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28/05/2010

journal intime

Passionnante émission Le temps de le dire sur RCF consacrée à l'écriture de son autobiographie avec Philippe Lejeune (site Autopacte) dont je vous recommande la liste de tous les Journaux en langue française publiés depuis janvier 1997 qu'il met régulièrement à jour.

 Cette émission est en ligne et vous pouvez donc la réécouter ici.

27/05/2010

Charles Juliet

Lecteur de journal intime , notamment de Charles Juliet, heureux  d'avoir reçu cette vidéo (grâce aux réseaux sociaux) et de vous la faire partager, où Charles Juliet parle très naturellement de son journal, au moment où paraît Lumières d'automne, journal tome 6(éditions P.O.L) lors d'un trajet en taxi entre le Pont Saint-Michel et le Pont Bir Hakeim, à Paris, le 14 décembre 2009.

Il dit qu'il travaille son écriture et pourtant je trouve qu'elle est très naturelle et spontanée.

 

24/04/2010

François Senten:Hommage à un grand écrivain méconnu, auteur des "Minutes d'un libertin"

François Sentein est mort ce 2 mars à Paris. Afin de lui rendre hommage, Valeurs Actuelles publie sur son site le portrait que Laurent Dandrieu lui avait consacré dans le numéro de "Spectacle du Monde" de décembre 2000. 

A ce jour seulement 4 tomes de ces "minutes" sont parus. Il reste, selon le dernier Valeurs Actuelles encore d'autres tomes à paraître. Il fut en 1954-55,  rédacteur en chef de La Parisienne.

 

SenteinEnfin exhumées, les "Minutes" de François Sentein révèlent un grand écrivain octogénaire. Qui nous rappelle que la tradition bien comprise est le meilleur tremplin du plaisir.

L'un des plus impitoyables clichés des conversations littéraires, depuis quelques décennies, tient à la croyance quasi mythologique en l'existence de grands écrivains cachés, fourbissant leurs chefs-d'œuvre dans quelque mansarde, à l'insu du public, des éditeurs et des critiques. Depuis qu'on nous l'assaisonne à toutes les sauces pour nier l'évidence du déclin littéraire présent, nul n'a jamais pu produire le moindre manuscrit de ces génies supposés. On a quelque répugnance à fournir à ces monstres de mauvaise foi un parfait exemple à l'appui de leur démonstration, exception dont ils auront beau jeu de confirmer leur règle - mais l'honnêteté du critique a son prix.

Livrons-leur donc en pâture le nom de François Sentein, écrivain quasi débutant de quatre-vingts ans, dont les éditions le Promeneur, grâce à la curiosité précieuse de Patrick Mauriès, publient aujourd'hui les deux premiers volumes (couvrant les années 1938 à 1943) d'un journal dont l'écriture s'est poursuivie jusqu'à aujourd'hui. Le premier tome, Minutes d'un libertin, avait paru en 1977 aux éditions de la Table Ronde dans l'indifférence quasi générale, bien qu'Antoine Blondin saluât « un très bel itinéraire spirituel qui se parcourt comme le roman le plus charnu ». Dans les années 1990, il n'y aura que les jeunes têtes folles de la revue Réaction, aiguillonnées par la fidélité de son ami Jacques Laurent, pour se souvenir de l'existence de ce journal et en publier quelques bonnes feuilles. C'est au moment où on n'espérait plus d'autre publication que parurent l'an passé un essai inédit, l'Assassin et son bourreau, aux éditions de la Différence, puis cette année, au Promeneur, les Minutes et les Nouvelles Minutes d'un libertin. Révélation bien tardive pour un écrivain dont on devine dès les premières lignes la grande race et la profondeur.

« Il ne doit pas y avoir de langue littéraire : le but doit être que ce que l'on écrit puisse être parlé, que ce que l'on parle puisse être écrit ; "tel à la plume qu'à la bouche", comme Léon Daudet nous le rappelle. » On pourrait croire, à le lire, que François Sentein est lui-même infidèle à cette exigence qu'il énonce, tant son style, à la fois dense et limpide, gracieux et naturel comme celui des écrivains du Grand Siècle, est éloigné du sabir qui se cause aujourd'hui. Mais s'il n'écrit certes pas comme on parle, il parle aussi merveilleusement qu'il écrit. C'est cette langue admirable, déjà parfaitement formée chez le tout jeune homme que nous révèle ce journal, qui captive d'abord dans ces Minutes. Puis viennent la profondeur et la liberté du propos, pas moins stupéfiantes chez un garçon aussi jeune. Croirait-on qu'il a dix-neuf ans, celui qui défend ainsi son étendard ? « Mon drapeau, d'abord on s'en drape - comme le porte-drapeau de Rembrandt ; on en joue en tête du défilé ; on l'emporte chez soi sur son épaule ; on s'y couche dedans, au lieu de le veiller comme un cadavre. Ce n'est pas un symbole abstrait, presque chimique, de trois couleurs, devant lesquelles on est prié de se monter le cou. On en a plaisir, car il est beau, comme l'était le drapeau blanc fleurdelysé. Le mien sera plutôt noir, semé de fleurs de lys d'or. Et puis, ce drapeau dans lequel on ne peut se draper appelle à ce qu'un jour on s'en torche. »

suite ici

02/09/2009

Valery Larbaud

Relevé dans  Les Notes de lecture de Georges Leroy, d’août 2009 une critique du Journal Valery Larbaud que je vous livre avec la permission de l’auteur de ce site.

