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04/07/2006

Jean GABARD Le féminisme et ses dérives

Une réflexion intéressante sur la féminisation de la société et des dérives d'une idéologie féministe dominante  sans épouser les excès d’un pamphlet. Un sujet délicat car comme il le précise en quatrième de couverture « Oser critiquer un certain féminisme valait, il y a peu, d'être taxé de réactionnaire, mais aujourd'hui le sujet peut être traité sans oeillères. cet essai vient relancer le débat. » Pour l’auteur, cette idéologie a commencé à vraiment se manifester au XVème siècle. C’est à cette époque qu’on a eu les « premiers doutes sur le sacré qui fond(ait) le pouvoir patriarcal » Au XIX° siècle l’industrialisation avec la mécanisation a modifié la place de l’homme dans la société : sa force physique n’étant plus aussi indispensable. 

L’auteur brosse ainsi toutes ces évolutions qui ont permis le triomphe de la féminité et de l’idéologie féministe au 20 ème siècle. C’est aussi le début d’une « nouvelle pensée dominante » qui défends les dominés jusqu'à l'obsession. « Tout ce qui est opposé au grand en place, devient beau et bon. » D’ailleurs, nous entrons dans une société qui nie les différences des sexes et  qui  veut même supprimer toutes différences.

L’auteur se penche sur les religions qui ne sont pas d’un apport aussi négatives que ce que l’on nous asséne, elle permettent de distinguer le bien du mal ou tout du moins puisque maintenant ces mots semblent bannis du discours dominant, elles permettent de distinguer ce qui perturbe de ce qui permet de mieux vivre.

Jean Gabard ne s’arrête pas là : il fait de cette féminisation de  la société , l’indice d’une crise beaucoup plus grave : recherche du plaisir furtif, repli dans l’individualisme, manque d’aspiration collective, crise de l’éducation. 

  Dans nos sociétés occidentales l’autorité paternelle est de plus en plus mis à mal. Pourtant l’autorité peut être bénéfique pour l’enfant. Cela peut justement enrayer la violence et préserver l’harmonie.      

L’ouvrage de Jean Gabard, riche et exigeant, mais très accessible grâce à une écriture alerte, s’avère très stimulant pour le lecteur soucieux de mener une réflexion sur le bien commun et l’avenir de notre société. 

Jean GABARD « Le féminisme et ses dérives » Les Éditions de Paris

   

20:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature, féminisme