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06/08/2006

Houellebecq quitte Fayard

Quelques extraits d'un  texte de Houellebecq intitulé Sensible diminution de l’espérance paru sur son blog dont  peu de personnes ont l'air de le consulter. D'ailleurs Houellebecq note que " Les journalistes s’intéressent peu à Internet, il faudra donc que je répète tout cela à la presse, dans les semaines à venir."
medium_Houellebecq.gif"[...]Il semble aujourd’hui acquis que malgré les promesses formelles, tant écrites qu’orales, d’Arnaud Lagardère, le groupe Hachette ne participera pas au financement du film tiré de “La possibilité d’une île”. Dans ces conditions, il est bien possible que le film ne puisse pas se faire. Il ne s’agit pas cette fois d’une simple piqûre d’amour-propre, épidermique, comme dans le cas de l’insecte Demorpion ; il s’agit d’un coup très dur, et peut-être fatal, asséné en pleine poitrine. Je vacille ; à l’heure actuelle, je vacille.
Bien entendu, j’en tirerai sur le plan contactuel les conséquences prévues - comme je l’ai rappelé, il y a une dizaine de jours, à son secrétariat. C’est à dire que plus aucun de mes livres ne sera publié par une maison d’édition dépendant du groupe Hachette, et ceci dans aucun pays.
Je devrai donc changer d’éditeur en France (Hachette possède Fayard) et en Angleterre (c’est dommage, j’aimais bien l’éditrice d’Orion, mais c’est ainsi). Bien entendu, j’exclurai également de toute négociation à venir les autres succursales d’Hachette - il y en a surtout, si ma mémoire est bonne, en France (Grasset, Stock, Calmann-Lévy...) Il faudra également exclure le “Livre de Poche” (mais pour “La possibilité d’une île” il est malheureusement trop tard, les droits sont déjà signés).
Les journalistes s’intéressent peu à Internet, il faudra donc que je répète tout cela à la presse, dans les semaines à venir. C’est vraiment une perspective pénible, parce que je suis bien obligé de constater que, dans cette affaire, Arnaud Lagardère s’est très mal comporté, alors qu’il m’avait fait, au départ, plutôt bonne impression ; je me suis fait rouler, du début à la fin, par des individus dénués de scrupules à un point presque incroyable. Il est toujours désagréable, et un peu humiliant, d’admettre qu’on s’est fait rouler ; mais c’est ainsi."