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02/03/2008

Revue Impur

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Voilà une belle revue qui séduira les amateurs du Japon avec ce premier numéro consacré à ce mystérieux pays. Les japonais, et je sais que certains lisent ce site, pourront même découvrir un texte dans leur langue de l’écrivain HIRANO Keiichiro autour de MISHIMA Yukio  à travers son magnifique livre Le pavillon d’or, une histoire reprise d’un fait divers. Dommage que ce texte ne soit pas traduit en français !  D’emblée, un texte se détache nippone mélancolie  par Syoka, (Pourquoi un pseudo ?), un auteur talentueux que j’ai eu l’occasion de lire dans quelques revues non conformistes. Des mots , une image et tout est dit , grâce à Syoka le Japon me revient en mémoire : ces temples, ces odeurs, ces ambiances et surtout ces habitants.  

D’autres auteurs nous donnent leur propre expérience, leur propre vision  du Japon . On peut lire  un texte incisif et émouvant de Pierre JOURDE sur le Japon, un bel hommage par Sarah Vajda à Jean Pinquier ; une visite de Tôkyô par Laurent Shang.   L’ entretien avec Agnès GIARD sur l’imaginaire érotique au Japon, la crise de la masculinité, les particularités du sexe nippon s’avère passionnant.

 

Cette revue ne s’est pas exclusivement cantonné au Japon.  Bruno-Deniel Laurent  s’ entretient avec l’intellectuel sioniste Menahem MACINA sur la « violence juive », le destin d’Israël, l'« affaire » Alain SORAL . Intéressant. ; un dialogue impossible où chacun reste campé sur ces positions surtout de la part de ce membre actif de la communauté juive qui a l'air de justifier  plus ou moins la violence contre Soral.

Découvert le mystérieux et visionnaire Thomas PYNCHON considéré comme l’un des plus grands écrivains américains vivants et pourtant méconnu en France.  Laurent MARECHAUX  nous raconte ses années combattantes en Afghanistan. Et il y a encore bien d’autres choses à lire et à découvrir dans cette revue sur des sujets plutôt originaux…

 

Impur

18:20 Publié dans Revue | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : littérature, revue

16/01/2008

Je sue partout

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Agréable surprise que  cette nouvelle revue disponible sur le net . Je ne résiste pas à vous citer quelques extraits du très poétique édito intitulé Invitation à la joie (...)

Je sue partout est notre cri. Il grondera contre la mollesse instituée par les faiblards vivoteurs qui décomposent les occasions de Beauté. Ah, la vermine est partout, et elle se repaît de fumier ! On va le remuer, le retourner jusqu’à ce que des fleurs y poussent, et que leurs éclosion ranime les insensibles shootés à leur propre néant.

(...) nous avons la prétention d’être vivants dans cette société d’aigris. Que notre cri soit fort, et surtout qu’il soit beau ! la Beauté seule permet de subvertir la normalité installée.(...) Sans cesse nous tâcherons de voir ce que les médias cachent derrière leur virtuel réalisé. nous débusqueront la Vérité en chasse gardée, nos chiens tapageurs la rabattront vers nos plumes de flamme, et les lettres crachées crépiteront de Vie. Au delà du consumérisme et du néant quotidien, il est des Hommes indépendants qui combattent pour des idéaux supérieurs : nous en sommes.

Que Je sue partout transpire sur les consciences comme le christ sur le saint suaire ! Qu’il percute les consciences comme in Boeing dans une tour ! Qu’il éclabousse l’esprit de sa lustrale sudation ! Que rien ne soit épargné : fachos, bobo, vieux, jeunes, athées, croyants, gauchos, droiteux, prof, étudiant, fille, garçon, homo, hétéro, flic, voyou, amour, haine ! (...)

(...) Notre bord politique ? la beauté. Notre équipe ? l’espérance ! son prix ? la gratuité ! Un journal qui, parce qu’il est gratuit se prend enfin au sérieux !

Dérangeante, percutante,  cette revue d’une fraîcheur et d’une liberté de ton que l’on ne rencontre plus guère frappe fort dès ce premier numéro.  Du rythme , superbement à contre-courant, mystique, original. Une plume acérée, enflammé, de qualité.

Magifique texte sur les banlieues dans l’esprit de Nabe. Une petite chronique très intelligente sur l’Arche de Zoé fustigé trop facilement par les médias alors qu’ils ne cessent de nous marteler l’esprit du Bien.

