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02/06/2010

Joseph Bialot

L’écoute de la radio peut nous réserver d’excellentes surprises. Tombé sur A plus d’un titre hier (Ecoute de l'émission du 1 juin ici) sur France-Culture où Joseph Bialot était l’invité pour la sortie de son livre A la vie !,Il n’a pas mâché ces mots sur  les médias où le moindre fait divers fait la une . Quelques autres propos que je retranscris à peu près :  « En ce moment bien sûr on parle de l’opération Flotille pour Gaza, violemment arraisonnée par l’armée israélienne. Mais a-t-on parlé du naufrage en mars de la corvette sud-coréenne. Onfray débite des conneries, des énormités » Et le journaliste de répondre : Arrêtons de parler de M Onfray, il n’est pas là pour répondre, d’ailleurs je ne suis pas d’accord avec vous.

Cela n’a pas empêché Joseph Bialot de poursuivre sur le socialisme « On remplace la lutte des classes par la charité »  « Maintenant le 1°mai , on tape sur un tambour » sur le vote « Aux dernières élections j’ai voté au 1° tour Zorro et au 2° tour » sur l’écriture « Si j’arrête d’écrire je meurs »

Précisons qu’il fut résistant anti-nazi, déporté à Auschwitz

28/05/2010

journal intime

Passionnante émission Le temps de le dire sur RCF consacrée à l'écriture de son autobiographie avec Philippe Lejeune (site Autopacte) dont je vous recommande la liste de tous les Journaux en langue française publiés depuis janvier 1997 qu'il met régulièrement à jour.

 Cette émission est en ligne et vous pouvez donc la réécouter ici.

27/05/2010

Isabelle Faust

IMG_2351.JPGRencontre passionnante avec Isabelle Faust le 25 mai 2010 à la FNAC d'Angers. Très peu de monde comme toujours ici. Elle a joué au violon un morceau de Bach que vous pouvez entendre ci-dessous.

12:01 Publié dans Angers, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, classique

Charles Juliet

Lecteur de journal intime , notamment de Charles Juliet, heureux  d'avoir reçu cette vidéo (grâce aux réseaux sociaux) et de vous la faire partager, où Charles Juliet parle très naturellement de son journal, au moment où paraît Lumières d'automne, journal tome 6(éditions P.O.L) lors d'un trajet en taxi entre le Pont Saint-Michel et le Pont Bir Hakeim, à Paris, le 14 décembre 2009.

Il dit qu'il travaille son écriture et pourtant je trouve qu'elle est très naturelle et spontanée.

 

22/05/2010

Torpille tirée par un sous-marin nord-coréen

J'écoute régulièrement RCF le matin et depuis quelques jours la Une concerne  le naufrage en mars de la corvette sud-coréenne Cheonan provoqué par une torpille tirée par un sous-marin nord-coréen, selon une commission d'enquête internationale. «Les preuves conduisent de manière accablante à la conclusion que la torpille a été tirée par un sous-marin nord-coréen», indiquent les enquêteurs dans un rapport sur le naufrage au cours duquel 46 marins avaient été tués. «Il n'y aucune autre explication possible», estiment-ils.

Le plus étonnant est que les autres médias français audiovisuelles et télévisuelles n'en parlent pas alors que c'est une information capitale. Le 20 heures de TF1 ou de France 2 avec des moyens bien plus importants diffusent des reportages où le loisir prend de plus en plus de place. RCF par contre arrive à mieux nous renseigner avec des moyens beaucoup plus faibles.

24/04/2010

François Senten:Hommage à un grand écrivain méconnu, auteur des "Minutes d'un libertin"

François Sentein est mort ce 2 mars à Paris. Afin de lui rendre hommage, Valeurs Actuelles publie sur son site le portrait que Laurent Dandrieu lui avait consacré dans le numéro de "Spectacle du Monde" de décembre 2000. 

A ce jour seulement 4 tomes de ces "minutes" sont parus. Il reste, selon le dernier Valeurs Actuelles encore d'autres tomes à paraître. Il fut en 1954-55,  rédacteur en chef de La Parisienne.

 

SenteinEnfin exhumées, les "Minutes" de François Sentein révèlent un grand écrivain octogénaire. Qui nous rappelle que la tradition bien comprise est le meilleur tremplin du plaisir.

