05/09/2009
Hommage à Teddy Goldsmith
L’émission de France-Culture Terre à terre d’aujourd’hui samedi 5 septembre 2009 (que vous pouvez réécouter) , a rendu hommage à Teddy Goldsmith qui vient de mourir le 21 août en diffusant un passionnant entretien de cet écologiste de la première heure. Véritable écologiste, il se dit traditionnel, défend la famille, les communautés. Dans cet entretien, la journaliste formaté par le milieu médiatique l’accuse d’être de droite, conservateur et lui reproche d’avoir participé à un colloque du GRECE. Et là au lieu de renier ses idées, il approuve ce qualificatif de conservateur, peut-être de droite mais en totale opposition avec Bush, Thatcher et cerise sur le gâteau il approuve quelques idées du GRECE et souligne qu’Alain de Benoist a écrit d’excellents livres. Teddy Goldsmith ne se laisse pas démonter en confirmant « J’ai le droit de parler où je veux. »
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08/11/2008
Audio Abourayan " Pas de paix sans justice"
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La république des humoristes par Jean Robin
Nous avons progressivement changé d’ère, sans nous en être rendus compte. Les médias, les politiques, la science, tout change de plus en plus vite. Mais un changement n’a pas fait la une ces derniers temps, alors qu’il est symptomatique d’un changement profond de notre démocratie totalitaire. Ce changement c’est celui qui voit le déclin des publicitaires, et la montée en puissance des humoristes. Lorsque j’écrivais mon livre sur la télévision publique[1], en 2005-2006, je constatais que le pouvoir télévisuel était dans les mains des publicitaires, à commencer par Thierry Ardisson et Jean-Luc Delarue, deux anciens publicitaires alors au sommet de leur gloire. Puis ils furent remplacés tous deux, l’un partant sur une chaîne cryptée, l’autre passant à un horaire plus confidentiel. Et Ardisson fut remplacé par un humoriste, qu’il avait lui-même formé et produit, à savoir Laurent Ruquier. Tout un symbole que ce changement-là.
En effet on se demandait déjà comment un publicitaire pouvait interviewer des écrivains, des hommes politiques ou encore des scientifiques. Et on avait vu le résultat catastrophique que cela donnait. Mais en passant la main à l’humoriste, on descendait encore d’un cran, là où il n’y en avait apparemment plus. Pourtant, Ruquier est loin d’être l’exception, il est la règle : Philippe Val, Bruno Gaccio, Dieudonné, Christophe Alévêque, Guy Bedos, Jean-Marie Bigard, pour ne nommer que ceux qui défraient le plus la chronique, sont autant de « comiques » à qui les médias ont donné une légitimité pour parler de politique, qu’elle soit nationale ou internationale.
On nous dira qu’ils marchent dans les pas de Coluche, qui s‘était présenté à l’élection présidentielle de 1981 et dont un (mauvais) film récent retrace le parcours. Mais la nouveauté vient du fait qu’à l’époque Coluche était considéré comme l’exception, alors qu’il représente aujourd’hui la règle. Quand le discours dominant passe du politique à l’humour politique, il y a de quoi s’inquiéter, car rien n’est pire que l’humour qui se prend au sérieux. Parole politique décrédibilisée, voire délégitimée, cohabite désormais avec la parole people ultra-médiatisée, donc ultra-légitimée. Le fond n’importe plus, seul compte la forme.
Pourquoi accorder tant d’importance aux déclarations politiques d’humoristes ? La responsabilité des médias est une fois de plus écrasante dans cette fuite en avant vers le néant politique. Confiez une émission à Ruquier, et étonnez-vous par la suite qu’il annonce à tort la mort d’un présentateur de la même chaîne[2], ou qu’il laisse un autre humoriste[3] déblatérer les inepties qu’il a entendues sur Internet à propos du 11 septembre. Il n’y a pas à s’étonner, tout cela est dans la logique des choses. De même qu’il est dans la logique des choses que Ségolène Royal soit photographiée en compagnie de Bruno Gaccio, fondateur et animateur historique des Guignols de l’info, et que leur relation semble plus que platonique. Ségolène Royal ayant terminé à quelques voies de la Présidence de la République, et espérant bien remettre ça, imaginez-vous, en 2012, Bruno Gaccio comme future 1ère dame de France ! Nous n’en sommes pas si loin que cela finalement.