Bref je vous invite immédiatement a télécharger ce premier numéro de Je sue partout.

16:49 Publié dans Revue | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : revue, littérature

22/10/2007

"Service Littéraire" un nouveau mensuel

04f6a617e195fe06179e89c1f9e8e439.jpgSortie de "Service Littéraire", un nouveau mensuel traitant exclusivement de l'actualité romanesque française et étrangère. C’est vraiment une bonne surprise de pouvoir lire des articles sur le monde littéraire avec un ton si libre, sans langue de bois. Ici on n’hésite  pas à désigner les mauvais écrivains.  L’édito de François Cérésa est très clair  (...)L'écrit, comme l'oral, est régi par le toc, la vacuité publicitaire et les intérêts financiers. Face à cette gabegie de complaisance, nous traiterons exclusivement du roman français et du roman étranger. Sera jetée aux orties la littérature de la soumission et de l'obédience. Sera plébiscitée la littérature de l'évasion et de la rébellion. Notre enthousiasme ira à ce qui légitime le genre : le style. Bien sûr, cet arc-boutant contre la platitude ne sera pas populaire chez les esprits faux et les partisans du politiquement correct. Nous nous efforcerons de ne pas leur faire plaisir.(...) 

C’est très plaisant à lire mais cela n’empêche pas que cela soit très bien écrit. Le seul reproche est la minceur de ce mensuel surtout pour des amateurs de littérature. Cette revue au format journal se veut le "Canard enchaîné culturel", évidemment ce manque de complaisance entraîne le refus de la publicité. Dirigé par François Cérésa, ancien journaliste au Nouvel Observateur on y trouve des  plumes de tous bords politiques. J’ai d’ailleurs été surpris de lire une chronique de Bruno de Cessole critique littéraire à Valeurs Actuelles. Dans ce numéro , y figurent  Frédéric Vitoux,  Eric Neuhoff, Maurice Druon, Gilles  Martin-Chauffier, etc. D’autres "grandes plumes" sont annoncées, pour les prochains numéros : Hélène Carrère d'Encausse, Michel Déon, Angelo Rinaldi, Max Gallo, Patrick Besson...

Les auteurs savent qu’il faut être politiquement correct pour plaire aux médias. Le dernier livre d’Olivier Adam possède tous ces poncifs : des réfugiés qui attendent dans une misère extrême de passer en Angleterre, une mère de famille dépressive distribuant la soupe à ces kosovars, une police meurtrière. Tout cela sonne faux et Vincent Landel en profite pour dénoncer cet imposteur qui devrait « faire la différence entre un scénario et un roman ».

22:10 Publié dans Livre, Revue | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Littérature, revue

28/05/2007

K.libres : le magazine gratuit de formatage des étudiants angevins

ea739f7e80d0766a6487a7096eef34b9.jpgLecture du gratuit K.libres  « Le mag gratuit des étudiants ». Belle maquette et je dois l’avouer bien rédigé, en fait c’est très pro. C’est assez étonnant nous sommes vraiment à l’ère du gratuit.  A Angers on trouve de plus en plus de magazines culturels gratuits. Tout cela est bien sûr financé par la publicité et Angers Loire métropole. En contrepartie, on n’y critique ni le P.S. ni la mairie d’Angers dont le maire est socialiste. Ici les médias sont aux mains d'un même monopole comme l’a bien analysé Stéphane Curet dans un de ces articles sur son blog. On y parle donc  politique sans être partial ; dans l’édito de ce numéro N°9 , on  est même  très clair « comprenez , nous sommes de la vieille école. De celle qui considère qu’il est urgent de prendre position, de débattre, de militer. »

Ce numéro d’avril/mai a été rédigé avant les élections présidentielles Ils ont été obligés de donner la parole à quatre  jeunes militants politiques : UDF, UMP, PS, LCR pour nous faire croire à l’équité. Mais à l’intérieur on peut s’apercevoir de l’orientation politique de cette revue.

On peut y lire une interview complètement insensé de Benoît Delépine « chacun est libre de voter pour qui il veut à partir du moment où il s’agit d’un candidat républicain. Ce qui exclut Sarkozy et Le Pen. « et pourtant il se sent proche de José Bové dont ses valeurs sont vraiment anti-républicaines. Il l’a déjà démontré en détruisant une parcelle de maïs transgénique.