 

valery-larbaud-journal,M23422.jpgVoici la nouvelle édition, très attendue,du Journal de Valery Larbaud.

La première, parue en 1954 et 1955 de son vivant, ne représentait qu’à peine la moitié du texte retrouvé et publié aujourd’hui.

Mais qui est Valéry Larbaud? Unique enfant du pharmacien Nicolas Larbaud et d’Isabelle Bureau des Etivaux, il n’a que huit ans lorsque son père décède en 1889.

Élevé par sa mère et sa tante, il obtient sa licence ès lettres en 1908. En décembre 1908, pour le prix Goncourt, Octave Mirbeau vote pour Poèmes par un riche amateur que

Larbaud a publiés sans faire connaître sa véritable identité. La fortune familiale (son père était propriétaire de la source Vichy Saint-Yorre) lui assure une vie aisée qui lui permet de parcourir l’Europe à grands frais. Paquebots de luxe, Orient-Express, Valery Larbaud

mène la vie d’un dandy et se rend dans les multiples stations thermales pour soigner une santé fragile. Son roman Fermina Márquez, consacré aux amours de l’adolescence et souvent comparé au Grand Meaulnes d’Alain-Fournier, obtient quelques voix au Goncourt en 1911.

Il parle anglais, allemand, italien et espagnol. Il fait connaître les grandes oeuvres étrangères : Samuel Butler, dont il fut le traducteur, ainsi que James Joyce dont il fut correcteur-superviseur pour la traduction d’Ulysse, laquelle, réalisée principalement

par Auguste Morel à partir de 1924, continue jusqu’en 1929.

Quand il revient à Vichy, il reçoit ses amis, Charles-Louis Philippe, André Gide, Léon-Paul Fargue et Georges Jean-Aubry. Atteint d’hémiplégie et d’aphasie en novembre 1935, il passe les vingt-deux dernières années de sa vie cloué dans un fauteuil.

Il sera durant ces années soigné avec dévouement par le professeur Théophile Alajouanine, spécialiste des aphasies, qui deviendra son ami. Ayant dépensé toute sa fortune, il doit revendre ses propriétés et sa bibliothèque de quinze mille volumes en 1948, en viager, à la ville de Vichy. Il décède à Vichy en 1957, sans descendance.

Valery Larbaud a tenu un Journal pendant presque toute sa vie valide.

Il en a détruit certains cahiers, publié ou conservé d’autres. Plutôt que d’un journal, il faudrait parler de différents journaux. Illustré de documents provenant des archives de l’écrivain, l‘ouvrage rassemble les différents journaux intimes que l’écrivain a rédigés tout au long de sa vie. Il y relate son quotidien, avec ses manies, sa santé fragile, ses voyages, sa passion pour les langues et les littératures étrangères, sa gourmandise…

Une manière de carnet de bord. Il y a noté les choses vues et entendues, les rencontres, les sollicitations des fâcheux et autres «pelmazoïdes», les livres ou manuscrits en cours de lecture, ses recherches littéraires, ses «works in progress » – en l’occurrence,

L’Amour et la Monarchie qui restera inachevé, Le Vaisseau de Thésée,La Chartreuse de Grenade…

L’oeuvre de l’écrivain est omniprésente.

On la voit qui s’élabore, disparaît, reparaît. Depuis Annecy, jusqu’à l’île de Corfou, en passant par Genève, Paris, Valbois, Vichy, Milan, Gênes, Rome, Naples…, Valery Larbaud voyage et villégiature en compagnie de sa femme aimée, Maria

Angela Nebbia. Ce nouveau Journal a de quoi enchanter les fervents de Larbaud et leur apporter d’infinies découvertes.

17/08/2009

Michel Ciry

Vendredi dernier, en passant chez ma bouquiniste préférée, découvert un roman de Philippe Muray On ferme pour 4 euros. Cela tombait bien ,c’était un des rares livres que je ne possède pas de celui-ci. En effectuant cet achat, je lui ai demandé si elle n’avait pas par hasard un livre de Michel Ciry. Elle m’a alors répondu si c’était bien du peintre auquel  je faisais mention. J’ai acquiescé, elle croyait qu’il était mort. Cette bouquiniste m’a alors parlé de ce peintre qui avait exposé dans sa propre librairie , des oeuvres mystiques comme elle me l’a précisé. Elle se souvenait de celui-ci comme un être profondément dépressif.

 Je suis en train de lire  Brisons nos nerfs  de ce diariste. A ce que je sache, Michel Ciry ne publie que son Journal. Emprunté ce livre à la bibliothèque ; ces livres sont hélas disponibles uniquement sur demande à la bibliothèque comme beaucoup que je recherche. Cela doit être par un autre diariste que je l’ai  connu. Je ne sais plus si c’est à partir des journaux intimes de Jean-Claude Cluny ou Roger Bésus  voire même Bernard Bouts un autre peintre diariste et catholique.