Notre société d’ultra-consommation a besoin de cette union sacrée entre le sérieux et l’humour, entre la réflexion et le bon mot, entre le roi et son bouffon. Auparavant, les hommes politiques étaient leurs propres bouffons : un De Gaulle faisait montre en privé d’un humour ravageur, fin, et fort à propos. A un quidam qui lui présentait son épouse en proclamant « Voici ma femme, mon général. C’est une vraie gaulliste », il répondit, désabusé, « La mienne, cela dépend des jours ». Un Sarkozy ou une Ségolène Royal en sont totalement incapables, sauf quand ils font des gaffes. Or ce manque de légèreté est devenu criminel dans notre société de loisirs, et tout comme Ardisson (l’homme en noir qui n’a pas d’humour) était toujours accompagné d’un humoriste (Ruquier d’abord, Baffie ensuite), les politiques ne peuvent plus se passer de leurs humoristes-people.
Voyez Jean-Marie Bigard accompagner Nicolas Sarkozy, Président de la République Française faut-il le rappeler, pour rencontrer sa sainteté le Pape en personne, et lui baiser la main solennellement ! D’habitude le mot « baiser » a une toute autre connotation dans la bouche du souverain humoriste… Mais voilà, lui a rempli le Stade de France, ce dont Sarkozy est totalement incapable. Vous trouvez cela excessif, que notre Président emmène en voyage officiel et donc aux frais du contribuable un des hommes les plus vulgaires de France ? Regardez un peu dans le marc de café, et projetez-vous 10 ans, peut-être même 5 ans seulement dans l’avenir, en suivant la campagne électorale américaine.
C’est bien connu, ce qui arrive aux USA une année se produit en Europe quelques années plus tard. Ils avaient 70 chaînes de télé en 1975, nous en avons eu autant trente ans plus tard. Ils étaient 20% d’obèses en 1995, nous sommes en passe d’en avoir autant chez nous. Et par conséquent quand nous voyons les deux principaux candidats à la présidence américaine prononcer un discours à vocation humoristique[4], ou bien s’auto-parodier dans des émissions à grande écoute[5], vous pouvez être certains que cela va bientôt débarquer en France. Il deviendra même sans doute choquant qu’un homme ou une femme politique qui prétendra aux plus hautes responsabilités chez nous ne participe pas à ce genre de manifestations grotesques, car cela démontrera le manque d’auto-dérision des candidats en question. Il faut bien reconnaître que cela fait partie des qualités cardinales d’un Président de la République.
Dès lors comment prendre encore au sérieux la parole publique ? Avoir une parole est-elle une expression qui fait sens ? Le bon mot ne vaut-il pas déjà mieux que le mot vrai ? Nos médias, qui nous ont habitué depuis bien des années aux petites phrases, seront-ils un jour en mesure de revenir en arrière, de revenir au fond des choses ? Difficile à croire, vu que les politiques ont déjà pris le pli et construisent désormais leurs discours sur quelques petites phrases dont ils savent qu’elles resteront, et pas le reste du discours.
Pas étonnant que les humoristes aient le beau rôle dans cette histoire : leur métier consiste à produire des bons mots, quel qu’en soit le sens. Et poussée par les médias, l’opinion publique a tôt fait de conférer à ces humoristes l’importance de personnalités appartenant à l’élite de la nation. Bigard sur le 11 septembre : scandaleux ! Dieudonné sur Israël : monstrueux ! Philippe Val publie les caricatures de Mahomet : formidable !
Qui sait que Philippe Val, avant de devenir directeur de Charlie Hebdo, était un chansonnier, qui a arrêté ses études à 17 ans ? Celui qui est souvent invité plusieurs fois par semaine dans les plus grands médias hexagonaux, pour parler de politique, n’a même pas son bac ! Mais il se prononce sur tous types de sujets, de l’islamisme à la liberté d’expression en passant par la laïcité et le libéralisme. Et jamais son authentique métier, sa réelle formation, sa seule légitimité, humoriste, n’est rappelé dans les portraits tous plus laudateurs les uns que les autres qui sont faits de lui. Au contraire, on le laisse déblatérer ses idées reçues et ses obsessions (notamment sur les islamistes et les antisémites qui sont partout) et jamais on ne remet en cause sa légitimité pour parler de ces choses.
Parce que l’humoriste a désormais tous les droits, y compris celui d’être le roi dont les politiques sont devenus les bouffons. Mieux vaut en rire.