Laurence  Mijoin  reproche au cinéma français d’être peu engagé mais sous sa plume cela veut dire qu’il n’est pas assez à gauche d’ailleurs elle reprends un  article du Monde diplomatique  « C’est probablement en relation avec l’état lamentable de la gauche française » Pourquoi engagé devrait être forcément être de gauche ? En tout cas les films orientés à gauche ont beaucoup plus de facilité à être diffusé , ce qui n’est malheureusement pas le cas des films de cette droite anticonformiste comme ceux de Gérard Blain

On y parle de BD  aussi avec Jean-Yves Duhoo auteur de « Soigne ta gauche ». Pour lui « La vraie gauche, c’est le Parti communiste »

Signalons tout de même une interview intéressante d’Ibréhima Tamega originaire du Mali qui a quitté son pays il y a cinq ans pour venir étudier en France : « Depuis des siècles, on fait croire aux jeunes Africains que la France est la clef de la réussite. Encore aujourd’hui, les manuels scolaires comportent plus d’exemples français qu’africains. Cette vision d’une France eldorado est l’une des principales causes de l’émigration des Africains. Mais ce n’est pas la seule. L’autre facteur est sans doute le sous-développement du continent africain.(.. .) la question de l’immigration est surmédiatisée à des fins politiques.(…) Or il existe d’autres problèmes bien plus graves en France, comme la démotivation des jeunes et le manque de  confiance dans l’avenir du pays »

Jilali  Hamham auteur de la souffrance , lui s’aperçoit que «  La France est une société communautariste , alors qu’au contraire il ne faudrait pas opposer les communautés » Pourtant  cette revue fait la promotion d’association communautaire comme le Mrap qui vient d’ouvrir une antenne à Angers. J’avais déjà souligné le caractère malfaisant de cette association Dans cette article Nourredine  Krim  assure  que l’antenne angevine du Mrap n’a pas d’appartenance politique, j’en doute. J’avais déjà évoqué  une conversation téléphonique avec cette association à Paris à propos des actes anti-chrétiens :  Pour le Mrap un acte antichrétien n’était  pas leur problème même s’il le condamnait.

 

Cela pourrait paraître étonnant de voir cette alliance entre le milieu publicitaire et ce milieu soi-disant contestataire mais comme le soulignait François Ricard  dans La génération lyrique, À partir du moment où l'économie capitaliste, pour continuer à se développer, n'a plus besoin comme autrefois d'un milieu encadré par des valeurs et des traditions qui en assurent l'ordre et la stabilité, mais qu'il lui faut au contraire une société éminemment mobile, malléable, “ ouverte ” au changement continuel et prête sans cesse à rejeter ce qu'elle a en faveur de ce qu'on lui offre, toute idéologie prônant le renouveau incessant et l'abandon des modèles anciens, toute avant-garde fascinée par la subversion et l'“audace ” cesse de la menacer et devient bel et bien son alliée. L'ancienne inimitié qui opposait le poète ou le révolutionnaire à l'univers des marchands et des“ épiciers ” le cède ainsi à une complicité fondée sur le même besoin  de “ transgression ”, le même refus des “ limites ”, le même oubli du  passé, c'est-à-dire la même vision d'un monde débarrassé de contrainte et infiniment léger.

23/11/2006

Nouvelle revue "Le magazine des livres

Parution d’une nouvelle revue littéraire Le magazine des livres . Beaucoup de chroniques de livres rédigé par des medium_magdeslivres.gifblogueurs. Cela permet de découvrir de nouveaux auteurs et notamment le phénomène Max Monnehay.  Retrouvé Frédéric Vignale qui y publie une  chronique  élogieuse  de  David Abiker collaborateur  de l’émission Arrêt sur images. Je ne savais pas que celui-ci était aussi écrivain. 

