Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/04/2011

De la contagion des vertus bourgeoises par L'Antenne

K4.jpgLecture d’un ancien numéro de Krisis où figurent des articles consacrés à la tradition (suite du N°3) mais aussi d’autres articles sur la société . D’ailleurs,  ce numéro (N°4) daté de décembre 1989 s’intitule Société ? Remarqué un excellent article,qui à mon sens reprend les idées de l’Encyclopédie des Nuisances. Ce texte repris dans ce numéro est extrait de La Lettre de l’Antenne. Onze lettres auraient été publiés sous forme de volume aux Editions Denoel . Hélas je n’en ai vu trace nulle part. Si quelqu’un aurait des éléments sur cette publication, il peut m’en faire part.

Voici quelques extraits

De la contagion des vertus bourgeoises

A la différence de celui d’un passé encore récent, le conformisme actuel est arrivé à un âge d’or où il peut s’offrir le luxe de s’ignorer complètement lui-même. Ceux qui le propagent et ceux qui le reprennent en écho n’ont apparemment plus la moindre conscience d’être manipulateurs ou manipulés. Leur adhésion à ce qu’ils croient est si forte , si immédiate, qu’elle les a mis hors d’état de savoir qu’ils croient quelque chose. Le langage mis au point à leur usage par les spécialistes de la communication et autres connaisseurs de l’homme est devenu pour eux le langage dans lequel tout ce qui se dit ne peut être que vrai, aussi vide qu’ils le trouvent au plus secret de leur for intérieur, (…)

Que le conformisme soit devenu sans limites en devenant aveugles et invisibles, cela tient sans doute en grande partie au fait que le règne actuel du Bourgeois est marqué par l’abandon  officiel de toute morale qui lui soit propre. (…) Le Bourgeois d’aujourd’hui a fait sienne toutes les valeurs sans exception, et il les a emmagasinées dans ce gigantesque bric-à-brac qu’il appelle « droits de l’homme ». Il aime le désordre autant que l’ordre ; l’avenir et les avants-gardes l’enthousiasment autant que le passé et ses vestiges. (…)

L’œuvre commune qui s’édifie sous nos yeux est, dans son principe, une entreprise d’homogénéisation et de neutralisation de toutes les activités humaines au bénéfice réel exclusif de l’accroissement de la quantité de biens consommables.(…)

Le processus d’écrasement de toutes les différences non quantitatives est à l’œuvre partout, et ses agents sont si nombreux qu’il n’a de centre nulle part, ce qui le rend particulièrement difficile à saisir et à décrire. Tout part des médias et tout y revient naturellement.(…)

Le centre de la machine à broyer les différences est contrôlé par la Culture-et-Communication laquelle est, de par sa vocation à l’exhibition, le modèle parfait des aspirations consensuelles. Elle offre d’abord le meilleur instrument possible de toute perspective historique. (…)

Sous ce règne, le moindre pas fait par un individu en direction d’un organisme public, organe de presse, rouage de gestion, parti politique, syndicat, entraîne pour lui le renoncement définitif au bon sens et  à la lucidité, et l’asservissement cynique ou résigné, à une opinion qu’on ne peut même plus appeler dominante puisqu’elle règne seule et incontestée .(…)

L'Antenne

18:32 Publié dans Revue | Lien permanent | Commentaires (0)