[1] Ils ont tué la télé publique, editions du journalisme continu, avril 2006
[2] Pascal Sevran en l’occurrence
[3] Jean-Marie Bigard en l’occurrence
[4] Le fameux dîner Al Smith
[5] Notamment au Saturday Night Live, ou au DailyShow de John Stewart
Jean Robin est fondateur des éditions Tatamis qui viennent de sortir 2 nouveaux livres.
14:00 Publié dans Loisirs, médias,, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Theodore J. Kaczynski “L’effondrement du système technologique”
Théodore Kaczinski surnommé "Unabomber", est emprisonné à perpétuité dans le Coloradopour avoir envoyé durant 18 ans plusieurs colis piégés à des professeurs d'universités et à des informaticiens, blessant et causant la mort de plusieurs personnes qu'il jugeait responsables d'une évolution technologique destructrice pour l'humanité et la nature.
Il est aussi connu pour avoir réussi à faire publier son manifeste dans d’importants quotidiens américains et ce en échange de l'arrêt de ses attentats.
Ce manifeste a déjà été traduit et publié en France, hélas trop hâtivement comportant de nombreuses erreurs allant parfois jusqu’au contresens.
Il était donc nécessaire de réaliser une nouvelle traduction de cet important texte. C’est ce que les éditons Xenia ont réalisé en accord avec l’auteur lui-même, en l’enrichissant d’interview de celui -ci, de correspondances et d’autres textes parus dans diverses revues.
C’est une critique sans appel des principales tares de notre civilisation désenchantée que Théodore Kaczinski nous expose à travers un texte extrêmement dense et néanmoins claire. Il n’épargne rien ni personne et surtout pas les gauchistes et même la gauche dans son ensemble car selon lui tous ces mouvements constituent « la principale ligne de défense de la société technologique contre la révolution ». Les gauchistes ne font que développer et insuffler à la société le sentiment d'infériorité ( dévalorisation , haine de soi, haine de l’Occident, culpabilité, bassesse, lâcheté , paresse, etc.). Ils prétendent combattre les défauts des autres mais lorsque ces mêmes défauts se retrouvent dans leur propre camp, ils les excusent. D’ailleurs « les gauchistes des pays occidentaux ont rarement critiqué l’URSS avant l’effondrement du communisme.»
C’est bien sûr une critique radicale de l’extrême gauche , de tous ces activistes qui « parviennent à entretenir l’illusion qu’ils se rebellent contre le système » alors qu’ils « font seulement le boulot du système et il le font à leur place ». Le système leur procure « une liste de griefs standarts et stéréotypés contre lesquels ils peuvent se révolter : le racisme, l’homo phobie, la condition féminine, la misère.. »
Unabomber précise que ces remarques sur le gauchisme proviennent des observations de la gauche américaine et ne peuvent peut-être pas s’appliquer à la gauche européenne. S’il savait qu’en France c’est encore pire !
Une des principales maladies de la société moderne est la sursocialisation, qui oblige à penser et agir comme la société l'exige. « La société actuelle s’efforce de nous socialiser à un degré jamais atteint par les sociétés précédentes » On nous explique ce que nous devons manger, comment éduquer nos enfants, comment se comporter dans toutes les situations. Les hommes subissent dés le plus jeune age un tel bombardement intensif de bonne conscience qu’ils perdent leur défense immunitaire lors d’agressions de toutes sortes. Tout sentiment d’agressivité doit être rejeté . Mais hélas ce sentiment arrive un jour ou l’autre et cela provoque en lui une sensation de culpabilité, une démotivation, une dépréciation de soi qui peut le faire basculer à tout moment dans l’insatisfaction de soi, dans l'ennui dans la déprime.
Il donne sa propre analyse des problèmes sociaux sans tous les tabous qui accompagnent les sociologues , par exemple sur la démocratie : « La démocratie réclame une population disciplinée et docile » Dans certains pays cela ne marche pas où la discipline sociale fait défaut comme en Afrique et dans les pays arabes.
Analyse aussi intéressante sur la religion notamment chrétienne à propos de la tolérance qui est l’opposé d’une forte croyance lumineuse ; cela ne peut qu’entraîner un affaiblissement de la foi religieuse.
Il souligne la dégradation des rapports sociaux qu’il attribue à la société technologique. Seuls les anciennes cultures pouvaient assurer des relations satisfaisantes entre les personnes. « Dans une certaine mesure, la décomposition des valeurs traditionnelles entraîne la dissolution des liens qui unissent les petits groupes humains » Cette dégradation est accentué par la décomposition des petites communautés naturelles comme la famille et par le développement du nomadisme. De ce fait nos relations et de nos comportements envers autrui sont régentés par un lacis de lois et de règlements qui se multiplient sans cesse. Unabomber est avant tout un écologiste radical. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Unabomber a mis en acte ses idées en vivant en presque autarcie dans sa cabane du Montana.
