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15/07/2007

La liberté de presse est menacé par les monopoles du syndicat du livre et des NMPP.

 

Un article du journal Le Monde du vendredi 6 juillet m’a apparu intéressant de souligner et ce d’autant plus car je n’en ai pas eu d’échos par d’autres médias.  Springer renonce au "Bild" français .« (...)Le groupe de presse allemand Axel Springer renonce à lancer un quotidien national en France sur le modèle de son journal populaire Bild", a annoncé le groupe, "malgré le fantastique travail des équipes". Une quarantaine de salariés avaient été débauchés pour participer à cette aventure, certains y travaillaient depuis deux ans. D'autres étaient arrivés lundi 2 juillet ! (...)"Les incertitudes en matière de distribution, la situation actuelle des outils de production d'un quotidien, tant sur le plan industriel que social, ne nous permettent pas d'obtenir la visibilité dont une société cotée a besoin pour un investissement de cette importance", poursuit le communiqué. Le groupe allemand prévoyait d'investir 120 millions d'euros.

 

Selon l'éditeur, la faible densité du réseau de distribution constitue ainsi un obstacle difficile à surmonter. En Allemagne, le Bild, premier quotidien européen, est diffusé à 3,6 millions d'exemplaires. Il est disponible exclusivement en kiosque. En France, Axel Springer réclamait 10 000 points de vente supplémentaires. "Cette demande n'est pas raisonnable. Cette capacité de distribution ne se décrète pas du jour au lendemain", avait indiqué Rémy Pflimlin, directeur général des NMPP, au Figaro jeudi 5 juillet. En réclamant un soutien de l'Etat pour l'ouverture de points de vente supplémentaires, les NMPP ont choqué Axel Springer : "Nous n'attendons aucune aide de l'Etat", a souligné Edda Fels, la porte-parole du groupe.

 

Springer évoque aussi "les spécificités historiques du marché français". Visé, le Syndicat du livre. "Les conditions de production d'un quotidien sont élevées en France, ce qui pèse plus lorsque l'on est un journal à bas prix", constate Jean-Clément Texier, banquier spécialiste de l'économie des médias. Le climat social a également pesé : "Une semaine de grève à l'image de ce qui s'est récemment déroulé dans les imprimeries (de La Croix ) est un risque trop élevé pour nous". "C'est dommage, la raison économique a primé", poursuit-on chez Springer.

 

(...)C'est un immense gâchis", commentent plusieurs journalistes. A terme, Springer France prévoyait l'embauche de 300 personnes, dont plus de 200 journalistes, et l'ouverture de dix bureaux régionaux. Dans le contexte morose de la presse quotidienne nationale en France, le projet était ambitieux : un quotidien à bas prix (50 centimes au démarrage, puis 60 centimes), un tirage espéré de 750 000 exemplaires au bout de cinq ans, et un chiffre d'affaires de 180 millions d'euros.

 

Une dizaine de "numéros zéro" ont été réalisés, avec "de très bons résultats" selon le groupe. "Les tests menés auprès du public n'ont pas pu nous donner une entière sécurité", déclare pourtant la porte-parole d'Axel Springer. "C'était un journal fait pour les lecteurs, basé sur l'investigation, le sport, les faits divers, le consumérisme, pas trash et très visuel", explique un journaliste. "Nous craignions que notre contenu rédactionnel pâtisse de la loi sur la protection de la vie privée en France", a toutefois indiqué M. Wiele au Figaro. Ce projet avait aussi suscité la crainte des autres éditeurs. Jeudi, la direction du Parisien à fait savoir qu'elle poursuivait son projet de quotidien à bas prix. Jusqu'à quand ? Réponse en septembre.(...)"

 

L’émission « Du grain à moudre »du mardi 10 juillet 2007 était consacré à L'indépendance de la presse : un idéal inaccessible en France ? et avait évoqué aussi le poids du  Syndicat du Livre qui  empêche la création de nouveaux journaux. Celui-ci jette des interdits sur certains sujets et en particulier sur tout ce qui touche à son propre rôle.

Marianne comme à son habitude flirte sur ce sujet mais n’évoque rarement les véritables problèmes comme on peut s’en apercevoir avec l’article Les Syndicats de journalistes en ordre de bataille pour l'indépendance de la presse  mais les lecteurs sont loin d’être dupes et les commentaires suite à cet article en témoignent.

Ce n'est pasl'aide de l'Etat qui peut entraîner le pluralisme de la presse mais au contraire un libéralisme, une saine concurrence, tout comme la libéralisation du monopole de France Telecom a entraîné le développement d'Internet.