J’aime plutôt les auteurs discrets. C’est dommage d’y retrouver des articles sur des auteurs si médiatiques que  Marc Lévy, Philippe Delerm.  Concernant les inédits de Jean-Edern Hallier, je m’attendais à un texte mais on y parle plutôt de ces dessins.  J’y ai tout de même appris qu’un blog  lui est consacré : Jean-Edern 's Blog Je pense qu'un article intéressera beaucoup d’entre vous, sur ces 2 millions d'écrivains ou plutôt ces 2 millions de français qui aspirent à être édité. On y apprends que 50 % des manuscrits lus en comité de lecture arrivent par « réseaux ». Bien sur cela n’étonnera personne que la plupart des manuscrits sont mal écrits. D’ailleurs même les livres que  je reçois parfois  en service de presse des petites maisons d’éditions sont très mauvais. Je n’y ai rien appris de nouveau car un article du même genre était paru dans La Croix, certes celui-ci est beaucoup plus étoffé.

La Croix, justement  le jeudi est particulièrement intéressant grâce à son supplément littéraire. On y  apprend qu’un roman  inédit de Georges Orwell sortira en janvier. Dans ce supplément on peut y lire un beau portrait d’Ernst Pawel

   

19:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature, revue

21/10/2006

16°salon de la revue

Au dernier (16°) salon de la revue à Paris,j’ai pu assister à  un interessant débat entre Vincent Peillon (Membre medium_ptsalon2006.jpgdu courant Nouveau parti socialiste)  et Paul Thibault animé par la revue Le Philosophoire  au demeurant excellente revue. Le thème : La philosophie aujourd'hui: entre sagesse individuelle et idéal politique   J’ai noté quelques propos interessants. 

 Vincent Peillon a abordé le problème de l’Europe dont le principal projet est l’élargissement comme on peut le lire dans les livres scolaires.Paul Thibault : « La France est le pays qui a le plus parié sur la politique. [...]La démocratie a toujours deux faces ;  les mauvais symptômes : obsession de corriger le passé, repentance, etc. L’acharnement contre le passé est passablement triste. » 

Peillon s’est insurgé  à propos de l’affaire Redeker contre le silence de l’Etat où  « pas même un responsable de mon parti » ne s’est prononcé.  «  Il y a une gêne française avec le statut de la religion. »

Paul Thibault  lui a répondu qu’à la fin de sa vie François Furet a dit : « la France est en déficit spirituelle » il voulait dire quelque chose qui assure une identité, un repère dans notre société. Aux Etats-Unis ce qui rassemble est  le nationalisme. 

Vincent Peillon tout cela est remplacé par la religion laïque l’école laïque mais elle est en crise.

Paul Thibault a dit une chose inquiétante concernant les élites qu’il connaît bien :  « les élites méprisent le peuple » 

Je suis plutôt venu pour découvrir des revues car je suis un passionné de revue mais j’en achète de moins en moins. Il y avait un stand consacré aux nouvelles revues. L’intérêt de  créer une nouvelle revue est de  faire place à des courants, à des idées qui ne sont pas ou peu représentés dans les circuits officiels sinon cela n’a aucun sens.  Je constate que l’on voit toujours les mêmes styles de revue . J’aime surtout lire de vieilles revues où les textes étaient très polémiques ; hélas aujourd’hui nous sommes à l’ère du consensus mou et feutré. Il faut des revues qui cherche à dire.

J’ai remarqué tout de même quelques revues intéressantes Bunker (Belle maquette, un ton original) et surtout La nuit, une publication des Éditions Sulliver qui doit paraître prochainement. J’ai pu en  lire les épreuves . On y retrouve des textes d’Irénée D. Lastelle dont j’avais pu lire l’étonnant et  le surprenant Le Scarabée, seuil nucléaire et dissolution , et aussi un texte inédit de Léon Bloy « La revanche de l’infâme » sur la voiture, la vitesse. Voici un extrait de la présentation de cette revue :

 « [...] Si le titre de cette revue fait écho en partie au célèbre Minuit dans le siècle de Victor Serge, il témoigne en outre d'une perte de connaissance et d'un étouffement que trop d'entre nous éprouvent : quand d'autres parlent en lieu et place de chacun, et quand l'écrasement puis le déni des sensations et du langage sous l'effet de l'ordre industriel-marchand conduisent au silence.

Nous avons donc voulu rompre la relative unilatéralité de notre travail d'éditeur en élaborant une revue destinée à réunir des voix la plupart du temps isolées, d'aujourd'hui et parfois même d'hier, et qui pourront être appelées, dans une tâche commune, à instruire une critique utile, centrale, d'une civilisation qui vacille au bord de l'abîme » 

15:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : littérature, revue