Ainsi tous les maux de la crise moderne proviennent de l’évolution de la société technologique, la seule solution ne consiste pas à la réformer mais à l’abattre complètement. S’il est bien sûr difficile de le suivre dans cette voie radicale, Unabomber mérite l’attention car il propose une réflexion tonifiante sur les dangers de la société technologique.
L’effondrement du système technologique, les écrits complets de Theodore J. Kaczynski, éditions Xenia
Voir aussi http://www.unabomberbook.com/
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21/10/2008
Anne-Marie Le Pourhiet contre les lois liberticides
Surprenante intervention d’Anne-Marie Le Pourhiet sur les lois mémorielles et toutes ces lois liberticides qui restreignent nos libertés dans le cadre de la mission d’information sur les questions mémorielles à l’assemblée nationale. Elle évoque Orwell à juste titre car nous sommes de plus en plus conditionnés. Je suis en train de lire l'oeuvre complète de Théodore J Kaczinsky dit Unabomber qui vient de paraître aux Editions Xénia et
dont je reviendrais car lui aussi constate que"la société actuelle s'efforce de nous socialiser à un degré jamais atteint". C'est à dire que cette société nous dit ce qu'il faut penser, ce qu'il faut dire, comment nous devons nous alimenter ...
21:19 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10/10/2008
La bulle Obama

Selon toute vraisemblance, et sauf retournement exceptionnel de situation (crise grave avec la Russie qui bénéficierait à John McCain), ou un " bug " des machines à voter étrangement favorable au candidat républicain, Barack Hussein Obama sera le 4 novembre prochain le nouveau président de la " première puissance mondiale ".
Faut-il s'en réjouir ? A cette question, l'écrasante majorité de la population européenne répond par l'affirmative. Mais pourquoi un tel engouement ? Très simple : le candidat d'origine kenyane jouit de deux a priori positifs très largement usurpés.
Premièrement, Obama est Noir (métis pour être exact). Or, la vulgate antiraciste rabâchée depuis une vingtaine d'années dans les cerveaux occidentaux et qui s'est infiltrée insidieusement dans les esprits a fini par produire ses fruits vénéneux. A savoir, que pour bon nombre de Blancs culpabilisés, le Noir est ontologiquement bon et le Blanc est consubstantiellement une crapule. Vision débile et révoltante mais qui a le vent en poupe.
Pour réduire à néant ce présupposé idéologique grotesque, on se contentera de citer quelques noms en vrac :suite...
21:47 Publié dans médias,, politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08/09/2008
Bernard Thibault a bien menti
Enfin quelques médias ont été obligés de reconnaître ce que j’avais annoncé en juin : Le mensonge de Bernard Thibault. France-Info admet le 5 septembre : Le secrétaire général de la CGT avait porté plainte pour violation de domicile. Il avait retrouvé du matériel électronique dans sa voiture. Aucune trace d’effraction n’a été relevée. Le parquet a classé la plainte, faute d’éléments. Evidemment les médias français n’ont pas relayé cette information ou alors uniquement dans des brèves.
Au fait Besancenot se disait lui aussi espionné !
19:22 Publié dans médias,, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08/08/2008
Mélenchon ou la haine de la liberté
Intéressante la lecture du blog de Mélenchon, car au moins avec lui son discours est très clair ; il fait partie de cette gauche totalitaire que je ne peux que combattre. Depuis que je me suis lancé sur Internet je ne cesse de défendre la liberté d’expression mais celle-ci s’amenuise à cause de l’influence de nombres d’associations communautaristes. Et les sites internet situés très à gauche comme Bellacio s’emploient à empêcher tout homme libre de s’exprimer . D’ailleurs à chaque fois, mes commentaires que je dépose sur ce site sont censurés mais il est précisé « Ce forum est modéré a priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site. » Ce qui veut dire que tout commentaire ne correspondant pas à la ligne politique de leur site est censuré. Il existe des sites comme Acrimed Action Critique Médias qui souhaite que les médias soient tous d’extrême gauche. J’ai eu l’occasion de leur signaler qu « ‘ On ne lutte pas contre le pluralisme avec les soutiens de personnes qui sont tous du même avis et qui ne veulent pas que des voix divergentes puissent s'exprimer comme vous le faîtes avec finkielkraut(...) » Leur réponse « Merci de nous avoir donné votre avis »
Je ne souhaite pas du tout l’interdiction de médias mais plutôt une plus grande diversité de comme au début du XX° siècle où le spectre des journaux s’étendait de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par les anarchistes, les royalistes,etc.
