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12/05/2008

Art contemporain à la cathédrale d'Angers

Belle exposition d'art contemporain sacré à la cathédrale d'Angers.

820816944.JPGMagnifique sculpture de Sapa (d'après la signature). Dommage que les noms de ces artistes ne soient pas indiqués ! Au travers de ces oeuvres, ces artistes plasticiens, peintres, sculpteurs témoignent de leur foi.

Les deux suivantes sont signées Angelica. Cette exposition est toujours visible jusqu'à la fin de la semaine prochaine

 

 

 

 

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14/09/2007

Marcel Gauchet : sacré, spirituel et religion.

Lu, dans le n°55 de la revue de la Cité de la Musique un passionnant entretien avec Marcel Gauchet autour  de la place de l'art dans notre société moderne. Il fait une  distinction très précise entre le sacré, le  spirituel et la religion. « (...) la religion au sens strict (...)  peut disparaître, et le sacré demeurer . »

 

« Le spirituel, c’est le religieux quand on n’a plus de nom pour le qualifier. »

 

 « il n’y a plus de sacralité, de sacré au sens exact dans le monde où nous sommes, y compris pour les croyants (...) Les protestants ne croient plus que la Bible , la parole de Dieu, soit sacrée. en revanche, dans le cadre de l’islam on peut tout à fait discuter du fait que le coran représente encore un objet sacré, habité par la présence de  Dieu » l’art devient un  "substitut du sacré.  Dans le monde désacralisé, il n'y a que l'art qui puisse fournir un analogue ou un équivalent du sacré".

 

« On trouve dans le monde de l'art une dévotion, une implication spirituelle profonde sans que les acteurs en soient vraiment conscients"

06/11/2006

Marcella MALTAIS Notes d'atelier

Marcella Maltais dans cet essai remarquable d'intelligence et de clarté procède à une mise en accusation explosive de l'art contemporain dont voici un extrait pris au hasard.

ART ET POUVOIR IMPOSTURE DE LA MODERNITE


L'art dit "de rupture" ou "d'avant-garde", sera toujours encouragé par le Pouvoir, car contrairement à ce qu'on cherche à nous faire croire, cet art ne dérange absolument rien ni personne. (Picasso ne derange pas. Les impressionnistes dérangent encore.)
Cet art va dans le sens du commerce, de la nouveauté du gadget, de la médiocrité (...)
Ce genre d'art, relié à une esthétique de la laideur dépourvu de tout esprit religieux, de tout sens et tome globalité, sera prôné et popularisé au détriment d'un art de la Beauté, de la Totalité de l'être. Cet art de la Beauté et de la Globalité est celui qui gène vraiment. Il invite à réfléchir, à se poser des questions, à refuser les idéologies artistiques acquises. Si, par hasard, cet art était montré en force, il ne pourrait que renverser les valeurs officielles proposées à l'idolâtrie des foules, tout au moins les mettre en ballottage. Alors, on ne le montre pas.
Il faut en prendre son parti, jamais l'Etat ne s'intéressera à l'art réel, car ce n est pas là sa fonction. Et les lobbies d'argent proches du Pouvoir feront en sorte que la vitrine demeure ce qu'elle est : du commerce, de la publicité, des réseaux de circulation du capital.
Rien à voir avec l'art.
COMMERCE ET RUPTURE
L'idéologie du "modernisme avant-gardiste", c'est-à-dire le culte d'une rupture permanente, est typiquement commerciale. C'est le même matraquage publicitaire que celui qui pousse à changer de modèle de voiture tous les six mois et de système de son aussi souvent : ça fait marcher le commerce.
Les grands musées et le pouvoir culturel emboîtent le pas. Et on nous donne à voir, sous prétexte de nouveauté et d'avant-garde, les nullités les plus éculées, les plus répétitives. Autrement dit, on "pompiérisme" les recherches techniques qui se sont pratiquées au début du siècle. (...)

Tout art qui a un sens sera qualifié de rétro, de démodé, de classique sans intérêt, et il sera rejeté. Car il pourrait troubler le triomphe de la vacuité moderniste.

Je pourrai citer tout le livre tant ses notes sont remarquables de clarté, de synthèse, de sens, de lucidité. Peintre elle-même, Marcella Maltais sait de quoi elle parle puisque son initinéraire l'a conduite de la peinture abstraite à la peinture figurative. Elle met aussi en corrélation l'abandon de la spiritualité et du sacré avec cet art devenu superficiel et de plus en plus éloigné de la beauté.

Pour elle la peinture est un chemin, un moyen de connaissance, une ascèse. Les œuvres n'en sont que la trace, le résidu alchimique… La peinture n'est pas le sujet ou l'absence de sujet : la peinture, c'est la lumière… Incarnée par la couleur, la lumière est aussi la finalité de l'œuvre.

MALTAIS Marcella, Notes d'atelier, Écrits des Hautes-Terres, coll. " Calepins ", 2006, 114 p

17:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : art, littérature