Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/09/2014

Christophe Béchu pris aux pièges des antiracistes

les-Squames-algo-02b.jpg

 Deux représentations de la compagnie Kumulus lors des Accroches-Cœurs à Angers de ce week-end ont été annulées. Un scandale ?  Oui,  mais d’où vient-il vraiment?

 

Lors de la  première représentation après deux heures et demi de  spectacle "Les Squames", donné place de la République à Angers par la compagnie Kumulus, celle-ci «  a été perturbé par une vingtaine de jeunes venus brandir le Coran. Les comédiens ont alors décidé d'arrêter la représentation et la police est intervenue. » Dans le Ouest-France du dimanche 14 septembre Jim Diakité, le cogérant du restaurant "Les Sentiers du Dakar " explique pourquoi il s’est plaint du spectacle auprès d’une représentante de la mairie " Les acteurs sont déguisés, peints en noir et se comportent comme des singes sur les arbres. Pourquoi n’y a-t-il pas de peau blanche dans la cage "

 

En 2012 lors des accroche-cœurs  Didier Super avait été très loin, très politiquement correct, impensable cette année. Mais Didier Super avait tout de même peur des associations antiracistes, il était obligé d’expliquer que c’était de l’humour, qu’il jouait un personnage.

 

Christophe Béchu nouveau maire de droite de la ville d’Angers voulant satisfaire les soi-disant antiracistes a cru bien faire en annulant les spectacles du samedi. Mal lui en a pris.
La section angevine du PCF a osé crié à la censure alors qu'il est l'un des premiers partis à s'élever contre tout ce qui s'apparente à du racisme. Quelle bande d'hypocrites ! Si ce pauvre Béchu n'avait pas réagi, toutes les associations antiracistes l'auraient attaqué en justice. On ne rigole pas avec la suspicion de racisme en France :  Anne-Sophie Leclère, a été condamnée par le tribunal de Cayenne à neuf mois de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité pour avoir comparé Christine Taubira  à un singe sur les réseaux sociaux.

 

Finalement le spectacle a eu lieu dimanche sous les polémiques. Le dialogue fut parfois musclé… sous l'œil d'un internaute qui a filmé la scène et a publié son film à cette adresse (cliquez ici).

 

Ajout du 17 septembre.

J'ai contacté le responsable de ce restaurant  "Les Sentiers du Dakar"
Voici sa réponse
"
Ah bon, c'est très bizarre, on n'en a pas parlé c'est d'autant plus bizarre que Jim Diakité est cuisinier et qu'il a passé l'essentiel de son temps derrière les fourneaux. (...)"

19/07/2013

Hommage à Jacques Alain Léger/Dashiell Hedayat

Interview incroyable à la télé française. C'était une autre époque! Sacré Denise Glaser...


 

Dashiell Hedayat - Long Song For Zelda (Très beau morceau avec la voix de William Burroughs ) tiré de l'album Obsolete accompagné par les musiciens de Gong)


 

Cielo Drive / 17 Dashiell Hedaya (Très long morceau occupant la face B du vinyle tiré du même album Obsolete)



17:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

10/09/2012

Didier Super à Angers

 

IMG_3455.JPGUn spectacle inattendu aux Accroche-coeurs ce week-end à Angers ; grâce à la blessure d'un des artistes d'une compagnie, leur spectacle a dû a être annulé, à la place nous avons eu droit à Didier Super. Pour une fois nous avons gagné au change.

Didier Super c'est vraiment très fort.Un mélange de Jean Yanne, Coluche , Costes …

Commencé par une petite pique sur Angers : « Très propre pour une ville de gauche » Ensuite cela a été un déluge de morceaux charriant tous les tabous dont la France est remplie : les clochards, les pauvres, les pédophiles, les homosexuels, l'avortement, les chanteurs engagés...Il a tenté une blague sur les juifs mais s'est arrêté en disant que là on n'a pas le droit comme sur les islamistes et les trisomiques.

 

Du comique comme on n'en voit plus.

http://didiersuper.com/site/


J'ai aussi vu d'autres spectacles mais beaucoup était très mauvais sans grande originalité même certains comme Peach était fier de pouvoir produire "un spectacle rempli de conneries " et être applaudi.


