08/11/2007
Débat sur l’art contemporain
L’ émission: Du grain à moudre sur France-Culture du mercredi 7 novembre 2007 avait pour thème l’art contemporain, cet art qui ne plait toujours pas auprès du public malgré le matraquage incessant et les nombreuses subventions.
Voici la présentation relevé sur le site cette émission sur France-Culture
Lors de l’opération « les visiteurs » de l’été 2005, on devait affronter, pour accéder aux châteaux de Chambord, d’Azay-le-Rideau ou encore de Tarascon, d’étranges installations. Machineries pétaradantes, propositions conceptuelles de du groupe Support/Surface, ou encore membrane géante de plastique agitée d’une sorte d’inquiétante respiration. Il s’agissait, assurait-on à la Culture , d’attirer sur place les fameux « nouveaux publics », autrement dit ce non-public que notre politique de démocratisation culturelle a échoué à intéresser. Avec quelle efficacité ? Et était-ce une raison suffisante pour pénaliser l’amateur de vieilles pierres ?
Il s’agirait aussi de rendre « plus lisibles » et plus « contemporains » les trésors du patrimoine. Et force est de constater que certaines de ces opérations, contestées à l’origine, comme les colonnes de Buren ou la pyramide de Ming Pei au Louvre, appartiennent désormais au paysage de Paris. Mais que penser des « confrontations », « contre-points » et autres « correspondances » organisées notamment par les musées du Louvre et d’Orsay entre des chefs d’oeuvre du passé et des commandes passées à des artistes contemporains ? Des « parcours d’art contemporain » autrefois infligés aux visiteurs du château de Versailles par l’actuelle ministre de la Culture ? Comment échapper au soupçon que ce type d’opérations comporte également une dimension punitive à destination d’un grand public qui persiste à préférer les impressionnistes – haïs par la bureaucratie culturelle – ou les trésors de l’art chrétien, aux déroutantes « propositions » d’un art contemporain officiel mais sans vrai public ? Pourquoi infliger au visiteur d’une abbaye romane ou d’une église gothique une provocation pornographique labellisée « art conceptuel » ? A l’amateur de châteaux Renaissance la désagréable rencontre avec l’une des coûteuses acquisitions du Fonds national d’art contemporain, dérangée de son sommeil dans les sous-sols de la Défense ? Etait-il vraiment indispensable d’accueillir au département des antiquités orientales du Louvre les deux écrans vidéo de Gary Hill ? On y voyait défiler des chars d’assaut agrémentés d’un texte attribué à Ben Laden, justifiant l’attentat du 11 septembre, qui a failli nous aliéner les sponsors nord-américains du musée…
Marc Fumaroli dans un texte désormais fameux a dénoncé le « vandalisme d’Etat » qui aurait inspiré, ces dernières années, la coûteuse création de « friches urbaines » et autres « espaces junk », creusés, pour faire « moderne », jusque dans les monuments classés.
Etrangement, l’arrivée en force au Louvre d’un artiste contemporain d’envergure, Anselm Kiefer, avec une de ces œuvres monumentales dont il a le secret ne semble pas avoir, jusqu’à présent, déclencher les polémiques qui ont entouré les colonnes de Buren. Se réserverait-on pour les commandes passées par le même musée à ces artistes autrement plus controversés que sont Cy Twombly et François Morellet.
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04/11/2007
Beheld art contemporain subventionné à Angers
Soulevez-les et ils prendront vie en une vibration sonore. Chaque soucoupe contient un emplacement modifié par une vie perdue. Beheld, une installation audio-visuelle intime et vibrante de Graeme Miller, permet au public de s’approcher de ces événements dérangeants que sont les chutes de personnes tombées du ciel. Miller a visité le monde à la recherche d’endroits où des immigrants clandestins, cachés dans les compartiments des roues d’avions, sont tombés au moment où s’abaisse le train d’atterrissage à l’approche des aéroports.
C'est dans l'air du temps ces expositions d’art contemporain défendant l’idéologie antiraciste qu’a si bien dénoncé Renaud camus dans le communisme du XXI° siècle. Rien d'originale dans ces expositions et surtout toujours aussi macabre. Aujourd'hui l'art contemporain célèbre la mort. Auparavant l'art célébrait la beauté, la vie mais on ne peut plus juger une maintenant une oeuvre selon des critères esthétiques. L’art a dorénavant glissé du terrain esthétique au terrain politique. Toute poésie y est évacué. Le vocabulaire de l’art contemporain a plus à voir avec la technique qui uniformise : installation, plasticien... Le néant y est célébré. Ces artistes n’osent plus nommer leurs objets ou plutôt ils osent se moquer du public en le nommant : sans titre.
L’art contemporain n’est pas fait pour plaire au public mais au pouvoir qui subventionne grassement ces artistes comme on peut le constater à Angers.
L'idéologie du "modernisme avant-gardiste", c'est-à-dire le culte d'une rupture permanente, est typiquement commerciale. C'est le même matraquage publicitaire que celui qui pousse à changer de modèle de voiture tous les six mois et de système de son aussi souvent : ça fait marcher le commerce.
Les grands musées et le pouvoir culturel emboîtent le pas. Et on nous donne à voir, sous prétexte de nouveauté et d'avant-garde, les nullités les plus éculées, les plus répétitives. Autrement dit, on "pompiérisme" les recherches techniques qui se sont pratiquées au début du siècle.
15:20 Publié dans Angers, Art, politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Angers, art contemporain, politique, littérature



