à longueur de journée des leçons de résistance à propos d'une guerre vieille d'un demi-siècle, où leurs comportements présents montrent bien qu'ils auraient couru, de trouille, pour approuver servilement les envahisseurs de l'époque.

Je dirai enfin que Redeker est un converti. À ce titre il déborde de ferveur et il peut avoir le verbe excessif. (...) 

(...)Mais je ne puis accepter qu'une frousse de petits bourgeois nous incite à réduire en poudre la liberté d'esprit dont nous faisons des gorges chaudes quand le temps est clair. Le débat entre les différences, que j'appelle de mes voeux, a pour première condition la fermeté inébranlable dans la défense de l'État de droit, c'est-à-dire un État où la terreur n'a pas sa place. 

Moi aussi , je suis de plus en plus étonné de la peur de nos intellectuels qui sont prêt à combattre le fascisme virtuel mais lorsqu’ils sont face au véritable fascisme , ils n’osent pas s’offusquer. Au contraire ils pactisent avec lui avec une sorte d’indulgence par le silence qui se voudrait supérieur ; mais ce sont là des attitudes de vaincus, qui servent la progression du mal, de cet islamisme radical, lui aplanissant le chemin.

Bernard-Henry Lévy remonte aussi dans mon estime; dans sa chronique parue dans Le Point du 05/10/06 «  Plus tard, peut-être, je dirai ce que je pense, sur le fond, du texte de Robert Redeker paru dans Le Figaro du 19 septembre.

 

Pour l'heure, le principe est simple et doit être affirmé sans nuance.

On ne discute pas avec un homme à terre, on le relève.

On n'engage pas une dispute avec quelqu'un qui, à cause d'un article, se voit menacé de mort, traqué, stigmatisé - on lui tend la main, on le défend et, quand on est un gouvernement, on le protège, on protège sa famille, on le reloge.

(...)Et quant à ceux qui, enfin, soutiennent Redeker mais du bout des lèvres, quant à ceux qui ne le défendent qu'après avoir pris la peine de dire l'antipathie qu'il leur inspire, quant à ces gens qui, au MRAP par exemple, osent parler de « provocation » qui « génère l'inacceptable » et renvoient ainsi dos à dos l'inacceptable « agression » islamophobe et l'inadmissible menace de mort des islamistes qui lui « répondent », quant à tous ceux qui, çà et là, insinuent que si, ce qu'à Dieu ne plaise, ce « plumitif nauséabond » venait à subir le sort d'un Theo van Gogh à Amsterdam et était « puni » pour son « blasphème », il n'aurait que ce qu'il a cherché et serait la vraie cause du geste qui le tuerait - ceux-là, donc, c'est peu de dire qu'ils donnent la nausée : ils prennent le risque, et de justifier le crime, et d'affaiblir la République.

Car nous n'avons d'autre choix, au point où nous en sommes, que de défendre inconditionnellement le chroniqueur du Figaro, par ailleurs membre du comité de rédaction des Temps modernes.

Le contenu de son article, son caractère possiblement polémique ou injurieux, n'a, je le répète, strictement plus rien à faire dans un débat où ce qui est en cause, c'est, outre la vie d'un homme, ce principe de laïcité conquis de haute lutte, au fil des siècles, contre les abus de pouvoir, l'intolérance, d'autres Eglises.(...)"

 

07/09/2006

Le MRAP dérape encore

Certains n’avaient pas compris ou avaient fait semblant de ne pas comprendre cette réflexion d’Alain Finkielkraut "L'antiracisme sera le communisme du XXIe siècle"

 

 

L’antiracisme est bien un nouveau totalitarisme, une véritable dictature sur la liberté qui sans cesse marginalise, diabolise, criminalise les insoumis, les francs-penseurs, à travers toutes sortes de calomnies.

Le MRAP, un des organismes officiels de ce nouveau totalitarisme, sûr de son bon droit n’hésite pas à employer tous les moyens mis à leur disposition. Leur dernière lubie : que le Petit Robert 2007 soit retiré du commerce, le MRAP  s’insurgeant contre sa définition de la colonisation qui met, selon lui, "en valeur" le "rôle positif" de cette période. Ainsi Coloniser signifie pour le Petit Robert : “coloniser un pays pour le mettre en valeur, en exploiter les richesses”.Cela me semble une bonne définition. Alain Rey qui supervise ce dictionnaire interrogé sur Europe 1 le 5 septembre était tout éberlué. Il se sentait irréprochable étant  à gauche et surtout antiraciste. Il ne pouvait être attaqué sur ce plan. Il s’est expliqué sur cette définition. « L'objectif au départ était bien une mise en valeur du pays colonisé. Il faut l'entendre du point de vue économique. » 

 


Le MRAP ne craint pas le ridicule : cette association devient même de plus en plus contre-productive en attaquant ses  propres amis. Peut-être ces erreurs permettront aux citoyens d’ouvrir les yeux sur la dangerosité du MRAP.  

 

 

Sachez que pour moi, toute association qui tente d’interdire un livre surtout pour des motifs aussi futiles est un ennemi de la pire espèce ainsi que tous ceux qui  soutiennent par quels moyens que ce soient ces associations.

 

 

06/08/2006

L’affaire qui ébranle le PS

Valeurs Actuelles  (n° 3636 paru le 4 Août 2006)  vient de révéler une affaire qu’aucun grand  média audiovisuel  à ma connaissance n’a osé divulgué.

 

« François Hollande sera-t-il mis en examen pour ses liens présumés avec l’ancienne mutuelle des instituteurs, aujourd’hui en faillite ? C’est ce que réclament à la justice les milliers d’anciens sociétaires ruinés par une gestion calamiteuse.

Ceux qui croyaient que la justice finirait par s’endormir sur le dossier du Cref en seront pour leurs frais. À peine la juge Sylvia Legendre a-t-elle clos, le 10 juillet, son instruction sur la gestion du Cref et les abus présumés ayant concouru à sa faillite, qu’une autre bataille commence, nettement plus gênante politiquement pour le PS : les parties civiles exigent désormais la mise en examen de François Hollande – entre autres – dans le cadre de ce même dossier ! [...]»
  Libération dans son édition du  23 mars 2006 avait titré « Après la Mnef, le PS la main dans le Cref » "Cet organisme de retraite complémentaire de fonctionnaires, en pleine panade financière, aurait financé des responsables socialistes."  Depuis comme beaucoup d’affaires je n’avais plus eu de nouvelles, comme lors du procés de la MNEF qui impliquait des socialistes, fin mai 2006 où peu d'infos ont circulé.