28/03/2011

Satan à Paris Jean Genbach

arton15-75eb5.jpgErnest Gengenbach née en 1903 est l’homme d’un seul livre qui à travers différentes formes raconte l’expérience fondatrice : sa rupture avec sa vocation religieuse. Satan à Paris est un des plus beaux textes surréalistes, long poème en prose et en vers libres dont les accents font penser à Une saison en enfer.
Il a publié ses mémoires sous le titre L’expérience démoniaque un autre livre sous le pseudonyme de Jehan Sylvius en collaboration avec Robert Desnos La papesse du diable. Il a publié aussi L'abbé de l'abbaye, poèmes supernaturalistes. (Vu d’ailleurs dans une librairie un bel envoi de l'auteur dans lequel il s'estime être en parfaite adéquation avec cette phrase de Marcel Proust : " Il vaut mieux rêver sa vie que vivre son rêve".)
Après le suicide de René Crevel (1935) il quitte le mouvement surréaliste. Sa vie ne sera plus désormais qu’une déréliction maniaco-dépresive qui le ménera de retraites monastiques à la prison, puis de nouvelles reraites à l’asile. Il meurt le 16 décembre 1979 à Chateauneuf-en-Thymerais.

Ce prêtre défroqué racontera son expérience  dans une lettre qui sera publié en première page de La Revue  Surréaliste (N°5) Evidemment ses premières apparitions en soutane dans les séances du groupe surréaliste ne se font pas sans heurts.

Voici pourtant, en quelques mots, sa vie réelle relaté dans ce livre Satan à Paris

« Il y a plusieurs années j’étais abbé, séminariste en soutane, chez les Jésuites à Paris, dans le voisinage du Trocadéro. Souffrant douloureusement de vivre perpétuellement avec des mâles et des hommes dont l’habit sinistre me faisait toujours penser à des envolées de corbeaux dans les champs déserts en novembre ; souffrant aussi de ne pas avoir une femme toujours présente à côté de moi pour m’animer, je devins anxieux... J’eus l’occasion de faire la connaissance d’une jeune actrice de l’Odéon et fus invité avec elle au restaurant-dancing Romano de la rue Caumartin. Je m’achetai, pour cette soirée, un smoking à la Belle Jardinière... et j’allai en civil, au Romano, chose absolument interdite à tout abbé portant l’habit ecclésiastique. Le lendemain je fus renvoyé... Je vins me reposer chez moi à Plombières et y menai une vie assez mondaine, si bien qu’en pleine saison mon évêque m’interdit de porter la soutane et je dus défroquer.

Je me trouvai ainsi tout désorienté à vingt et un ans, au milieu de l’existence. Je me rendis compte très vite que j’étais perdu, sur le plan logique de la vie terrestre. J’avais trop subi l’empreinte ecclésiastique pour pouvoir m’adapter à un autre milieu.
D’autre part j’avais espéré une aventure amoureuse avec la jeune actrice de l’Odéon. Elle se retira. Je crois qu’elle eût aimé, par sadisme et perversité, devenir ma maîtresse si j’avais continué de porter la soutane, laquelle exerce sur certaines femmes un attrait morbide. Dès que je ne fus plus qu’un banal civil elle m’abandonna. (…)»

La préface de ce livre commence ainsi
"(…)Au xxe siècle, tout est glacial, automatique et sans âme. Et il semble bien que notre situation soit complètement désespérée. Aucune musique, aucune poésie, aucune caresse de femme, aucune légende ou croyance religieuse, rien, même pas le printemps, ni les bas de soie d’une jeune fille, ni la prière suppliante d’un enfant vers un ciel bleu inexorable, rien ne nous paraît assez absolu pour supprimer le cancer de l’angoisse.

Beaucoup ne veulent plus se regarder en face. Il faut se distraire du spectacle, avoir du flegme, vivre sans but et sans espoir. D’autres se contentent de solutions pragmatiques très faciles, certains cherchent instinctivement un abri religieux ; la plupart préfèrent s’illusionner et ne pas voir leur lèpre. Il y en a qui s’évadent de la cage : ils ont eu l’audace de penser jusqu’au bout ou de s’abandonner comme une femme aimante aux mouvements de leur cœur, passionnés et désespérés : ils n’ont pas voulu continuer leur chant de rossignol ou leurs cris de perroquet. (…)"

16:28 Publié dans Livre, religion | Lien permanent | Commentaires (0)

11/03/2011

La pensée ultralibérale rejoint bien la pensée d'extrême-gauche

31NNHYVEP8L._SL110_PIsitb-sticker-arrow-sm,TopRight,10,-13_OU08_.jpgRetrouvé dans mes notes les propos  de David Friedman « Vers une société sans Etat » dans son Chapitre 14 Ouvrez les portes dont voici les extraits :

« A mon avis, la limitation de l’immigration est une erreur : il nous faudrait l’abolir dés demain, et nous attaquer à nouveau à la pauvreté avec un succès encore jamais vu au monde.