Extrait de l’article paru sur le blog de Mélenchon
« Devant le flot de pieuses pensées émues que le décès de l’inepte griot de l’anti communisme officiel va déclencher il faut rester de marbre. Il faut maintenir un coin d’insolence. Je dis que le départ de Soljenitsyne ne manquera pas à la pensée de notre temps. Soljenitsyne était une baderne passéiste absurde et pontifiante, machiste, homophobe, et confis en bigoteries nostalgiques de la grande Russie féodale et croyante. Je n’oublie pas. Je ne pardonne pas. C’était un perroquet utile de la propagande «occidentale». Utile car au contraire de tous ceux qui avaient dénoncé avant lui le goulag et les camps staliniens, Soljenitsyne était une voix de droite parmi les plus réactionnaire. Les textes de Christian Rakovski et combien d’autres (oserais je mentionner Léon Trotski ?) ne reçurent ni prix Nobel, ni grasses subventions, ni hébergement fastueux, ni aucun des colifichets dorés dont Soljenitsyne fut gorgé comme une bête de commémorations anti progressiste mise à l’engrais. Ces lignes sont dédiées à leur mémoire. »
Si Mélenchon avait pris soin de lire cet auteur il aurait appris que Soljenitsyne avait aussi dénoncé les faiblesses de l’Occident, ce que le journal La Croix a bien vu
« Très vite, le prophétisme de Soljenitsyne prend à rebrousse-poil l’Occident. L’écrivain a le sentiment d’être mal compris, il veut s’expliquer. Surtout l’ardente exigence morale et spirituelle qui l’habite dérange. On aimerait qu’il se taise, qu’il cesse d’être un empêcheur de vivre en rond. Qu’il continue, à la rigueur, de s’en prendre au communisme, mais voilà qu’il dénonce les faiblesses du monde libre.
Refus du star-system, du jeu médiatique : depuis sa retraite américaine, Soljenitsyne défend sa liberté. Voilà qu’il explique que la liberté c’est autre chose que le commerce, la suffisance, le profit, la consommation… Voilà qu’il parle de foi, voilà qu’il refuse de se prêter au jeu médiatique, voilà qu’il enfreint les convenances du star-system en se cloîtrant notamment dans une ferme du Vermont, au nord-est des États-Unis, pour travailler, et ne laisse – sauf rarissime exception – pas une caméra ou un micro s’approcher. Il défend sa liberté, aux antipodes du libéralisme. Et qui plus est, avec un aplomb sans égal, il assure qu’il rentrera dans une Russie où le communisme se sera effondré ! »
13:50 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, censure
20/05/2008
l'Occident face au terrorisme
Ecouté ce lundi la toujours excellente émission Du grain à moudre sur France-culture. Le thème : Le plus fort peut –il l’emporter dans une guerre asymétrique ? ( en écoute si vous cliquez sur ce lien)
Relevé les propos André Grjebine
André Grjebine : Quand on parle de guerre inégale ce qui fait peut-être l’originalité, mais je ne suis même pas sûr, c’est que l’inégalité n’est pas la même suivant les instruments auxquels on se réfère. Il est évident que si on prend un angle de vue purement militaire, elle est inégale en ce sens que les pays occidentaux ont des armes que les autres n’auront pas forcément. Maintenant si on regarde d’autres instruments, c’est à dire... vous savez... Il y un vieux proverbe la foi soulève les montagnes ; de ce point de vue là cela change beaucoup...
Brice Couturier : L’inégalité n’est pas du même côté c’est cela que vous dîtes dans votre livre.
André Grjebine : Le problème qu’on a, c’est qu’ il y a une sorte de décalage entre deux composantes du monde qu’on peut appeler les sociétés ouvertes (c’est à dire des sociétés qui n’ont pas un dogme à imposer par l’Etat au nom d’une religion ou d’une idéologie)et des sociétés fermées et chacune d’elles est en présence d’un paradoxe et c’est la capacité de l’une ou de l’autre de dénouer ce paradoxe, à mon avis qui sera le noeud du problème.