19:01 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

30/04/2012

Akihiro Miwa, Yukio Mishima, Quazar ze news

 

IMG_3157.JPGFeuilleté le dernier Quazar ze news édité par le Centre Lesbien Gay Bi Trans d'Angers, non je n'ai pas viré ma cuti mais je suis toujours très curieux, cette fois-ci l'article sur Akihiro Miwa sur la couverture a retenu mon attention. Ce chanteur de cabaret transformiste est très connu au Japon pour son côté excentrique son immense talent artistique ; il a eu un énorme succés avec une reprise de Gilbert Bécaud

 

C'est une rencontre qui le porta vers sa « vraie » vie : à 17 ans, Miwa rencontra Yukio Mishima dans un bar gay où il se produisait en vedette. L'écrivain très « nouvelle vague » tomba amoureux de lui et l'introduisit dans les cercles intellectuels riches en échanges d'idées. 

 

Yukio Mishima très « nouvelle vague » !!! Il faut y mettre beaucoup de guillemets. Assez étonnant que l'on ne mentionne pas plutôt ses positions extrémistes de droite. En tout cas les japonais sont toujours surpris que Mishima soit si populaire en France. Au Japon il fait plutôt l'objet d'un tabou.IMG_3158.JPG

 

En fait Mishima et Miwa se lièrent d'amitié et n'ont  pas eu de relations amoureuses.

 

19/12/2011

Hainons-nous vivants !

Couv62_MaJiKer_w.jpgEmporté le dernier Longueur d’Ondes sous-titré Le mag qu’on n’achète pas . Il n’est pas le seul, on en trouve à foison en France comme je l’ai déjà écrit sur ce blog. Je me précipite toujours sur l’Edito de Jean Luc Eluard qui a toujours une plume peu consensuelle , peu politiquement correct, en tout cas des écrits que Bénabar doit vouer aux gémonies.

Voici  cet édito :

Hainons-nous vivants !
J’aime beaucoup Éric Zemmour. Personnellement, je ne l’ai jamais vu puisque la richesse de ma vie intérieure me permet de me passer de télé sans pour autant envisager le suicide par overdose d’ennui et je ne sais donc qu’assez vaguement ce qu’il professe. Sans doute, si j’étais amené à débattre avec lui, ce que jamais personne ne me proposera puisque tout le monde s’en bat l’oeil de ce que l’on peut bien avoir à se dire, finirais-je par ressentir un besoin irréfragable de lui coller mon poing dans la gueule. Il n’empêche : j’aime beaucoup Éric Zemmour. Carquelqu’un qui suscite autant de haine juste quand il ouvre la bouche et qui, pour autant, ne cesse de l’ouvrir, un tel garçon ne peut être foncièrement mauvais. Il est devenu le maître-étalon de la détestation gratuite, la référence ultime en matière d’emmerdement pour les bonnes âmes, le type dont on sait par avance qu’on ne va pas être d’accord avec lui quand bien même il ne ferait que dire qu’il fait beau lorsque le baromètre est tout en haut de sa courbe. Éric Zemmour est le type que l’on aime détester et il en viendrait à découper au couteau à beurre le contenu entier d’un car scolaire en chantant l’intégrale de Michel Sardou qu’il ne susciterait pas plus de réprobations que lorsqu’il donne son avis sur la qualité fluctuante du camembert fermier.