(...)

 

Les nouveaux immigrants feront baisser les salaires de la main-d'œuvre non spécialisée, ce qui causera un préjudice à certains pauvres actuels. Mais, en même temps, la présence de millions d'étrangers fera de la plus élémentaire acculturation, ne serait-ce que la simple capacité de parler anglais, une compétence commercialisables ; certains des pauvres auront la possibilité de quitter  leurs emplois actuels d'ouvriers non spécialisés pour trouver un poste de contremaître dans des équipes de main-d’oeuvre « étrangères » ou servir de prête-nom pour des entreprises « étrangères ».

 

(...) Une politique d’immigration illimitée nous apporterait plus que de la main-d’oeuvre non spécialisée à bon marché. Elle nous apporterait une foule de compétences nouvelles (...) »

06/02/2011

Le publicitaire l'EDN

Puisque ce site n'est plus mis à jour, il constituera une sorte de notes perso. En triant mes revue pour les jeter, notamment le Publicitaire relevé ceci : "Ainsi après s'y être mis à quatre pour étaler leur bileux ressentiment dans la brochure" Contre l'EDN, contribution à une critique du situationisme" (Paris 2001), ne voilà-t-il pas qu'ils s'y mettent à 6 ou 7 pour répandre leurs niaiseries ampoulées, illustrées de salaces accroches dans une revue : "La guerre de la liberté" N°1

15:09 Publié dans Revue | Lien permanent | Commentaires (0)

29/01/2011

Fin du grain de sable

 

Le grain de sable disparaîtra de l'internet dans quelques jours. D'autres sites de meilleur qualité ont pris la relève ; je ne vois donc plus l'intérêt de poursuivre, de toutes façons je l'avais presque abandonné. J'ai commencé le grain de sable en 1997, cela fait donc bien longtemps mais cela m'a permis de faire de belles rencontres, de partiper à des revues.
Ce blog continuera mais les notes seront très sporadiques.
Merci à tous ceux qui ont suivi ce site.

15/01/2011

Quand DSK faisait l'éloge de Ben Ali

La Tunisie un modéle pour DSK. En tout cas, cela confirme le mal que je pensais déjà de ce sinistre personnage qu'est  DSK et que les médias voudraient nous faire passer pour le prochain sauveur de la France.

08/01/2011

Démocratie directe, anarchie

Intéressante émission sur Radio Courtoisie  à propos de la  démocratie directe, du réferendum  Avec ces outils de démocratie directe on aboutit à  une gestion plus rigoureuse. Une étude a montré que là où il y a la  démocratie directe, où le peuple peut donner son avis par référendum, les impôts sont plus  faibles ,  les dépenses  publiques sont plus faibles et l'endettement est aussi plus faible.


Radio-courtoisie 31-12-10
 

La démocratie directe a été longtemps prôné par les anarchistes. L'anarchie est un mouvement  auquel j'ai eu beaucoup de sympathie  dans ma jeunesse mais il a été hélas discrédité par ceux-là même qui s'en revendiquent croyant qu'il est synonyme de désordre. L'anarchie prône une  démocratie directe, une vraie démocratie au sens littéral, IMG_2689.JPGoù le pouvoir est au peuple. L'anarchie est le système de démocratie directe le plus abouti.

C'est pourquoi le projet politique de l'Union européenne n'a aucun sens, en tout cas s'éloigne d'une véritable démocratie.