Je vais le résumer. Le paradoxe de nos sociétés occidentales a été énoncé au XIX ° siècle par Dostoïevski ou par Tocqueville , bizarrement les deux pensait assez la même chose sur la question. Dostoïevski disait tout le monde aspire à la liberté mais il n’y a rien qui leur fasse davantage peur. Tocqueville disait la même chose mais au niveau des sociétés.
Qu’est-ce que cela veut dire ?
Cela veut dire que premièrement : nous ne sommes pas très sûrs de nos valeurs ; nous sommes incapables de les défendre avec brio et acharnement et comment voulez combattre un adversaire ou même simplement séduire d’autres parties du monde si vous ne savez pas vous-mêmes où sont vos valeurs.
Le deuxième point c’est que parce que nous sommes une société ouverte et donc démocratique et libérale la vie a un sens pour nous très important et nous ne sommes pas prêt en général de la sacrifier. Il faut voir comment les américains mènent la guerre en ayant une peur panique , à juste titre c’est quelque chose que je partage évidemment comme chacun de nous je suppose, de faire des pertes de leurs propre côté. C’est évidemment un handicap déterminant par rapport à d’autres qui sont prêt à sacrifier ou au contraire pour lequel le sacrifice de la vie est quelque chose de positif.
Troisièmement. Nous avons gardé du christianisme l’idée que finalement le pauvre, le malchanceux celui qui ne réussit pas pour une raison ou une autre a quelque chose de plus sympathique et peut-être qu’il a raison systématiquement parce qu’il est le damné de la terre ou quelque chose comme cela. On a toujours un complexe par rapport au reste du monde parce que nous sommes toujours ceux qui ont réussi face a ceux qui n’arrive jamais à réussir. Du reste il n’y a qu’a voir l’attitude en France.
Par exemple on ne pardonne rien aux à des pays comme les Etats-Unis ou Israël et dieu sait qu’on pardonne à toutes les dictatures du monde On a pardonné pendant des décennies à la Russie stalinienne, on pardonne aujourd’hui aux pays islamistes assez facilement parce que justement le fait qu’ils ne réussissent pas les rend plus....
Julie Clarini commence à s’énerver par ce propos contraire à ses idées formatés par la culture journalistique et se met à l’interrompre : On a colonisé beaucoup de ces pays alors qu’on l’a pas fait avec les Etats-Unis.
André Grjebine : Mais c’était il y a très longtemps, c’était à une époque où on était plus sûrs de nos arrières que maintenant.
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20/03/2008
Salon du livre 2008 Israël et Palestine
Cette fois le salon du livre fut l’occasion aux palestiniens de manifester leur hostilité à Israël. J’en ai profité pour filmer quelques moments de cette journée. Leur slogan : médias français : montrez la vérité. Mais quelle vérité ? Les médias français ne me semblent pas défavorables aux palestiniens et sont plutôt très critiques vis à vis de l’Etat d’Israël. Sur France-Culture on a souvent l’occasion d’entendre des écrivains israéliens plutôt proches des palestiniens.
L’autorité palestinienne ne manque pas d’argent, la communauté internationale leur a débloqué 5,6 milliards de dollars, avec 650 millions de dollars l’Union européenne s’est d’ailleurs montrée la plus généreuse. Evidemment la France n’était pas en reste, elle a donné 300 millions.
Je me souviendrai toujours de cet auditeur de France-Inter qui avait posé la question essentielle à la représentante de l’Autorité palestinienne : Pourquoi dépensez-vous autant d’argent pour acheter des armes alors que votre peuple manque de moyens ? Evidemment elle n’a pas pu répondre et le journaliste de cette radio n’a pas voulu relancer cette question.
J'ai tout de même abordé ces palestiniens et surtout celui qui semblait le leader de cette manifestation. Il était prêt à débattre et avait de bons arguments. Il a souligné la lacheté de la France lors de la création de l'Etat d'Israël et aussi aujourd'hui en donnant de l'argent aux palestiniens pour se donner bonne conscience. Je ne lui donnerais pas tord. Cette échange fut tout de même courtois même si nos points de vue étaient différents.
De l’autre côté de la rue, des trotskistes essayaient de vendre leurs torchons « Révolte Jeune, Toute la vérité » Je les ai aussi abordé car j’aime les confrontations. Mais je les ai fait fuir lors de la conversation en affirmant mon opposition à l’internationaliste car c’était un des meilleurs agents du mondialisme et donc du capitalisme.
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