Les gens bien intentionnés que l’on trouve souvent rassemblés en grappes dans les associations visant à défendre la démocratie par l’interdiction de l’expression de toute idée contraire à leurs doctes opinions viendront m’objecter, car ils ont toujours une bonne tarte à la crème à objecter : “Oui… c’est odieux… c’est avec des discours comme les siens que l’on provoque insidieusement des massacres comme en Norvège.”
Comme je ne suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds ni à laisser quiconque venir mettre ses postillons dans mes rubriques, fussent-elles émises entre guillemets pour ne pas contaminer la prestance altière de mon raisonnement que je partage avec moi-même et quelques psychopathes, je signalerai juste à leur attention que les gens n’ont pas besoin des discours de Zemmour pour se massacrer. La plupart de ceux qui, comme en Norvège, buttent les autres, ne s’encombrent généralement d’un prétexte idéologique que pour s’auto-justifier : ils ont juste envie de flinguer quelqu’un et ils trouveront toujours une bonne raison pour le faire. Avant que n’existe le nationalisme, on massacrait pour Dieu, pour le Roi, par superstition ou par habitude, mais ça n’empêchait pas les gens de s’étriper. Et avec nettement plus de fougue qu’un blondinet chétif et vaguement siphonné. Le nationalisme, c’est juste plus simple que Dieu parce qu’on n’a pas besoin de s’enquiller des arguments théologiques abscons qui font mal à la tête et ne sont réellement compris que par quelques exégètes
fumeux et passablement allumés. Un type qui a envie de dézinguer ses contemporains trouvera toujours un bon prétexte sans que Zemmour ou même La Pen n’aient besoin de le lui trouver. Dans un monde aimable et consensuel, où tout le monde serait habité par l’esprit de Noël, de Disney et la tolérance limitée aux acquêts des bonnes moeurs en cours, il s’en trouvera bien qui défourailleront leur artillerie pour se débarrasser de ceux qui veulent que Bambi meure à la fin du film alors qu’eux-mêmes veulent un remake où il survit pour devenir star du porno dans des films d’animation zoophiles
sponsorisés par Royal Canin.


Si d’aventure les discours en eux-mêmes pouvaient susciter des massacres, il faudrait quand même qu’ils soient prononcés par des gens qui ont un minimum de prestance et d’influence sur les autres. Autant dire que cela disqualifie directement Éric Zemmour qui affiche le charisme d’une huître de Marennes en période d’ovulation : rassembler sur un même personnage la dernière mèche de cheveux sans implants de PPDA et le regard morne d’un bovidé femelle broutant mélancoliquement son foin
en attendant confusément la venue putative d’une saillie tauromachique, ne prédispose pas à remuer les foules extatiques en quête d’un messie vengeur. Tout au plus peut-il espérer fonder un jour une secte rassemblant quelques désespérées sur le retour attendant en tressaillant d’effroi la fin du monde et de l’Occident, et espérant perdre par la même occasion une virginité qu’elles lui offriraient comme preuve de leur dévotion. Lorsque ce jour viendra, je le prierai d’oublier la phrase liminaire de cet article. Je veux bien mourir dans d’atroces souffrances pour fêter la fin du monde, mais il y a des limites. Et elles sont plus étroites que la liberté d’expression que l’on se doit d’accorder à tous, y compris aux représentants conchylicoles.
Jean Luc Eluard

09/12/2011

Jean-Louis Murat l'interview choc dans Serge

Interview décoiffante de Jean-Louis Murat  dans le magazine Serge,S71.jpgA la question
C’est le système qui domestique les chanteurs ?
Ils se domestiquent tout seuls. J’ai tellement peu de respect pour mes camarades de la profession. Entre les putes et les camionneurs, il y a le côté putassier, ce travail acharné pour faire des tubes (…)

Sur Aznavour
Charles Aznavour ? Aznavour, c’est pas possible. J'étais serveur dans un restaurant où il avait l'habitude de venir, j'étais minot, et je servais à l'assiette, et une fois je lui ai servi des sardines et il y en a eu un tout petit peu sur le pantalon de Monsieur Aznavour. Il a piqué une crise de nerfs, il a convoqué les patrons et il a dit : “Vous me le virez immédiatement celui-là !”

Sur le succès du tube de Zaz "Je veux"  C'est la chanson la plus opportuniste du XXIème siècle. C'est de la démagogie comme on n'a jamais poussé la démagogie aussi loin. Le triomphe de cette chanson, c'est le triomphe de la merde. Désolé pour Zaz, elle n'y est pour rien mais dans cinquante ans, sa chanson, ce sera l'hymne du sarkozysme.