 

L’écriture de Michel Ciry  est vraiment sublime mais les média n’osent pas parler de ce diariste. Il exècre  tout ce que notre société moderne porte aux nues comme l’art contemporain. Concernant celui-ci, peintre lui-même, il détient beaucoup d’arguments contre l’imposture de l’art contemporain. De plus Michel Ciry est catholique traditionaliste. ce qui ne peut que déplaire à notre époque, particulièrement en France où le dimanche tend à devenir un jour comme les autres. Avec toutes ces tares il est Vomi par la gauche, tenu à l’écart par ceux-là mêmes dont l’intelligent devoir serait de me soutenir, je risque de finir dans une solitude sans doute pénible à supporter mais qui sera mon diplôme de dignité en un monde où cette vertu majeure risque d’être bientôt montrée du doigt.

Il est parfois féroce avec des chanteuses comme Edith Piaf ou avec Michael Jackson. Déjà en 1988 il notait que celui-ci faisait actuellement fureur à travers un monde de plus en plus déboussolé.(...) Ce n’est certes pas à l’honneur d’une époque que d’accorder une telle importance à ce qui en a si peu (...)

06/08/2009

Le dernier dimanche de Gaspard-Marie Janvier

arton12243-69068.jpgJe consacre dorénavant un peu plus particulièrement ce blog aux journaux intimes, carnets ; ce livre-ci peut s’inscrire dans cette catégorie car  Plutôt que d’aller faire ses courses comme chaque dimanche au centre commercial, un homme rendu à sa solitude par son divorce décide d’aller à la messe. Pendant un an, ce sceptique formé à la discipline la plus cartésienne ne manque pas ce rendez-vous hebdomadaire. Au retour, il note dans un journal ses réflexions, ses réactions et ses émotions. Ce qui s’annonçait comme la simple chronique d’un dimanche de plus en plus menacé par le prosélytisme commercial se transforme en une belle aventure, en un grand roman spirituel et charnel. Une conversion qui ne sera pas celle que l’on croit.

 

Voici quelques citations que j’ai choisis.

La question est là comment dire non chaque soir- non  à la télévision , non  à la consommation, non  à l’économie (...) sans tomber dans un militantisme vaniteux, tapageur et sommaire ? L’Eglise en cette entrée de Carême répond : à l’écran par la prière ;à la consommation par le jeûne ; à la démesure économique par l’aumône. 

Il nous livre ces observations sur cette société de consommation qui nous oblige à acheter en « rendant les anciens modèles non compatibles avec les nouveaux, de sorte que des tonnes de matériels sont parties remplir les décharges et les greniers », sur cette société de loisirs qui  nous fait à chaque fois le coup du touriste qui ne prétend pas être comme les autres touristes, sur ce mot magique qu’est « l’humanitaire »

L’auteur n’allume pas trop tôt son poste de radio le dimanche afin d’éviter les sentences tartinées des évangélistes. Je lui conseillerai de se lever encore plus tôt pour écouter les orthodoxes , c’est profondément spirituel.

 

Laurent Dandrieu dans une vibrante critique parue dans Valeurs Actuelles avait écrit que c’était une chronique aussi vivante que brillamment écrite, où se mêlent l’humour et la mystique, l’enthousiasme et le désarroi, la splendeur du vrai et la médiocrité(...)

04/08/2009

Vernet Joël Le regard du coeur ouvert Des carnets 1978-2002

resize.php?ref=9782844181770&type=1&w=250&h=250&r=0.4&s=0.6Parution du journal ou plutôt des carnets 1978-2002 de Joël Vernet ;  d’ailleurs il le précise bien en quatrième de couverture

 

A nos yeux, le Journal authentique n’existe pas ou à de très rares exceptions, la plupart posthumes. Il n’est le plus souvent qu’accompagnement d’une œuvre ou bribes sauvées à travers les jours lorsque l’écriture s’avère impossible. Il ne peut témoigner d’une extraordinaire authenticité ou d’un pitoyable mensonge. Il est, comme toutes les pages, soumis à réécriture immédiate ou différée. Le Journal ment et révèle, tente un tant soit peu de suspendre le temps dans l’acrobatie des dates, des heures et des jours. Le journal est toujours le Livre par défaut, celui qui marque l’impuissance de l’écrivain à trouver l’élan de l’épopée, du récit ou du poème. Ou alors soumis à d’autres arrières-pensées, même si l’auteur s’en défend.

 

Fidèle lecteur du journal de Renaud Camus, je sens qu’il ne ment pas dans son journal et c’est ce qu’on lui reproche. Je pense qu'il en est de même pour d'autres diaristes. Souvent ils osent exposer leurs mauvaises pensées, se décrire sous un mauvais jour.

 

Sur le site de la Part Commune vous pouvez découvrir le début de ce livre

J’ai eu l’occasion de lire de cet auteur « le désert où la route prend fin », j’avais aimé la poésie qui se dégageait de celui-ci.