L'un des plus impitoyables clichés des conversations littéraires, depuis quelques décennies, tient à la croyance quasi mythologique en l'existence de grands écrivains cachés, fourbissant leurs chefs-d'œuvre dans quelque mansarde, à l'insu du public, des éditeurs et des critiques. Depuis qu'on nous l'assaisonne à toutes les sauces pour nier l'évidence du déclin littéraire présent, nul n'a jamais pu produire le moindre manuscrit de ces génies supposés. On a quelque répugnance à fournir à ces monstres de mauvaise foi un parfait exemple à l'appui de leur démonstration, exception dont ils auront beau jeu de confirmer leur règle - mais l'honnêteté du critique a son prix.

Livrons-leur donc en pâture le nom de François Sentein, écrivain quasi débutant de quatre-vingts ans, dont les éditions le Promeneur, grâce à la curiosité précieuse de Patrick Mauriès, publient aujourd'hui les deux premiers volumes (couvrant les années 1938 à 1943) d'un journal dont l'écriture s'est poursuivie jusqu'à aujourd'hui. Le premier tome, Minutes d'un libertin, avait paru en 1977 aux éditions de la Table Ronde dans l'indifférence quasi générale, bien qu'Antoine Blondin saluât « un très bel itinéraire spirituel qui se parcourt comme le roman le plus charnu ». Dans les années 1990, il n'y aura que les jeunes têtes folles de la revue Réaction, aiguillonnées par la fidélité de son ami Jacques Laurent, pour se souvenir de l'existence de ce journal et en publier quelques bonnes feuilles. C'est au moment où on n'espérait plus d'autre publication que parurent l'an passé un essai inédit, l'Assassin et son bourreau, aux éditions de la Différence, puis cette année, au Promeneur, les Minutes et les Nouvelles Minutes d'un libertin. Révélation bien tardive pour un écrivain dont on devine dès les premières lignes la grande race et la profondeur.

« Il ne doit pas y avoir de langue littéraire : le but doit être que ce que l'on écrit puisse être parlé, que ce que l'on parle puisse être écrit ; "tel à la plume qu'à la bouche", comme Léon Daudet nous le rappelle. » On pourrait croire, à le lire, que François Sentein est lui-même infidèle à cette exigence qu'il énonce, tant son style, à la fois dense et limpide, gracieux et naturel comme celui des écrivains du Grand Siècle, est éloigné du sabir qui se cause aujourd'hui. Mais s'il n'écrit certes pas comme on parle, il parle aussi merveilleusement qu'il écrit. C'est cette langue admirable, déjà parfaitement formée chez le tout jeune homme que nous révèle ce journal, qui captive d'abord dans ces Minutes. Puis viennent la profondeur et la liberté du propos, pas moins stupéfiantes chez un garçon aussi jeune. Croirait-on qu'il a dix-neuf ans, celui qui défend ainsi son étendard ? « Mon drapeau, d'abord on s'en drape - comme le porte-drapeau de Rembrandt ; on en joue en tête du défilé ; on l'emporte chez soi sur son épaule ; on s'y couche dedans, au lieu de le veiller comme un cadavre. Ce n'est pas un symbole abstrait, presque chimique, de trois couleurs, devant lesquelles on est prié de se monter le cou. On en a plaisir, car il est beau, comme l'était le drapeau blanc fleurdelysé. Le mien sera plutôt noir, semé de fleurs de lys d'or. Et puis, ce drapeau dans lequel on ne peut se draper appelle à ce qu'un jour on s'en torche. »

suite ici

19/04/2010

Le paradis est plus proche qu'il ne semble

Texte fort intéressant paru dans  magazine russe Foma (Thomas) « le magazine orthodoxe à l'usage de ceux qui doutent » traduit sur le site Un peu de tout dans un grand verre

« Avatar » nous apporte une bonne nouvelle : la population de la Terre est bien meilleure que ne nous le raconte « la boîte à zombifier ». Malgré les efforts déployés pour nous convaincre de l'universelle décadence des mœurs (pour ainsi dire, tout est centré sur les peoples), les indicateurs des tiroirs-caisses nous démontrent le contraire : les gens préfèrent le bon cinéma, même avec des intonations amères.... Suite ici