Sur l’Auvergne
 (…) L’auvergne traditionnelle court à sa perte. Dans les conseils municipaux, ce sont les commerçants, les agents du tourisme qui ont pris les postes. Ils ne voient pas d’autres développements que le développement touristique. Alors que l’on sait que c’est ça qui a tout tué : va demander à Tahiti ou à Saint Tropez ce qu’ils en pensent du développement touristique ! En Auvergne, à cause de cela , il reste peu de paysans et l’agriculture va disparaître .
(…)

Et surtout ne rien filer à un artiste, ne pas acheter les journaux du système. Sachez que les journalistes et les artistes sont les pires collabos de ce système. Il ne faut pas oublier qu'ils furent les pires propagandistes  de la collaboration lors de la seconde guerre mondiale.

La musique, les journaux, les films, ça ne se paye pas. Il faut accélérer la chute du système et ne rien payer. Il faut qu’on arrive au chaos pour aller vers autre chose. La crise est totale, de la diminution de la production de sperme chez les mecs aux suicides chez les paysans. A côté, les suicides à France-Télécom, c’est de la douce rigolade. Je suis entouré de fermes où les mecs se sont suicidés dans l’indifférence générale. Soyons des agents de décomposition de tout ce bordel ! Ne nous intéressons pas à la politique et aux nouvelles technologies et vandalisons le système pour accélérer sa décomposition. Moi je n’achète rien, je suis pour qu’on vole tout !

08/05/2011

Victime, c’est la mode

Couv59-Karkwa1.jpgLu sous la plume de Jean Luc Eluard dans le magazine gratuit disponible à la FNAC Longueur d'ondes ce texte plutôt politiquement incorrect pour ce genre de magazine"Victime, c’est la mode
(tel est leur nom de code)
Il n’y a rien de plus détestable qu’une victime. Généralement, une victime, c’est un bourreau qui n’a pas réussi. Mais qui le deviendra à la première occasion. C’est ainsi que j’ai revu récemment un des mes anciens congénères de collège. Je me souviens très bien de ce délicat garçon (...)

Victimes chétives et humiliées pendant dessiècles de tous les crétins à gros bras qui voyaient dans leur isolement et leur faiblesse l’occasion d’exercer leur médiocre tyrannie jusqu’à l’écoeurement, les Juifs, désormais cadres supérieurs de la communauté internationale, peuvent désormais se permettre d’emmerder à loisir leurs voisins géographiques immédiats avec la conscience tranquille du retard de harcèlement à rattraper. Plus proche de nous, les Kosovars surent tirer profit de la consternante guimauverie victimophile d’un Occident qui, après avoir été tourmenteur lorsque c’était la mode, se transforme en redresseur de torts tendant à considérer que la victime est un saint : aussitôt affranchis de la surveillance sourcilleuse des Serbes, ils entreprirent, avec l’esprit facétieux qui est le leur, de créer un État mafieux tirant tout le parti nécessaire de la niaiserie de leurs sauveurs, au premier rang desquels l’ineffable Kouchner-j’ai-inventé-le-droit-d’ingérence qui poursuivait là sa glorieuse carrière de perpétuel roulé dans la farine.
Sans oublier les innombrables “victimes” ou “apparentés à une victime” (c’est comme la grippe aviaire, ça s’attrape facilement) de faits divers auxquels on tend un micro emmiellé de bons sentiments pour les y entendre déverser leur bile, réclamant la juste sanction pour leur bourreau (“juste” signifiant dans ce cas “maximale”), quand ce n’est pas le rétablissement de la peine de mort, Graal ultime de toute victime qui se respecte. Dernier sport en date, lancé dernièrement par le magazine Têtu : le concours de victimes. Un sondage réalisé par ce magazine montrait que les homosexuels étaient plus souvent “victimes d’agressions verbales” (31%) que les “agressions liées à la couleur de peau” (25%). Prochainement donc, sans aucun doute verront le jour les “Jeux olympiques des victimes”,
où accidentés de la route, boiteux divers et variés, injuriés de tous pays se donneront la main, ou le moignon pour les plus mal lotis, afin de célébrer en choeur leur malheur universel et la punition des vilains. Pour la cérémonie finale, subventionnée par la HALDE et mise en scène par John Galliano dans le cadre de ses travaux d’intérêt général, ils tortureront au couteau à beurre un cadre blanc, hétérosexuel, quadragénaire, droitier, vivant en lotissement et père de 1,8 enfant. (...)"
Jean Luc Eluard